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Dans la poche, il y avait aussi la carte de visite d\'un restaurant que l\'on m\'avait donnée en me disant « C\'est pas mal, on ira la prochaine fois si tu veux », mais au final on n\'a pas été, et on n\'ira pas.<br /><br />Alors je suis resté là comme un con à contempler ces bouts de papier plus d\'actualité, en me disant qu\'on peut en faire et défaire des choses, en six mois, qu\'on peut en foirer des trucs durant ce laps de temps, que sur le coup on pense que cela n\'a pas d\'importance, mais que sans s\'en rendre compte on se fabrique sur mesure des regrets par dizaines et que tôt ou tard, il ne restera plus que ça, des regrets par dizaines. J\'ai repensé à cette citation d\'un célèbre écrivain que j\'avais recopiée sur ce blog la veille de mon départ à Las Vegas, celle qui évoque ce présent qu\'on traverse les yeux bandés et le fait qu\'on ne peut comprendre ce qu\'on a vécu qu\'une fois qu\'on a enlevé le bandeau, j\'ai repensé à ce qu\'il s\'est passé avant que je ne parte au bout du monde, ce qu\'il s\'est passé pendant que j\'étais au bout du monde, et tout ce qui est arrivé ensuite, quand je suis rentré à la maison avec un mois d\'avance mais en fait trop tard, et cela ne m\'a pas été difficile de me remémorer tout ça, parce que j\'y pense tout le temps, c\'est une douleur sourde et engourdie localisée dans le bas ventre, qui communique directement avec le cerveau et qui refuse de se reposer.<br /><br />Je me suis dit que finalement, ce 18 avril là, les choses n\'allaient pas si mal. Quelle idée stupide d\'avoir choisi l\'été comme moment pour déprimer ! 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En tout cas plus froid que la journée de la veille, car tandis que je me tenais sur le pas de la porte à admirer la vapeur qui me sortait par les narines, je me suis dit que ce ne serait pas une mauvaise idée de rentrer pour troquer la veste contre le manteau, qui devait dormir dans un placard quelque part. Je ne sais pas pour vous, mais chez moi cette transition vestimentaire est toujours un moment plein de signification, de promesses d'ordre morose, principalement. Ça m'évoque des lumières qu'on va devoir allumer de plus en plus tôt chaque jour, des oreilles qui piquent et des lèvres qui se fendent, des rafales de vent qui vous font presser le pas sur le trottoir mouillé où se reflètent les réverbères, et des nuits bien trop longues.<br /></div><div style="text-align: justify;"><br />Alors je suis rentré, j'ai retrouvé mon manteau, je l'ai décroché de la penderie et je l'ai enfilé. C'est un manteau en laine noire tirant sur le gris qui tombe très bas et dont les extrémités usées trahissent l'âge mais que j'aime bien, justement parce qu'il commence à se faire vieux et qu'on se sent toujours plus confortable dans un vieux vêtement. Dans une des poches se trouvait un ticket de métro usagé, qui datait vraisemblablement de la dernière fois où j'avais porté le manteau, et dont la date de compostage allait donc me donner une indication raisonnablement fiable de la durée de l'hiver à venir.<br /><br />Ce ticket, il était daté du 18 avril. Six mois plus tôt, presque jour pour jour. Ainsi donc, j'ai songé, on était partis pour six mois de froid, tout du moins six mois où il ferait suffisamment froid pour que soit nécessaire le port d'un manteau. J'ai soupiré, et puis j'ai essayé de me rappeler ce que j'avais fait ce 18 avril, parce que je suis quelqu'un qui vit dans sa tête. J'ai trouvé la réponse à mon interrogation dans la poche intérieure du manteau, où traînait la facture d'un hôtel parisien où je passais du temps à l'époque, jamais plus d'une nuit à la fois mais je me rappelle de toutes. Dans la poche, il y avait aussi la carte de visite d'un restaurant que l'on m'avait donnée en me disant « C'est pas mal, on ira la prochaine fois si tu veux », mais au final on n'a pas été, et on n'ira pas.<br /><br />Alors je suis resté là comme un con à contempler ces bouts de papier plus d'actualité, en me disant qu'on peut en faire et défaire des choses, en six mois, qu'on peut en foirer des trucs durant ce laps de temps, que sur le coup on pense que cela n'a pas d'importance, mais que sans s'en rendre compte on se fabrique sur mesure des regrets par dizaines et que tôt ou tard, il ne restera plus que ça, des regrets par dizaines. J'ai repensé à cette citation d'un célèbre écrivain que j'avais recopiée sur ce blog la veille de mon départ à Las Vegas, celle qui évoque ce présent qu'on traverse les yeux bandés et le fait qu'on ne peut comprendre ce qu'on a vécu qu'une fois qu'on a enlevé le bandeau, j'ai repensé à ce qu'il s'est passé avant que je ne parte au bout du monde, ce qu'il s'est passé pendant que j'étais au bout du monde, et tout ce qui est arrivé ensuite, quand je suis rentré à la maison avec un mois d'avance mais en fait trop tard, et cela ne m'a pas été difficile de me remémorer tout ça, parce que j'y pense tout le temps, c'est une douleur sourde et engourdie localisée dans le bas ventre, qui communique directement avec le cerveau et qui refuse de se reposer.<br /><br />Je me suis dit que finalement, ce 18 avril là, les choses n'allaient pas si mal. Quelle idée stupide d'avoir choisi l'été comme moment pour déprimer ! Maintenant l'hiver, le froid et la nuit sont là, et je me retrouve à court de trucs à faire.<br /></div><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-S2E_gs9dlKg/Tuaor4ZNWYI/AAAAAAAAC18/W--HMTQt7sc/s1600/IMG_0738.JPG"><img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 299px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-S2E_gs9dlKg/Tuaor4ZNWYI/AAAAAAAAC18/W--HMTQt7sc/s400/IMG_0738.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5685417051427789186" border="0" /></a><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-5394766867671369262?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /></div>" ["link#"]=> int(1) ["link"]=> string(52) "http://benjodimeo.blogspot.com/2011/12/six-mois.html" ["author#"]=> int(1) ["author"]=> string(27) "noreply@blogger.com (Benjo)" ["http://search.yahoo.com/mrss/"]=> array(6) { ["thumbnail#"]=> int(1) ["thumbnail@"]=> string(28) "xmlns:media,url,height,width" ["thumbnail@xmlns:media"]=> string(29) "http://search.yahoo.com/mrss/" ["thumbnail@url"]=> string(92) "http://1.bp.blogspot.com/-S2E_gs9dlKg/Tuaor4ZNWYI/AAAAAAAAC18/W--HMTQt7sc/s72-c/IMG_0738.JPG" ["thumbnail@height"]=> string(2) "72" ["thumbnail@width"]=> string(2) "72" } ["http://purl.org/syndication/thread/1.0"]=> array(2) { ["total#"]=> int(1) ["total"]=> string(2) "27" } ["summary#"]=> int(1) ["summary"]=> string(4472) "<div style="text-align: justify;">Le mois d'octobre tirait à sa fin, et dehors il faisait froid. 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La vitesse de croisière est enclenchée désormais, et il est probable que les dix prochaines journées iront aussi vite, puis les dix suivantes, et ainsi de suite jusqu'à la cinquantième, la dernière. L'attrait de la nouveauté est passé : je purge ma "peine de prison" sans sourciller, je suis à 100% immergé dans les championnats du monde, mes pensées y sont entièrement consacrées, rien d'autre n'existe, pas la famille et les amis à des milliers de kilomètres de là, l'actualité quotidienne, celle du monde réel, a disparu, et mes passe-temps préférés sont presque entièrement mis de côté. Je peux faire le trajet entre la maison et le Rio les yeux fermés ou presque. L'Amazon Room est mon chez-moi familier, le bruit des jetons qui s'entrechoquent 24h/24 ne me choque plus, il est intégré au cortex, c'est la bande-son officielle de l'été depuis 2006. Moi-même, je fais partie des meubles, finalement. Je connais chacun des superviseurs par leur nom, je reconnais des dizaines de croupiers, aucune des caissières de la cantine ne m'est étrangère, quant à l'équipe de nettoyage de nuit, celle qui se pointe à trois heures du matin, ne m'en parlez pas : on est comme des frères.<br /><br />Bref, la routine s'est installée. A partir de maintenant, les journées vont se suivre, à peu près toutes semblables les unes aux autres. J'ai une idée à peu près correcte de ce qu'on attend de moi, et je vais tâcher de m'y acquitter du mieux possible jour après jour. Je suis déjà passé par là, cela ne devrait pas poser de problème. Voilà. Mais...<br /><br />"Je m'emmerde", me dit un confrère, quelqu'un de respecté dans l'industrie, exerçant un poste à responsabilité pour un magazine. Je lui réponds que je m'emmerde aussi, mais il convient de se poser la question : est-ce que l'on s'emmerde durant les WSOP 2011 parce que les WSOP 2011 sont emmerdants, ou est-ce qu'on s'emmerde parce que nous n'avons plus la force de trouver les parties intéressantes ? En d'autres termes, est-ce que c'est de notre faute à nous, journalistes blasés, où est-ce la faute des WSOP ? Surement que nous pourrions faire un peu plus d'efforts, creuser pour trouver les histoires, non ?<br /><br />Là, à l'heure où je vous parle, 12 épreuves sont terminées (sur un total de 58). On a donc vu défiler autant de vainqueurs, et seulement cinq ou six ont eu droit dans mes colonnes à plus qu'une simple mention. Les autres, je les ai zappés. J'ai pris une photo si j'avais le temps, j'ai recopié leur nom et combien ils ont gagné, et voilà. A la fois parce que je n'ai pas forcément eu le temps de m'intéresser plus aux finales qu'ils ont jouées, et parce que ce sont des joueurs complètement inconnus.<br /><br />Oui, la plupart des finales ont été chiantes jusqu'à présent, majoritairement dépourvues de joueurs reconnaissables, mais en réalité, je suis résolument contre cette idée que si la finale d'un tournoi de poker ne comporte aucune "star du poker", alors elle sera immanquablement chiante. C'est faux. C'est à nous raconteurs et écrivaillons d'y trouver de l'intérêt et de le transmettre aux lecteurs. Si l'on dispose d'un peu de temps et de talent, il est possible de rendre n'importe quelle truc passionnant. C'est vrai au poker comme ailleurs. Prenez la finale du France Poker Tour, par exemple. Que des "randoms" en finale, mais cela n'a aucune importance car nous prenons à chaque fois le temps de parler aux finalistes pour faire connaissance avec eux et ainsi leur faire prendre "forme humaine", pour qu'en retour les lecteurs se sentent un peu plus impliqués à la lecture du reportage. Et chaque année, la finale du FPT fait partie de mes reportages préférés.<br /><br />Si l'on fait l'effort d'aller chercher les histoires, on finit toujours par les trouver. Mon problème c'est qu'une fois que j'ai fait le tour des tournois en cours pour trouver les français, parlé à plusieurs d'entre eux, écrire quelques articles à leur sujet, pris des photos, mis à jour la page "résultats" sur Winamax et dressé le programme de la journée du lendemain, il ne me reste plus beaucoup de temps et de motivation pour regarder les finales du jour (il y a en a 1, 2 ou 3 simultanément chaque jour), surtout si aucun joueur connu n'en fait partie.<br /><br />Et j'ai l'impression que de votre côté, celui des lecteurs, vous vous en foutez pas mal aussi, de ce défilé de vainqueurs anonymes. Je ne sens pas une vague d'enthousiasme palpable quant à la victoire de Joe-La-Frite-Américaine dans le donkament à 1,000$, où celle de Popov-le-Ruskov dans le Omaha High-Low. Je pourrais écrire dix pages sur leur gueule, je ne pense pas que cela y changerait grand chose. Pour le meilleur et pour le pire, seules les victoires de joueurs connus semblent vraiment avoir une importance. Il faudrait que les pros médiatiques coopèrent et se mettent à gagner un peu, histoire de relancer l'intérêt. Et si seulement on pouvait revenir à un nombre d'épreuves un peu plus humain, une vingtaine, pas plus, deux tournois par variante maximum (un "cher" et un "pas cher")... Au lieu d'organiser une vingtaine de boucheries à 1,000 ou 1,500$ qui, s'ils remplissent les poches du casino - il est là pour ça ! - font chuter le prestige global des championnats du monde.<br /><br />Maintenant que la machine est lancée, que l'on vient de passer dix jours de suite à écrire et/ou lire du poker, peut-être qu'il est justement temps de s'éloigner un peu des WSOP, et à, en vrac, aller faire un tour au Bellagio ou à l'Aria pour enquêter sur les cash-games, suivre les joueurs français pour voir ce qu'ils font quand ils ne jouent pas, recueillir des confidences autour d'une bonne assiette, ce genre de choses... Dézoomer un peu de ces résultats qui, finalement, n'ont que peu d'importance. Mais qu'est-ce qui a de l'importance, dans cet univers bizarre fait de cartes, de jetons et de pognon ?<br /><br /></div><div style="text-align: justify;"><span style="font-size:130%;"><span style="font-weight: bold;">En vrac</span></span><br /><br />- Il semblerait qu'Harrah's n'ait que peu apprécié l'ambiance survoltée qui a entouré la victoire de Jake Cody lors de l'épreuve de Heads-Up, avec une décision visant directement les nombreux joueurs anglais présents pour soutenir leurs compatriotes en finale : interdiction de boire dans les gradins du podium télévisé ! Un surprenant ajout au règlement un tantinet rabat-joie, comme l'explique <a href="http://taopoker.blogspot.com/2011/06/2011-wsop-day-10-banning-booze-world.html">avec éloquence Pauly</a> : "Si l'on veut traiter le poker comme un sport, alors il faut autoriser les spectateurs à boire des coups. C'est là dessus que sont basés des sports comme le base-ball."<br /><br />- Hier, je n'ai pas fumé la clope d'après le petit-déjeuner. Je n'en ai pas allumé une en rentrant dans la voiture. Je ne suis pas sorti par la porte de derrière pour tirer trois taffes après avoir publié mon premier article de la journée. Je n'ai pas allumé une tige en compagnie des joueurs durant leur pause. J'ai pris le café sans l'accompagner d'une Marlboro. Après le dîner, je suis retourné directement travailler sans sortir, et en rentrant à la maison, je n'ai pas fumé de dernière cigarette avant d'aller me coucher. Je n'ai pas fumé hier, mais j'ai pensé très fort à toutes les clopes que j'aurais fumées en un jour normal, en songeant à quel point ma vie est centrée autour de cette activité, du matin au soir et du soir au matin.<br /><br />- Au programme des WSOP jeudi : j'ai bien aimé le départ de l'épreuve de Deuce to Seven, l'un des fields les plus réduits de l'été, mais aussi l'un des plus prestigieux. Dans le second tour du Shootout, aucun de nos trois français n'a réussi à triompher. Benoît Albiges a réalisé sa deuxième place payée, tandis que Jean-Paul Pasqualini a échoué lors de l'ultime tête à tête contre Lars Bonding. ElkY, de son côté, a vite sauté et en a profité pour s'inscrire à l'épreuve de Deuce to Seven. Il a terminé le Day 1 avec un bon tapis. De toute façon, il faut n'avoir jamais joué de sa vie pour être favori dans cette épreuve (cf Matt Perrins dans la version à 1,500$), ElkY a donc toutes ses chances.<br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-vum0IOwgx2w/TfLzlkdKVmI/AAAAAAAAC1o/aoOOEmZWXTw/s1600/DSC_0581.JPG"><img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 300px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-vum0IOwgx2w/TfLzlkdKVmI/AAAAAAAAC1o/aoOOEmZWXTw/s400/DSC_0581.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5616819512051127906" border="0" /></a><br /><br /><span style="font-style: italic;">Doyle Brunson se fait de plus en plus rare chaque année...</span><br /><br /><span style="font-size:130%;"><span style="font-weight: bold;">La cagoule de l'été</span></span><br /><br />- Chez les joueurs de poker, tous les prétextes sont bons pour mettre en jeu de l'argent, et nous autres médias ne sommes pas différents. A notre échelle, bien entendu. Ainsi, quand Frank (PokerNews Hollande) m'a proposé du 10 contre 1 pour envoyer une bouteille d'Ice Tea vide dans un poubelle remplie à ras bord, j'ai accepté. Un lancé plutôt difficile malgré la courte distance (trois mètres), car la bouteille avait toutes les chances de rebondir sur le tas de détritus pour atterrir à côté. 10/1 était donc une bonne côte, et j'ai crié "1 dollar !" en lançant le projectile à l'horizontale, le regardant se poser avec délicatesse sur un gobelet Starbucks. "C'est pas possible", a lâché Frank en me filant dix billets de un.<br /><br />- J'aurais pu en rester là et afficher un profit pour la journée, mais j'ai fait l'imbécile en donnant un cote ridiculement généreuse à Remko pour un lancé qui n'était pas si difficile que ça : la grosse poubelle située devant le box réservé à la presse. Comme la cible n'était pas visible depuis le point de lancé (le siège de Remko, deux mètres plus haut et à cinq mètres de distance), j'ai un peu trop hâtivement fixé du 24 contre 1. Ce foutu hollandais a accepté pour 1$, et lancé sa bouteille à l'aveugle, qui a bien entendu atterri parfaitement au centre de la poubelle, dont l'ouverture était bien trop large. Grossière erreur de ma part, la vraie cote était plus du 5 contre 1.<br /><br /><span style="font-weight: bold;">Bilan pour la journée</span> : moins 14$.<br /><span style="font-weight: bold;">Total au 10/06/2011</span> : moins 202$, ce qui reste raisonnable. Note : je n'ai pas encore joué une main de poker depuis mon arrivée à Vegas.<br /><br /><a style="font-weight: bold;" href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_vegas-show-wsop-2011-jour-10"><span style="font-style: italic;">Le Day 10 sur Winamax</span></a><br /></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-3427147263208857133?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /></div>" ["link#"]=> int(1) ["link"]=> string(51) "http://benjodimeo.blogspot.com/2011/06/routine.html" ["author#"]=> int(1) ["author"]=> string(27) "noreply@blogger.com (Benjo)" ["http://search.yahoo.com/mrss/"]=> array(6) { ["thumbnail#"]=> int(1) ["thumbnail@"]=> string(28) "xmlns:media,url,height,width" ["thumbnail@xmlns:media"]=> string(29) "http://search.yahoo.com/mrss/" ["thumbnail@url"]=> string(92) "http://1.bp.blogspot.com/-vum0IOwgx2w/TfLzlkdKVmI/AAAAAAAAC1o/aoOOEmZWXTw/s72-c/DSC_0581.JPG" ["thumbnail@height"]=> string(2) "72" ["thumbnail@width"]=> string(2) "72" } ["http://purl.org/syndication/thread/1.0"]=> array(2) { ["total#"]=> int(1) ["total"]=> string(1) "9" } ["summary#"]=> int(1) ["summary"]=> string(11311) "<div style="text-align: justify;"><span style="font-style: italic;">Day 10</span><br /><br />Les dix premières journées des WSOP sont passées à toute vitesse, comme chaque année. La vitesse de croisière est enclenchée désormais, et il est probable que les dix prochaines journées iront aussi vite, puis les dix suivantes, et ainsi de suite jusqu'à la cinquantième, la dernière. L'attrait de la nouveauté est passé : je purge ma "peine de prison" sans sourciller, je suis à 100% immergé dans les championnats du monde, mes pensées y sont entièrement consacrées, rien d'autre n'existe, pas la famille et les amis à des milliers de kilomètres de là, l'actualité quotidienne, celle du monde réel, a disparu, et mes passe-temps préférés sont presque entièrement mis de côté. Je peux faire le trajet entre la maison et le Rio les yeux fermés ou presque. L'Amazon Room est mon chez-moi familier, le bruit des jetons qui s'entrechoquent 24h/24 ne me choque plus, il est intégré au cortex, c'est la bande-son officielle de l'été depuis 2006. Moi-même, je fais partie des meubles, finalement. Je connais chacun des superviseurs par leur nom, je reconnais des dizaines de croupiers, aucune des caissières de la cantine ne m'est étrangère, quant à l'équipe de nettoyage de nuit, celle qui se pointe à trois heures du matin, ne m'en parlez pas : on est comme des frères.<br /><br />Bref, la routine s'est installée. A partir de maintenant, les journées vont se suivre, à peu près toutes semblables les unes aux autres. J'ai une idée à peu près correcte de ce qu'on attend de moi, et je vais tâcher de m'y acquitter du mieux possible jour après jour. Je suis déjà passé par là, cela ne devrait pas poser de problème. Voilà. Mais...<br /><br />"Je m'emmerde", me dit un confrère, quelqu'un de respecté dans l'industrie, exerçant un poste à responsabilité pour un magazine. Je lui réponds que je m'emmerde aussi, mais il convient de se poser la question : est-ce que l'on s'emmerde durant les WSOP 2011 parce que les WSOP 2011 sont emmerdants, ou est-ce qu'on s'emmerde parce que nous n'avons plus la force de trouver les parties intéressantes ? En d'autres termes, est-ce que c'est de notre faute à nous, journalistes blasés, où est-ce la faute des WSOP ? Surement que nous pourrions faire un peu plus d'efforts, creuser pour trouver les histoires, non ?<br /><br />Là, à l'heure où je vous parle, 12 épreuves sont terminées (sur un total de 58). On a donc vu défiler autant de vainqueurs, et seulement cinq ou six ont eu droit dans mes colonnes à plus qu'une simple mention. Les autres, je les ai zappés. J'ai pris une photo si j'avais le temps, j'ai recopié leur nom et combien ils ont gagné, et voilà. A la fois parce que je n'ai pas forcément eu le temps de m'intéresser plus aux finales qu'ils ont jouées, et parce que ce sont des joueurs complètement inconnus.<br /><br />Oui, la plupart des finales ont été chiantes jusqu'à présent, majoritairement dépourvues de joueurs reconnaissables, mais en réalité, je suis résolument contre cette idée que si la finale d'un tournoi de poker ne comporte aucune "star du poker", alors elle sera immanquablement chiante. C'est faux. C'est à nous raconteurs et écrivaillons d'y trouver de l'intérêt et de le transmettre aux lecteurs. Si l'on dispose d'un peu de temps et de talent, il est possible de rendre n'importe quelle truc passionnant. C'est vrai au poker comme ailleurs. Prenez la finale du France Poker Tour, par exemple. Que des "randoms" en finale, mais cela n'a aucune importance car nous prenons à chaque fois le temps de parler aux finalistes pour faire connaissance avec eux et ainsi leur faire prendre "forme humaine", pour qu'en retour les lecteurs se sentent un peu plus impliqués à la lecture du reportage. Et chaque année, la finale du FPT fait partie de mes reportages préférés.<br /><br />Si l'on fait l'effort d'aller chercher les histoires, on finit toujours par les trouver. Mon problème c'est qu'une fois que j'ai fait le tour des tournois en cours pour trouver les français, parlé à plusieurs d'entre eux, écrire quelques articles à leur sujet, pris des photos, mis à jour la page "résultats" sur Winamax et dressé le programme de la journée du lendemain, il ne me reste plus beaucoup de temps et de motivation pour regarder les finales du jour (il y a en a 1, 2 ou 3 simultanément chaque jour), surtout si aucun joueur connu n'en fait partie.<br /><br />Et j'ai l'impression que de votre côté, celui des lecteurs, vous vous en foutez pas mal aussi, de ce défilé de vainqueurs anonymes. Je ne sens pas une vague d'enthousiasme palpable quant à la victoire de Joe-La-Frite-Américaine dans le donkament à 1,000$, où celle de Popov-le-Ruskov dans le Omaha High-Low. Je pourrais écrire dix pages sur leur gueule, je ne pense pas que cela y changerait grand chose. Pour le meilleur et pour le pire, seules les victoires de joueurs connus semblent vraiment avoir une importance. Il faudrait que les pros médiatiques coopèrent et se mettent à gagner un peu, histoire de relancer l'intérêt. Et si seulement on pouvait revenir à un nombre d'épreuves un peu plus humain, une vingtaine, pas plus, deux tournois par variante maximum (un "cher" et un "pas cher")... Au lieu d'organiser une vingtaine de boucheries à 1,000 ou 1,500$ qui, s'ils remplissent les poches du casino - il est là pour ça ! - font chuter le prestige global des championnats du monde.<br /><br />Maintenant que la machine est lancée, que l'on vient de passer dix jours de suite à écrire et/ou lire du poker, peut-être qu'il est justement temps de s'éloigner un peu des WSOP, et à, en vrac, aller faire un tour au Bellagio ou à l'Aria pour enquêter sur les cash-games, suivre les joueurs français pour voir ce qu'ils font quand ils ne jouent pas, recueillir des confidences autour d'une bonne assiette, ce genre de choses... Dézoomer un peu de ces résultats qui, finalement, n'ont que peu d'importance. Mais qu'est-ce qui a de l'importance, dans cet univers bizarre fait de cartes, de jetons et de pognon ?<br /><br /></div><div style="text-align: justify;"><span style="font-size:130%;"><span style="font-weight: bold;">En vrac</span></span><br /><br />- Il semblerait qu'Harrah's n'ait que peu apprécié l'ambiance survoltée qui a entouré la victoire de Jake Cody lors de l'épreuve de Heads-Up, avec une décision visant directement les nombreux joueurs anglais présents pour soutenir leurs compatriotes en finale : interdiction de boire dans les gradins du podium télévisé ! Un surprenant ajout au règlement un tantinet rabat-joie, comme l'explique <a href="http://taopoker.blogspot.com/2011/06/2011-wsop-day-10-banning-booze-world.html">avec éloquence Pauly</a> : "Si l'on veut traiter le poker comme un sport, alors il faut autoriser les spectateurs à boire des coups. C'est là dessus que sont basés des sports comme le base-ball."<br /><br />- Hier, je n'ai pas fumé la clope d'après le petit-déjeuner. Je n'en ai pas allumé une en rentrant dans la voiture. Je ne suis pas sorti par la porte de derrière pour tirer trois taffes après avoir publié mon premier article de la journée. Je n'ai pas allumé une tige en compagnie des joueurs durant leur pause. J'ai pris le café sans l'accompagner d'une Marlboro. Après le dîner, je suis retourné directement travailler sans sortir, et en rentrant à la maison, je n'ai pas fumé de dernière cigarette avant d'aller me coucher. Je n'ai pas fumé hier, mais j'ai pensé très fort à toutes les clopes que j'aurais fumées en un jour normal, en songeant à quel point ma vie est centrée autour de cette activité, du matin au soir et du soir au matin.<br /><br />- Au programme des WSOP jeudi : j'ai bien aimé le départ de l'épreuve de Deuce to Seven, l'un des fields les plus réduits de l'été, mais aussi l'un des plus prestigieux. Dans le second tour du Shootout, aucun de nos trois français n'a réussi à triompher. Benoît Albiges a réalisé sa deuxième place payée, tandis que Jean-Paul Pasqualini a échoué lors de l'ultime tête à tête contre Lars Bonding. ElkY, de son côté, a vite sauté et en a profité pour s'inscrire à l'épreuve de Deuce to Seven. Il a terminé le Day 1 avec un bon tapis. De toute façon, il faut n'avoir jamais joué de sa vie pour être favori dans cette épreuve (cf Matt Perrins dans la version à 1,500$), ElkY a donc toutes ses chances.<br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-vum0IOwgx2w/TfLzlkdKVmI/AAAAAAAAC1o/aoOOEmZWXTw/s1600/DSC_0581.JPG"><img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 300px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-vum0IOwgx2w/TfLzlkdKVmI/AAAAAAAAC1o/aoOOEmZWXTw/s400/DSC_0581.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5616819512051127906" border="0" /></a><br /><br /><span style="font-style: italic;">Doyle Brunson se fait de plus en plus rare chaque année...</span><br /><br /><span style="font-size:130%;"><span style="font-weight: bold;">La cagoule de l'été</span></span><br /><br />- Chez les joueurs de poker, tous les prétextes sont bons pour mettre en jeu de l'argent, et nous autres médias ne sommes pas différents. A notre échelle, bien entendu. Ainsi, quand Frank (PokerNews Hollande) m'a proposé du 10 contre 1 pour envoyer une bouteille d'Ice Tea vide dans un poubelle remplie à ras bord, j'ai accepté. Un lancé plutôt difficile malgré la courte distance (trois mètres), car la bouteille avait toutes les chances de rebondir sur le tas de détritus pour atterrir à côté. 10/1 était donc une bonne côte, et j'ai crié "1 dollar !" en lançant le projectile à l'horizontale, le regardant se poser avec délicatesse sur un gobelet Starbucks. "C'est pas possible", a lâché Frank en me filant dix billets de un.<br /><br />- J'aurais pu en rester là et afficher un profit pour la journée, mais j'ai fait l'imbécile en donnant un cote ridiculement généreuse à Remko pour un lancé qui n'était pas si difficile que ça : la grosse poubelle située devant le box réservé à la presse. Comme la cible n'était pas visible depuis le point de lancé (le siège de Remko, deux mètres plus haut et à cinq mètres de distance), j'ai un peu trop hâtivement fixé du 24 contre 1. Ce foutu hollandais a accepté pour 1$, et lancé sa bouteille à l'aveugle, qui a bien entendu atterri parfaitement au centre de la poubelle, dont l'ouverture était bien trop large. Grossière erreur de ma part, la vraie cote était plus du 5 contre 1.<br /><br /><span style="font-weight: bold;">Bilan pour la journée</span> : moins 14$.<br /><span style="font-weight: bold;">Total au 10/06/2011</span> : moins 202$, ce qui reste raisonnable. 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Peu importe la quantité de sirops, pastilles et sprays que vous avec apportés avec vous dans votre trousse de toilette - car vous n'êtes pas né de la dernière pluie, cela fait sept ans que vous vous rendez à Vegas à raison d'un séjour tous les six mois, vous savez à quoi vous attendre - vous n'y échapperez pas. Deux ou trois jours passés à alterner entre le froid glacial et sec des casinos climatisés et le cagnard brûlant à l'extérieur suffiront pour que cette foutue bronchite de Vegas se rappelle à votre bon souvenir. Sans compter votre peau, qui va rapidement s'assécher et se tanner pour ressembler à celle du lézard.<br /><br />C'est qu'à Las Vegas, ville plantée au milieu de l'un des déserts les plus arides du monde, on aime plus que tout son air conditionné. Sans sa présence, la vie serait à peu près impossible. Pourquoi l'homme se sent-il investi de l'autorité de forcer la nature à ses besoins quitte à lui faire du mal au passage, c'est une chose que je n'arriverai à comprendre. Pourquoi s'obstiner à vouloir implanter de la vie dans un endroit où l'homme n'est clairement pas fait pour vivre ? Tout cela a un coût. Bref.<br /><br />Le truc, c'est que moi, je toussais déjà en arrivant à Vegas. Cela fait depuis Noël que je suis à peu près tout le temps malade, moi qui ai toujours bénéficié d'une santé de fer. Après une dizaine de jours à tousser de plus en plus fort dans l'Amazon Room congelée et épuiser différentes méthodes d'auto-médication sans succès, le point culminant a été atteint hier. Ma gorge s'est réduite à une tête d'épingle aux parois de papier de verre, je crache des omelettes grosses comme le poing, manger est devenu un supplice, et je tousse, tousse, et tousse encore, toute la journée et toute la nuit, sous l’œil interrogateur de mes confrères sur le banc de presser. Pire, en début de soirée, le simple fait de parler faisait doubler la souffrance, et ma voix n'émettait plus qu'un craquement rauque pareil à celui d'un vieillard.<br /><br />Je ne sais pas ce qu'il m'arrive... mais il y a une chose que je peux faire, quelque chose que je n'ai jamais considéré en plus de dix ans et qui ne pourra que m'aider, c'est certain : arrêter de fumer. Hier soir, alors que je tirais sur ma dixième clope de la journée tout en toussant à même le sol des saloperies jaunâtres, je me suis projeté vingt ou trente ans dans le futur, et j'ai vu une version de moi toute ridée et tassée sur sa cann, en train d'aspirer la fumée par le trou qu'on lui a creusé par la gorge suite à son cancer du larynx, laissant échapper un croassement à travers l'appareil électronique lui faisant maintenant office d'organe vocal. Et je me suis dit... Est-ce que j'ai envie de devenir ce type là ?<br /><br />Cela fait 24 heures que je n'ai pas touché à une clope, et si je tiens 24 heures de plus, cela serait la plus longue période passée sans fumer depuis que j'ai commencé pour de bon, à l'époque du bac, au début des années 2000. J'ai vu assez de fumeurs tenter vainement d'en finir pour savoir qu'il est inutile de crier victoire trop vite. Je ne me considère toujours pas comme non-fumeur...<br /><br />Ma gorge me fait toujours autant mal, mais au moins je lui laisse une chance d'aller mieux, maintenant. Me priver de ce vice que j'aime tant en plein milieu du stress des WSOP : voilà une idée à la con que je ne pensais pas mettre en pratique un jour. Voilà qui devrait rendre les journées à venir intéressantes, c'est le moins qu'on puisse dire, d'autant que Vegas est l'une des dernières villes américaines où les fumeurs sont assez largement tolérés dans les bars, boîtes de nuits, casinos... Enfin, c'est dit : quiconque me trouvera en train de fumer cet été recevra un exemplaire gratuit de Lost Vegas !<br /><br /><span style="font-size:130%;"><span style="font-weight: bold;">En vrac</span></span><br /><br />- Il y a deux soirs, problème lors de la finale du premier tournoi de No-Limit à 1,000$ sur le podium télévisé : Jon Turner se rend compte que le dos du 4 de trèfle est marqué. On ramène un nouveau jeu de cartes. Encore marqué. Très vite on se rend compte qu'il s'agit d'un défaut de fabrication présent sur toutes les cartes du casino, mais qui ne peut être détecté que sous les lumières sombres et bleutées du plateau télé. Solution provisoire : déménager les joueurs à une table des centaines de tables "normales" disponibles autour...<br /><br />- Mercredi, j'avais le choix entre 6 tournois, dont trois finales. Au final, j'ai laissé tomber les finales (peuplées de randoms) et me suis concentré sur deux épreuves : le Day 2 du Triple Chance et le premier tour du Shootout. Dans le Triple Chance, trois français ont atteint l'argent, dont Antoine Amourette et Brian Benhamou, rencontré ici-même il y a exactement année et passé pro depuis (avec à la clé une récente finale au France Poker Tour). Brian a malheureusement subi une série de bad-beats invraisemblables pour sauter aux alentours de la 30ème place.<br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-U_HiTI3unHw/TfH3N-xLj0I/AAAAAAAAC1g/VFfTOUIFDVg/s1600/DSC_0428.JPG"><img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 167px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-U_HiTI3unHw/TfH3N-xLj0I/AAAAAAAAC1g/VFfTOUIFDVg/s400/DSC_0428.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5616542029867355970" border="0" /></a><br /><br />- Dans le Shootout, c'était l'overdose : j'ai compté pas moins de 19 français parmi les 1,440 participants à cette épreuve assez amusante (une enfilade de SNG). Au final, trois se sont qualifiés, mais on aurait pu faire beaucoup mieux : pas moins de sept tricolores ont atteint le tête à tête et échoué à remporter le dernier duel ! J'ai passé des heures et des heures à regarder des joueurs comme Benyamine et Mario Cordero affronter des joueurs plus faibles qu'eux, pour s'incliner au final. Sinon, c'est avec plaisir que j'ai vu l'amateur Benoît Albiges se qualifier pour le second tour et ainsi atteindre une seconde place payée en deux jours. Benoît est tétraplégique depuis un accident survenu durant l'adolescence, et c'est accompagné de son épouse qu'il joue au poker, elle l'aide à manipuler cartes et jetons, chose qu'il ne peut faire lui-même. (Si vous vous posez la question - oui, la pratique est autorisée par les organisateurs). De voir Benoît parcourir les allées du Rio sur son fauteuil roulant électrique me fait relativiser mes soucis à moi. Dans une époque où les moyens de communication modernes nous offrent des opportunités infinies de nous plaindre à longueur de journée à propos de tout et n'importe quoi, y compris les choses les plus futiles, il est rafraichissant de croiser des gens qui ont toutes les raisons de faire la gueule et essaient néanmoins d'avancer à travers la vie avec le sourire. Quel courage, tout de même.<br /><br />- Normalement, vous devriez entendre parler de Lost Vegas vendredi soir dans le Grand Journal sur Canal+, une émission que j'aime pas trop, mais bon. Si cela vous prend de regarder, rapportez moi ce qui s'y est dit !<br /><br /><a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_vegas-show-wsop-2011-jour-9"><span style="font-weight: bold; font-style: italic;">Le Day 9 sur Winamax</span></a><br /></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-8714667195328384244?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /></div>" ["link#"]=> int(1) ["link"]=> string(55) "http://benjodimeo.blogspot.com/2011/06/cold-turkey.html" ["author#"]=> int(1) ["author"]=> string(27) "noreply@blogger.com (Benjo)" ["http://search.yahoo.com/mrss/"]=> array(6) { ["thumbnail#"]=> int(1) ["thumbnail@"]=> string(28) "xmlns:media,url,height,width" ["thumbnail@xmlns:media"]=> string(29) "http://search.yahoo.com/mrss/" ["thumbnail@url"]=> string(92) "http://2.bp.blogspot.com/-U_HiTI3unHw/TfH3N-xLj0I/AAAAAAAAC1g/VFfTOUIFDVg/s72-c/DSC_0428.JPG" ["thumbnail@height"]=> string(2) "72" ["thumbnail@width"]=> string(2) "72" } ["http://purl.org/syndication/thread/1.0"]=> array(2) { ["total#"]=> int(1) ["total"]=> string(1) "3" } ["summary#"]=> int(1) ["summary"]=> string(8002) "<span style="font-style: italic;">Day 9</span><br /><br /><div style="text-align: justify;">C'est le truc que tout le monde reçoit dès son arrivée à Las Vegas... plus facile à décrocher qu'un jackpot aux machines à sous ou un rendez-vous concluant avec une strip-teaseuse : une bonne vieille toux qui vous colle aux bronches et vous serre la gorge comme un étau. 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Pourquoi s'obstiner à vouloir implanter de la vie dans un endroit où l'homme n'est clairement pas fait pour vivre ? Tout cela a un coût. Bref.<br /><br />Le truc, c'est que moi, je toussais déjà en arrivant à Vegas. Cela fait depuis Noël que je suis à peu près tout le temps malade, moi qui ai toujours bénéficié d'une santé de fer. Après une dizaine de jours à tousser de plus en plus fort dans l'Amazon Room congelée et épuiser différentes méthodes d'auto-médication sans succès, le point culminant a été atteint hier. Ma gorge s'est réduite à une tête d'épingle aux parois de papier de verre, je crache des omelettes grosses comme le poing, manger est devenu un supplice, et je tousse, tousse, et tousse encore, toute la journée et toute la nuit, sous l’œil interrogateur de mes confrères sur le banc de presser. 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Est-ce que j'ai envie de devenir ce type là ?<br /><br />Cela fait 24 heures que je n'ai pas touché à une clope, et si je tiens 24 heures de plus, cela serait la plus longue période passée sans fumer depuis que j'ai commencé pour de bon, à l'époque du bac, au début des années 2000. J'ai vu assez de fumeurs tenter vainement d'en finir pour savoir qu'il est inutile de crier victoire trop vite. Je ne me considère toujours pas comme non-fumeur...<br /><br />Ma gorge me fait toujours autant mal, mais au moins je lui laisse une chance d'aller mieux, maintenant. Me priver de ce vice que j'aime tant en plein milieu du stress des WSOP : voilà une idée à la con que je ne pensais pas mettre en pratique un jour. Voilà qui devrait rendre les journées à venir intéressantes, c'est le moins qu'on puisse dire, d'autant que Vegas est l'une des dernières villes américaines où les fumeurs sont assez largement tolérés dans les bars, boîtes de nuits, casinos... Enfin, c'est dit : quiconque me trouvera en train de fumer cet été recevra un exemplaire gratuit de Lost Vegas !<br /><br /><span style="font-size:130%;"><span style="font-weight: bold;">En vrac</span></span><br /><br />- Il y a deux soirs, problème lors de la finale du premier tournoi de No-Limit à 1,000$ sur le podium télévisé : Jon Turner se rend compte que le dos du 4 de trèfle est marqué. On ramène un nouveau jeu de cartes. Encore marqué. Très vite on se rend compte qu'il s'agit d'un défaut de fabrication présent sur toutes les cartes du casino, mais qui ne peut être détecté que sous les lumières sombres et bleutées du plateau télé. Solution provisoire : déménager les joueurs à une table des centaines de tables "normales" disponibles autour...<br /><br />- Mercredi, j'avais le choix entre 6 tournois, dont trois finales. Au final, j'ai laissé tomber les finales (peuplées de randoms) et me suis concentré sur deux épreuves : le Day 2 du Triple Chance et le premier tour du Shootout. Dans le Triple Chance, trois français ont atteint l'argent, dont Antoine Amourette et Brian Benhamou, rencontré ici-même il y a exactement année et passé pro depuis (avec à la clé une récente finale au France Poker Tour). Brian a malheureusement subi une série de bad-beats invraisemblables pour sauter aux alentours de la 30ème place.<br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-U_HiTI3unHw/TfH3N-xLj0I/AAAAAAAAC1g/VFfTOUIFDVg/s1600/DSC_0428.JPG"><img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 167px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-U_HiTI3unHw/TfH3N-xLj0I/AAAAAAAAC1g/VFfTOUIFDVg/s400/DSC_0428.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5616542029867355970" border="0" /></a><br /><br />- Dans le Shootout, c'était l'overdose : j'ai compté pas moins de 19 français parmi les 1,440 participants à cette épreuve assez amusante (une enfilade de SNG). Au final, trois se sont qualifiés, mais on aurait pu faire beaucoup mieux : pas moins de sept tricolores ont atteint le tête à tête et échoué à remporter le dernier duel ! J'ai passé des heures et des heures à regarder des joueurs comme Benyamine et Mario Cordero affronter des joueurs plus faibles qu'eux, pour s'incliner au final. Sinon, c'est avec plaisir que j'ai vu l'amateur Benoît Albiges se qualifier pour le second tour et ainsi atteindre une seconde place payée en deux jours. Benoît est tétraplégique depuis un accident survenu durant l'adolescence, et c'est accompagné de son épouse qu'il joue au poker, elle l'aide à manipuler cartes et jetons, chose qu'il ne peut faire lui-même. (Si vous vous posez la question - oui, la pratique est autorisée par les organisateurs). De voir Benoît parcourir les allées du Rio sur son fauteuil roulant électrique me fait relativiser mes soucis à moi. Dans une époque où les moyens de communication modernes nous offrent des opportunités infinies de nous plaindre à longueur de journée à propos de tout et n'importe quoi, y compris les choses les plus futiles, il est rafraichissant de croiser des gens qui ont toutes les raisons de faire la gueule et essaient néanmoins d'avancer à travers la vie avec le sourire. Quel courage, tout de même.<br /><br />- Normalement, vous devriez entendre parler de Lost Vegas vendredi soir dans le Grand Journal sur Canal+, une émission que j'aime pas trop, mais bon. Si cela vous prend de regarder, rapportez moi ce qui s'y est dit !<br /><br /><a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_vegas-show-wsop-2011-jour-9"><span style="font-weight: bold; font-style: italic;">Le Day 9 sur Winamax</span></a><br /></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-8714667195328384244?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /></div>" ["date_timestamp"]=> int(1307656740) } [3]=> array(19) { ["guid#"]=> int(1) ["guid@"]=> string(11) "ispermalink" ["guid@ispermalink"]=> string(5) "false" ["guid"]=> string(58) "tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-5594869013712127654" ["pubdate#"]=> int(1) ["pubdate"]=> string(31) "Wed, 08 Jun 2011 21:59:00 +0000" ["atom"]=> array(2) { ["updated#"]=> int(1) ["updated"]=> string(29) "2011-06-09T21:57:37.280+02:00" } ["title#"]=> int(1) ["title"]=> string(26) "Détour par le Sports Book" ["description#"]=> int(1) ["description"]=> string(10262) "<div style="text-align: justify;"><span style="font-style: italic;">Day 8</span><br /><br />Il y a une chose qu'il faut faire au moins une fois si l'on est de passage à Vegas : regarder une rencontre sportive dans la salle des paris sportifs de n'importe quel casino. Si possible une partie avec des enjeux, un truc important sur lequel les gens ont envie de miser, et qui va garantir une ambiance survoltée quel que soit le résultat. Rien de tel que la perspective de gagner ou perdre quelques centaines, voire milliers de dollars pour rendre un homme<span style="font-style: italic;"> vraiment</span> passionné par un match de basket ou de football. Je n'ai jamais visité Vegas durant l’événement sportif le plus important aux USA, le Superbowl, mais j'ai pu observer pas mal de matches de la Coupe du Monde au Rio l'année dernière, avant mes journées de boulot, en particulier <a href="http://benjodimeo.blogspot.com/2010/06/pai-gow-soccer.html">la rencontre entre les USA et l'Angleterre</a>. Et puis, chaque année, les WSOP sont contaminés par la fièvre des finales du championnat NBA, sauf que cette fois-ci Phil Ivey n'est pas là pour défrayer la chronique avec ses paris à plusieurs millions de dollars.<br /><br />Avec Remko, on a profité du calme dans l'Amazon Room pour aller voir la quatrième manche de la finale, qui oppose cette année Miami à Dallas (avec un score provisoire de 2-1 pour Miami). La salle des paris sportifs du Rio était bien remplie. On a bouffé devant les écrans en compagnie d'un type à l'air mafieux qui prétendait avoir misé 3,000 dollars sur le match (et je l'ai cru), tout en essayant de nous convaincre de venir jouer la partie de poker illégale qu'il organise à l'arrière d'un bar, pendant que son neveu nous recommandait des adresses de strip-club, mais je ne pense pas avoir de conseils à recevoir sur ce sujet, même si ces endroits ne m'intéressent plus guère.<br /><br />Après, on s'est posés au bar et Seth Palansky nous a rejoins pour le dernier quart-temps. "De toute manière", a t-il dit, "à quoi bon s'embêter à regarder tout le match quand seulement la fin est véritablement intéressante." Pour la plupart de mes amis joueurs, les paris sportifs ont ruiné leur appréciation d'une bonne rencontre. Maintenant qu'ils parient gros et régulièrement, ils sont absolument incapables de prendre du plaisir à regarder un match sur lequel ils n'ont pas mis d'argent. Moi, j'arrive encore à kiffer devant un bon match, car je n'ai jamais vraiment gagné aux paris sportifs, si ce n'est durant la Coupe du Monde 2006 où la France (honteusement sous-estimée cet été là) m'a fait gagner toutes mes mises, sauf la dernière.<br /></div><br /><div style="text-align: justify;">Je n'avais donc rien mis sur le match, et si j'avais voulu, j'aurais été bien peine de choisir un camp. Pauly m'avait indiqué avoir misé sur Dallas, mais avec un écart de trois points. Traduction : pour que Pauly fasse pleurer le casino, il fallait que Dallas gagne par quatre points d'écart au moins. Deux points d'écart et il perdait son pari; trois points d'écart et c'était un "push" : il récupérait sa mise.<br /><br />Comme prévu, c'est durant le dernier quart temps que les supporters massés dans la salle des paris sportifs ont commencé à véritablement s'exciter. Miami semblait bien parti pour gagner, avec jusqu'à neuf points d'avance à un moment donné. Mais Dallas est finalement revenu dans les deux dernières minutes pour finir avec une avance de... trois points. <span style="font-style: italic;">Push is a win !</span> "Dallas est une équipe qui aime gagner en revenant de loin", m'a expliqué Pauly.<br /></div><br />Récemment, l'émission 60 minutes (l'équivalent de "Envoyé Spécial" aux States) a consacré quelques minutes à Billy Walters, le plus gros parieur sportif du monde :<br /><br /><object width="560" height="349"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/d6FAUQ6SFKM?version=3&amp;hl=fr_FR"><param name="allowFullScreen" value="true"><param name="allowscriptaccess" value="always"><embed src="http://www.youtube.com/v/d6FAUQ6SFKM?version=3&amp;hl=fr_FR" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="560" height="349"></embed></object><br /><br /><div style="text-align: justify;">En revenant dans l'Amazon Room, je me suis rapidement compte que quelque chose n'allait pas rond en me remettant au boulot. Littéralement, je ne pouvais plus marcher. Mon estomac était tellement noué que c'est comme si on m'avait fait avaler une brique de force. Pas besoin de chercher trop loin le problème : durant le match j'avais bouffé un hot-dog assez louche à la cantine du Sports Book. J'ai essayé de boire de l'eau, du thé, j'ai essayé d'aller chier, mais rien à faire, ça ne passait pas : mon bide était prêt à éclater.<br /><br />C'est à cette occasion que je me suis rappelé que la cuisine américaine est difficile à digérer. Oui, je sais ce que vous allez me dire : en prenant un hot-dog au Rio, j'allais au devant des ennuis. Mais ce n'est pas ça que je veux dire : il y a quelque chose dans la bouffe ici qui la rend très difficile à apprécier pour l'européen que je suis. Mettez ça sur le compte de farines différentes, d'oeufs qui ne sont pas couvés pareil, de techniques d'élevage différentes, de la météo, peut-être des pesticides ou de je ne sais quoi, mais rien n'a le même gout, pas même les aliments de base tels que le lait, les oeufs, le pain et compagnie. A part quand on sort dans un restaurant chic (et cela n'arrive pas tous les soirs, loin de là), je passe mon temps à bouffer des trucs dont je n'aime pas le gout. Et ce même lorsque je commande quelque chose que je suis censé aimer. Entendez par là que même une bête omelette ou un sandwich au poulet n'aura jamais le même gout que ceux auquel je suis habitué chez moi. Dans un sens, ça me rassure : on a beau répéter à longueur d'articles et émissions télé que l'Europe passe son temps à vouloir imiter le mode de vie Américain, il faut se rendre à l'évidence : ces Yankees ne savent pas manger.<br /><br />Maintenant vous comprenez pourquoi je retourne toujours au In-N-Out : il ne m'a jamais fait tomber malade, avec ses ingrédients garantis 100% frais du jour.<br /></div><br /><div style="text-align: justify;"><span style="font-size:130%;"><span style="font-weight: bold;">En vrac</span></span><br /><br />- Très peu de choses à raconter mardi à propos des WSOP. Seulement quatre tournois au programme, et zéro finales. Du coup, aucun remords à rentrer à la maison à minuit, vu que j'arrivais à peine à marcher. Pauly a été me chercher un médicament contre le mal d'estomac (du Pepto Bismol, une sorte de pansement gastrique) et je me suis senti rapidement mieux.<br /><br />- Le joueur Brandon Adams <a href="http://www.macroeconomicwoes.com/uncategorized/the-center-cannot-hold.html">a répondu sur son blog</a> a Jesse May, qui, relatant l'ambiance au Rio, faisait état des joueurs portant encore le patch Full Tilt Poker, en s'interrogeant sur la légitimité d'un tel geste dans la situation actuelle. Du coup, May <a href="ttp://www.thepokerfarm.com/poker-blog/Jesse_may/brandon-adams-blog/">répond à son tour à la réponse d'Adams</a>. Heureusement, les deux hommes sont de vrais gentlemen, et la joute verbale reste tout à fait amicale. Une bonne lecture, donc, intelligente et réfléchie des deux côtés. Venant de quelqu'un qui passe une bonne partie de sa vie à jouer au poker, j'apprécie particulièrement les mots suivants, écrits par Adams :<br /><br />"<span style="font-style: italic;">[...] Un monde où règne l'addiction et l'aveuglement ne pourront jamais ressembler au monde réel, et ne suivra jamais ses règles. C'est ce que n'ont jamais compris la plupart des articles des blogs, Twitter et les forums de poker. Le poker est un style de vie déguisé en choix de carrière. Et il ne s'agit pas vraiment d'un style de vie sain ou soutenable sur le long terme (même si c'est quelque chose de très amusant)</span>."<br /><br />- Toujours à propos de Full Tilt Poker, <a href="http://ftrain.blogspot.com/2011/06/about-that-river-in-egypt.html">cet article de F-Train</a>, un ancien juriste tombé dans les médias poker. F-Train défend la position de fuyard de Phil Ivey : vu la situation, il n'avait rien de mieux à faire.<br /><br />- La prochaine rumeur concernant Ivey et Full Tilt, je vous la donne en exclu, elle va sortir d'ici quelques heures sur les sites habituels : il s'avèrerait qu'Ivey se serait pointé au QG de Full Tilt avec une solution clé en mains pour les sortir de la mouise : un investisseur prêt à mettre suffisamment de pognon sur la table pour effacer tous leurs problèmes, en échange d'un contrôle total de la boîte. Lederer et Bitar auraient refusé (égo ? cupidité ?), provoquant la colère d'Ivey et la décision capitale qui s'en suivit.<br /><br />- On en parle pas des masses, à la fois par manque de temps et par manque d'accès, mais les gros cash-games tournent à plein régime à Las Vegas, y compris au Rio. Hier, j'ai observé Thomas Bichon jouer en Pot-Limit Omaha 50$/100$ en compagnie d'une bande de Scandinaves. Quoi, c'est pas assez cher ? OK : à côté tournait une 200$/400$ avec quatre joueurs assis à table, et je n'ai d'ailleurs reconnu personne. J'ai entendu parler d'une table en Limit à 1,000$/2,000$ les blindes, et l'on me souffle qu'au Bellagio, une table de PLO à 300$/600$ n'est pas un fait rare. A part ça, aucune info sur les joueurs, les gagnants, les perdants, etc. Forcément, vu les sommes impliquées (60,000$ au moins pour avoir un siège à table), les curieux n'y sont pas les bienvenus, et les joueurs ne laissent filtrer qu'un minimum de détails.<br /><br /><a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_vegas-show-wsop-2011-jour-8"><span style="font-weight: bold; font-style: italic;">Le Day 8 sur Winamax</span></a><br /></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-5594869013712127654?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /></div>" ["link#"]=> int(1) ["link"]=> string(69) "http://benjodimeo.blogspot.com/2011/06/detour-par-le-sports-book.html" ["author#"]=> int(1) ["author"]=> string(27) "noreply@blogger.com (Benjo)" ["http://purl.org/syndication/thread/1.0"]=> array(2) { ["total#"]=> int(1) ["total"]=> string(1) "5" } ["summary#"]=> int(1) ["summary"]=> string(10262) "<div style="text-align: justify;"><span style="font-style: italic;">Day 8</span><br /><br />Il y a une chose qu'il faut faire au moins une fois si l'on est de passage à Vegas : regarder une rencontre sportive dans la salle des paris sportifs de n'importe quel casino. 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On a bouffé devant les écrans en compagnie d'un type à l'air mafieux qui prétendait avoir misé 3,000 dollars sur le match (et je l'ai cru), tout en essayant de nous convaincre de venir jouer la partie de poker illégale qu'il organise à l'arrière d'un bar, pendant que son neveu nous recommandait des adresses de strip-club, mais je ne pense pas avoir de conseils à recevoir sur ce sujet, même si ces endroits ne m'intéressent plus guère.<br /><br />Après, on s'est posés au bar et Seth Palansky nous a rejoins pour le dernier quart-temps. "De toute manière", a t-il dit, "à quoi bon s'embêter à regarder tout le match quand seulement la fin est véritablement intéressante." Pour la plupart de mes amis joueurs, les paris sportifs ont ruiné leur appréciation d'une bonne rencontre. Maintenant qu'ils parient gros et régulièrement, ils sont absolument incapables de prendre du plaisir à regarder un match sur lequel ils n'ont pas mis d'argent. Moi, j'arrive encore à kiffer devant un bon match, car je n'ai jamais vraiment gagné aux paris sportifs, si ce n'est durant la Coupe du Monde 2006 où la France (honteusement sous-estimée cet été là) m'a fait gagner toutes mes mises, sauf la dernière.<br /></div><br /><div style="text-align: justify;">Je n'avais donc rien mis sur le match, et si j'avais voulu, j'aurais été bien peine de choisir un camp. Pauly m'avait indiqué avoir misé sur Dallas, mais avec un écart de trois points. Traduction : pour que Pauly fasse pleurer le casino, il fallait que Dallas gagne par quatre points d'écart au moins. Deux points d'écart et il perdait son pari; trois points d'écart et c'était un "push" : il récupérait sa mise.<br /><br />Comme prévu, c'est durant le dernier quart temps que les supporters massés dans la salle des paris sportifs ont commencé à véritablement s'exciter. Miami semblait bien parti pour gagner, avec jusqu'à neuf points d'avance à un moment donné. 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Mettez ça sur le compte de farines différentes, d'oeufs qui ne sont pas couvés pareil, de techniques d'élevage différentes, de la météo, peut-être des pesticides ou de je ne sais quoi, mais rien n'a le même gout, pas même les aliments de base tels que le lait, les oeufs, le pain et compagnie. A part quand on sort dans un restaurant chic (et cela n'arrive pas tous les soirs, loin de là), je passe mon temps à bouffer des trucs dont je n'aime pas le gout. Et ce même lorsque je commande quelque chose que je suis censé aimer. Entendez par là que même une bête omelette ou un sandwich au poulet n'aura jamais le même gout que ceux auquel je suis habitué chez moi. Dans un sens, ça me rassure : on a beau répéter à longueur d'articles et émissions télé que l'Europe passe son temps à vouloir imiter le mode de vie Américain, il faut se rendre à l'évidence : ces Yankees ne savent pas manger.<br /><br />Maintenant vous comprenez pourquoi je retourne toujours au In-N-Out : il ne m'a jamais fait tomber malade, avec ses ingrédients garantis 100% frais du jour.<br /></div><br /><div style="text-align: justify;"><span style="font-size:130%;"><span style="font-weight: bold;">En vrac</span></span><br /><br />- Très peu de choses à raconter mardi à propos des WSOP. Seulement quatre tournois au programme, et zéro finales. Du coup, aucun remords à rentrer à la maison à minuit, vu que j'arrivais à peine à marcher. Pauly a été me chercher un médicament contre le mal d'estomac (du Pepto Bismol, une sorte de pansement gastrique) et je me suis senti rapidement mieux.<br /><br />- Le joueur Brandon Adams <a href="http://www.macroeconomicwoes.com/uncategorized/the-center-cannot-hold.html">a répondu sur son blog</a> a Jesse May, qui, relatant l'ambiance au Rio, faisait état des joueurs portant encore le patch Full Tilt Poker, en s'interrogeant sur la légitimité d'un tel geste dans la situation actuelle. Du coup, May <a href="ttp://www.thepokerfarm.com/poker-blog/Jesse_may/brandon-adams-blog/">répond à son tour à la réponse d'Adams</a>. Heureusement, les deux hommes sont de vrais gentlemen, et la joute verbale reste tout à fait amicale. Une bonne lecture, donc, intelligente et réfléchie des deux côtés. Venant de quelqu'un qui passe une bonne partie de sa vie à jouer au poker, j'apprécie particulièrement les mots suivants, écrits par Adams :<br /><br />"<span style="font-style: italic;">[...] Un monde où règne l'addiction et l'aveuglement ne pourront jamais ressembler au monde réel, et ne suivra jamais ses règles. C'est ce que n'ont jamais compris la plupart des articles des blogs, Twitter et les forums de poker. Le poker est un style de vie déguisé en choix de carrière. Et il ne s'agit pas vraiment d'un style de vie sain ou soutenable sur le long terme (même si c'est quelque chose de très amusant)</span>."<br /><br />- Toujours à propos de Full Tilt Poker, <a href="http://ftrain.blogspot.com/2011/06/about-that-river-in-egypt.html">cet article de F-Train</a>, un ancien juriste tombé dans les médias poker. F-Train défend la position de fuyard de Phil Ivey : vu la situation, il n'avait rien de mieux à faire.<br /><br />- La prochaine rumeur concernant Ivey et Full Tilt, je vous la donne en exclu, elle va sortir d'ici quelques heures sur les sites habituels : il s'avèrerait qu'Ivey se serait pointé au QG de Full Tilt avec une solution clé en mains pour les sortir de la mouise : un investisseur prêt à mettre suffisamment de pognon sur la table pour effacer tous leurs problèmes, en échange d'un contrôle total de la boîte. Lederer et Bitar auraient refusé (égo ? cupidité ?), provoquant la colère d'Ivey et la décision capitale qui s'en suivit.<br /><br />- On en parle pas des masses, à la fois par manque de temps et par manque d'accès, mais les gros cash-games tournent à plein régime à Las Vegas, y compris au Rio. Hier, j'ai observé Thomas Bichon jouer en Pot-Limit Omaha 50$/100$ en compagnie d'une bande de Scandinaves. Quoi, c'est pas assez cher ? 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A part ça, aucune info sur les joueurs, les gagnants, les perdants, etc. Forcément, vu les sommes impliquées (60,000$ au moins pour avoir un siège à table), les curieux n'y sont pas les bienvenus, et les joueurs ne laissent filtrer qu'un minimum de détails.<br /><br /><a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_vegas-show-wsop-2011-jour-8"><span style="font-weight: bold; font-style: italic;">Le Day 8 sur Winamax</span></a><br /></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-5594869013712127654?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /></div>" ["date_timestamp"]=> int(1307570340) } [4]=> array(20) { ["guid#"]=> int(1) ["guid@"]=> string(11) "ispermalink" ["guid@ispermalink"]=> string(5) "false" ["guid"]=> string(58) "tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-8598405954308441535" ["pubdate#"]=> int(1) ["pubdate"]=> string(31) "Tue, 07 Jun 2011 21:59:00 +0000" ["atom"]=> array(2) { ["updated#"]=> int(1) ["updated"]=> string(29) "2011-06-08T12:22:50.218+02:00" } ["title#"]=> int(1) ["title"]=> string(16) "Lost in the zone" ["description#"]=> int(1) ["description"]=> string(8584) "<span style="font-style: italic;">Day 7</span><br /><br /><div style="text-align: justify;">Pour boucler la première semaine des WSOP, j'ai boycotté le Rio et pris une journée de pause. Il y avait seulement quatre épreuves au programme, et une seule finale (le Deuce to Seven à 1,500$), l'occasion était trop belle de s'éloigner un peu des tables. Il n'y aura pas beaucoup de journées aussi peu agitées jusque le 19 juillet, mais j'espère tout de même réussir à m'arrêter une fois par semaine.<br /><br />Bon, au final, je n'ai pas fait grand chose. Je m'étais couché à six heures du mat'. J'ai émergé vers midi et le temps de prendre une douche m'occuper de deux ou trois trucs relatifs au boulot, il était déjà deux heures. J'ai rejoint Nicolas Levi et sa copine Émilie à leur hôtel, le Cosmopolitain, qui fait partie du gigantesque complexe City Center. Un machin énorme, boursouflé, ultra-luxueux qui apparemment peine à convaincre les clients, du coup les prix sont cassés et pas mal de joueurs en ont profité. J'ai visité la suite de Nico... Pour 129 dollars la nuit, on peut dire que le rapport qualité/prix est imbattable dans tout l'univers. On a passé un peu de temps à la piscine, mais les piscines d'hôtel de luxe c'est pas trop mon truc, alors j'ai rapidement suggéré de nous rendre à mon spot préféré de tout Las Vegas... Le <a style="font-weight: bold;" href="http://www.pinballmuseum.org/">musée du flipper</a>.<br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-Tn6TL-ot8Q8/Te9MZd87p8I/AAAAAAAAC1Y/g5gJSU14vR0/s1600/IMG_2130.JPG"><img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-Tn6TL-ot8Q8/Te9MZd87p8I/AAAAAAAAC1Y/g5gJSU14vR0/s400/IMG_2130.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5615791260774934466" border="0" /></a><br /><br />J'ai déjà parlé de cet endroit, mais je ne vais pas me priver d'en remettre une couche car l'opération est à but non lucratif. Situé près de l'aéroport sur Tropicana, le musée est en fait un entrepôt où ont été installées plus de 150 flippers et jeux vidéos divers, ainsi que plein de machines à bonbons, farce et attrappe et autres jouets pour ducasses. L'entrée est gratuite, mais chaque machine dispose de son propre monnayeur, comme à la bonne époque où il fallait s’incruster dans un bistro pour jouer, au risque de se faire virer (je parle pour moi, là) Les bénéfices sont régulièrement reversés à l'Armée du Salut du Nevada. Je ne sais pas quel est/ a été le métier de Tim Arnold (propriétaire du musée), mais ce monsieur est très généreux... Pour preuve, accroché au mur, le dernier chèque qu'il a envoyé : 100,000 dollars. La soixantaine bien tassée, Arnold est le plus grand collectionneur de flippers du monde. Il possède assez de machines pour remplir l'Amazon Room, et passe ses journées au musée à réparer des machines tranquillement.<br /><br />Bref, tout ça pour dire qu'à Las Vegas, ville typiquement chère et dépourvue de morale, il est possible de passer du bon temps sans se ruiner, et contribuer à une bonne cause au passage, pièce par pièce. C'est con, tout de même : avec toutes les machines disponibles, depuis les vieux coucous mécaniques des années 50 jusqu'aux dernières monstruosités de Stern, je me suis au final retrouvé à jouer une bonne heure sur la machine que j'ai chez moi : le <span style="font-style: italic;">Twilight Zone</span>. Mettez ça sur le compte du mal du pays... Le high-score était pratiquement inatteignable, mais je m'en suis bien tiré avec 1,5 milliards qui m'ont permis d'écrire mon nom en quatrième place.<br /><br />Après, j'ai été au Border's acheter des bouquins, au Fry's pour une course rapide (combien de fois cet été je vais perdre mon chargeur d'appareil photo ou le capuchon de la lentille ?), et il était déjà temps de penser au dîner. J'ai retrouvé ma confrère Michelle (from Texas) à Downtown, le vieux Vegas. Un séjour à Vegas doit toujours comporter au moins une visite par là où tout a commencé. On a mangé dans un italien pas terrible au Golden Nugget avant de parcourir en long et en large Fremont Street, l'ancien centre de Vegas désormais entièrement réservé aux piétons. On s'est mélangé aux touristes. Loin des complexes gargantuesques du Strip, le vieux Vegas est resté modeste, certains diront même craignos. C'est le bon endroit pour choper un cocktail de crevettes à deux dollars, où se faire tirer son portefeuille si l'on a le malheur de se perdre dans les rues adjacentes en allant chercher sa voiture. Mais c'est aussi le bon endroit pour marcher dans des rues à taille humaine. On a descendu la rue jusque l'hôtel El Cortez, le plus vieux de Las Vegas, si je me souviens bien il date du début du siècle dernier et n'a guère changé depuis. Il y a avait des bagnoles de flic un peu partout, et on a pas continué plus loin, on arrivait à la frontière entre le Downtown des touristes et le Downtown des gens qui habitent vraiment là, les macs, les putes, les clodos et les camés. Une ville dans la ville, plus ou moins laissée à elle-même : tant qu'un touriste n'est pas blessé, les condés ne prennent pas la peine d'intervenir.<br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-n593PMnW-8g/Te9MZcNzCmI/AAAAAAAAC1Q/o28YBdOl-38/s1600/photo.JPG"><img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 299px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-n593PMnW-8g/Te9MZcNzCmI/AAAAAAAAC1Q/o28YBdOl-38/s400/photo.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5615791260308802146" border="0" /></a><br /><br />J'avais prévu de jouer un peu au poker, pourquoi pas au Binion's, le casino des championnats du monde depuis les débuts jusque 2005, mais j'ai laissé tomber, il était déjà tard. On a observé de près les belles photos qui ornent la salle de poker. Sur l'une d'entre elles, on voit Doyle Brunson de marbre alors qu'il vient de miser son tapis sur un gros pot. Le cliché date des années 70, et parmi le tas de spectateurs massés derrière la table, il y a un type en train de prendre des notes sur son carnet : l'ancêtre du blogueur poker !<br /><br />J'ai fait un détour par Walmart avant de rentrer à la maison. Ce supermarché géant ouvert 24h/24 me déprime fortement. Tout est trop grand et trop gros, je me perds dans les rayons à la recherche d'une bouteille de jus d'orange, et je me retrouve à devoir choisir entre 257 marques de jus d'orange. Et puis il y a ce concept d' "employé d'accueil" : c'est quelqu'un qui est payé pour se tenir à l'entrée du magasin pour dire "bonjour" et "au revoir" aux clients, et rien d'autre, c'est pas des conneries. Ce sont souvent des gens avec un handicap, où des grabataires ne disposant pas d'une retraite suffisante, ils se tiennent là accrochés à leur canne où cramponnés à leur fauteuil roulant en feignant un sourire et le désespoir que l'on peut lire dans les yeux est insoutenable. Cachez cette misère que je ne saurais voir.<br /><br /><span style="font-size:130%;"><span style="font-weight: bold;">La cagoule de l'été</span></span><br /><br />- Sans transition aucune... Avec un bonne grosse dose d'hypocrisie... il me faut continuer à rester honnête sur mes habitudes aux tables de jeu : j'ai perdu 105 dollars comme une merde à la table de Black Jack du Binion's, et nous avons ensuite fourré 20 dollars dans une machine à sous, en pure perte bien entendu, mais je partageais avec Michelle. Résultat : moins 115 dollars, et moins <span style="font-weight: bold;">188 dollars</span> pour l'été.<br /><br />- J'ai aussi bouffé un In-N-Out il y a deux jours que j'ai oublié de comptabiliser... Donc on en est à 3 en 10 jours à Vegas.<br /><br />- Je n'ai pas couvert le Day 7 des WSOP mais cela peut être sympa de jeter un oeil à mon reportage vu que j'ai publié deux articles qui étaient déja écrits depuis longtemps : un guide à l'attention du qualifié débarquant pour la première fois aux WSOP, et un mini-guide touristique où je recense quelques unes de mes adresses préférées :<br /><br /><a style="font-weight: bold; font-style: italic;" href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsop-2011-jour-7">Le Day 7 sur Winamax</a><br /></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-8598405954308441535?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /></div>" ["link#"]=> int(1) ["link"]=> string(56) "http://benjodimeo.blogspot.com/2011/06/lost-in-zone.html" ["author#"]=> int(1) ["author"]=> string(27) "noreply@blogger.com (Benjo)" ["http://search.yahoo.com/mrss/"]=> array(6) { ["thumbnail#"]=> int(1) ["thumbnail@"]=> string(28) "xmlns:media,url,height,width" ["thumbnail@xmlns:media"]=> string(29) "http://search.yahoo.com/mrss/" ["thumbnail@url"]=> string(92) "http://2.bp.blogspot.com/-Tn6TL-ot8Q8/Te9MZd87p8I/AAAAAAAAC1Y/g5gJSU14vR0/s72-c/IMG_2130.JPG" ["thumbnail@height"]=> string(2) "72" ["thumbnail@width"]=> string(2) "72" } ["http://purl.org/syndication/thread/1.0"]=> array(2) { ["total#"]=> int(1) ["total"]=> string(1) "5" } ["summary#"]=> int(1) ["summary"]=> string(8584) "<span style="font-style: italic;">Day 7</span><br /><br /><div style="text-align: justify;">Pour boucler la première semaine des WSOP, j'ai boycotté le Rio et pris une journée de pause. 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Il possède assez de machines pour remplir l'Amazon Room, et passe ses journées au musée à réparer des machines tranquillement.<br /><br />Bref, tout ça pour dire qu'à Las Vegas, ville typiquement chère et dépourvue de morale, il est possible de passer du bon temps sans se ruiner, et contribuer à une bonne cause au passage, pièce par pièce. C'est con, tout de même : avec toutes les machines disponibles, depuis les vieux coucous mécaniques des années 50 jusqu'aux dernières monstruosités de Stern, je me suis au final retrouvé à jouer une bonne heure sur la machine que j'ai chez moi : le <span style="font-style: italic;">Twilight Zone</span>. Mettez ça sur le compte du mal du pays... 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Je suis (pour l'instant) le seul français présent aux WSOP, et quand on y pense, les américains ne pas très nombreux, faute de budgets suffisants. Le banc de presse est pour l'instant assez vide, mais devrait se remplir tout au long du mois avec l'arrivée progressive des sites européens. Bref, si vous voulez suivre les WSOP et que le contenu proposé sur <a style="font-weight: bold;" href="http://www.winamax.fr/">Winamax</a> ne vous suffit pas, voici les sites que je vous recommande (en anglais, donc) :<br /><br /><a href="http://www.pokernews.com/"><span style="font-weight: bold;">Poker News</span></a> : Le leader mondial de l'information poker dispose une année de plus des droits de couverture exclusive des WSOP, c'est le cas depuis 2007. Un partenariat qui leur permet de déployer un arsenal humain des plus conséquents. Toutes les épreuves sont couvertes en direct, avec une équipe dédiée par épreuve pour raconter les mains, prendre des photos, compter les jetons des joueurs, écrire des compte-rendus, etc. Poker News est donc la principale source pour suivre ce qu'il se passe au Rio. Et leur travail est excellent, grâce notamment à la présence d'excellents couvreurs comme mon ami anglais Chris Hall. Ceci dit, cette année, beaucoup de mes amis qui travaillaient pour eux les années précédentes n'ont pas été invités à revenir, on les a remplacés par des petits nouveaux. Bien entendu, le contenu étant mis à la disposition de tous gratuitement, il faut bien que quelqu'un finance tout cela (et ça coute une tonne). Pour l'édition 2010, c'est PokerStars qui réglait l'addition (comme c'est le cas pour les reportages des EPT). Je crois que c'est encore le cas cette année. On peut penser que le Black Friday aura aussi des conséquences négatives sur le fonctionnement des médias poker, et je me demande si l'admirable opération mise en place par Poker News sera encore possible pour l'édition 2012 des WSOP.<br /><br /><a style="font-weight: bold;" href="http://www.wsop.com/">WSOP.com</a> : Le site officiel des WSOP reproduit mot pour mot les reportages de PokerNews, mais il mérite quand même une visite pour les compte-rendus quotidiens des finales (les finales, seulement) par leur responsable média Nolan Dalla. De véritables mines d'or. Honnêtement, si je restais à la maison et recopiais les communiqués de l'excellent Nolan, personne ne verrait la différence sur mon reportage.<br /><br /><a style="font-weight: bold;" href="http://taopoker.blogspot.com/">Tao of Poker</a>, par Pauly : Si je dois encore vous présenter le roi des bloggueurs poker, je ne puis plus rien pour vous. Pauly est l'un des seuls journalistes présents aux WSOP qui va au delà des faits pour raconter des vraies histoires, des tranches de vie qui donnent au lecteur l'impression d'être transporté dans la salle. On ne le surprendra pas à raconter un coin-flip entre As-Roi et deux Dames où à donner la hauteur du tapis d'un joueur, ce qui ne l'empêchera pas de rédiger jour après jour les meilleurs compte-rendus des épreuves, et ce depuis 2005. Si mo, blog existe, c'est un peu grâce à Pauly. Mon intention de départ quand je l'ai lancé (il y a cinq ans, jour pour jour !) était de suivre la même route que lui...<br /><br /><a style="font-weight: bold;" href="http://pokerati.com/">Pokerati</a> : Pour suivre la situation légale, se tenir au courant du fonctionnement interne de l'industrie du poker et lire quelques rumeurs, c'est sur Pokerati, le site de Dan, qu'il faut aller. Tenu par un vrai journaliste, qui a entre autre couvert des campagnes présidentielles et s'est incrusté à Cuba pour y réaliser un reportage clandestin (chose impensable pour un américain !)<br /><br /><a style="font-weight: bold;" href="http://taopokerati.blogspot.com/">Tao of Pokerati</a> : L'extension audio de Pokerati, Tao of Poker et ce blog. Dan, Pauly et moi glosons à tour de rôle à l'intérieur de l'Amazon Room au micro de notre dictaphone. J'ai vraiment un accent anglais de merde mais ça vaut le coup d'oreille.<br /><br /><a href="http://www.thepokerfarm.com/poker-blog/Jesse_may/"><span style="font-weight: bold;">Jesse May</span></a> sur ThePokerFarm : Jesse May est un peu le Saint Patron des couvreurs. L'ancien pro (qui a raconté son expérience dans un livre inoubliable, "Shut up and Deal") a couvert les WSOP en 2003 et 2004 pour un obscur site aujourd'hui disparu. A l'époque, ils n'étaient qu'une poignée à raconter ce qu'il se passait aux championnats du monde C'était l'âge d'or du coverage : pas de couverture en direct, pas de coin-flips toutes les cinq minutes, juste un article par jour, mais un article que je peux encore lire aujourd'hui avec la même fraicheur. C'est aussi grâce à Jesse May que j'ai été inspiré à couvrir des tournois de poker : je frissonne encore à la lecture de ses récits à propos des grands de l'époque. Du très très haut niveau littéraire, et c'est un bonheur que de voir Jesse faire son retour aux WSOP cette année. J'attends avec impatience son prochain article sur le site anglais ThePokerFarm.<br /><br /><a style="font-weight: bold;" href="http://www.bluffmagazine.com/">Bluff Magazine</a> : Le meilleur magazine de poker publié sur le continent Américain. C'est là que j'ai publié <a href="http://benjodimeo.blogspot.com/2009/08/hardest-working-man-in-business.html">mon portrait d'ElkY en juin 2009</a>, c'est la seule fois qu'un français avait eu l'honneur de la couverture. Une bonne adresse si vous voulez juste lire les compte-rendus des épreuves et le portrait des vainqueurs.<br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-aSfQuShAE1k/Te4Eh9dhPXI/AAAAAAAAC1I/STgu9t8OXTE/s1600/DSC_0691-1.JPG"><img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 266px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-aSfQuShAE1k/Te4Eh9dhPXI/AAAAAAAAC1I/STgu9t8OXTE/s400/DSC_0691-1.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5615430766858157426" border="0" /></a><br /><br /><a style="font-weight: bold;" href="http://wickedchopspoker.com/">Wicked Chops Poker</a> : Une autre bonne source pour des résumés quotidiens, pas mal de rumeurs et scoops en exclusivité, et des photos de belles nanas. La fameuse rubrique "Girls on the Rail" est de retour, et en fait, c'est moi qui en est responsable, cette année, avec mon confrère WhoJedi. Les mecs de WCP dont du genre cool, alors quand ils m'ont demandé un coup de main pour cette rubrique mythique, je n'ai pas pu refuser. Je passe donc une partie de mes journées en train de reluquer les nanas de l'Amazon Room comme un pervers de base. Hé, monsieur l'agent, je ne fais que mon travail !<br /><br /><a style="font-weight: bold;" href="http://risepoker.com/blog/">RISE Poker Blog</a> : RISE, c'est un nouveau site de poker en ligne à destination du marché américain. On ne peut donc pas jouer en argent réel, donc... Le modèle par abonnement mensuel est privilégié pour rester dans le cadre de la loi. Les mecs de Wicked Chops sont derrière le projet, et le site dispose d'un blog où écrivent quotidiennement Pauly et Change100. J'apporte la main à la pâte avec quelques photos.<br /><br /><a style="font-weight: bold;" href="http://www.pokerlistings.com/">PokerListings</a> : J'ai toujours pensé que les "coverages" de Listings étaient meilleurs que ceux de PokerNews... Et fut un temps où ils auraient pu définitivement prendre l'avantage en récupérant les droits de couverture exclusive des WSOP. Mais depuis, les canadiens ont revu leurs priorités en matière de budget, et c'est une équipe réduite de 4/5 personnes qui s'est pointée à Vegas. Ce qui ne les empêche pas de faire un très bon taf malgré d'évidentes limitations en matière de contenu.<br /><br /><a style="font-weight: bold;" href="http://espn.go.com/poker/">ESPN Poker</a> : L'institution sportive américaine diffuse les WSOP depuis 2003 et dispose de sa rubrique poker (vous imaginez la même chose en France dans l'Equipe ?). Les articles d'Andrew Feldman et Gary Wise sont un must.<br /><br /><a style="font-weight: bold;" href="http://www.quadjacks.com/">Quads Jacks Radio</a> : comme son nom l'indique, une émission radiophonique qui tourne de manière régulière. On y voit défiler pas mal de monde, depuis le lampiste de l'industrie jusqu'à la star du poker. Énormément de rumeurs non vérifiées sont relayées.<br /><br /><a style="font-weight: bold;" href="http://forumserver.twoplustwo.com/">Forums Two Plus Two</a> : La meilleure adresse pour prendre le pouls de la communauté, amateurs et pros mélangés. Le plus gros forum de poker du monde, et de loin. La section "News, Views, Gossip" est un délice.<br /><a href="http://hardboiledpoker.blogspot.com/"><br /><span style="font-weight: bold;">Hard Boiled Poker</span></a> : Shamus n'arrivera à Vegas que pour le Main Event, mais il reste l'un des blogueurs les plus prolifiques et talentueux. Impossible, donc, de manquer son opinion quotidienne sur le festival.<br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-TrEa-vsd3rI/Te4Ehtnj8PI/AAAAAAAAC1A/QhaJ6eAdQm4/s1600/DSC_0221.JPG"><img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 266px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-TrEa-vsd3rI/Te4Ehtnj8PI/AAAAAAAAC1A/QhaJ6eAdQm4/s400/DSC_0221.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5615430762605310194" border="0" /></a><br /><br /><span style="font-size:130%;"><span style="font-weight: bold;">En vrac</span></span><br /><br />- La grosse affaire du Day 5 : la première table finale française de l'été. Pour la troisième fois en quatre éditions des WSOP, c'est Nicolas Levi qui a ouvert le bal, terminant en sixième place de l'épreuve de Pot-Limit Hold'em à 10,000 dollars. Je suis très content pour Nico, qui s'améliore graduellement avec les années, et a vécu douze mois splendides avec plusieurs résultats énormes dans des tournois très difficiles.<br /><br />- J'y fais allusion en début d'article : dimanche, mon blog a fêté ses 4 ans. Bonne anniversaire, <span style="font-style: italic;">Las Vegas, Off the Record</span> ! Pour fêter ça, rien de mieux que de relire l'intégralité des 300 et quelques articles postés depuis le 5 juin 2007, en commençant par <a style="font-weight: bold;" href="http://benjodimeo.blogspot.com/2007/06/prologue.html">le premier</a>. Non, je déconne. Continuez de le lire si cela vous plaît, c'est tout ce que je demande !<br /><br /><a style="font-weight: bold;" href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsop-2011-jour-6"><span style="font-style: italic;">Le Day 6 sur Winamax</span></a><br /></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-4743748971927152528?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /></div>" ["link#"]=> int(1) ["link"]=> string(55) "http://benjodimeo.blogspot.com/2011/06/boys-on-bus.html" ["author#"]=> int(1) ["author"]=> string(27) "noreply@blogger.com (Benjo)" ["http://search.yahoo.com/mrss/"]=> array(6) { ["thumbnail#"]=> int(1) ["thumbnail@"]=> string(28) "xmlns:media,url,height,width" ["thumbnail@xmlns:media"]=> string(29) "http://search.yahoo.com/mrss/" ["thumbnail@url"]=> string(94) "http://1.bp.blogspot.com/-aSfQuShAE1k/Te4Eh9dhPXI/AAAAAAAAC1I/STgu9t8OXTE/s72-c/DSC_0691-1.JPG" ["thumbnail@height"]=> string(2) "72" ["thumbnail@width"]=> string(2) "72" } ["http://purl.org/syndication/thread/1.0"]=> array(2) { ["total#"]=> int(1) ["total"]=> string(1) "8" } ["summary#"]=> int(1) ["summary"]=> string(11167) "<div style="text-align: justify;"><span style="font-style: italic;">Day 6</span><br /><br />Puisque je suis en pause aujourd'hui (enfin, plus pour longtemps, on y retourne dans quelques heures), je vais parler un peu des confrères. Je suis (pour l'instant) le seul français présent aux WSOP, et quand on y pense, les américains ne pas très nombreux, faute de budgets suffisants. Le banc de presse est pour l'instant assez vide, mais devrait se remplir tout au long du mois avec l'arrivée progressive des sites européens. Bref, si vous voulez suivre les WSOP et que le contenu proposé sur <a style="font-weight: bold;" href="http://www.winamax.fr/">Winamax</a> ne vous suffit pas, voici les sites que je vous recommande (en anglais, donc) :<br /><br /><a href="http://www.pokernews.com/"><span style="font-weight: bold;">Poker News</span></a> : Le leader mondial de l'information poker dispose une année de plus des droits de couverture exclusive des WSOP, c'est le cas depuis 2007. Un partenariat qui leur permet de déployer un arsenal humain des plus conséquents. Toutes les épreuves sont couvertes en direct, avec une équipe dédiée par épreuve pour raconter les mains, prendre des photos, compter les jetons des joueurs, écrire des compte-rendus, etc. Poker News est donc la principale source pour suivre ce qu'il se passe au Rio. Et leur travail est excellent, grâce notamment à la présence d'excellents couvreurs comme mon ami anglais Chris Hall. Ceci dit, cette année, beaucoup de mes amis qui travaillaient pour eux les années précédentes n'ont pas été invités à revenir, on les a remplacés par des petits nouveaux. Bien entendu, le contenu étant mis à la disposition de tous gratuitement, il faut bien que quelqu'un finance tout cela (et ça coute une tonne). Pour l'édition 2010, c'est PokerStars qui réglait l'addition (comme c'est le cas pour les reportages des EPT). Je crois que c'est encore le cas cette année. On peut penser que le Black Friday aura aussi des conséquences négatives sur le fonctionnement des médias poker, et je me demande si l'admirable opération mise en place par Poker News sera encore possible pour l'édition 2012 des WSOP.<br /><br /><a style="font-weight: bold;" href="http://www.wsop.com/">WSOP.com</a> : Le site officiel des WSOP reproduit mot pour mot les reportages de PokerNews, mais il mérite quand même une visite pour les compte-rendus quotidiens des finales (les finales, seulement) par leur responsable média Nolan Dalla. De véritables mines d'or. Honnêtement, si je restais à la maison et recopiais les communiqués de l'excellent Nolan, personne ne verrait la différence sur mon reportage.<br /><br /><a style="font-weight: bold;" href="http://taopoker.blogspot.com/">Tao of Poker</a>, par Pauly : Si je dois encore vous présenter le roi des bloggueurs poker, je ne puis plus rien pour vous. Pauly est l'un des seuls journalistes présents aux WSOP qui va au delà des faits pour raconter des vraies histoires, des tranches de vie qui donnent au lecteur l'impression d'être transporté dans la salle. On ne le surprendra pas à raconter un coin-flip entre As-Roi et deux Dames où à donner la hauteur du tapis d'un joueur, ce qui ne l'empêchera pas de rédiger jour après jour les meilleurs compte-rendus des épreuves, et ce depuis 2005. Si mo, blog existe, c'est un peu grâce à Pauly. Mon intention de départ quand je l'ai lancé (il y a cinq ans, jour pour jour !) était de suivre la même route que lui...<br /><br /><a style="font-weight: bold;" href="http://pokerati.com/">Pokerati</a> : Pour suivre la situation légale, se tenir au courant du fonctionnement interne de l'industrie du poker et lire quelques rumeurs, c'est sur Pokerati, le site de Dan, qu'il faut aller. Tenu par un vrai journaliste, qui a entre autre couvert des campagnes présidentielles et s'est incrusté à Cuba pour y réaliser un reportage clandestin (chose impensable pour un américain !)<br /><br /><a style="font-weight: bold;" href="http://taopokerati.blogspot.com/">Tao of Pokerati</a> : L'extension audio de Pokerati, Tao of Poker et ce blog. Dan, Pauly et moi glosons à tour de rôle à l'intérieur de l'Amazon Room au micro de notre dictaphone. J'ai vraiment un accent anglais de merde mais ça vaut le coup d'oreille.<br /><br /><a href="http://www.thepokerfarm.com/poker-blog/Jesse_may/"><span style="font-weight: bold;">Jesse May</span></a> sur ThePokerFarm : Jesse May est un peu le Saint Patron des couvreurs. L'ancien pro (qui a raconté son expérience dans un livre inoubliable, "Shut up and Deal") a couvert les WSOP en 2003 et 2004 pour un obscur site aujourd'hui disparu. A l'époque, ils n'étaient qu'une poignée à raconter ce qu'il se passait aux championnats du monde C'était l'âge d'or du coverage : pas de couverture en direct, pas de coin-flips toutes les cinq minutes, juste un article par jour, mais un article que je peux encore lire aujourd'hui avec la même fraicheur. C'est aussi grâce à Jesse May que j'ai été inspiré à couvrir des tournois de poker : je frissonne encore à la lecture de ses récits à propos des grands de l'époque. Du très très haut niveau littéraire, et c'est un bonheur que de voir Jesse faire son retour aux WSOP cette année. J'attends avec impatience son prochain article sur le site anglais ThePokerFarm.<br /><br /><a style="font-weight: bold;" href="http://www.bluffmagazine.com/">Bluff Magazine</a> : Le meilleur magazine de poker publié sur le continent Américain. C'est là que j'ai publié <a href="http://benjodimeo.blogspot.com/2009/08/hardest-working-man-in-business.html">mon portrait d'ElkY en juin 2009</a>, c'est la seule fois qu'un français avait eu l'honneur de la couverture. Une bonne adresse si vous voulez juste lire les compte-rendus des épreuves et le portrait des vainqueurs.<br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-aSfQuShAE1k/Te4Eh9dhPXI/AAAAAAAAC1I/STgu9t8OXTE/s1600/DSC_0691-1.JPG"><img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 266px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-aSfQuShAE1k/Te4Eh9dhPXI/AAAAAAAAC1I/STgu9t8OXTE/s400/DSC_0691-1.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5615430766858157426" border="0" /></a><br /><br /><a style="font-weight: bold;" href="http://wickedchopspoker.com/">Wicked Chops Poker</a> : Une autre bonne source pour des résumés quotidiens, pas mal de rumeurs et scoops en exclusivité, et des photos de belles nanas. La fameuse rubrique "Girls on the Rail" est de retour, et en fait, c'est moi qui en est responsable, cette année, avec mon confrère WhoJedi. Les mecs de WCP dont du genre cool, alors quand ils m'ont demandé un coup de main pour cette rubrique mythique, je n'ai pas pu refuser. Je passe donc une partie de mes journées en train de reluquer les nanas de l'Amazon Room comme un pervers de base. Hé, monsieur l'agent, je ne fais que mon travail !<br /><br /><a style="font-weight: bold;" href="http://risepoker.com/blog/">RISE Poker Blog</a> : RISE, c'est un nouveau site de poker en ligne à destination du marché américain. On ne peut donc pas jouer en argent réel, donc... Le modèle par abonnement mensuel est privilégié pour rester dans le cadre de la loi. Les mecs de Wicked Chops sont derrière le projet, et le site dispose d'un blog où écrivent quotidiennement Pauly et Change100. J'apporte la main à la pâte avec quelques photos.<br /><br /><a style="font-weight: bold;" href="http://www.pokerlistings.com/">PokerListings</a> : J'ai toujours pensé que les "coverages" de Listings étaient meilleurs que ceux de PokerNews... Et fut un temps où ils auraient pu définitivement prendre l'avantage en récupérant les droits de couverture exclusive des WSOP. Mais depuis, les canadiens ont revu leurs priorités en matière de budget, et c'est une équipe réduite de 4/5 personnes qui s'est pointée à Vegas. Ce qui ne les empêche pas de faire un très bon taf malgré d'évidentes limitations en matière de contenu.<br /><br /><a style="font-weight: bold;" href="http://espn.go.com/poker/">ESPN Poker</a> : L'institution sportive américaine diffuse les WSOP depuis 2003 et dispose de sa rubrique poker (vous imaginez la même chose en France dans l'Equipe ?). Les articles d'Andrew Feldman et Gary Wise sont un must.<br /><br /><a style="font-weight: bold;" href="http://www.quadjacks.com/">Quads Jacks Radio</a> : comme son nom l'indique, une émission radiophonique qui tourne de manière régulière. On y voit défiler pas mal de monde, depuis le lampiste de l'industrie jusqu'à la star du poker. Énormément de rumeurs non vérifiées sont relayées.<br /><br /><a style="font-weight: bold;" href="http://forumserver.twoplustwo.com/">Forums Two Plus Two</a> : La meilleure adresse pour prendre le pouls de la communauté, amateurs et pros mélangés. Le plus gros forum de poker du monde, et de loin. La section "News, Views, Gossip" est un délice.<br /><a href="http://hardboiledpoker.blogspot.com/"><br /><span style="font-weight: bold;">Hard Boiled Poker</span></a> : Shamus n'arrivera à Vegas que pour le Main Event, mais il reste l'un des blogueurs les plus prolifiques et talentueux. Impossible, donc, de manquer son opinion quotidienne sur le festival.<br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-TrEa-vsd3rI/Te4Ehtnj8PI/AAAAAAAAC1A/QhaJ6eAdQm4/s1600/DSC_0221.JPG"><img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 266px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-TrEa-vsd3rI/Te4Ehtnj8PI/AAAAAAAAC1A/QhaJ6eAdQm4/s400/DSC_0221.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5615430762605310194" border="0" /></a><br /><br /><span style="font-size:130%;"><span style="font-weight: bold;">En vrac</span></span><br /><br />- La grosse affaire du Day 5 : la première table finale française de l'été. Pour la troisième fois en quatre éditions des WSOP, c'est Nicolas Levi qui a ouvert le bal, terminant en sixième place de l'épreuve de Pot-Limit Hold'em à 10,000 dollars. Je suis très content pour Nico, qui s'améliore graduellement avec les années, et a vécu douze mois splendides avec plusieurs résultats énormes dans des tournois très difficiles.<br /><br />- J'y fais allusion en début d'article : dimanche, mon blog a fêté ses 4 ans. Bonne anniversaire, <span style="font-style: italic;">Las Vegas, Off the Record</span> ! Pour fêter ça, rien de mieux que de relire l'intégralité des 300 et quelques articles postés depuis le 5 juin 2007, en commençant par <a style="font-weight: bold;" href="http://benjodimeo.blogspot.com/2007/06/prologue.html">le premier</a>. Non, je déconne. 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Je dois avouer que j'ai un peu du mal à me faire idée sur l'effet qu'a eu le Black Friday du 15 avril dernier sur le plus gros festival de poker du monde. C'est peut-être encore trop tôt. D'un côté, l'affluence à la plupart des tournois est en hausse, ou en légère stagnation. Aucune baisse drastique constatée sur les huit premières épreuves. C'est bon signe, non ? Pas forcément. Pour continuer avec mon thème favori du moment ("Il est trop tôt pour tirer des conclusion, on est encore en plein dedans, etc, etc") je pense que les vrais effets de la mort du poker en ligne en argent réel aux USA ne se feront pas sentir tout de suite.<br /></div><div style="text-align: justify;"><br />Deux de mes confrères et amis bénéficiant d'un peu plus de plomb dans la tête et de temps libre pour prendre de la hauteur ont publié des tribunes plutôt négatives sur cette première semaine des WSOP...<br /><br />- Pour Katkin ("<a style="font-weight: bold;" href="http://pokerati.com/2011/06/05/off-to-a-slow-start/#disqus_thread">Off to a Slow Start</a>", chez Pokerati), les couloirs du Rio manquent de l'excitation des années précédentes. "Les chiffres sont bons, mais personne ne semble réellement s'amuser", dit-il. L'organisation est sans faille, le staff est aux petits soins, mais rien à faire, quelque chose semble manquer.<br /><br />- Plus intéressant encore, l'avis de Change100 ("<a style="font-weight: bold;" href="http://taopoker.blogspot.com/2011/06/2011-wsop-day-5-apocalypse-now-guest.html">Apocalyspe Now</a>", chez Tao of Poker). Change100 a passé du temps dans les salles de poker du Rio et du Venetian ces derniers jours, jouant des satellites à une table et des cash-games aux petites tables. "Toute la chance du monde ne pourra pas sauver l'économie mondiale, et ici à Las Vegas, cet été pourrait bien être celui de la fin du monde pour une grande majorité de la communauté du poker." Change décrit des salles de poker remplies à craquer de joueurs d'un type bien défini : casques sur la tête, sweats à capuche, air sérieux. Où sont les touristes ? Où sont les joueurs en quête de bon temps, plutôt que d'un salaire ? "Pour nombre de pros Internet américains, c'est l'heure du quitte ou double", poursuit t-elle. "Un gros résultat, et tu pourras survivre une année de plus. Une feuille de résultats vierge et ce sera la fin." Elle conclut en citant un confrère : "Les chiffres sont en hausse, mais c'est parce que personne ne s'est encore <span style="font-style: italic;">broke</span>."<br /><br />Je ne sais pas trop quoi penser de tout cela. Les premiers WSOP d'après le Black Friday viennent de commencer. Aux Etats-Unis, on ne peut plus jouer au poker en ligne pour de l'argent. On ne peut plus gagner sa vie depuis chez soi, confortablement installé dans le canapé. Retour à l'âge de pierre, celui des casinos. Difficile d'estimer combien de millions de dollars ont disparu de l'économie du poker depuis que la justice américaine a décidé de s'attaquer à Full Tilt Poker, Poker Stars et Ultimate Bet, entre les bankrolls bloquées et les budgets marketing et sponsoring, qui représentaient un joli paquet d'argent.<br /><br />Pour nombre de pros américains, le sponsoring représentait une béquille précieuse, un moyen de tenir sans forcément être un joueur de poker hors-normes. Des dizaines et dizaines bénéficiaient d'arrangements enviables : un salaire horaire pour jouer sur le site, un <span style="font-style: italic;">rakeback </span>de 100%, et des bonus en cash lorsqu'ils participaient à des tables finales télévisées. Dans ce contexte, quelques places payées chaque été leur suffisaient à se maintenir à flot, et entretenir un style de vie rendant la vie de pro plus amusante que celle de salarié dans n'importe quelle boîte. Mais tout cela, s'est terminé, et je me demande si on ne va pas passer les prochains mois à dénombre les nouveaux chômeurs du poker. C'est que maintenant, sans le sponsor faisant office d'assistante sociale, il faut vraiment gagner. Il faut sortir son propre argent de la poche, ou trouver un investisseur privé, et ces gens-là n'ont pas pour habitude de faire œuvre de charité en misant sur des canassons pas rentables. Les vrais pros, ceux qui n'ont pas besoin de sponsor pour vivre, vont s'en aller à l'étranger (Canada, principalement) pour continuer leur vie pépère. Mais beaucoup ont conscience que leurs jours sur le circuit sont comptés.<br /><br />Nous n'en sommes qu'au début des WSOP. Il reste encore plus de 40 jours. Probable que d'ici le 21 juillet, on en aura déjà vu quelques uns tomber, réévaluer leurs ambitions, ou tout simplement quitter le milieu. Et dans un an, lors de l'édition 2012 du festival, surement qu'un tri considérable aura été effectué parmi les rangs des professionnels du poker.<br /><br /></div><span style="font-size:130%;"><span style="font-weight: bold;">En vrac</span></span><br /><br /><div style="text-align: justify;">- Ah, enfin, une journée pas trop chargée. Tout est relatif, mais j'ai moins bossé samedi, il était temps. La première boucherie de l'été (c'est comme ça que j'appelle les tournois à 1,000 ou 1,500$ avec plusieurs milliers de joueurs) a débuté, et je n'ai pas l'intention de les suivre avant qu'il ne reste plus que, disons une centaine de joueurs, et encore. Il y avait la fin de l'épreuve de Omaha High-Low, qui s'est terminée par la victoire d'Eugene Katchalov, un excellent pro qui squattait déja les premières places des classements du genre "Joueur de l'année" avant le début des WSOP.<br /><br />- J'ai suivi avec plaisir la suite des progrès de Jonathan Durand et Marc Delimal dans le 5,000$ No-Limit : tous deux se sont hélas arrêtés avant la table finale, aux alentours de la vingtième place. Jonathan, a gagné aux alentours de 27,000$, une somme qui ne fera pas sauter de joie la plupart des pros, mais lui est un amateur complet, et le voir presque sauter de joie en apprenant combien il allait ramener en France faisait plaisir à voir.<br /><br />- Dans la très difficile épreuve de Pot-Limit Hold'em à 10,000$, Nicolas Levi s'est hissé parmi les 27 derniers joueurs (et vous savez probablement déjà ce qu'il s'est passé le lendemain, je tape cet article avec un peu de retard), tandis que Gabriel Nassif enregistrait sa première place payée de l'été.<br /><br /></div><div style="text-align: justify;">- Je me suis encore barré du Rio à l'aube, mais j'avais la pêche. Merci Antony Lellouche pour l'invitation à dîner qui m'a permis de terminer la journée avec le sourire. Antony m'avait confié à son restaurant favori, l'un des meilleurs de Vegas : l'Atelier de Joël Robuchon, au MGM. Un restaurant gastronomique cher, mais où on ne se fait pas arnaquer, tant l'expérience est un bonheur pour les papilles. La plupart des couverts du restaurant sont installés le long d'un bar faisant face à la cuisine : tous les plats sont méticuleusement préparés devant nos yeux. Il y en a des dizaines dans le menu de dégustation, et certains fanas n'hésitent pas à commander tout ce qu'il y a au menu. Pour mes vieux jours, j'ai documenté l'expérience avec mon Blackberry :<br /></div><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-gjG0OBOjN8E/TeyxOi1HvfI/AAAAAAAAC0Y/LCc8pu6PPPQ/s1600/IMG00618-20110604-2147.jpg"><img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-gjG0OBOjN8E/TeyxOi1HvfI/AAAAAAAAC0Y/LCc8pu6PPPQ/s400/IMG00618-20110604-2147.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5615057698850061810" border="0" /></a><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-AyqcCNhwg74/TeyxO8oNgzI/AAAAAAAAC0g/MBjfuaTZqL4/s1600/IMG00619-20110604-2207.jpg"><br /></a><br /><div style="text-align: justify;">Première entrée, dans le menu de dégustation : la daurade, plongée dans une sauce tomate avec des olives et des trucs croustillants que je n'ai pas réussi à identifier. J'ai aussi goûté les huitres chaudes avec du beurre et des herbes, je n'avais jamais mangé d'huitres de ma vie. "Moi aussi, qu'il m'a dit, avant que Cyril le Frenchman ne me force à gouter un soir ici." Je me suis executé, et c'était bien bon, ma foi.<br /></div><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-AyqcCNhwg74/TeyxO8oNgzI/AAAAAAAAC0g/MBjfuaTZqL4/s1600/IMG00619-20110604-2207.jpg"><br /><img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-AyqcCNhwg74/TeyxO8oNgzI/AAAAAAAAC0g/MBjfuaTZqL4/s400/IMG00619-20110604-2207.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5615057705775235890" border="0" /></a><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-gjG0OBOjN8E/TeyxOi1HvfI/AAAAAAAAC0Y/LCc8pu6PPPQ/s1600/IMG00618-20110604-2147.jpg"><br /></a><br /><div style="text-align: justify;">Deuxième entrée, la caille. J'ai foiré la photo, j'avais déja touché au plat. Il y avait du fois gras à l'intérieur, et de la purée à côté.<br /></div><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-gjG0OBOjN8E/TeyxOi1HvfI/AAAAAAAAC0Y/LCc8pu6PPPQ/s1600/IMG00618-20110604-2147.jpg"><br /></a><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/--fhZhHmpVs4/TeyxPZ8VK6I/AAAAAAAAC0o/V5_7rlRoA7k/s1600/IMG00620-20110604-2223.jpg"><img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://1.bp.blogspot.com/--fhZhHmpVs4/TeyxPZ8VK6I/AAAAAAAAC0o/V5_7rlRoA7k/s400/IMG00620-20110604-2223.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5615057713644252066" border="0" /><br /></a><br />Plat principal : l'onglet à l’échalote, là aussi avec sa purée. Un délice.<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/--fhZhHmpVs4/TeyxPZ8VK6I/AAAAAAAAC0o/V5_7rlRoA7k/s1600/IMG00620-20110604-2223.jpg"><br /><br /></a><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-U1oKPi8DRcE/TeyxP_58UBI/AAAAAAAAC0w/5a7qpQZUql4/s1600/IMG00621-20110604-2242.jpg"><img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-U1oKPi8DRcE/TeyxP_58UBI/AAAAAAAAC0w/5a7qpQZUql4/s400/IMG00621-20110604-2242.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5615057723834781714" border="0" /></a><br /><br /><div style="text-align: justify;">Pour le dessert, je n'ai pas eu le droit de choisir, Antony a directement commandé la Framboise. Le serveur apporte le machin, et m'explique que la boule est faite de chocolat blanc. Puis il verse un liquide dessus, et la boule s'ouvre pour révéler la glace à l'intérieur, j'étais comme un gamin :<br /></div><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-hYCryhdBVy0/TeyxQBF9-vI/AAAAAAAAC04/3b5j1MwpFkI/s1600/IMG00622-20110604-2244.jpg"><img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-hYCryhdBVy0/TeyxQBF9-vI/AAAAAAAAC04/3b5j1MwpFkI/s400/IMG00622-20110604-2244.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5615057724153658098" border="0" /><br /><br /></a><div style="text-align: justify;">Pour le digestif, Anto a demandé du rhum, un peu par hasard, et le maître des lieux nous a épatés en apportant une jarre de Rhum Impérial de l'Armée Britannique. Il n'y en a plus que quelques centaines de bouteilles dans le monde, le prix court autour de 5,000/6,000$ la barrique. J'ai bu une gorgée, les vapeurs d'alcool me remontaient par la gorge. Les tuyaux étaient nettoyés. Antony connaissait bien tout le personnel, qui est en partie français, et avant de partir, il a fait savoir qu'il reviendrait dès le lendemain. J'ai promis de lui rendre la pareille en l'invitant au In-N-Out, mon resto gastronomique à moi.<br /><a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsop-2011-jour-5"><br /><span style="font-weight: bold; font-style: italic;">Le Day 5 sur Winamax</span></a><br /></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-8702819483429522558?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /></div>" ["link#"]=> int(1) ["link"]=> string(64) "http://benjodimeo.blogspot.com/2011/06/le-chateau-de-cartes.html" ["author#"]=> int(1) ["author"]=> string(27) "noreply@blogger.com (Benjo)" ["http://search.yahoo.com/mrss/"]=> array(6) { ["thumbnail#"]=> int(1) ["thumbnail@"]=> string(28) "xmlns:media,url,height,width" ["thumbnail@xmlns:media"]=> string(29) "http://search.yahoo.com/mrss/" ["thumbnail@url"]=> string(106) "http://4.bp.blogspot.com/-gjG0OBOjN8E/TeyxOi1HvfI/AAAAAAAAC0Y/LCc8pu6PPPQ/s72-c/IMG00618-20110604-2147.jpg" ["thumbnail@height"]=> string(2) "72" ["thumbnail@width"]=> string(2) "72" } ["http://purl.org/syndication/thread/1.0"]=> array(2) { ["total#"]=> int(1) ["total"]=> string(1) "6" } ["summary#"]=> int(1) ["summary"]=> string(12695) "<span style="font-style: italic;">Day 5</span><br /><br /><div style="text-align: justify;">Cinq jours ont passé aux WSOP, et il est peut-être de temps de s'éloigner des coups de cartes, des finales et des vainqueurs, dé-zoomer pour parler un peu de l'ambiance globale. Je dois avouer que j'ai un peu du mal à me faire idée sur l'effet qu'a eu le Black Friday du 15 avril dernier sur le plus gros festival de poker du monde. C'est peut-être encore trop tôt. D'un côté, l'affluence à la plupart des tournois est en hausse, ou en légère stagnation. Aucune baisse drastique constatée sur les huit premières épreuves. C'est bon signe, non ? Pas forcément. Pour continuer avec mon thème favori du moment ("Il est trop tôt pour tirer des conclusion, on est encore en plein dedans, etc, etc") je pense que les vrais effets de la mort du poker en ligne en argent réel aux USA ne se feront pas sentir tout de suite.<br /></div><div style="text-align: justify;"><br />Deux de mes confrères et amis bénéficiant d'un peu plus de plomb dans la tête et de temps libre pour prendre de la hauteur ont publié des tribunes plutôt négatives sur cette première semaine des WSOP...<br /><br />- Pour Katkin ("<a style="font-weight: bold;" href="http://pokerati.com/2011/06/05/off-to-a-slow-start/#disqus_thread">Off to a Slow Start</a>", chez Pokerati), les couloirs du Rio manquent de l'excitation des années précédentes. "Les chiffres sont bons, mais personne ne semble réellement s'amuser", dit-il. L'organisation est sans faille, le staff est aux petits soins, mais rien à faire, quelque chose semble manquer.<br /><br />- Plus intéressant encore, l'avis de Change100 ("<a style="font-weight: bold;" href="http://taopoker.blogspot.com/2011/06/2011-wsop-day-5-apocalypse-now-guest.html">Apocalyspe Now</a>", chez Tao of Poker). Change100 a passé du temps dans les salles de poker du Rio et du Venetian ces derniers jours, jouant des satellites à une table et des cash-games aux petites tables. "Toute la chance du monde ne pourra pas sauver l'économie mondiale, et ici à Las Vegas, cet été pourrait bien être celui de la fin du monde pour une grande majorité de la communauté du poker." Change décrit des salles de poker remplies à craquer de joueurs d'un type bien défini : casques sur la tête, sweats à capuche, air sérieux. Où sont les touristes ? Où sont les joueurs en quête de bon temps, plutôt que d'un salaire ? "Pour nombre de pros Internet américains, c'est l'heure du quitte ou double", poursuit t-elle. "Un gros résultat, et tu pourras survivre une année de plus. Une feuille de résultats vierge et ce sera la fin." Elle conclut en citant un confrère : "Les chiffres sont en hausse, mais c'est parce que personne ne s'est encore <span style="font-style: italic;">broke</span>."<br /><br />Je ne sais pas trop quoi penser de tout cela. Les premiers WSOP d'après le Black Friday viennent de commencer. Aux Etats-Unis, on ne peut plus jouer au poker en ligne pour de l'argent. On ne peut plus gagner sa vie depuis chez soi, confortablement installé dans le canapé. Retour à l'âge de pierre, celui des casinos. Difficile d'estimer combien de millions de dollars ont disparu de l'économie du poker depuis que la justice américaine a décidé de s'attaquer à Full Tilt Poker, Poker Stars et Ultimate Bet, entre les bankrolls bloquées et les budgets marketing et sponsoring, qui représentaient un joli paquet d'argent.<br /><br />Pour nombre de pros américains, le sponsoring représentait une béquille précieuse, un moyen de tenir sans forcément être un joueur de poker hors-normes. Des dizaines et dizaines bénéficiaient d'arrangements enviables : un salaire horaire pour jouer sur le site, un <span style="font-style: italic;">rakeback </span>de 100%, et des bonus en cash lorsqu'ils participaient à des tables finales télévisées. Dans ce contexte, quelques places payées chaque été leur suffisaient à se maintenir à flot, et entretenir un style de vie rendant la vie de pro plus amusante que celle de salarié dans n'importe quelle boîte. Mais tout cela, s'est terminé, et je me demande si on ne va pas passer les prochains mois à dénombre les nouveaux chômeurs du poker. C'est que maintenant, sans le sponsor faisant office d'assistante sociale, il faut vraiment gagner. Il faut sortir son propre argent de la poche, ou trouver un investisseur privé, et ces gens-là n'ont pas pour habitude de faire œuvre de charité en misant sur des canassons pas rentables. Les vrais pros, ceux qui n'ont pas besoin de sponsor pour vivre, vont s'en aller à l'étranger (Canada, principalement) pour continuer leur vie pépère. Mais beaucoup ont conscience que leurs jours sur le circuit sont comptés.<br /><br />Nous n'en sommes qu'au début des WSOP. Il reste encore plus de 40 jours. Probable que d'ici le 21 juillet, on en aura déjà vu quelques uns tomber, réévaluer leurs ambitions, ou tout simplement quitter le milieu. Et dans un an, lors de l'édition 2012 du festival, surement qu'un tri considérable aura été effectué parmi les rangs des professionnels du poker.<br /><br /></div><span style="font-size:130%;"><span style="font-weight: bold;">En vrac</span></span><br /><br /><div style="text-align: justify;">- Ah, enfin, une journée pas trop chargée. Tout est relatif, mais j'ai moins bossé samedi, il était temps. La première boucherie de l'été (c'est comme ça que j'appelle les tournois à 1,000 ou 1,500$ avec plusieurs milliers de joueurs) a débuté, et je n'ai pas l'intention de les suivre avant qu'il ne reste plus que, disons une centaine de joueurs, et encore. Il y avait la fin de l'épreuve de Omaha High-Low, qui s'est terminée par la victoire d'Eugene Katchalov, un excellent pro qui squattait déja les premières places des classements du genre "Joueur de l'année" avant le début des WSOP.<br /><br />- J'ai suivi avec plaisir la suite des progrès de Jonathan Durand et Marc Delimal dans le 5,000$ No-Limit : tous deux se sont hélas arrêtés avant la table finale, aux alentours de la vingtième place. Jonathan, a gagné aux alentours de 27,000$, une somme qui ne fera pas sauter de joie la plupart des pros, mais lui est un amateur complet, et le voir presque sauter de joie en apprenant combien il allait ramener en France faisait plaisir à voir.<br /><br />- Dans la très difficile épreuve de Pot-Limit Hold'em à 10,000$, Nicolas Levi s'est hissé parmi les 27 derniers joueurs (et vous savez probablement déjà ce qu'il s'est passé le lendemain, je tape cet article avec un peu de retard), tandis que Gabriel Nassif enregistrait sa première place payée de l'été.<br /><br /></div><div style="text-align: justify;">- Je me suis encore barré du Rio à l'aube, mais j'avais la pêche. Merci Antony Lellouche pour l'invitation à dîner qui m'a permis de terminer la journée avec le sourire. Antony m'avait confié à son restaurant favori, l'un des meilleurs de Vegas : l'Atelier de Joël Robuchon, au MGM. Un restaurant gastronomique cher, mais où on ne se fait pas arnaquer, tant l'expérience est un bonheur pour les papilles. La plupart des couverts du restaurant sont installés le long d'un bar faisant face à la cuisine : tous les plats sont méticuleusement préparés devant nos yeux. Il y en a des dizaines dans le menu de dégustation, et certains fanas n'hésitent pas à commander tout ce qu'il y a au menu. Pour mes vieux jours, j'ai documenté l'expérience avec mon Blackberry :<br /></div><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-gjG0OBOjN8E/TeyxOi1HvfI/AAAAAAAAC0Y/LCc8pu6PPPQ/s1600/IMG00618-20110604-2147.jpg"><img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-gjG0OBOjN8E/TeyxOi1HvfI/AAAAAAAAC0Y/LCc8pu6PPPQ/s400/IMG00618-20110604-2147.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5615057698850061810" border="0" /></a><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-AyqcCNhwg74/TeyxO8oNgzI/AAAAAAAAC0g/MBjfuaTZqL4/s1600/IMG00619-20110604-2207.jpg"><br /></a><br /><div style="text-align: justify;">Première entrée, dans le menu de dégustation : la daurade, plongée dans une sauce tomate avec des olives et des trucs croustillants que je n'ai pas réussi à identifier. J'ai aussi goûté les huitres chaudes avec du beurre et des herbes, je n'avais jamais mangé d'huitres de ma vie. "Moi aussi, qu'il m'a dit, avant que Cyril le Frenchman ne me force à gouter un soir ici." Je me suis executé, et c'était bien bon, ma foi.<br /></div><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-AyqcCNhwg74/TeyxO8oNgzI/AAAAAAAAC0g/MBjfuaTZqL4/s1600/IMG00619-20110604-2207.jpg"><br /><img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-AyqcCNhwg74/TeyxO8oNgzI/AAAAAAAAC0g/MBjfuaTZqL4/s400/IMG00619-20110604-2207.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5615057705775235890" border="0" /></a><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-gjG0OBOjN8E/TeyxOi1HvfI/AAAAAAAAC0Y/LCc8pu6PPPQ/s1600/IMG00618-20110604-2147.jpg"><br /></a><br /><div style="text-align: justify;">Deuxième entrée, la caille. J'ai foiré la photo, j'avais déja touché au plat. Il y avait du fois gras à l'intérieur, et de la purée à côté.<br /></div><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-gjG0OBOjN8E/TeyxOi1HvfI/AAAAAAAAC0Y/LCc8pu6PPPQ/s1600/IMG00618-20110604-2147.jpg"><br /></a><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/--fhZhHmpVs4/TeyxPZ8VK6I/AAAAAAAAC0o/V5_7rlRoA7k/s1600/IMG00620-20110604-2223.jpg"><img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://1.bp.blogspot.com/--fhZhHmpVs4/TeyxPZ8VK6I/AAAAAAAAC0o/V5_7rlRoA7k/s400/IMG00620-20110604-2223.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5615057713644252066" border="0" /><br /></a><br />Plat principal : l'onglet à l’échalote, là aussi avec sa purée. Un délice.<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/--fhZhHmpVs4/TeyxPZ8VK6I/AAAAAAAAC0o/V5_7rlRoA7k/s1600/IMG00620-20110604-2223.jpg"><br /><br /></a><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-U1oKPi8DRcE/TeyxP_58UBI/AAAAAAAAC0w/5a7qpQZUql4/s1600/IMG00621-20110604-2242.jpg"><img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-U1oKPi8DRcE/TeyxP_58UBI/AAAAAAAAC0w/5a7qpQZUql4/s400/IMG00621-20110604-2242.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5615057723834781714" border="0" /></a><br /><br /><div style="text-align: justify;">Pour le dessert, je n'ai pas eu le droit de choisir, Antony a directement commandé la Framboise. Le serveur apporte le machin, et m'explique que la boule est faite de chocolat blanc. Puis il verse un liquide dessus, et la boule s'ouvre pour révéler la glace à l'intérieur, j'étais comme un gamin :<br /></div><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-hYCryhdBVy0/TeyxQBF9-vI/AAAAAAAAC04/3b5j1MwpFkI/s1600/IMG00622-20110604-2244.jpg"><img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-hYCryhdBVy0/TeyxQBF9-vI/AAAAAAAAC04/3b5j1MwpFkI/s400/IMG00622-20110604-2244.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5615057724153658098" border="0" /><br /><br /></a><div style="text-align: justify;">Pour le digestif, Anto a demandé du rhum, un peu par hasard, et le maître des lieux nous a épatés en apportant une jarre de Rhum Impérial de l'Armée Britannique. Il n'y en a plus que quelques centaines de bouteilles dans le monde, le prix court autour de 5,000/6,000$ la barrique. J'ai bu une gorgée, les vapeurs d'alcool me remontaient par la gorge. Les tuyaux étaient nettoyés. Antony connaissait bien tout le personnel, qui est en partie français, et avant de partir, il a fait savoir qu'il reviendrait dès le lendemain. J'ai promis de lui rendre la pareille en l'invitant au In-N-Out, mon resto gastronomique à moi.<br /><a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsop-2011-jour-5"><br /><span style="font-weight: bold; font-style: italic;">Le Day 5 sur Winamax</span></a><br /></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-8702819483429522558?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /></div>" ["date_timestamp"]=> int(1307311140) } [7]=> array(20) { ["guid#"]=> int(1) ["guid@"]=> string(11) "ispermalink" ["guid@ispermalink"]=> string(5) "false" ["guid"]=> string(58) "tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-5138954128518649898" ["pubdate#"]=> int(1) ["pubdate"]=> string(31) "Sat, 04 Jun 2011 11:33:00 +0000" ["atom"]=> array(2) { ["updated#"]=> int(1) ["updated"]=> string(29) "2011-06-06T13:15:06.410+02:00" } ["title#"]=> int(1) ["title"]=> string(22) "Les hooligans du poker" ["description#"]=> int(1) ["description"]=> string(7705) "<span style="font-style: italic;">Day 4</span><br /><br /><div style="text-align: justify;">Le genre de journée où il faudrait une équipe de cinq ou six pour véritablement rendre compte de ce qu'il se passe. Sur le podium ESPN, un jeune anglais accomplit un exploit rare sous les cris féroces d'une armée de ses compatriotes. Non loin, dans un tournoi de No Limit, deux français, un amateur et un pro, ouvrent le bal des résultats tricolores. Et dans la Pavilion Room, un casting de rêve pour débuter une épreuve à 10,000 dollars.<br /><br />L'ambiance dans l'Amazon Room était juste extraordinaire. Une finale, sur place, c'est généralement chiant à regarder. C'est long, on ne voit pas grand chose, et surtout pas les cartes des joueurs, on est assis loin, bref, mieux vaut lire un bon compte-rendu que de s'endormir sur les gradins. Mais quand un ou plusieurs des finalistes disposent de leur propre groupe de supporters, c'est autre chose.<br /><br />C'était le cas avec la fin du tournoi de tête à tête à 25,000 dollars. Plus que les autres nations, les pros anglais forment un groupe soudé, et c'est comme un seul hommes qu'il assistent aux tables finales des leurs. Ainsi, Jake Cody était soutenu par une bonne cinquantaine de britanniques dont le taux d'alcoolémie ainsi que le volume de décibels est allé croissant au fur et à mesure de la journée.<br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-yis1SLN6NhA/Tet1AURGvkI/AAAAAAAAC0Q/HnRbHYEKJ-E/s1600/DSC_0866.JPG"><img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 274px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-yis1SLN6NhA/Tet1AURGvkI/AAAAAAAAC0Q/HnRbHYEKJ-E/s400/DSC_0866.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5614710008748359234" border="0" /></a><br /><br />L'histoire retiendra que Jake Cody est devenu vendredi le troisième membre d'un club très fermé - les triples vainqueurs EPT, WPT et WSOP. Moi, ainsi que tous les gens présents dans l'Amazon, retiendront surtout le bruit, digne d'un stade de football.<br /><br />Les anglais avaient d'ailleurs commencé comme ça leur soutien à Cody - par des chants issus des stades. Puis, quand les américains soutenant Yevgenyi Timoshenko (né en Ukraine mais passeport US) se sont réveillés et ont commencé à gueuler "Pas de Coupe du Monde, pas de bracelet", les britons ont aussitôt répondu en chantant "On a cashout de Full Tilt, nous !". Voilà de quoi mettre en tilt une nation entière.<br /><br />A partir de là, les vannes étaient ouvertes. On a eu droit à "Gus Hansen en prison, Gus Hansen en prison" tandis que le Hansen en question était en train d'essayer de se concentrer pour gagner son match, et "Si tu peux jouer au poker en ligne tapes dans tes mains". Les américains ont essayé de répliquer par des "VPN ! VPN ! VPN !", mais le coeur n'y était pas vraiment.<br /><br />Et puis il y eu tout un tas d'autres moments marrants, comme lorsqu'ils pointaient du doigt des personnes au hasard : "Elle a pas bu ! Elle a pas bu !" où quand ils ont repéré dans les gradins Norman et Lon, les deux commentateurs d'ESPN. Nouveau chant : "Hé ! Y'a Norman et Lon ! Hé ! Y'a Norman et Lon !" Jake Effel a été obligé d'intervenir : "Les gars, je veux que vous chantiez quand votre pote gagne un pot, mais pas quand vous remarquez que Norman et Lon sont là !"<br /><br />Vers la fin de la partie, je me suis faufilé au milieu des gradins anglais. Ça puait la bière et le sol collait. Toutes les dix minutes, quelqu'un se pointait avec un nouveau pack de bière, et j'ai même aperçu un mini-fût rouler sous les chaises, laissé pour vide. La sécurité à du intervenir à de nombreuses reprises, et un technicien a du courir pour empêcher que le mur d'enceinte séparant le public de la table ne s'effondrent : les anglais poussaient comme au Parc des Princes. Le poker a la télé, une fois qu'on a regardé trois tournois, ça n'a plus aucun intérêt, mais pour le coup, le montage final devrait être plutôt amusant. Je regrette la sobriété de l'ancien plateau ESPN, mais il faut avouer que celui monté cette année se prête bien à de belles ambiances comme celles-ci. A quand la même chose avec un joueur français ?<br /></div><br /><div style="text-align: justify;">Dans le tournoi de No-Limit à 5,000$, deux français que je ne connaissais pas ont suivi un parcours similaire, bien qu'ayant des profils différent. Marc Delimal est un pro des grosses tables d'Internet, tandis que Jonathan Durand est un amateur complet, qualifié sur Winamax via un championnat organisé par son club local, Alsace Poker. Tous deux ont signé les premières places payées françaises de l'été.<br /><br />Avec ces deux tournois, que j'ai observé durant de longues heures, j'ai complètement négligé la première journée du Pot-Limit Hold'em. Dommage car on pouvait reconnaître presque tous les joueurs à toutes les tables. Pas étonnant pour un tournoi à 10,000$ rassemblant seulement 250 joueurs.<br /><br />J'ai quitté le Rio à cinq heures du mat. J'aime bien l'ambiance dans l'Amazon Room après que tout le monde soit parti, sauf les quelques derniers journaleux essayant de boucler leurs papiers avant l'aube. Il y a toujours un grain de folie dans l'air à cette heure ci. C'est le moment où on peut entendre des trucs comme "Il est deux heures trente du mat. Je devrais être en train de me masturber, pas de travailler."<br /><br />Sinon...<span style="font-weight: bold;"> </span>Vous le savez peut-être, le vénérable casino Sahara a fermé ses portes il y a quelques mois. L'un des derniers vestiges du Vegas d'avant, celui de Frank Sinatra, des mafieux du film Casino, et des joueurs de poker comme Johnny Moss et Doyle Brunson. Comme souvent lorsqu'un établissement de jeu ferme boutique, tout son mobilier va être mis en vente, depuis les lits des chambres d'hôtel jusqu'aux énormes fours des cuisines, en passant par les tables de jeu, chaises, décorations diverses et même le gros néon posté dehors. Tout doit disparaître ! La vente sera publique, elle aura lieu dans une dizaine de jours. Avec Pauly, Jesse May et d'autres confrères, on a décidé d'y aller, histoire de choper un souvenir unique. Il n'y avait qu'un seul Sahara et il n'y en aura jamais d'autres. Avec Remko, mon pote de PokerNews Hollande, on s'est pris à rêver de posséder une vraie machine à sous des années soixante. On a déjà regardé les tarifs pour l'expédier en Europe par cargo. Ouais, il se peut que je craque !<br /><br /><span style="font-weight: bold;"></span><a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsop-2011-jour-4"><span style="font-weight: bold; font-style: italic;">Le Day 4 sur Winamax </span></a><br /><br /></div><span style="font-weight: bold;">La cagoule de l'été</span><br /><br />- Non, rien de spécial, mais j'ai mangé mon deuxième In-N-Out des WSOP, et ça compte aussi dans la rubrique "cagoule". Sinon, je n'ai pas joué depuis le début des épreuves, donc le total reste le même : moins 73$.<br /><br /><img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 287px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-s_aKhQCJYAI/Tet1AFGIjvI/AAAAAAAAC0I/RFHZHbaSMnU/s400/DSC_0957.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5614710004675809010" border="0" /><br /><br /><span style="font-style: italic;">Nicolas Levi tombant par hasard sur la retransmission des WSOP-Europe, où l'un des finalistes n'était autre que Nicolas Levi</span><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-5138954128518649898?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /></div>" ["link#"]=> int(1) ["link"]=> string(66) "http://benjodimeo.blogspot.com/2011/06/les-hooligans-du-poker.html" ["author#"]=> int(1) ["author"]=> string(27) "noreply@blogger.com (Benjo)" ["http://search.yahoo.com/mrss/"]=> array(6) { ["thumbnail#"]=> int(1) ["thumbnail@"]=> string(28) "xmlns:media,url,height,width" ["thumbnail@xmlns:media"]=> string(29) "http://search.yahoo.com/mrss/" ["thumbnail@url"]=> string(92) "http://1.bp.blogspot.com/-yis1SLN6NhA/Tet1AURGvkI/AAAAAAAAC0Q/HnRbHYEKJ-E/s72-c/DSC_0866.JPG" ["thumbnail@height"]=> string(2) "72" ["thumbnail@width"]=> string(2) "72" } ["http://purl.org/syndication/thread/1.0"]=> array(2) { ["total#"]=> int(1) ["total"]=> string(1) "1" } ["summary#"]=> int(1) ["summary"]=> string(7705) "<span style="font-style: italic;">Day 4</span><br /><br /><div style="text-align: justify;">Le genre de journée où il faudrait une équipe de cinq ou six pour véritablement rendre compte de ce qu'il se passe. Sur le podium ESPN, un jeune anglais accomplit un exploit rare sous les cris féroces d'une armée de ses compatriotes. Non loin, dans un tournoi de No Limit, deux français, un amateur et un pro, ouvrent le bal des résultats tricolores. Et dans la Pavilion Room, un casting de rêve pour débuter une épreuve à 10,000 dollars.<br /><br />L'ambiance dans l'Amazon Room était juste extraordinaire. Une finale, sur place, c'est généralement chiant à regarder. C'est long, on ne voit pas grand chose, et surtout pas les cartes des joueurs, on est assis loin, bref, mieux vaut lire un bon compte-rendu que de s'endormir sur les gradins. Mais quand un ou plusieurs des finalistes disposent de leur propre groupe de supporters, c'est autre chose.<br /><br />C'était le cas avec la fin du tournoi de tête à tête à 25,000 dollars. Plus que les autres nations, les pros anglais forment un groupe soudé, et c'est comme un seul hommes qu'il assistent aux tables finales des leurs. Ainsi, Jake Cody était soutenu par une bonne cinquantaine de britanniques dont le taux d'alcoolémie ainsi que le volume de décibels est allé croissant au fur et à mesure de la journée.<br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-yis1SLN6NhA/Tet1AURGvkI/AAAAAAAAC0Q/HnRbHYEKJ-E/s1600/DSC_0866.JPG"><img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 274px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-yis1SLN6NhA/Tet1AURGvkI/AAAAAAAAC0Q/HnRbHYEKJ-E/s400/DSC_0866.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5614710008748359234" border="0" /></a><br /><br />L'histoire retiendra que Jake Cody est devenu vendredi le troisième membre d'un club très fermé - les triples vainqueurs EPT, WPT et WSOP. Moi, ainsi que tous les gens présents dans l'Amazon, retiendront surtout le bruit, digne d'un stade de football.<br /><br />Les anglais avaient d'ailleurs commencé comme ça leur soutien à Cody - par des chants issus des stades. Puis, quand les américains soutenant Yevgenyi Timoshenko (né en Ukraine mais passeport US) se sont réveillés et ont commencé à gueuler "Pas de Coupe du Monde, pas de bracelet", les britons ont aussitôt répondu en chantant "On a cashout de Full Tilt, nous !". Voilà de quoi mettre en tilt une nation entière.<br /><br />A partir de là, les vannes étaient ouvertes. On a eu droit à "Gus Hansen en prison, Gus Hansen en prison" tandis que le Hansen en question était en train d'essayer de se concentrer pour gagner son match, et "Si tu peux jouer au poker en ligne tapes dans tes mains". Les américains ont essayé de répliquer par des "VPN ! VPN ! VPN !", mais le coeur n'y était pas vraiment.<br /><br />Et puis il y eu tout un tas d'autres moments marrants, comme lorsqu'ils pointaient du doigt des personnes au hasard : "Elle a pas bu ! Elle a pas bu !" où quand ils ont repéré dans les gradins Norman et Lon, les deux commentateurs d'ESPN. Nouveau chant : "Hé ! Y'a Norman et Lon ! Hé ! Y'a Norman et Lon !" Jake Effel a été obligé d'intervenir : "Les gars, je veux que vous chantiez quand votre pote gagne un pot, mais pas quand vous remarquez que Norman et Lon sont là !"<br /><br />Vers la fin de la partie, je me suis faufilé au milieu des gradins anglais. Ça puait la bière et le sol collait. Toutes les dix minutes, quelqu'un se pointait avec un nouveau pack de bière, et j'ai même aperçu un mini-fût rouler sous les chaises, laissé pour vide. La sécurité à du intervenir à de nombreuses reprises, et un technicien a du courir pour empêcher que le mur d'enceinte séparant le public de la table ne s'effondrent : les anglais poussaient comme au Parc des Princes. Le poker a la télé, une fois qu'on a regardé trois tournois, ça n'a plus aucun intérêt, mais pour le coup, le montage final devrait être plutôt amusant. Je regrette la sobriété de l'ancien plateau ESPN, mais il faut avouer que celui monté cette année se prête bien à de belles ambiances comme celles-ci. A quand la même chose avec un joueur français ?<br /></div><br /><div style="text-align: justify;">Dans le tournoi de No-Limit à 5,000$, deux français que je ne connaissais pas ont suivi un parcours similaire, bien qu'ayant des profils différent. Marc Delimal est un pro des grosses tables d'Internet, tandis que Jonathan Durand est un amateur complet, qualifié sur Winamax via un championnat organisé par son club local, Alsace Poker. Tous deux ont signé les premières places payées françaises de l'été.<br /><br />Avec ces deux tournois, que j'ai observé durant de longues heures, j'ai complètement négligé la première journée du Pot-Limit Hold'em. Dommage car on pouvait reconnaître presque tous les joueurs à toutes les tables. Pas étonnant pour un tournoi à 10,000$ rassemblant seulement 250 joueurs.<br /><br />J'ai quitté le Rio à cinq heures du mat. J'aime bien l'ambiance dans l'Amazon Room après que tout le monde soit parti, sauf les quelques derniers journaleux essayant de boucler leurs papiers avant l'aube. Il y a toujours un grain de folie dans l'air à cette heure ci. C'est le moment où on peut entendre des trucs comme "Il est deux heures trente du mat. Je devrais être en train de me masturber, pas de travailler."<br /><br />Sinon...<span style="font-weight: bold;"> </span>Vous le savez peut-être, le vénérable casino Sahara a fermé ses portes il y a quelques mois. L'un des derniers vestiges du Vegas d'avant, celui de Frank Sinatra, des mafieux du film Casino, et des joueurs de poker comme Johnny Moss et Doyle Brunson. Comme souvent lorsqu'un établissement de jeu ferme boutique, tout son mobilier va être mis en vente, depuis les lits des chambres d'hôtel jusqu'aux énormes fours des cuisines, en passant par les tables de jeu, chaises, décorations diverses et même le gros néon posté dehors. Tout doit disparaître ! La vente sera publique, elle aura lieu dans une dizaine de jours. Avec Pauly, Jesse May et d'autres confrères, on a décidé d'y aller, histoire de choper un souvenir unique. Il n'y avait qu'un seul Sahara et il n'y en aura jamais d'autres. Avec Remko, mon pote de PokerNews Hollande, on s'est pris à rêver de posséder une vraie machine à sous des années soixante. On a déjà regardé les tarifs pour l'expédier en Europe par cargo. Ouais, il se peut que je craque !<br /><br /><span style="font-weight: bold;"></span><a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsop-2011-jour-4"><span style="font-weight: bold; font-style: italic;">Le Day 4 sur Winamax </span></a><br /><br /></div><span style="font-weight: bold;">La cagoule de l'été</span><br /><br />- Non, rien de spécial, mais j'ai mangé mon deuxième In-N-Out des WSOP, et ça compte aussi dans la rubrique "cagoule". Sinon, je n'ai pas joué depuis le début des épreuves, donc le total reste le même : moins 73$.<br /><br /><img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 287px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-s_aKhQCJYAI/Tet1AFGIjvI/AAAAAAAAC0I/RFHZHbaSMnU/s400/DSC_0957.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5614710004675809010" border="0" /><br /><br /><span style="font-style: italic;">Nicolas Levi tombant par hasard sur la retransmission des WSOP-Europe, où l'un des finalistes n'était autre que Nicolas Levi</span><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-5138954128518649898?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /></div>" ["date_timestamp"]=> int(1307187180) } [8]=> array(20) { ["guid#"]=> int(1) ["guid@"]=> string(11) "ispermalink" ["guid@ispermalink"]=> string(5) "false" ["guid"]=> string(58) "tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-8374012441952635279" ["pubdate#"]=> int(1) ["pubdate"]=> string(31) "Fri, 03 Jun 2011 20:31:00 +0000" ["atom"]=> array(2) { ["updated#"]=> int(1) ["updated"]=> string(29) "2011-06-06T13:13:56.878+02:00" } ["title#"]=> int(1) ["title"]=> string(27) "Dans la tête d'un couvreur" ["description#"]=> int(1) ["description"]=> string(12063) "<span style="font-style: italic;">Day 3</span><br /><div style="text-align: justify;"><span><span style="font-weight: bold;">10h15</span> – Debout ! Je prends mon petit-déjeuner devant la télé. Céréales avec du lait ( dégueulasse aux USA) et pain (idem) avec du Nutella, Pauly m'a offert un pot, mais le goût n'est pas pareil, il y a plus de noisettes, surprenant quand on à l'habitude du Nutella européen. Pauly et Change se foutent de ma gueule parce que j'ai zappé sur Sex &amp; the City 2, mais est-ce de ma faute s'il n'y a que de la merde au menu sur les 200 chaînes du câble ricain ?</span><br /><br /><span><span style="font-weight: bold;">10h45</span> – Douche, vaisselle, je me casse.</span><br /><br /><span><span style="font-weight: bold;">11h30</span> – J'arrive au Rio. Il y a avait un peu d'embouteillages sur l'autoroute 15. Je me gare au fond du parking, entre dans le centre de convention par la porte de derrière, traverse le couloir de service, et entre directement dans l'Amazon Room par une porte secrète.</span><br /><br /><span><span style="font-weight: bold;">11h45</span> – Consultation des e-mails, notifications Facebook, messages Twitter, et les dernières nouvelles. Je me renseigne sur les classements des épreuves du jour, et publie mon premier article de la journée : <a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsop-2011-jour-3?postid=2817246">le programme du Day 3</a>.</span><br /><br /><span><span style="font-weight: bold;">12h45</span> – Je tombe sur Gabriel Nassif dans le couloir, qui vient d'arriver en ville. D'autres joueurs français passent, des poignées de main et des « bonne chance » sont échangés.</span><br /><br /><span><span style="font-weight: bold;">13h00</span> – J'entre dans la gigantesque Pavilion Room pour jeter un premier coup à l'épreuve de No-Limit à 5,000$ qui vient de démarrer. Il y a plus de 800 joueurs, les chiffres de 2010 sont dépassés. Je dis bonjour à tous les français que j'arrive à trouver : Manuel Bevand, Hugo Lemaire, ElkY, Ilan Boujenah, Nicolas Levi, Tristan Clémençon, qui dispute son tout premier tournoi à Las Vegas. Il me faut une demi-heure pour faire le tour de toutes les tables, je croise tout ce que le circuit américain compte de jeunes « grinders ».</span><br /><br /><span><span style="font-weight: bold;">13h45</span> – Je trie toutes les photos que j'ai prises dans la Pavilion Room, et commence la rédaction de deux articles à propos du No-Limit à 5,000$.</span><br /><br /><span><span style="font-weight: bold;">14h00</span> – Je déménage mes affaires, quittant le banc de presse pour m'installer sur le podium télévisé principal. Il y a de la place pour les médias, et nous sommes gracieusement invités à nous y installer. J'ai une belle vue pour voir débuter un duel à caractère nostalgique : Phil Hellmuth et Johnny Chan ont été invités à rejouer leur célèbre confrontation du Main Event de 1988, qui avait tourné à l'avantage d'Hellmuth et empêché Chan de remporter un troisième titre de champion du monde consécutif.</span><br /><br /><span><span style="font-weight: bold;">14h43 </span>– Je publie <a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsop-2011-jour-3?postid=2818039">le premier article sur le No-Limit à 5,000$</a>, à propos de la participation record au tournoi.</span><br /><br /><span><span style="font-weight: bold;">15h05</span> – Je publie <a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsop-2011-jour-3?postid=2818063">le second article</a>, à propos du field et des français engagés.</span><br /><br /><span><span style="font-weight: bold;">15h15</span> – Je prends un max de photos du match Hellmuth/Chan et commence à rédiger quelques impressions. Si j'avais été l'organisateur, j'aurais exigé que les deux joueurs portent les mêmes vêtements qu'en 1988. Hélas, Chan a délaissé son survêtement rouge pour une chemise multicolore absolument hideuse. « Il l'a piquée dans le placard de Kadafhi », souffle Pauly.</span><br /><br /><span><span style="font-weight: bold;">16h </span>– Johnny Chan bat Phil Hellmuth : 22 ans plus tard, il obtient sa revanche.</span><br /><br /><span><span style="font-weight: bold;">16h21</span> – Je publie <a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsop-2011-jour-3?postid=2818116">un article sur le match Chan/Hellmuth</a>.</span></div><div style="text-align: justify;"><br /></div><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-0I5NLEqpJiQ/TelEqoxrC8I/AAAAAAAACz0/8s-rvoPRsfk/s1600/HeadsUp_Benjo.jpg"><img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 299px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-0I5NLEqpJiQ/TelEqoxrC8I/AAAAAAAACz0/8s-rvoPRsfk/s400/HeadsUp_Benjo.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5614093909784988610" border="0" /><br /><br /></a><div style="text-align: justify;"><span style="font-weight: bold;">16h24</span> – Avec Pauly, on s'incruste sur le plateau télé pour prendre une photo à la table télé, faisant péter un plomb aux techniciens. Ils sont toujours un peu nerveux, ces gens de la télé. Hé, détendez vous les gars, c'est pas le Superbowl.<br /><br /><span style="font-weight: bold;">16h56</span> – On croise Erik Seidel près du plateau télé. Je lui demande s'il compte porter sa fameuse visière rouge (immortalisée dans « Les Joueurs ») pour sa revanche contre Johnny Chan. Il nous répond que le match ne se jouera pas aujourd'hui : Seidel est encore en course dans le tournoi de Omaha.<br /><br /><span style="font-weight: bold;">17h30</span> – Conférence de presse sur le plateau télé ! Les WSOP annoncent la tenue d'un tournoi à 1 million de dollars l'entrée pour l'édition 2012. Ah ah, chaque journée apporte son lot de nouveaux développements fracassants. C'est drôle, quand les premiers tournois à 100,000$ sont apparus il y a un an (deux ans ?), on s'est moqués en disant « à quand les tournois à un million, hein ? ». On ne rigole plus, maintenant. L'affaire est chapeautée par le milliardaire Guy Laliberté, fondateur du Cirque du Soleil et joueur de poker (gros perdant) à ses heures perdues : il s'agit d'un tournoi de charité, un peu plus de 10% du prize-pool sera reversé à sa fondation œuvrant pour une meilleure distribution de l'eau potable à travers le monde. Le québécois est là, et fait entrer sur le podium quelques uns des joueurs ayant confirmé leur participation : Gus Hansen, Patrik Antonius, Tom Dwan... Mais pas Phil Ivey. Bobby Baldwin est là aussi, et on annonce la participation d'Andy Beal, ce qui fera à coup sur saliver les fans qui n'ont jamais eu l'occasion de voir jouer en public le milliardaire.<br /></div><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-0I5NLEqpJiQ/TelEqoxrC8I/AAAAAAAACz0/8s-rvoPRsfk/s1600/HeadsUp_Benjo.jpg"><br /></a><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-I00Iz33VWq4/TelEqvHv0HI/AAAAAAAACz8/czU6YpyqBTM/s1600/DSC_0493.JPG"><img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 266px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-I00Iz33VWq4/TelEqvHv0HI/AAAAAAAACz8/czU6YpyqBTM/s400/DSC_0493.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5614093911488188530" border="0" /><br /><br /><span style="display: block;" id="formatbar_Buttons"></span></a><br /><div style="text-align: justify;"><span style="font-weight: bold;">18h54</span> – Je publie <a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsop-2011-jour-3?postid=2818175">un article à propos de la conférence de presse</a>, et fonce au Palms pour rejoindre le Team Winamax au restaurant. L'épreuve de No-Limit à 5,000$ est en pause pour 90 minutes. Le menu n'est pas folichon (je suis difficile avec les sushis), alors je me contente du limonade et discute avec Tristan Clémençon à propos de son arrivée à Vegas. Toujours un grand moment pour un joueur de poker !<br /><br /><span style="font-weight: bold;">20h01</span> – Retour au Rio. Chris Moneymaker et Sam Fahra disputent un remake de leur mythique confrontation du Main Event 2003. La troisième manche est en cours.<br /><br /><span style="font-weight: bold;">20h38</span> – Les quart de finale de l'épreuve de Heads-Up à 25,000$ sont terminés. Comme je n'ai rien vu, <a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsop-2011-jour-3?postid=2818223">je n'ai pas grand chose à écrire à part le résultat</a>.<br /><br /><span style="font-weight: bold;">21h30</span> – Moneymaker vient à bout de Fahra. L'amateur a encore triomphé du pro. J'interview les deux joueurs. Fahra est très cool mais nous dit que Moneymaker est toujours aussi mauvais, et Moneymaker est toujours aussi humble. Il nous avoue que pendant deux ans, il ne savait pas où il avait mis son bracelet de champion du monde, avant de le retrouver au fond d'un carton lors d'un déménagement !<br /><br /><span style="font-weight: bold;">22h40</span> – Je publie <a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsop-2011-jour-3?postid=2818265">un petit topo sur les débuts de Tristan Clémençon à Las Vegas</a>.<br /><br /><span style="font-weight: bold;">23h</span> – Pause cigarette dehors, dans le coin où se regroupent les croupiers. Je croise Carol, une grande dame blonde qui travaille chaque été aux WSOP depuis 1977. « Un jour, Stu Ungar m'a tellement poussée à bout que j'ai menacé de l'étrangler. Il s'est calmé aussitôt. » « Ah, c'est vous, la croupière dont on parle dans tous les bouquins ! », lui dis-je. « Oui, c'est moi. » Carole me raconte plein d'anecdote sur la vie des croupiers. Il faudra que j'en fasse un article.<br /><br /><span style="font-weight: bold;">00h30</span> – Je reviens dans la Pavilion Room pour observer la fin du Day 1 de l'épreuve de No-Limit à 5,000$. La plupart des français ont sauté. Je parle un peu avec Manuel Bevand, croise Jonathan, un qualifié Winamax, et Marc, un joueur que je ne connais pas mais dont j'ai entendu le plus grand bien.<br /><br /><span style="font-weight: bold;">01h15</span> – Je publie enfin <a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsop-2011-jour-3?postid=2818365">mon article sur le match Moneymaker/Farha</a>. Il m'a pris du temps, ce papier, mais j'en suis pas trop mécontent. Je glose notamment sur le fait que huit ans plus tard, Moneymaker n'est toujours pas respecté pour son titre de champion du monde, alors que si on regarde bien les images de sa victoire, il n'a pas joué si mal que ça.<br /><br /><span style="font-weight: bold;">02h10</span> – Je publié <a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsop-2011-jour-3?postid=2818429">un compte-rendu rapide de l'épreuve de No-Limit à 5,000$</a>.<br /><br /><span style="font-weight: bold;">02h17</span> – Je fais <a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsop-2011-jour-3?postid=2818445">le point sur les épreuves du Day 3, et annonce celles du lendemain</a>.<br /><br /><span style="font-weight: bold;">02h18</span> – J'écris mon compte-rendu du Day 2 pour ce blog.<br /><br /><span style="font-weight: bold;">04h00</span> – Je quitte enfin le Rio. A gauche sur Twain, à gauche sur Decatur, tout droit jusque Warm Spring, à droite sur Eldorado, et me voilà à la maison. Je mange un bout de fromage devant la télé (Pauly a mis un DVD de Phish).<br /><br /><span style="font-weight: bold;">05h00</span> – Je vais au lit. Dehors il fait déjà jour.<br /><span style="font-weight: bold; font-style: italic;"></span><a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsop-2011-jour-3"><span style="font-weight: bold; font-style: italic;"><br />Le Day 3 sur Winamax</span></a><br /></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-8374012441952635279?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /></div>" ["link#"]=> int(1) ["link"]=> string(69) "http://benjodimeo.blogspot.com/2011/06/dans-la-tete-dun-couvreur.html" ["author#"]=> int(1) ["author"]=> string(27) "noreply@blogger.com (Benjo)" ["http://search.yahoo.com/mrss/"]=> array(6) { ["thumbnail#"]=> int(1) ["thumbnail@"]=> string(28) "xmlns:media,url,height,width" ["thumbnail@xmlns:media"]=> string(29) "http://search.yahoo.com/mrss/" ["thumbnail@url"]=> string(97) "http://1.bp.blogspot.com/-0I5NLEqpJiQ/TelEqoxrC8I/AAAAAAAACz0/8s-rvoPRsfk/s72-c/HeadsUp_Benjo.jpg" ["thumbnail@height"]=> string(2) "72" ["thumbnail@width"]=> string(2) "72" } ["http://purl.org/syndication/thread/1.0"]=> array(2) { ["total#"]=> int(1) ["total"]=> string(1) "4" } ["summary#"]=> int(1) ["summary"]=> string(12063) "<span style="font-style: italic;">Day 3</span><br /><div style="text-align: justify;"><span><span style="font-weight: bold;">10h15</span> – Debout ! Je prends mon petit-déjeuner devant la télé. Céréales avec du lait ( dégueulasse aux USA) et pain (idem) avec du Nutella, Pauly m'a offert un pot, mais le goût n'est pas pareil, il y a plus de noisettes, surprenant quand on à l'habitude du Nutella européen. Pauly et Change se foutent de ma gueule parce que j'ai zappé sur Sex &amp; the City 2, mais est-ce de ma faute s'il n'y a que de la merde au menu sur les 200 chaînes du câble ricain ?</span><br /><br /><span><span style="font-weight: bold;">10h45</span> – Douche, vaisselle, je me casse.</span><br /><br /><span><span style="font-weight: bold;">11h30</span> – J'arrive au Rio. Il y a avait un peu d'embouteillages sur l'autoroute 15. Je me gare au fond du parking, entre dans le centre de convention par la porte de derrière, traverse le couloir de service, et entre directement dans l'Amazon Room par une porte secrète.</span><br /><br /><span><span style="font-weight: bold;">11h45</span> – Consultation des e-mails, notifications Facebook, messages Twitter, et les dernières nouvelles. Je me renseigne sur les classements des épreuves du jour, et publie mon premier article de la journée : <a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsop-2011-jour-3?postid=2817246">le programme du Day 3</a>.</span><br /><br /><span><span style="font-weight: bold;">12h45</span> – Je tombe sur Gabriel Nassif dans le couloir, qui vient d'arriver en ville. D'autres joueurs français passent, des poignées de main et des « bonne chance » sont échangés.</span><br /><br /><span><span style="font-weight: bold;">13h00</span> – J'entre dans la gigantesque Pavilion Room pour jeter un premier coup à l'épreuve de No-Limit à 5,000$ qui vient de démarrer. Il y a plus de 800 joueurs, les chiffres de 2010 sont dépassés. Je dis bonjour à tous les français que j'arrive à trouver : Manuel Bevand, Hugo Lemaire, ElkY, Ilan Boujenah, Nicolas Levi, Tristan Clémençon, qui dispute son tout premier tournoi à Las Vegas. Il me faut une demi-heure pour faire le tour de toutes les tables, je croise tout ce que le circuit américain compte de jeunes « grinders ».</span><br /><br /><span><span style="font-weight: bold;">13h45</span> – Je trie toutes les photos que j'ai prises dans la Pavilion Room, et commence la rédaction de deux articles à propos du No-Limit à 5,000$.</span><br /><br /><span><span style="font-weight: bold;">14h00</span> – Je déménage mes affaires, quittant le banc de presse pour m'installer sur le podium télévisé principal. Il y a de la place pour les médias, et nous sommes gracieusement invités à nous y installer. J'ai une belle vue pour voir débuter un duel à caractère nostalgique : Phil Hellmuth et Johnny Chan ont été invités à rejouer leur célèbre confrontation du Main Event de 1988, qui avait tourné à l'avantage d'Hellmuth et empêché Chan de remporter un troisième titre de champion du monde consécutif.</span><br /><br /><span><span style="font-weight: bold;">14h43 </span>– Je publie <a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsop-2011-jour-3?postid=2818039">le premier article sur le No-Limit à 5,000$</a>, à propos de la participation record au tournoi.</span><br /><br /><span><span style="font-weight: bold;">15h05</span> – Je publie <a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsop-2011-jour-3?postid=2818063">le second article</a>, à propos du field et des français engagés.</span><br /><br /><span><span style="font-weight: bold;">15h15</span> – Je prends un max de photos du match Hellmuth/Chan et commence à rédiger quelques impressions. Si j'avais été l'organisateur, j'aurais exigé que les deux joueurs portent les mêmes vêtements qu'en 1988. Hélas, Chan a délaissé son survêtement rouge pour une chemise multicolore absolument hideuse. « Il l'a piquée dans le placard de Kadafhi », souffle Pauly.</span><br /><br /><span><span style="font-weight: bold;">16h </span>– Johnny Chan bat Phil Hellmuth : 22 ans plus tard, il obtient sa revanche.</span><br /><br /><span><span style="font-weight: bold;">16h21</span> – Je publie <a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsop-2011-jour-3?postid=2818116">un article sur le match Chan/Hellmuth</a>.</span></div><div style="text-align: justify;"><br /></div><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-0I5NLEqpJiQ/TelEqoxrC8I/AAAAAAAACz0/8s-rvoPRsfk/s1600/HeadsUp_Benjo.jpg"><img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 299px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-0I5NLEqpJiQ/TelEqoxrC8I/AAAAAAAACz0/8s-rvoPRsfk/s400/HeadsUp_Benjo.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5614093909784988610" border="0" /><br /><br /></a><div style="text-align: justify;"><span style="font-weight: bold;">16h24</span> – Avec Pauly, on s'incruste sur le plateau télé pour prendre une photo à la table télé, faisant péter un plomb aux techniciens. Ils sont toujours un peu nerveux, ces gens de la télé. Hé, détendez vous les gars, c'est pas le Superbowl.<br /><br /><span style="font-weight: bold;">16h56</span> – On croise Erik Seidel près du plateau télé. Je lui demande s'il compte porter sa fameuse visière rouge (immortalisée dans « Les Joueurs ») pour sa revanche contre Johnny Chan. Il nous répond que le match ne se jouera pas aujourd'hui : Seidel est encore en course dans le tournoi de Omaha.<br /><br /><span style="font-weight: bold;">17h30</span> – Conférence de presse sur le plateau télé ! Les WSOP annoncent la tenue d'un tournoi à 1 million de dollars l'entrée pour l'édition 2012. Ah ah, chaque journée apporte son lot de nouveaux développements fracassants. C'est drôle, quand les premiers tournois à 100,000$ sont apparus il y a un an (deux ans ?), on s'est moqués en disant « à quand les tournois à un million, hein ? ». On ne rigole plus, maintenant. L'affaire est chapeautée par le milliardaire Guy Laliberté, fondateur du Cirque du Soleil et joueur de poker (gros perdant) à ses heures perdues : il s'agit d'un tournoi de charité, un peu plus de 10% du prize-pool sera reversé à sa fondation œuvrant pour une meilleure distribution de l'eau potable à travers le monde. Le québécois est là, et fait entrer sur le podium quelques uns des joueurs ayant confirmé leur participation : Gus Hansen, Patrik Antonius, Tom Dwan... Mais pas Phil Ivey. Bobby Baldwin est là aussi, et on annonce la participation d'Andy Beal, ce qui fera à coup sur saliver les fans qui n'ont jamais eu l'occasion de voir jouer en public le milliardaire.<br /></div><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-0I5NLEqpJiQ/TelEqoxrC8I/AAAAAAAACz0/8s-rvoPRsfk/s1600/HeadsUp_Benjo.jpg"><br /></a><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-I00Iz33VWq4/TelEqvHv0HI/AAAAAAAACz8/czU6YpyqBTM/s1600/DSC_0493.JPG"><img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 266px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-I00Iz33VWq4/TelEqvHv0HI/AAAAAAAACz8/czU6YpyqBTM/s400/DSC_0493.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5614093911488188530" border="0" /><br /><br /><span style="display: block;" id="formatbar_Buttons"></span></a><br /><div style="text-align: justify;"><span style="font-weight: bold;">18h54</span> – Je publie <a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsop-2011-jour-3?postid=2818175">un article à propos de la conférence de presse</a>, et fonce au Palms pour rejoindre le Team Winamax au restaurant. L'épreuve de No-Limit à 5,000$ est en pause pour 90 minutes. Le menu n'est pas folichon (je suis difficile avec les sushis), alors je me contente du limonade et discute avec Tristan Clémençon à propos de son arrivée à Vegas. Toujours un grand moment pour un joueur de poker !<br /><br /><span style="font-weight: bold;">20h01</span> – Retour au Rio. Chris Moneymaker et Sam Fahra disputent un remake de leur mythique confrontation du Main Event 2003. La troisième manche est en cours.<br /><br /><span style="font-weight: bold;">20h38</span> – Les quart de finale de l'épreuve de Heads-Up à 25,000$ sont terminés. Comme je n'ai rien vu, <a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsop-2011-jour-3?postid=2818223">je n'ai pas grand chose à écrire à part le résultat</a>.<br /><br /><span style="font-weight: bold;">21h30</span> – Moneymaker vient à bout de Fahra. L'amateur a encore triomphé du pro. J'interview les deux joueurs. Fahra est très cool mais nous dit que Moneymaker est toujours aussi mauvais, et Moneymaker est toujours aussi humble. Il nous avoue que pendant deux ans, il ne savait pas où il avait mis son bracelet de champion du monde, avant de le retrouver au fond d'un carton lors d'un déménagement !<br /><br /><span style="font-weight: bold;">22h40</span> – Je publie <a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsop-2011-jour-3?postid=2818265">un petit topo sur les débuts de Tristan Clémençon à Las Vegas</a>.<br /><br /><span style="font-weight: bold;">23h</span> – Pause cigarette dehors, dans le coin où se regroupent les croupiers. Je croise Carol, une grande dame blonde qui travaille chaque été aux WSOP depuis 1977. « Un jour, Stu Ungar m'a tellement poussée à bout que j'ai menacé de l'étrangler. Il s'est calmé aussitôt. » « Ah, c'est vous, la croupière dont on parle dans tous les bouquins ! », lui dis-je. « Oui, c'est moi. » Carole me raconte plein d'anecdote sur la vie des croupiers. Il faudra que j'en fasse un article.<br /><br /><span style="font-weight: bold;">00h30</span> – Je reviens dans la Pavilion Room pour observer la fin du Day 1 de l'épreuve de No-Limit à 5,000$. La plupart des français ont sauté. Je parle un peu avec Manuel Bevand, croise Jonathan, un qualifié Winamax, et Marc, un joueur que je ne connais pas mais dont j'ai entendu le plus grand bien.<br /><br /><span style="font-weight: bold;">01h15</span> – Je publie enfin <a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsop-2011-jour-3?postid=2818365">mon article sur le match Moneymaker/Farha</a>. Il m'a pris du temps, ce papier, mais j'en suis pas trop mécontent. Je glose notamment sur le fait que huit ans plus tard, Moneymaker n'est toujours pas respecté pour son titre de champion du monde, alors que si on regarde bien les images de sa victoire, il n'a pas joué si mal que ça.<br /><br /><span style="font-weight: bold;">02h10</span> – Je publié <a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsop-2011-jour-3?postid=2818429">un compte-rendu rapide de l'épreuve de No-Limit à 5,000$</a>.<br /><br /><span style="font-weight: bold;">02h17</span> – Je fais <a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsop-2011-jour-3?postid=2818445">le point sur les épreuves du Day 3, et annonce celles du lendemain</a>.<br /><br /><span style="font-weight: bold;">02h18</span> – J'écris mon compte-rendu du Day 2 pour ce blog.<br /><br /><span style="font-weight: bold;">04h00</span> – Je quitte enfin le Rio. A gauche sur Twain, à gauche sur Decatur, tout droit jusque Warm Spring, à droite sur Eldorado, et me voilà à la maison. Je mange un bout de fromage devant la télé (Pauly a mis un DVD de Phish).<br /><br /><span style="font-weight: bold;">05h00</span> – Je vais au lit. Dehors il fait déjà jour.<br /><span style="font-weight: bold; font-style: italic;"></span><a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsop-2011-jour-3"><span style="font-weight: bold; font-style: italic;"><br />Le Day 3 sur Winamax</span></a><br /></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-8374012441952635279?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /></div>" ["date_timestamp"]=> int(1307133060) } [9]=> array(20) { ["guid#"]=> int(1) ["guid@"]=> string(11) "ispermalink" ["guid@ispermalink"]=> string(5) "false" ["guid"]=> string(58) "tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-1105260749105103647" ["pubdate#"]=> int(1) ["pubdate"]=> string(31) "Thu, 02 Jun 2011 10:45:00 +0000" ["atom"]=> array(2) { ["updated#"]=> int(1) ["updated"]=> string(29) "2011-06-06T13:13:31.936+02:00" } ["title#"]=> int(1) ["title"]=> string(22) "Dans l'oeil du cyclone" ["description#"]=> int(1) ["description"]=> string(11219) "<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-style: italic;">Day 2</span><br /><br />Merde, je perds déjà le rythme. Il est 2h49, le Day 3 vient de se terminer avec l'épreuve de Omaha High-Low (ils ont arrêté à 20 joueurs), et me voilà en train d'écrire mon compte-rendu du Day 2, à la bourre, donc. J'irais bien me coucher vu que demain je dois me lever à dix heures, mais bon, si j'écris pas ce soir j'écrirai pas demain matin, et après c'est foutu, j'aurai pas la motivation et il n'y aura rien sur ce blog avant le Day 9.<br /><br />Alors, le Day 2 des WSOP... Encore une fois, le poker a été relégué au second plan avec les suites du conflit opposant Phil Ivey à Full Tilt Poker. La veille, on apprenait qu'Ivey n'allait pas jouer les WSOP en signe de protestation contre le non-paiement des joueurs américains de FTP et son intention de traîner en justice la salle de poker en ligne qu'il représentait depuis 2004. Hier, on a pris connaissance du contenu de la plainte d'Ivey, et la réponse officielle de Full Tilt Poker à son désormais ex-poulain.<br /><br />La réponse en question est plutôt véhémente, en voici une traduction approximative par mes soins :<br /><br /><i>« Contrairement à ce qu'il annonce dans des déclaration publiques moralisatrices, l'action en justice disproportionnée de Phil Ivey ne cherche qu'à aider un seul joueur – lui-même. Dans un effort visant à l'enrichir encore plus au détriment des autres, M. Ivey semble avoir choisi de lancer son action en justice au risque de mettre en pièces des négociations en cours qui auraient pu remettre de l'argent dans la poche des joueurs. En fait, M. Ivey a été invité, et a refusé de prendre des mesures qui auraient pu aider la société dans ses efforts, notamment le remboursement d'une forte somme d'argent qu'il doit au site. Tiltware doute que la frivole et égoïste action en justice de M. Ivey ira jusqu'au palais de justice. Mais si c'est le cas, la société attend avec impatience de pouvoir présenter des faits qui prouveront que M. Ivey place ses propres intérêts financiers devant ceux des joueurs qu'il prétend vouloir aider. »</i><br /><br />Oui, ça ne plaisante pas. Un divorce express, une fin brutale à une histoire d'amour qui a duré sept ans. Forcément, car en lisant le contenu de la plainte d'Ivey envoyée au Palais de Justice de Las Vegas, on apprend qu'il réclame des dommages et intérêts à hauteur de 150 millions de dollars. Soit, si l'on en croit la rumeur, à peu près le montant que Full Tilt peine à rembourser à ses clients américains depuis que la justice a mis la main sur leurs comptes bancaires. Le fond du problème selon Phil Ivey : il ne connaissait rien des manœuvres dont est accusé Full Tilt, et veut s'extirper de son engagement contractuel avec la boîte, chose qui lui a été refusée en haut lieu.<br /><br />Aussi intéressant que les évènements du moment : la réaction du public et des médias à ces évènements. Mardi, la communauté entière applaudissait Ivey pour avoir rompu le silence des joueurs associés à Full Tilt. On a loué son courage et sa prise de position en faveur des joueurs. Mercredi, la même communauté se retournait comme une crêpe, et dégueulait sur la cupidité d'Ivey qui, en attaquant FTP, cherchait surtout à protéger ses intérêts (financiers et moraux) tout en plantant un couteau dans le dos de ses ex-partenaires.<br /><br />Quand je parle de la communauté, je m'inclus dedans, bien sur. Y'a pas de raison. Ce n'est pas parce que j'écris tous les jours sur le poker que je comprends forcément mieux que les observateurs extérieurs ses tenants et aboutissants. J'ai eu la même réaction que tout le monde. Quand Ivey a lâché sa bombe, je me suis dit quelque chose comme « Putain ! Il était temps que quelqu'un l'ouvre... Quel crack, le mec ! » Et 24 heures plus tard, en lisant la réponse de FTP et le contenu de la plainte, je me suis retrouvé à voir Ivey sous un œil un tantinet plus critique, car tout de même, réclamer 150 millions de dommages à une société actuellement en grande difficulté et dont il a profité toutes ces années, c'est un petit peu gonflé. L'opinion publique, c'est facile à manipuler, hein ? Malheureusement, on vit dans un monde où le dernier qui parle à toujours raison.<br /><br />Finalement, on en revient au problème que j'évoquais il y a une semaine, quand je citais Milan Kundera. Quand on est au beau milieu d'un putain de cyclone, c'est difficile de le raconter, de le comprendre, de voir le bordel dans son ensemble. Les médias modernes nous offrent de très beaux moyens de communication instantanée... Mais il faut avouer que tout ce bruit, c'est épuisant, c'est nocif, ça peut être utilisé de travers et à mauvais escient. Je me sers de Twitter et Facebook depuis des années, ce sont des outils formidables permettant des tas de bonnes choses. Mais la culture de l'instantané à ses limites et souvent, j'en viens à regretter leur existence. On s'en sortait très bien avant qu'ils n'apparaissent.<br /><br />Réfléchissez : dans toute cette histoire (depuis le Black Friday jusque aujourd'hui), on a finalement que très peu de faits à se mettre sous la dent. Quelques documents légaux. Quelques communiqués de presse. Très peu de chiffres. Par contre, des opinions, des spéculations, des rumeurs, des gens qui donnent leur avis, des « je pense que », des « non mais c'est certain que », des « en fait je crois que », on nous en déverse à la pelle du matin au soir, du soir au matin. Je pourrais passer des journées entières à compiler tout ce qui s'écrit et se dit sur cette affaire.<br /><br />Et moi-même, je participe à toute cette agitation. J'écris des news, je ramène ma gueule ! Hé bien, j'ai un scoop : les opinions, c'est comme les trous du cul, tout le monde en a et la mienne, d'opinion, elle ne vaut finalement pas grand chose, pas plus que 99% de celles qu'on exprime un peu partout. Par contre, et c'est là le danger, mon opinion porte un peu plus que la moyenne. Les gens m'écoutent. Je passe pour un mec qui sait de quoi il parle.<br /><br />J'en discutais hier avec quelqu'un de censé, qui me faisait remarquer « On a été élevés à raconter des coups de poker, des coin-flips, des brelans, on est payés pour compter des tas de jetons... Et voilà qu'on doit traiter d'un énorme merdier juridique sur lequel on ne sait finalement pas grand chose, fouiller de la paperasse légale, et commenter une situation qui évolue tellement vite que tout ce qu'on écrit risque à tout moment d'être périmé une heure plus tard. »<br /><br />Il faut que je fasse attention. Il faut que je me rappelle constamment les mots de Kundera. On ne comprendra cette affaire que lorsqu'elle sera terminée. Dans longtemps, peut-être très longtemps, la vérité fera peu à peu surface. On se retournera, et on regardera de loin le truc, et on pourra en dresser un tableau ressemblant. Tirer le vrai du faux. Faire la synthèse avec le bénéfice du temps, qui possède la sagesse ultime. Mais maintenant, c'est trop tôt. On est en plein dedans. Parmi l'amas d'informations que nous écrivons ces jours-ci, il n'y a que très peu de faits établis. Il faut que je fasse attention. Que je me retienne d'écrire des trucs dont je n'ai absolument aucune idée s'ils sont vrais ou faux. Sinon, je me retrouve à écrire un jour que Phil Ivey est un héros, et à calculer le lendemain qu'en fait, il n'a plus un rond entre son divorce, le craps, le poker chinois et que sais-je encore, et que son action en justice est un bluff de la dernière chance d'un mec avec le dos au mur. Je me retrouve à relayer des rumeurs propagées par des gens qui pourraient bien avoir un intérêt personnel à propager de la merde. Qu'est-ce que je ne donnerais pas pour m'immiscer dans le téléphone portable d'Howard Lederer ou Chris Ferguson, regarder leurs emails, ou pourquoi pas aller taper à leur porte. Mais cela n'arrivera pas. En ce moment, beaucoup de gens parlent, la plupart feraient mieux de la fermer. Et ceux dont on aimerait tant entendre un mot vont surement rester silencieux un bon moment.<br /><br />C'est compliqué, cette histoire. C'est trop compliqué.<br /><br /><span style="font-style: italic;">(Autre chose que je n'ai pas mentionnée, mais qui est évidente : étant donné ma relation contractuelle que j'entretiens avec un site de jeu en ligne, je suis un peu gonflé de donner mon avis sur le tracas d'un (des) autre(s) Si l'on commence à me reprocher de manquer d'objectivité, je l'aurai bien mérité. C'est ça, le problème : si je dis du bien d'un concurrent, on applaudira ma clairvoyance, mais je dis du mal (ce que d'ailleurs je ne pense pas avoir fait, mais peu importe), on peut m'accuser à raison d'avoir une idée derrière la tête)</span></p><br /><a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsop-2011-jour-2"><span style="font-weight: bold;">Le Day 2 sur Winamax</span></a><br /><br /><span style="font-size:130%;"><span style="font-weight: bold;">En vrac</span></span><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-NN_-6eE9BoA/Tei7UE9hHtI/AAAAAAAACzw/DcKsaHX8z0A/s1600/_0166588.jpg"><br /><br /><img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 266px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-NN_-6eE9BoA/Tei7UE9hHtI/AAAAAAAACzw/DcKsaHX8z0A/s400/_0166588.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5613942889120866002" border="0" /></a><br /><br />- Mis à part Ivey, le Day 2 a été plutôt calme (on est encore au début des WSOP) avec seulement trois épreuves, dont le départ du tournoi de Omaha High-Low (mouais, bof) et la suite du tournoi de Heads Up à 25,000 dollars. Comme Benyamine était le seul français parmi les 32 joueurs, je me suis amusé à regarder l'intégralité de son match, sans aller voir ailleurs. Au final, cela ne fut guère amusant car la partie a duré plus de quatre heures. Merde, si j'en arrive à me faire chier devant mon idole du poker, c'est le signe qu'il faut que je change de métier ! J'en ai quand même tiré un long compte rendu, histoire de ne pas gâcher tout le temps passé à regarder Benyamine. (La photo a été prise par mon amie Anne Laymond, une photographe de talent que j'espère bien pouvoir embaucher ponctuellement durant les WSOP, histoire d'avoir des belles photos de temps en temps)<br /><br />- Si vous êtes à Vegas, n'hésitez pas à venir me passer le bonjour dans l'Amazon Room, où je passe le plus clair de mes journées, et acheter votre copie de Lost Vegas en français, à prix discount ! J'en ai une caisse entière à écouler, elle est arrivée à la maison hier. Oui, j'ai besoin d'aide. Putain, voilà que je me retrouve à faire de la pub sur ce blog, où va t-on ? 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Il est 2h49, le Day 3 vient de se terminer avec l'épreuve de Omaha High-Low (ils ont arrêté à 20 joueurs), et me voilà en train d'écrire mon compte-rendu du Day 2, à la bourre, donc. J'irais bien me coucher vu que demain je dois me lever à dix heures, mais bon, si j'écris pas ce soir j'écrirai pas demain matin, et après c'est foutu, j'aurai pas la motivation et il n'y aura rien sur ce blog avant le Day 9.<br /><br />Alors, le Day 2 des WSOP... Encore une fois, le poker a été relégué au second plan avec les suites du conflit opposant Phil Ivey à Full Tilt Poker. La veille, on apprenait qu'Ivey n'allait pas jouer les WSOP en signe de protestation contre le non-paiement des joueurs américains de FTP et son intention de traîner en justice la salle de poker en ligne qu'il représentait depuis 2004. Hier, on a pris connaissance du contenu de la plainte d'Ivey, et la réponse officielle de Full Tilt Poker à son désormais ex-poulain.<br /><br />La réponse en question est plutôt véhémente, en voici une traduction approximative par mes soins :<br /><br /><i>« Contrairement à ce qu'il annonce dans des déclaration publiques moralisatrices, l'action en justice disproportionnée de Phil Ivey ne cherche qu'à aider un seul joueur – lui-même. Dans un effort visant à l'enrichir encore plus au détriment des autres, M. Ivey semble avoir choisi de lancer son action en justice au risque de mettre en pièces des négociations en cours qui auraient pu remettre de l'argent dans la poche des joueurs. En fait, M. Ivey a été invité, et a refusé de prendre des mesures qui auraient pu aider la société dans ses efforts, notamment le remboursement d'une forte somme d'argent qu'il doit au site. Tiltware doute que la frivole et égoïste action en justice de M. Ivey ira jusqu'au palais de justice. Mais si c'est le cas, la société attend avec impatience de pouvoir présenter des faits qui prouveront que M. Ivey place ses propres intérêts financiers devant ceux des joueurs qu'il prétend vouloir aider. »</i><br /><br />Oui, ça ne plaisante pas. Un divorce express, une fin brutale à une histoire d'amour qui a duré sept ans. Forcément, car en lisant le contenu de la plainte d'Ivey envoyée au Palais de Justice de Las Vegas, on apprend qu'il réclame des dommages et intérêts à hauteur de 150 millions de dollars. Soit, si l'on en croit la rumeur, à peu près le montant que Full Tilt peine à rembourser à ses clients américains depuis que la justice a mis la main sur leurs comptes bancaires. Le fond du problème selon Phil Ivey : il ne connaissait rien des manœuvres dont est accusé Full Tilt, et veut s'extirper de son engagement contractuel avec la boîte, chose qui lui a été refusée en haut lieu.<br /><br />Aussi intéressant que les évènements du moment : la réaction du public et des médias à ces évènements. Mardi, la communauté entière applaudissait Ivey pour avoir rompu le silence des joueurs associés à Full Tilt. On a loué son courage et sa prise de position en faveur des joueurs. Mercredi, la même communauté se retournait comme une crêpe, et dégueulait sur la cupidité d'Ivey qui, en attaquant FTP, cherchait surtout à protéger ses intérêts (financiers et moraux) tout en plantant un couteau dans le dos de ses ex-partenaires.<br /><br />Quand je parle de la communauté, je m'inclus dedans, bien sur. Y'a pas de raison. Ce n'est pas parce que j'écris tous les jours sur le poker que je comprends forcément mieux que les observateurs extérieurs ses tenants et aboutissants. J'ai eu la même réaction que tout le monde. Quand Ivey a lâché sa bombe, je me suis dit quelque chose comme « Putain ! Il était temps que quelqu'un l'ouvre... Quel crack, le mec ! » Et 24 heures plus tard, en lisant la réponse de FTP et le contenu de la plainte, je me suis retrouvé à voir Ivey sous un œil un tantinet plus critique, car tout de même, réclamer 150 millions de dommages à une société actuellement en grande difficulté et dont il a profité toutes ces années, c'est un petit peu gonflé. L'opinion publique, c'est facile à manipuler, hein ? Malheureusement, on vit dans un monde où le dernier qui parle à toujours raison.<br /><br />Finalement, on en revient au problème que j'évoquais il y a une semaine, quand je citais Milan Kundera. Quand on est au beau milieu d'un putain de cyclone, c'est difficile de le raconter, de le comprendre, de voir le bordel dans son ensemble. Les médias modernes nous offrent de très beaux moyens de communication instantanée... Mais il faut avouer que tout ce bruit, c'est épuisant, c'est nocif, ça peut être utilisé de travers et à mauvais escient. Je me sers de Twitter et Facebook depuis des années, ce sont des outils formidables permettant des tas de bonnes choses. Mais la culture de l'instantané à ses limites et souvent, j'en viens à regretter leur existence. On s'en sortait très bien avant qu'ils n'apparaissent.<br /><br />Réfléchissez : dans toute cette histoire (depuis le Black Friday jusque aujourd'hui), on a finalement que très peu de faits à se mettre sous la dent. Quelques documents légaux. Quelques communiqués de presse. Très peu de chiffres. Par contre, des opinions, des spéculations, des rumeurs, des gens qui donnent leur avis, des « je pense que », des « non mais c'est certain que », des « en fait je crois que », on nous en déverse à la pelle du matin au soir, du soir au matin. Je pourrais passer des journées entières à compiler tout ce qui s'écrit et se dit sur cette affaire.<br /><br />Et moi-même, je participe à toute cette agitation. J'écris des news, je ramène ma gueule ! Hé bien, j'ai un scoop : les opinions, c'est comme les trous du cul, tout le monde en a et la mienne, d'opinion, elle ne vaut finalement pas grand chose, pas plus que 99% de celles qu'on exprime un peu partout. Par contre, et c'est là le danger, mon opinion porte un peu plus que la moyenne. Les gens m'écoutent. Je passe pour un mec qui sait de quoi il parle.<br /><br />J'en discutais hier avec quelqu'un de censé, qui me faisait remarquer « On a été élevés à raconter des coups de poker, des coin-flips, des brelans, on est payés pour compter des tas de jetons... Et voilà qu'on doit traiter d'un énorme merdier juridique sur lequel on ne sait finalement pas grand chose, fouiller de la paperasse légale, et commenter une situation qui évolue tellement vite que tout ce qu'on écrit risque à tout moment d'être périmé une heure plus tard. »<br /><br />Il faut que je fasse attention. Il faut que je me rappelle constamment les mots de Kundera. On ne comprendra cette affaire que lorsqu'elle sera terminée. Dans longtemps, peut-être très longtemps, la vérité fera peu à peu surface. On se retournera, et on regardera de loin le truc, et on pourra en dresser un tableau ressemblant. Tirer le vrai du faux. Faire la synthèse avec le bénéfice du temps, qui possède la sagesse ultime. Mais maintenant, c'est trop tôt. On est en plein dedans. Parmi l'amas d'informations que nous écrivons ces jours-ci, il n'y a que très peu de faits établis. Il faut que je fasse attention. Que je me retienne d'écrire des trucs dont je n'ai absolument aucune idée s'ils sont vrais ou faux. Sinon, je me retrouve à écrire un jour que Phil Ivey est un héros, et à calculer le lendemain qu'en fait, il n'a plus un rond entre son divorce, le craps, le poker chinois et que sais-je encore, et que son action en justice est un bluff de la dernière chance d'un mec avec le dos au mur. Je me retrouve à relayer des rumeurs propagées par des gens qui pourraient bien avoir un intérêt personnel à propager de la merde. Qu'est-ce que je ne donnerais pas pour m'immiscer dans le téléphone portable d'Howard Lederer ou Chris Ferguson, regarder leurs emails, ou pourquoi pas aller taper à leur porte. Mais cela n'arrivera pas. En ce moment, beaucoup de gens parlent, la plupart feraient mieux de la fermer. Et ceux dont on aimerait tant entendre un mot vont surement rester silencieux un bon moment.<br /><br />C'est compliqué, cette histoire. C'est trop compliqué.<br /><br /><span style="font-style: italic;">(Autre chose que je n'ai pas mentionnée, mais qui est évidente : étant donné ma relation contractuelle que j'entretiens avec un site de jeu en ligne, je suis un peu gonflé de donner mon avis sur le tracas d'un (des) autre(s) Si l'on commence à me reprocher de manquer d'objectivité, je l'aurai bien mérité. C'est ça, le problème : si je dis du bien d'un concurrent, on applaudira ma clairvoyance, mais je dis du mal (ce que d'ailleurs je ne pense pas avoir fait, mais peu importe), on peut m'accuser à raison d'avoir une idée derrière la tête)</span></p><br /><a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsop-2011-jour-2"><span style="font-weight: bold;">Le Day 2 sur Winamax</span></a><br /><br /><span style="font-size:130%;"><span style="font-weight: bold;">En vrac</span></span><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-NN_-6eE9BoA/Tei7UE9hHtI/AAAAAAAACzw/DcKsaHX8z0A/s1600/_0166588.jpg"><br /><br /><img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 266px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-NN_-6eE9BoA/Tei7UE9hHtI/AAAAAAAACzw/DcKsaHX8z0A/s400/_0166588.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5613942889120866002" border="0" /></a><br /><br />- Mis à part Ivey, le Day 2 a été plutôt calme (on est encore au début des WSOP) avec seulement trois épreuves, dont le départ du tournoi de Omaha High-Low (mouais, bof) et la suite du tournoi de Heads Up à 25,000 dollars. Comme Benyamine était le seul français parmi les 32 joueurs, je me suis amusé à regarder l'intégralité de son match, sans aller voir ailleurs. Au final, cela ne fut guère amusant car la partie a duré plus de quatre heures. Merde, si j'en arrive à me faire chier devant mon idole du poker, c'est le signe qu'il faut que je change de métier ! J'en ai quand même tiré un long compte rendu, histoire de ne pas gâcher tout le temps passé à regarder Benyamine. (La photo a été prise par mon amie Anne Laymond, une photographe de talent que j'espère bien pouvoir embaucher ponctuellement durant les WSOP, histoire d'avoir des belles photos de temps en temps)<br /><br />- Si vous êtes à Vegas, n'hésitez pas à venir me passer le bonjour dans l'Amazon Room, où je passe le plus clair de mes journées, et acheter votre copie de Lost Vegas en français, à prix discount ! J'en ai une caisse entière à écouler, elle est arrivée à la maison hier. Oui, j'ai besoin d'aide. Putain, voilà que je me retrouve à faire de la pub sur ce blog, où va t-on ? Toujours est-il qu'aux dernières nouvelles, le bouquin se vend bien, ce qui me rend plutôt heureux.<br /><br />- J'ai faim.<div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-1105260749105103647?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /></div>" ["date_timestamp"]=> int(1307011500) } [10]=> array(20) { ["guid#"]=> int(1) ["guid@"]=> string(11) "ispermalink" ["guid@ispermalink"]=> string(5) "false" ["guid"]=> string(58) "tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-5539062782461660748" ["pubdate#"]=> int(1) ["pubdate"]=> string(31) "Tue, 31 May 2011 22:01:00 +0000" ["atom"]=> array(2) { ["updated#"]=> int(1) ["updated"]=> string(29) "2011-06-06T13:13:07.968+02:00" } ["title#"]=> int(1) ["title"]=> string(27) "Les rats quittent le navire" ["description#"]=> int(1) ["description"]=> string(12560) "<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-NcfIfVjHZ18/TealxYh_3UI/AAAAAAAACzc/h-fD3g4pzg8/s1600/DSC_0041.JPG"> </a><div style="text-align: justify;"><span style="font-style: italic;">Day 1</span><br /><br />Alors là pas de doute, les World Series of Poker 2011 ont démarré en fanfare. Une fanfare jouant un air d'apocalypse, avec le joueur de poker le plus médiatique du monde larguant un énorme missile au beau milieu de la première des cinquante journées du festival. Comme l'ont si bien dit mes confrères de Wicked Chops, si les jours à venir nous offrent ne serait-ce qu'un dixième des drames dont nous avons été témoins hier, ces WSOP s'annoncent grandioses.<br /><br />Avec <a href="http://www.wam-poker.com/forums/phil-ivey-intente-un-proces-a-full-tilt-et-boycotte-les-wsop-73275?start=0">un communiqué de presse assassin publié en début de soirée hier</a>, Phil Ivey a réussi d'une seule main à faire passer au second plan la journée d'introduction des WSOP. D'ordinaire, le Day 1 est excitant, mais d'une manière assez routinière, du genre « Hé, les WSOP sont de retour, l'été va être long, on va bien s'amuser, on va voir plein de tournois sympa ». Chaque année, le démarrage suit la même procédure : on dit bonjour aux copains pas vus depuis longtemps, on prend note des petits changements dans l'organisation et le plan des salles, on s'installe sur le banc de presse, et l'on publie nos premiers articles sur les premiers tournois qui démarrent. Puis l'on va se coucher, et on recommence le lendemain en attendant le premier vrai évènement du festival, comme par exemple la victoire d'un pro connu lors d'un tournoi de Omaha à 1,500 dollars.<br /><br />Rien de tout ça hier : aussitôt la bombe d'Ivey larguée sur nos écrans d'ordinateur, plus personne ne s'est embêté à parler d'autre chose. Rendez-vous compte, l'homme aux huit bracelets et 14 millions de dollars de gains en tournoi, le joueur le plus respecté de l'histoire du poker moderne, déjà considéré de son vivant comme une légende éternelle du poker, le voilà qui se retourne publiquement contre Full Tilt Poker !! La société dont il fait la promotion depuis 2004, la société avec laquelle son image est si profondément associée que les deux entités sont depuis longtemps considérées comme inséparables.<br /><br />Phil Ivey ne jouera pas les World Series of Poker parce que Full Tilt Poker n'a pas encore réussi à rembourser ses joueurs américains depuis le 15 avril, date où le Département de la Justice US a frappé un grand coup contre les principaux sites de poker en ligne servant les joueurs yankee, les chassant hors du marché tout en inculpant leurs responsables et bloquant leurs comptes bancaires. Les montants estimés se situent entre 100 et 150 millions de dollars.<br /><br />Pour les fans de poker, l'évènement est de taille : c'est comme si Roger Federer ou Rafael Nadal annonçaient le matin du premier tour leur retrait de Roland Garros... Et pour l'industrie, c'est un signal fort : depuis le 15 avril, aucun des joueurs les plus proches de Full Tilt, le groupe central de joueurs ayant financé les débuts du site (Lederer, Seidel, Ferguson, Bloch...) ne s'était exprimé publiquement sur les évènements qui ont secoué le poker mondial. Et voilà qu'un de ces joueurs, le plus médiatique d'entre eux qui plus est, sort du bois pour la première fois : surprise, c'est pour jeter sa compagnie au feu, et lui intenter un procès !<br /><br />Le tsunami pokérien du 15 avril et ses retombées sont un sujet vaste aux ramifications virtuellement infinies. Il faudrait un bouquin entier pour traiter le sujet de manière exhaustive, et il y en aura probablement, des bouquins. Pour l'heure, on se contentera de quelques observations à chaud (et si vous en voulez plus, des dizaines et dizaines d'autres blogueurs ont leur propre opinion sur le sujet)<br /><br />- La sortie d'Ivey est un coup de génie marketing. En se retournant contre Full Tilt, Ivey se range du côté de la morale et des joueurs floués qui étaient déjà tout acquis à sa cause par défaut, au vu de ses accomplissements pokériens. Comme l'a écrit Pauly, Ivey était déjà Michael Jordan, Pablo Picasso, Amadeus Mozart et Albert Einstein réunis... Maintenant, il peut ajouter le costume de Superman par dessus. On peut opposer son attitude à celle des joueurs Full Tilt qui se sont pointés aux WSOP avec leur logo collé sur la poitrine : hier, j'ai vu John Juanda se faire violemment prendre à partie par le joueur anglais James Bord, qui l'a traité de tous les noms avant de le menacer de lui botter le cul s'il tombait sur lui à l'extérieur du casino. Phil Ivey est loin d'être un idiot, et savait qu'il risquait de rencontrer des joueurs mécontents durant les WSOP. Il savait qu'en arrivant dans l'Amazon Room avec un logo Full Tilt sur le t-shirt, il allait forcément croiser des joueurs ayant encore cent, mille, dix-mille voire cent mille dollars bloqués sur le site dont il fait la promotion depuis huit ans.<br /><br />- Et justement : encore à ce jour, des milliers de clients américains de Full Tilt ont leur fonds bloqués, et FTP est incapable de les rembourser. Bien entendu, Phil Ivey est dans le même bateau ! Déjà, il y a sa bankroll poker, que l'on peu estimer sans risque à plusieurs millions de dollars. Puis, plus important, il y a sa part du gâteau : en tant qu'investisseur initial de Full Tilt, son pourcentage valait probablement des dizaines de millions de dollars à la veille du Black Friday. Tout cet argent est maintenant bloqué. En attaquant Full Tilt, Ivey sauve son image (à l'inverse d'un Howard Lederer, par exemple, dont la réputation est foutue à tout jamais), et tente le tout pour le tout afin de récupérer son pognon. Rappelons qu'Ivey sort d'un divorce (ça coûte cher) et qu'il est connu pour fréquenter les tables de craps de Las Vegas, où il joue pour des sommes un peu plus élevées que le touriste moyen. Probable qu'Ivey s'est dit qu'il n'y avait pas d'autre moyen qu'un procès pour reprendre ses billes...<br /><br />- Est-ce qu'Ivey ignorait tout des manœuvres louches d'arrière-salle de Full Tilt Poker qui commencent peu à peu à faire surface à mesure que les langues se délient ? Difficile de penser que non... Mais ici à Vegas, les gens commencent à parler, et certaines choses que l'on entend sont proprement incroyables, et laissent à penser que le management de Full Tilt était tout sauf propre. Raison de plus pour Ivey que de leur tourner le dos... Hier, dans l'émission de radio de QuadJacks, qu'on a écoutée en rentrant à la maison, un ancien assistant de Patrik Antonius (membre du Team Full Tilt) prétendait que le finlandais disposait de plusieurs dizaines de comptes sur Full Tilt Poker, dans le plus grand secret. Il paraît aussi que certains « Red Pros », ces joueurs payés à l'heure pour jouer sur Full Tilt (en plus d'un « rakeback » de 100%) avaient l'habitude de louer leur compte à d'autre joueurs. Une pratique complètement interdite, bien sur. Et puis il y a tous les montages bancaires auxquels les sites se livraient pour faire entrer et sortir l'argent des joueurs avant le Black Friday. Les casseroles s'empilent et s'il est difficile de tirer le vrai du faux, tout ceci n'augure de rien de bon pour l'avenir du site.<br /><br />- Alors que PokerStars s'est rapidement acquitté de ses dettes envers les joueurs américains, et que le duo Ultimate Bet / Absolute Poker semble s'être tiré avec la caisse, comme on pouvait s'y attendre, Full Tilt Poker se trouve entre les deux, au milieu du gué... Mais semble glisser dangereusement sur la pente empruntée par UB et AP. Les prochaines semaines seront cruciales pour Full Tilt, et je repense aux mots d'Alexandre Dreyfus (le patron de ChiliPoker) au lendemain du 15 avril : « Full Tilt est mort à mes yeux... Ce n'est qu'une question de jours. » Aux dernières nouvelles, ils n'ont plus un rond, et ce ne sont pas les déclarations d'Ivey qui vont aider les investisseurs potentiels à accorder leur confiance à Full Tilt.<br /><br />Il y a un proverbe que j'aime bien, qui dit qu'on a plus à perdre en restant indécis plutôt qu'en prenant la mauvaise décision. Au milieu du mutisme de ses amis et partenaires en affaires, Phil Ivey a pris une décision explosive. En choisissant de rester à l'écart des WSOP (imaginez l'ampleur de la décision pour un compétiteur de sa trempe !) et en attaquant sa société, Ivey a pris les devants, ce qui lui assurera, au moins pour un temps, les faveurs du public, et contribuera à ridiculiser ceux qui restent là à attendre depuis le 15 avril. Ivey a enfoncé la porte... Et maintenant, ceux qui l'entourent ont deux options : continuer à faire comme si de rien n'était, et en subir les conséquences, ou l'imiter, et s'exprimer enfin. Ivey a gagné la bataille de la morale... Mais qu'on ne s'y trompe pas : la morale a bon dos, ici. C'est avant tout une histoire de pognon... Son pognon.<br /><span style="font-size:130%;"><br /><span style="font-weight: bold;">En vrac</span></span><br /><br />- Bon, il n'y a pas que le drame à caractère judiciaire aux WSOP, il y a aussi un peu de poker. On a commencé hier avec l'épreuve réservée aux employés de casino (vous vous en doutez, tout le monde s'en fout pas mal) et un nouveau tournoi de tête à tête à 25,000 dollars. Chaque année, les organisateurs aiment démarrer les WSOP avec un tournoi spécial... Et l'on a pas été déçu. 128 des meilleurs joueurs du monde étaient réunis pour disputer les deux premiers tours d'une épreuve organisée selon le modèle d'un tournoi de tennis. La plupart des stars online étaient là, mais j'ai été frappé par l'absence de nombreux joueurs emblématiques de « l'ancienne école » : Ted Forrest, Doyle Brunson, Phil Hellmuth... Quatre français étaient au départ, et seul David Benyamine a réussi à gagner ses deux matches. ElkY a chuté directement contre l'excellent Daniel « Jungleman12 » Cates, et le jeune Alexandre Bonnin a été victime de la réussite insolente de John Juanda. Bruno Launais (finaliste d'une épreuve l'an dernier) s'est débarrassé de Vladimir Schmelev au premier tour avant de perdre contre David Paredes au second.<br /><br />- Il n'y a plus qu'un seul banc de presse dans l'Amazon Room (au lieu de deux en 2010). Les organisateurs ont doublé le nombre de sièges sur le podium, ce qui fait que nous sommes un peu serrés. Cependant, nous ne sommes pas nombreux, pour le moment. Il y a les reporters de PokerNews (qui réalisent le reportage officiel), mes amis de Bluff (dont le légendaire Kevmath), Pauly et Change100, et c'est à peu près tout. Avec Jesse May et les hollandais Remko &amp; Frank, je crois que je suis le seul européen, pour le moment. Dans les prochains jours, j'écrirai un article dédié aux médias.<br /></div><p style="margin-bottom: 0cm"><a style="font-style: italic;" href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsop-2011-jour-1"><span style="font-weight: bold;">Le Day 1 sur Winamax</span></a><br /></p><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-NcfIfVjHZ18/TealxYh_3UI/AAAAAAAACzc/h-fD3g4pzg8/s1600/DSC_0041.JPG"><br /><img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 266px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-NcfIfVjHZ18/TealxYh_3UI/AAAAAAAACzc/h-fD3g4pzg8/s400/DSC_0041.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5613356253381123394" border="0" /></a><br /><br /><span style="font-style: italic;">Bruno Launais et Alexandre Bonnin avec Davidi Kitai</span><br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-XtqK9EU0wIk/TealxnWxZ6I/AAAAAAAACzk/xm8OwWqRpQg/s1600/DSC_0131-1.JPG"><img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 241px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-XtqK9EU0wIk/TealxnWxZ6I/AAAAAAAACzk/xm8OwWqRpQg/s400/DSC_0131-1.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5613356257360570274" border="0" /></a><br /><br /><span style="font-style: italic;">David Benyamine bénéficie de soutiens de choix, pas étonnant qu'il ait passé les deux premiers tournois de l'épreuve les doigts dans le nez...</span><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-5539062782461660748?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /></div>" ["link#"]=> int(1) ["link"]=> string(71) "http://benjodimeo.blogspot.com/2011/06/les-rats-quittent-le-navire.html" ["author#"]=> int(1) ["author"]=> string(27) "noreply@blogger.com (Benjo)" ["http://search.yahoo.com/mrss/"]=> array(6) { ["thumbnail#"]=> int(1) ["thumbnail@"]=> string(28) "xmlns:media,url,height,width" ["thumbnail@xmlns:media"]=> string(29) "http://search.yahoo.com/mrss/" ["thumbnail@url"]=> string(92) "http://1.bp.blogspot.com/-NcfIfVjHZ18/TealxYh_3UI/AAAAAAAACzc/h-fD3g4pzg8/s72-c/DSC_0041.JPG" ["thumbnail@height"]=> string(2) "72" ["thumbnail@width"]=> string(2) "72" } ["http://purl.org/syndication/thread/1.0"]=> array(2) { ["total#"]=> int(1) ["total"]=> string(1) "7" } ["summary#"]=> int(1) ["summary"]=> string(12560) "<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-NcfIfVjHZ18/TealxYh_3UI/AAAAAAAACzc/h-fD3g4pzg8/s1600/DSC_0041.JPG"> </a><div style="text-align: justify;"><span style="font-style: italic;">Day 1</span><br /><br />Alors là pas de doute, les World Series of Poker 2011 ont démarré en fanfare. Une fanfare jouant un air d'apocalypse, avec le joueur de poker le plus médiatique du monde larguant un énorme missile au beau milieu de la première des cinquante journées du festival. Comme l'ont si bien dit mes confrères de Wicked Chops, si les jours à venir nous offrent ne serait-ce qu'un dixième des drames dont nous avons été témoins hier, ces WSOP s'annoncent grandioses.<br /><br />Avec <a href="http://www.wam-poker.com/forums/phil-ivey-intente-un-proces-a-full-tilt-et-boycotte-les-wsop-73275?start=0">un communiqué de presse assassin publié en début de soirée hier</a>, Phil Ivey a réussi d'une seule main à faire passer au second plan la journée d'introduction des WSOP. D'ordinaire, le Day 1 est excitant, mais d'une manière assez routinière, du genre « Hé, les WSOP sont de retour, l'été va être long, on va bien s'amuser, on va voir plein de tournois sympa ». Chaque année, le démarrage suit la même procédure : on dit bonjour aux copains pas vus depuis longtemps, on prend note des petits changements dans l'organisation et le plan des salles, on s'installe sur le banc de presse, et l'on publie nos premiers articles sur les premiers tournois qui démarrent. Puis l'on va se coucher, et on recommence le lendemain en attendant le premier vrai évènement du festival, comme par exemple la victoire d'un pro connu lors d'un tournoi de Omaha à 1,500 dollars.<br /><br />Rien de tout ça hier : aussitôt la bombe d'Ivey larguée sur nos écrans d'ordinateur, plus personne ne s'est embêté à parler d'autre chose. Rendez-vous compte, l'homme aux huit bracelets et 14 millions de dollars de gains en tournoi, le joueur le plus respecté de l'histoire du poker moderne, déjà considéré de son vivant comme une légende éternelle du poker, le voilà qui se retourne publiquement contre Full Tilt Poker !! La société dont il fait la promotion depuis 2004, la société avec laquelle son image est si profondément associée que les deux entités sont depuis longtemps considérées comme inséparables.<br /><br />Phil Ivey ne jouera pas les World Series of Poker parce que Full Tilt Poker n'a pas encore réussi à rembourser ses joueurs américains depuis le 15 avril, date où le Département de la Justice US a frappé un grand coup contre les principaux sites de poker en ligne servant les joueurs yankee, les chassant hors du marché tout en inculpant leurs responsables et bloquant leurs comptes bancaires. Les montants estimés se situent entre 100 et 150 millions de dollars.<br /><br />Pour les fans de poker, l'évènement est de taille : c'est comme si Roger Federer ou Rafael Nadal annonçaient le matin du premier tour leur retrait de Roland Garros... Et pour l'industrie, c'est un signal fort : depuis le 15 avril, aucun des joueurs les plus proches de Full Tilt, le groupe central de joueurs ayant financé les débuts du site (Lederer, Seidel, Ferguson, Bloch...) ne s'était exprimé publiquement sur les évènements qui ont secoué le poker mondial. Et voilà qu'un de ces joueurs, le plus médiatique d'entre eux qui plus est, sort du bois pour la première fois : surprise, c'est pour jeter sa compagnie au feu, et lui intenter un procès !<br /><br />Le tsunami pokérien du 15 avril et ses retombées sont un sujet vaste aux ramifications virtuellement infinies. Il faudrait un bouquin entier pour traiter le sujet de manière exhaustive, et il y en aura probablement, des bouquins. Pour l'heure, on se contentera de quelques observations à chaud (et si vous en voulez plus, des dizaines et dizaines d'autres blogueurs ont leur propre opinion sur le sujet)<br /><br />- La sortie d'Ivey est un coup de génie marketing. En se retournant contre Full Tilt, Ivey se range du côté de la morale et des joueurs floués qui étaient déjà tout acquis à sa cause par défaut, au vu de ses accomplissements pokériens. Comme l'a écrit Pauly, Ivey était déjà Michael Jordan, Pablo Picasso, Amadeus Mozart et Albert Einstein réunis... Maintenant, il peut ajouter le costume de Superman par dessus. On peut opposer son attitude à celle des joueurs Full Tilt qui se sont pointés aux WSOP avec leur logo collé sur la poitrine : hier, j'ai vu John Juanda se faire violemment prendre à partie par le joueur anglais James Bord, qui l'a traité de tous les noms avant de le menacer de lui botter le cul s'il tombait sur lui à l'extérieur du casino. Phil Ivey est loin d'être un idiot, et savait qu'il risquait de rencontrer des joueurs mécontents durant les WSOP. Il savait qu'en arrivant dans l'Amazon Room avec un logo Full Tilt sur le t-shirt, il allait forcément croiser des joueurs ayant encore cent, mille, dix-mille voire cent mille dollars bloqués sur le site dont il fait la promotion depuis huit ans.<br /><br />- Et justement : encore à ce jour, des milliers de clients américains de Full Tilt ont leur fonds bloqués, et FTP est incapable de les rembourser. Bien entendu, Phil Ivey est dans le même bateau ! Déjà, il y a sa bankroll poker, que l'on peu estimer sans risque à plusieurs millions de dollars. Puis, plus important, il y a sa part du gâteau : en tant qu'investisseur initial de Full Tilt, son pourcentage valait probablement des dizaines de millions de dollars à la veille du Black Friday. Tout cet argent est maintenant bloqué. En attaquant Full Tilt, Ivey sauve son image (à l'inverse d'un Howard Lederer, par exemple, dont la réputation est foutue à tout jamais), et tente le tout pour le tout afin de récupérer son pognon. Rappelons qu'Ivey sort d'un divorce (ça coûte cher) et qu'il est connu pour fréquenter les tables de craps de Las Vegas, où il joue pour des sommes un peu plus élevées que le touriste moyen. Probable qu'Ivey s'est dit qu'il n'y avait pas d'autre moyen qu'un procès pour reprendre ses billes...<br /><br />- Est-ce qu'Ivey ignorait tout des manœuvres louches d'arrière-salle de Full Tilt Poker qui commencent peu à peu à faire surface à mesure que les langues se délient ? Difficile de penser que non... Mais ici à Vegas, les gens commencent à parler, et certaines choses que l'on entend sont proprement incroyables, et laissent à penser que le management de Full Tilt était tout sauf propre. Raison de plus pour Ivey que de leur tourner le dos... Hier, dans l'émission de radio de QuadJacks, qu'on a écoutée en rentrant à la maison, un ancien assistant de Patrik Antonius (membre du Team Full Tilt) prétendait que le finlandais disposait de plusieurs dizaines de comptes sur Full Tilt Poker, dans le plus grand secret. Il paraît aussi que certains « Red Pros », ces joueurs payés à l'heure pour jouer sur Full Tilt (en plus d'un « rakeback » de 100%) avaient l'habitude de louer leur compte à d'autre joueurs. Une pratique complètement interdite, bien sur. Et puis il y a tous les montages bancaires auxquels les sites se livraient pour faire entrer et sortir l'argent des joueurs avant le Black Friday. Les casseroles s'empilent et s'il est difficile de tirer le vrai du faux, tout ceci n'augure de rien de bon pour l'avenir du site.<br /><br />- Alors que PokerStars s'est rapidement acquitté de ses dettes envers les joueurs américains, et que le duo Ultimate Bet / Absolute Poker semble s'être tiré avec la caisse, comme on pouvait s'y attendre, Full Tilt Poker se trouve entre les deux, au milieu du gué... Mais semble glisser dangereusement sur la pente empruntée par UB et AP. Les prochaines semaines seront cruciales pour Full Tilt, et je repense aux mots d'Alexandre Dreyfus (le patron de ChiliPoker) au lendemain du 15 avril : « Full Tilt est mort à mes yeux... Ce n'est qu'une question de jours. » Aux dernières nouvelles, ils n'ont plus un rond, et ce ne sont pas les déclarations d'Ivey qui vont aider les investisseurs potentiels à accorder leur confiance à Full Tilt.<br /><br />Il y a un proverbe que j'aime bien, qui dit qu'on a plus à perdre en restant indécis plutôt qu'en prenant la mauvaise décision. Au milieu du mutisme de ses amis et partenaires en affaires, Phil Ivey a pris une décision explosive. En choisissant de rester à l'écart des WSOP (imaginez l'ampleur de la décision pour un compétiteur de sa trempe !) et en attaquant sa société, Ivey a pris les devants, ce qui lui assurera, au moins pour un temps, les faveurs du public, et contribuera à ridiculiser ceux qui restent là à attendre depuis le 15 avril. Ivey a enfoncé la porte... Et maintenant, ceux qui l'entourent ont deux options : continuer à faire comme si de rien n'était, et en subir les conséquences, ou l'imiter, et s'exprimer enfin. Ivey a gagné la bataille de la morale... Mais qu'on ne s'y trompe pas : la morale a bon dos, ici. C'est avant tout une histoire de pognon... Son pognon.<br /><span style="font-size:130%;"><br /><span style="font-weight: bold;">En vrac</span></span><br /><br />- Bon, il n'y a pas que le drame à caractère judiciaire aux WSOP, il y a aussi un peu de poker. On a commencé hier avec l'épreuve réservée aux employés de casino (vous vous en doutez, tout le monde s'en fout pas mal) et un nouveau tournoi de tête à tête à 25,000 dollars. Chaque année, les organisateurs aiment démarrer les WSOP avec un tournoi spécial... Et l'on a pas été déçu. 128 des meilleurs joueurs du monde étaient réunis pour disputer les deux premiers tours d'une épreuve organisée selon le modèle d'un tournoi de tennis. La plupart des stars online étaient là, mais j'ai été frappé par l'absence de nombreux joueurs emblématiques de « l'ancienne école » : Ted Forrest, Doyle Brunson, Phil Hellmuth... Quatre français étaient au départ, et seul David Benyamine a réussi à gagner ses deux matches. ElkY a chuté directement contre l'excellent Daniel « Jungleman12 » Cates, et le jeune Alexandre Bonnin a été victime de la réussite insolente de John Juanda. Bruno Launais (finaliste d'une épreuve l'an dernier) s'est débarrassé de Vladimir Schmelev au premier tour avant de perdre contre David Paredes au second.<br /><br />- Il n'y a plus qu'un seul banc de presse dans l'Amazon Room (au lieu de deux en 2010). Les organisateurs ont doublé le nombre de sièges sur le podium, ce qui fait que nous sommes un peu serrés. Cependant, nous ne sommes pas nombreux, pour le moment. Il y a les reporters de PokerNews (qui réalisent le reportage officiel), mes amis de Bluff (dont le légendaire Kevmath), Pauly et Change100, et c'est à peu près tout. Avec Jesse May et les hollandais Remko &amp; Frank, je crois que je suis le seul européen, pour le moment. Dans les prochains jours, j'écrirai un article dédié aux médias.<br /></div><p style="margin-bottom: 0cm"><a style="font-style: italic;" href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wsop-2011-jour-1"><span style="font-weight: bold;">Le Day 1 sur Winamax</span></a><br /></p><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-NcfIfVjHZ18/TealxYh_3UI/AAAAAAAACzc/h-fD3g4pzg8/s1600/DSC_0041.JPG"><br /><img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 266px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-NcfIfVjHZ18/TealxYh_3UI/AAAAAAAACzc/h-fD3g4pzg8/s400/DSC_0041.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5613356253381123394" border="0" /></a><br /><br /><span style="font-style: italic;">Bruno Launais et Alexandre Bonnin avec Davidi Kitai</span><br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-XtqK9EU0wIk/TealxnWxZ6I/AAAAAAAACzk/xm8OwWqRpQg/s1600/DSC_0131-1.JPG"><img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 241px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-XtqK9EU0wIk/TealxnWxZ6I/AAAAAAAACzk/xm8OwWqRpQg/s400/DSC_0131-1.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5613356257360570274" border="0" /></a><br /><br /><span style="font-style: italic;">David Benyamine bénéficie de soutiens de choix, pas étonnant qu'il ait passé les deux premiers tournois de l'épreuve les doigts dans le nez...</span><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-5539062782461660748?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /></div>" ["date_timestamp"]=> int(1306879260) } [11]=> array(20) { ["guid#"]=> int(1) ["guid@"]=> string(11) "ispermalink" ["guid@ispermalink"]=> string(5) "false" ["guid"]=> string(58) "tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-5646921387142152616" ["pubdate#"]=> int(1) ["pubdate"]=> string(31) "Tue, 31 May 2011 21:59:00 +0000" ["atom"]=> array(2) { ["updated#"]=> int(1) ["updated"]=> string(29) "2011-06-06T13:12:44.414+02:00" } ["title#"]=> int(1) ["title"]=> string(22) "Le triangle impossible" ["description#"]=> int(1) ["description"]=> string(11483) "<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-AVBzSmVk94M/TeVtF5hdcdI/AAAAAAAACzM/LGPhjAgXYsU/s1600/DSC_0019.JPG"><img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 266px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-AVBzSmVk94M/TeVtF5hdcdI/AAAAAAAACzM/LGPhjAgXYsU/s400/DSC_0019.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5613012458695127506" border="0" /></a><br /><p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">Las Vegas, 12 heures 21. Je suis arrivé au casino Rio il y a une heure. Après avoir récupéré mon accréditation auprès du service de presse, j'ai pris place sur le podium réservé aux journalistes à l'intérieur de l'Amazon Room. Aujourd'hui débute la 42ème édition des World Series of Poker. La partie visible de mon travail va débuter dans quelques heures avec la première de cinquante journées durant lesquelles vont s'enchaîner 58 épreuves balayant l'ensemble des formats de poker : Hold'em, Omaha, Stud, Heads-Up, Limit, No Limit, Pot Limit, et j'en passe.<br /><br />Pour la sixième année consécutive, je vais couvrir le plus gros évènement poker du monde. Comme lors des éditions précédentes, mon but sera de concilier trois paramètres bien établis :<br /><br /><span style="font-weight: bold;">1/</span> Rendre compte d'un maximum d'informations concernant les WSOP, en particulier celles rapportant aux joueurs français engagés dans les différentes épreuves.<br /><span style="font-weight: bold;">2/</span> Faire en sorte que ces informations soit intéressantes à lire, bien écrites, variées, présentées de manière originale, et si possibles exclusives.<br /><span style="font-weight: bold;">3/</span> Conserver ma santé mentale à peu près en état de marche. Un objectif qui inclut notamment des heures de sommeil régulières, des repas pris à heure fixe et un tant soit peu équilibrés, et un effort pour, de temps en temps, sortir du casino pour me livrer à des activités hors poker telles que la lecture, regarder des DVD sur la télévision du salon, pourquoi pas un peu de sport, et passer du bon temps avec les dizaines d'amis présents en ville.<br /><br />Sur le papier, voilà le plan, triangulaire. En pratique, cinq années d'expérience m'ont appris qu'il est complètement impossible de tenir ces trois objectifs simultanément. Je le sais, j'essaie tous les ans, et j'échoue. Durant les sept semaines à venir, tout sera donc une question d'arbitrage. Si je choisis de passer cent heures par semaine en moyenne dans l'Amazon Room (option préférée lors des années précédentes, où j'ai régulièrement et complètement négligé le point 3), mon bien être va forcément en pâtir à un moment ou un autre. Si, au contraire, je me ménage et décide de prendre des pauses régulières, le contenu du reportage va en souffrir. Concernant le contenu, forcément, j'ai là aussi un choix : poster le plus d'articles possibles sans trop me soucier de la qualité, ou au contraire faire un effort pour écrire un truc vraiment intéressant et fouillé, mais qui me prendra plus de temps. Vous vous en doutez bien, un article sur lequel on a passé cinq ou six heures n'aura pas la même gueule qu'un papier torché en trente minutes.<br /><br />Le triangle isocèle parfait n'existe donc pas. Deux petits exemples pour illustrer ce que je tente d'expliquer :<br /><br />- Lors du dixième jour des WSOP 2010, j'ai publié <a href="http://benjodimeo.blogspot.com/2010/06/durrrr-factor.html">un article que beaucoup considèrent comme le meilleur que j'ai jamais écrit à propos d'une partie de poker</a>. Je ne vais pas les contredire, je partage cet avis. Mais pour écrire cet article dont je suis plutôt fier, j'ai du passer une journée entière (de 14 heures à 4 heures du matin) à observer la partie en question, sans rien publier durant tout ce temps, avant de rédiger ensuite sur mon ordinateur six heures de suite, jusqu'à onze heures du matin. Avec cet unique article, j'ai donc privilégié l'exigence de qualité à celle de la quantité, et au passage bouclé une solide journée de presque 24 heures de travail consécutives (et d'ailleurs, je suis retourné au Rio directement après, sans aller me coucher). J'aimerais bien écrire des articles comme celui-ci tous les jours... Mais on comprendra pourquoi c'est quelque chose d'assez compliqué en pratique !<br /><br />- Lors du 17ème jour des WSOP 2010, Harper et moi avons décidé de nous éclipser en début d'après-midi pour disputer un tournoi de tennis avec le Team Winamax et d'autres joueurs français. Nous avions passé les 16 journées précédentes à l'intérieur de l'Amazon Room, et décidé qu'il était temps de faire autre chose. Ce jour-là, Vanessa Hellebuyck disputait la finale du tournoi réservé aux femmes. Elle avait entamé la partie avec le plus petit tapis, et quand nous sommes partis pour rejoindre les courts, il restait encore neuf joueuses à la table. Nous avions prévu de rentrer aux alentours de 21 heures (en se disant que la finale serait encore loin d'être terminée à cette heure là). Résultat des courses ? Vanessa a remporté le tournoi à 20 heures 30, et nous nous sommes pris une bonne volée de bois vert par nos lecteurs pour avoir abandonné notre travail en route. Moralité : impossible de quitter les WSOP plus d'une heure ou deux sans risquer de manquer quelque chose d'intéressant.<br /><br />Vous voyez où je veux en venir... Les World Series of Poker sont un événement énorme et interminable, et face au déluge d'informations à traiter tout au long de sept semaines et 58 tournois, une équipe faite d'un seul reporter (ou deux ou trois, d'ailleurs, le problème reste le même) ne dispose que de moyens limités pour y faire face.<br /><br />Cette année, Winamax envoie sur place un reporter (votre serviteur) pour l'ensemble des WSOP, un second reporter en freelance pour le Main Event (deux semaines), et un caméraman pour produire des vidéos, sur une durée de deux semaines. Aussi modeste que peut paraître ce dispositif, c'est le plus important déployé parmi tous les sites de poker en ligne français. (Et c'était déjà le cas lors des trois années précédentes).<br /><br />Je me sens obligé de le rappeler, car chaque année notre travail est sujet à diverses critiques. Moi, je suis parfaitement prêt à entendre que ce que j'écris n'est pas terrible, pas inspiré, pas intéressant. C'est le jeu, il n'y a pas de problème avec ça, je suis à l'écoute. En revanche, il est hors de question que l'on puisse m'accuser de tirer au flanc. En fait, dans cette histoire, je suis coincé : peu importe ce que je choisis de faire, cela ne sera pas idéal. Si je décide de travailler les horaires d'un être humain normal, je n'écrirai pas grand chose sur les WSOP au final. Et si je décide au contraire de mettre les bouchées doubles, je vais forcément craquer un jour ou l'autre (en général après 25 ou 30 jours à fond la caisse), et on va commencer à me faire remarquer que je suis aigri et blasé du poker parce que je n'affiche pas un sourire géant en me pointant au Rio chaque matin. C'est une critique qui revient tout le temps, y compris de la part d'amis proches. Mais putain, comment faire autrement que d'être blasé quand on bosse 100 heures par semaine ? Franchement ! Quand j'écris que je travaille beaucoup, ce n'est pas pour me la raconter ou pour rechercher la pitié de mes lecteurs... Je m'en bats les couilles. Je bosse un max : c'est juste un fait, point final. Et j'aime ça, dans une certaine mesure. C'est un choix personnel (Monsieur Winamax ne me met pas un flingue sur la tempe en m'ordonnant de passer ma vie au Rio), et je tente de l'assumer autant que possible. Mais parfois, c'est trop, et je me demande ce qu'on me dirait si je décidais de baisser mon volume hebdomadaire de, disons, 100 heures par semaine à 50, ce qui serait encore beaucoup. Forcément, je ne serais pas autant aigri ou blasé (vu que j'arriverais à dormir la nuit et/ou avoir un peu de loisirs), mais je passerais sans doute pour le dernier des fainéants, car le contenu publié sur Wina s'en ressentirait d'autant.<br /><br />Tout cela pour vous dire qu'après cinq étés passés à Vegas, je n'ai pas encore trouvé la formule magique pour couvrir les WSOP de manière efficiente. Si cela ressemble à un constat d'échec de ma part... C'est parce que c'en est un, en quelque sorte. Peu importe nos choix, on ne peut produire un travail optimal (et même si Winamax se prenait l'idée d'envoyer 20 reporters, on se heurterai au nombre maximal d'accréditations média accordées aux sites non officiels, au nombre de 4).<br /><br />Et c'est encore pire cette année avec l'absence d'Harper : je fais un pas en arrière en me retrouvant seul à nouveau, comme en 2008 et 2009. Normalement, je devrais aborder cette nouvelle édition des WSOP avec la confiance du vétéran qui est déjà passé par là. Mais en fait, c'est complètement l'inverse : j'ai l'impression que ma tâche est de plus en plus difficile cette année. Et alors que le premier gros tournois des WSOP va débuter dans une heure et demie, j'ai les boules devant l'ampleur du travail qui m'attend.<br /><br />Bref (il faut que je conclue car je n'ai pas encore écrit une ligne sur Winamax), c'est un nouveau voyage à risques qui m'attend. Il y aura des jours où j'écrirai beaucoup de choses pas très intéressantes à propos de poker. Il y aura des jours où j'écrirai peu, mais pour un résultat final qui sera apprécié par la majorité. Et puis il y aura quelques journées où je n'écrirai rien du tout, parce que j'aurai envie de prendre l'air, pour changer. La routine, quoi !<br /><br />****<br /><br />Le retour d'une vieille rubrique que je vais essayer de tenir à jour régulièrement.... Mes gains et pertes au jeu tout au long de l'été. Je ne crois pas que je vais beaucoup jouer au poker (pas assez de temps pour un tournoi, ni de patience pour un cash-game)<br /><br /><span style="font-size:130%;"><span style="font-weight: bold;">La cagoule – Été 2011</span></span><br /><br /><span style="font-weight: bold;">* 29/05/2011 - Texas Hold'em contre le casino à l'Orleans : moins 175$</span><br />Ma toute première session de jeu de l'été fut brève. J'ai voulu montrer à Pauly ce diabolique jeu qu'est le Texas Hold'em joué contre la banque, et me suis fait déchirer rapidement. Cet enfoiré de croupier m'a notamment déchiré une paire de Rois avec un 8 et un 5.<br /><br /><span style="font-weight: bold;">* 30/05/2011 – Pai Gow au Gold Coast : +80$</span><br />Une heure de partie avec quelques confrères avant de monter au hall de bowling à l'étage. Je me suis bien démerdé, réussissant à chatter un partage avec hauteur Roi, et à gagner avec hauteur As alors que j'avais misé 50 dollars dans les deux cas.<br /><br /><span style="font-weight: bold;">* 31/05/2011 – Pai Gow au Rio : +22$</span><br />Mon rendez-vous pour le déjeuner était en retard, alors j'ai eu le temps de jouer quatre ou cinq mains à la table placée en face du café. 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Je suis arrivé au casino Rio il y a une heure. Après avoir récupéré mon accréditation auprès du service de presse, j'ai pris place sur le podium réservé aux journalistes à l'intérieur de l'Amazon Room. Aujourd'hui débute la 42ème édition des World Series of Poker. La partie visible de mon travail va débuter dans quelques heures avec la première de cinquante journées durant lesquelles vont s'enchaîner 58 épreuves balayant l'ensemble des formats de poker : Hold'em, Omaha, Stud, Heads-Up, Limit, No Limit, Pot Limit, et j'en passe.<br /><br />Pour la sixième année consécutive, je vais couvrir le plus gros évènement poker du monde. Comme lors des éditions précédentes, mon but sera de concilier trois paramètres bien établis :<br /><br /><span style="font-weight: bold;">1/</span> Rendre compte d'un maximum d'informations concernant les WSOP, en particulier celles rapportant aux joueurs français engagés dans les différentes épreuves.<br /><span style="font-weight: bold;">2/</span> Faire en sorte que ces informations soit intéressantes à lire, bien écrites, variées, présentées de manière originale, et si possibles exclusives.<br /><span style="font-weight: bold;">3/</span> Conserver ma santé mentale à peu près en état de marche. Un objectif qui inclut notamment des heures de sommeil régulières, des repas pris à heure fixe et un tant soit peu équilibrés, et un effort pour, de temps en temps, sortir du casino pour me livrer à des activités hors poker telles que la lecture, regarder des DVD sur la télévision du salon, pourquoi pas un peu de sport, et passer du bon temps avec les dizaines d'amis présents en ville.<br /><br />Sur le papier, voilà le plan, triangulaire. En pratique, cinq années d'expérience m'ont appris qu'il est complètement impossible de tenir ces trois objectifs simultanément. Je le sais, j'essaie tous les ans, et j'échoue. Durant les sept semaines à venir, tout sera donc une question d'arbitrage. Si je choisis de passer cent heures par semaine en moyenne dans l'Amazon Room (option préférée lors des années précédentes, où j'ai régulièrement et complètement négligé le point 3), mon bien être va forcément en pâtir à un moment ou un autre. Si, au contraire, je me ménage et décide de prendre des pauses régulières, le contenu du reportage va en souffrir. Concernant le contenu, forcément, j'ai là aussi un choix : poster le plus d'articles possibles sans trop me soucier de la qualité, ou au contraire faire un effort pour écrire un truc vraiment intéressant et fouillé, mais qui me prendra plus de temps. Vous vous en doutez bien, un article sur lequel on a passé cinq ou six heures n'aura pas la même gueule qu'un papier torché en trente minutes.<br /><br />Le triangle isocèle parfait n'existe donc pas. Deux petits exemples pour illustrer ce que je tente d'expliquer :<br /><br />- Lors du dixième jour des WSOP 2010, j'ai publié <a href="http://benjodimeo.blogspot.com/2010/06/durrrr-factor.html">un article que beaucoup considèrent comme le meilleur que j'ai jamais écrit à propos d'une partie de poker</a>. Je ne vais pas les contredire, je partage cet avis. Mais pour écrire cet article dont je suis plutôt fier, j'ai du passer une journée entière (de 14 heures à 4 heures du matin) à observer la partie en question, sans rien publier durant tout ce temps, avant de rédiger ensuite sur mon ordinateur six heures de suite, jusqu'à onze heures du matin. Avec cet unique article, j'ai donc privilégié l'exigence de qualité à celle de la quantité, et au passage bouclé une solide journée de presque 24 heures de travail consécutives (et d'ailleurs, je suis retourné au Rio directement après, sans aller me coucher). J'aimerais bien écrire des articles comme celui-ci tous les jours... Mais on comprendra pourquoi c'est quelque chose d'assez compliqué en pratique !<br /><br />- Lors du 17ème jour des WSOP 2010, Harper et moi avons décidé de nous éclipser en début d'après-midi pour disputer un tournoi de tennis avec le Team Winamax et d'autres joueurs français. Nous avions passé les 16 journées précédentes à l'intérieur de l'Amazon Room, et décidé qu'il était temps de faire autre chose. Ce jour-là, Vanessa Hellebuyck disputait la finale du tournoi réservé aux femmes. Elle avait entamé la partie avec le plus petit tapis, et quand nous sommes partis pour rejoindre les courts, il restait encore neuf joueuses à la table. Nous avions prévu de rentrer aux alentours de 21 heures (en se disant que la finale serait encore loin d'être terminée à cette heure là). Résultat des courses ? Vanessa a remporté le tournoi à 20 heures 30, et nous nous sommes pris une bonne volée de bois vert par nos lecteurs pour avoir abandonné notre travail en route. Moralité : impossible de quitter les WSOP plus d'une heure ou deux sans risquer de manquer quelque chose d'intéressant.<br /><br />Vous voyez où je veux en venir... Les World Series of Poker sont un événement énorme et interminable, et face au déluge d'informations à traiter tout au long de sept semaines et 58 tournois, une équipe faite d'un seul reporter (ou deux ou trois, d'ailleurs, le problème reste le même) ne dispose que de moyens limités pour y faire face.<br /><br />Cette année, Winamax envoie sur place un reporter (votre serviteur) pour l'ensemble des WSOP, un second reporter en freelance pour le Main Event (deux semaines), et un caméraman pour produire des vidéos, sur une durée de deux semaines. Aussi modeste que peut paraître ce dispositif, c'est le plus important déployé parmi tous les sites de poker en ligne français. (Et c'était déjà le cas lors des trois années précédentes).<br /><br />Je me sens obligé de le rappeler, car chaque année notre travail est sujet à diverses critiques. Moi, je suis parfaitement prêt à entendre que ce que j'écris n'est pas terrible, pas inspiré, pas intéressant. C'est le jeu, il n'y a pas de problème avec ça, je suis à l'écoute. En revanche, il est hors de question que l'on puisse m'accuser de tirer au flanc. En fait, dans cette histoire, je suis coincé : peu importe ce que je choisis de faire, cela ne sera pas idéal. Si je décide de travailler les horaires d'un être humain normal, je n'écrirai pas grand chose sur les WSOP au final. Et si je décide au contraire de mettre les bouchées doubles, je vais forcément craquer un jour ou l'autre (en général après 25 ou 30 jours à fond la caisse), et on va commencer à me faire remarquer que je suis aigri et blasé du poker parce que je n'affiche pas un sourire géant en me pointant au Rio chaque matin. C'est une critique qui revient tout le temps, y compris de la part d'amis proches. Mais putain, comment faire autrement que d'être blasé quand on bosse 100 heures par semaine ? Franchement ! Quand j'écris que je travaille beaucoup, ce n'est pas pour me la raconter ou pour rechercher la pitié de mes lecteurs... Je m'en bats les couilles. Je bosse un max : c'est juste un fait, point final. Et j'aime ça, dans une certaine mesure. C'est un choix personnel (Monsieur Winamax ne me met pas un flingue sur la tempe en m'ordonnant de passer ma vie au Rio), et je tente de l'assumer autant que possible. Mais parfois, c'est trop, et je me demande ce qu'on me dirait si je décidais de baisser mon volume hebdomadaire de, disons, 100 heures par semaine à 50, ce qui serait encore beaucoup. Forcément, je ne serais pas autant aigri ou blasé (vu que j'arriverais à dormir la nuit et/ou avoir un peu de loisirs), mais je passerais sans doute pour le dernier des fainéants, car le contenu publié sur Wina s'en ressentirait d'autant.<br /><br />Tout cela pour vous dire qu'après cinq étés passés à Vegas, je n'ai pas encore trouvé la formule magique pour couvrir les WSOP de manière efficiente. Si cela ressemble à un constat d'échec de ma part... C'est parce que c'en est un, en quelque sorte. Peu importe nos choix, on ne peut produire un travail optimal (et même si Winamax se prenait l'idée d'envoyer 20 reporters, on se heurterai au nombre maximal d'accréditations média accordées aux sites non officiels, au nombre de 4).<br /><br />Et c'est encore pire cette année avec l'absence d'Harper : je fais un pas en arrière en me retrouvant seul à nouveau, comme en 2008 et 2009. Normalement, je devrais aborder cette nouvelle édition des WSOP avec la confiance du vétéran qui est déjà passé par là. Mais en fait, c'est complètement l'inverse : j'ai l'impression que ma tâche est de plus en plus difficile cette année. Et alors que le premier gros tournois des WSOP va débuter dans une heure et demie, j'ai les boules devant l'ampleur du travail qui m'attend.<br /><br />Bref (il faut que je conclue car je n'ai pas encore écrit une ligne sur Winamax), c'est un nouveau voyage à risques qui m'attend. Il y aura des jours où j'écrirai beaucoup de choses pas très intéressantes à propos de poker. Il y aura des jours où j'écrirai peu, mais pour un résultat final qui sera apprécié par la majorité. Et puis il y aura quelques journées où je n'écrirai rien du tout, parce que j'aurai envie de prendre l'air, pour changer. La routine, quoi !<br /><br />****<br /><br />Le retour d'une vieille rubrique que je vais essayer de tenir à jour régulièrement.... Mes gains et pertes au jeu tout au long de l'été. Je ne crois pas que je vais beaucoup jouer au poker (pas assez de temps pour un tournoi, ni de patience pour un cash-game)<br /><br /><span style="font-size:130%;"><span style="font-weight: bold;">La cagoule – Été 2011</span></span><br /><br /><span style="font-weight: bold;">* 29/05/2011 - Texas Hold'em contre le casino à l'Orleans : moins 175$</span><br />Ma toute première session de jeu de l'été fut brève. J'ai voulu montrer à Pauly ce diabolique jeu qu'est le Texas Hold'em joué contre la banque, et me suis fait déchirer rapidement. Cet enfoiré de croupier m'a notamment déchiré une paire de Rois avec un 8 et un 5.<br /><br /><span style="font-weight: bold;">* 30/05/2011 – Pai Gow au Gold Coast : +80$</span><br />Une heure de partie avec quelques confrères avant de monter au hall de bowling à l'étage. Je me suis bien démerdé, réussissant à chatter un partage avec hauteur Roi, et à gagner avec hauteur As alors que j'avais misé 50 dollars dans les deux cas.<br /><br /><span style="font-weight: bold;">* 31/05/2011 – Pai Gow au Rio : +22$</span><br />Mon rendez-vous pour le déjeuner était en retard, alors j'ai eu le temps de jouer quatre ou cinq mains à la table placée en face du café. 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Il n'y avait pas de temps à perdre. En sortant de l'agence de location, j'ai pris à droite, puis encore à droite au feu rouge. Arrivé à l'intersection de Las Vegas Boulevard, impossible de se tromper de direction : à ma droite, vers le nord, les casinos au loin formaient une masse compacte et menaçante sous les nuages. Vegas, telle que je l'avais quittée il y a un an. J'ai passé le panneau « Welcome to Las Vegas » où des dizaines de touristes attendaient leur tour pour la photo, et suis arrivé à hauteur de l'étincelant Mandalay Bay. J'ai passé le Luxor et tourné à gauche sur Tropicana, à hauteur de l'Excalibur et du New York New York, puis franchi le pont surplombant l'autoroute I-15 et pris à droite sur Dean Martin. Réflexe pavlovien à la vue de l'enseigne rouge barrée d'une flèche jaune. Je me suis garé à toute vitesse. Je courrais presque au moment de franchir les portes battantes de l'entrée. J'ai fait la queue en compagnie de toute l'Amérique : familles mexicaines, retraités à casquette, Blacks habillés comme Kanye West, gamins courant entre les tables,<span style="font-style: italic;"> frat boys</span> musclés et blondinettes bronzées et siliconées. Quinze minutes plus tard, je croquais dans mon premier Double Double de l'été. Le steak haché savoureux se mélangeant à la perfection avec la tranche de fromage. La feuille de laitue, fraiche et craquante, la rondelle de tomate juteuse dégoulinant sur les bords, les oignons à la légère acidité faisant le contrepoids idéal au mélange de ketchup et de mayonnaise, le tout enveloppé par deux petits pains spongieux. De quoi toucher du doigt les cieux divins pour seulement six dollars. Je ferais le tour du monde pour un hamburger pareil. Et peu importe ce que me réservent les 50 prochaines journées, les centaines d'heures passées au milieu de tables de poker, les nuits trop courtes, les maux de tête et les articles à finir à cinq heures du matin, savoir qu'il y aura toujours In-N-Out Burger m'attendant au coin de la rue me fait dire que tout ira bien.<br /><br />Mon vol vers Vegas s'est passé sans encombres. Ce n'était pas gagné au départ, car je me suis pointé à l'aéroport de Gatwick avec un mal de crâne carabiné. Forcément, j'ai passé ma dernière nuit en Europe dans l'appartement géant que partagent Cuts, Tallix et Antony Lellouche à Chelsea. À mon arrivée à Londres par l'Eurostar de 21 heures, Ludovic m'avait un peu refroidi en me disant que la soirée serait calme, car « tu vois, on a terminé à dix heures ce matin, alors on est pas très chauds pour ce soir ». Le taxi a traversé les rues désertes pour cause de Champion's League, et quand je suis arrivé, la bande avait changé d'avis, bien entendu. On a bu des verres dans un bar non loin, puis retrouvé l'appartement qui s'est progressivement rempli à mesure que la nuit passait. La fête a culminé vers quatre heures du matin, musique à fond, Vodka avec du tonic, shots de téquila, jeux débiles sur la Wii et anecdotes savoureuses partagées entre amis. Je me suis rappelé pourquoi Londres me manquait.<br /><br />J'ai réussi à voler trois heures de sommeil avant d'embarquer un taxi vers la gare de Victoria. Il n'y a rien de pire que de prendre l'avion avec une gueule de bois, et je me suis maudit intérieurement pour avoir forcé la dose. Mais en fait, je n'étais pas si mal en point que ça, et quand j'ai pris place dans la cabine du 747, l'aspirine avait déjà accompli son travail.<br /><br />Une fois n'est pas coutume, j'avais pris mon siège côté hublot, et je n'ai pas eu à regretter mon choix : le ciel est resté dégagé durant l'ensemble du vol de dix heures, et j'ai pu tour à tour admirer le relief des côtes anglaises, les étendues glacées du Groenland, les montagnes rocheuses du Canada, puis les états d'Oregon, Idaho, avant la descente finale sur le Nevada. A l'atterrissage à McCarran, je pouvais distinguer à quelques mètres en dessous de moi les passagers au volant de leur voiture et les touristes poussant leur caddy à la sortie du Fry's, le magasin d'électronique.<br /><br />Notre vol était constitué à 99% de touristes, des anglais pour qui Las Vegas ne sera probablement qu'une étape d'un ou deux jours avant d'aller découvrir la Vallée de la Mort, le parc Yosémite, San Francisco, Los Angeles... Qu'ils soit bénis, un voyage fantastique les attend. Mais dans la longue file d'attente vers le comptoir d'immigration, il y avait au moins deux personnes pour qui Vegas est la destination finale, pour un séjour d'abord « business » : Sébastien Sabic et Alexandre Luneau. Deux exceptionnels joueurs de poker « tout-terrain » français, hautement craints sur les plus grosses tables de Full Tilt Poker, et donc parmi nos meilleures chances de bracelet aux World Series of Poker cette année avec leur expertise dans toutes les variantes proposées aux championnats du monde. J'ai le sentiment que je vais beaucoup écrire sur eux les sept prochaines semaines.<br /><br />Après avoir expérimenté de multiples hôtels durant les WSOP 2006 et 2007, testé la collocation géante en villa luxueuse avec le Team Winamax (2008 et 2009) et loué une villa de taille moindre avec Harper, Gabriel Nassif et Julien Brécard l'an passé, je change à nouveau de décor pour l'édition 2011 : cette année, mon chez-moi pour l'été sera un petit pavillon de banlieue dans les faubourgs de Las Vegas. Non loin de l'aéroport (mais PAS juste en dessous des couloirs aériens les plus fréquentés, chose qui nous avait pourri la vie l'année dernière) et de quelques centres commerciaux. C'est Pauly qui s'est occupé de trouver la maison et conclure un deal avec le propriétaire : je partagerai les lieux avec lui et sa copine Kristin (auteur de l'excellent blog « Pot Commited »).<br /><br />Quand on s'exile pour deux mois loin de la maison, le choix de l'habitation est crucial. Surtout quand on songe que sur une année donnée, Las Vegas est l'endroit où je passe la plus longue période sans bouger. Comme d'habitude, je me suis démerdé en dernière minute, faute de disposer d'assez de temps pour procéder à des recherches intensives. Mais au final, Pauly a eu le nez creux et je me sens déjà comme à la maison dans notre modeste « suburban home » dont la décoration murale laisse trahir le goût de son propriétaire pour tout ce qui est Français (en particulier le pinard) Nous disposons de trois chambres, plus un canapé dépliant à l'étage, et un matelas gonflable dans une pièce au rez-de chaussée. Deux salles de bain, une cuisine tout équipée, et un modeste patio dépourvu de piscine (pour ce que je m'en sers, de toute façon...) mais offrant une jolie vue sur le Strip. On pourra accueillir les amis de passage, et organiser quelques soirées.<br /><br />C'est le genre de maison « classe moyenne » comme il y en a des milliers à Las Vegas, abritant des floor managers de casino, des vendeurs de voitures d'occasion, des comptables, des gérants de chaîne, des strip-teaseuses vivant seul avec leur enfant... Dans l'Amérique post-crise immobilière, beaucoup ont été laissées à l'abandon, leurs propriétaires foutus dehors faute de pouvoir payer leurs crédits à taux variables. Las Vegas a été la ville la plus touchée les "foreclosures". Il n'y a pas l'air d'avoir beaucoup de voisins autour de nous. Depuis le jardin dénudé, j'ai pu apercevoir derrière le mur d'enceinte deux chèvres se baladant dans le jardin d'en face. Voilà qui est nouveau.<br /><br />Qui sait, peut-être que je vais péter un câble au beau milieu des WSOP, et m'installer ici pour de bon. Je suis sur que le propriétaire me ferait un bon deal pour le loyer. Je pourrais épouser une strip-teaseuse du Rhino. On élèverait son enfant, et le week-end, après avoir distribué toute la semaine des cartes à des trous du cul en provenance de Los Angeles, Manhattan et Miami, j'irais faire les courses au Walmart, remplissant le chariot de jarres de lait de 5 litres et de bouteilles de Coca avant de rentrer regarder le base-ball à la télé. Je rejoindrais une ligue de bowling locale, et mes amis s'appelleraient tous John, Michael et Lance. Devant ma boîte aux lettres, j'accrocherai un petit drapeau fait de 13 bandes rouges et blanches avec cinquante étoiles blanches sur fond bleu. Au cul de mon 4X4, j'apposerais un autocollant « Nous soutenons nos troupes », et personne ne pourrait me prendre pour quelqu'un d'autre qu'un bon citoyen obéissant. Le rêve Américain en action.<br /><br />Aujourd'hui est ma dernière journée avant le début du marathon. Je vais faire quelques courses, aller me ressourcer au Red Rock Canyon, prendre un pot avec les confrères, et peut-être jouer au poker.</p><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-t2bLclBZzx4/TePCjOBNZFI/AAAAAAAACzE/uQ9qHYqKHQ8/s1600/DSC_0014.JPG"><img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 266px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-t2bLclBZzx4/TePCjOBNZFI/AAAAAAAACzE/uQ9qHYqKHQ8/s400/DSC_0014.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5612543470948148306" border="0" /></a><br /><br /><span style="font-style: italic;">Notre petit coin de paradis suburbain. Notez la Toyota toute neuve que m'a filé l'agence de location. Les américains n'ont même plus confiance en leur propres bagnoles.</span><br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-Rz5itvHGn2g/TePCi1C8c4I/AAAAAAAACy8/_nGhhSwMCfs/s1600/DSC_0012.JPG"><img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 266px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-Rz5itvHGn2g/TePCi1C8c4I/AAAAAAAACy8/_nGhhSwMCfs/s400/DSC_0012.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5612543464244540290" border="0" /></a><br /><br /><span style="font-style: italic;">Le salon, avec Pauly déja au travail (derrière, hors champ, deux canapés et la télé)</span><br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-X8_54KiUr-0/TePCinqmNOI/AAAAAAAACy0/T_vIz5i_gJo/s1600/DSC_0007.JPG"><img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 266px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-X8_54KiUr-0/TePCinqmNOI/AAAAAAAACy0/T_vIz5i_gJo/s400/DSC_0007.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5612543460652758242" border="0" /></a><br /><br /><span style="font-style: italic;">Ma chambre</span><br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-ARhGZeBzx4A/TePCiTX5QAI/AAAAAAAACys/Ij8vDJAcWDg/s1600/DSC_0005.JPG"><img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 266px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-ARhGZeBzx4A/TePCiTX5QAI/AAAAAAAACys/Ij8vDJAcWDg/s400/DSC_0005.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5612543455205605378" border="0" /><br /><br /></a><span style="font-style: italic;">La vue depuis la chambre, avec au loin le Strip</span><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-ARhGZeBzx4A/TePCiTX5QAI/AAAAAAAACys/Ij8vDJAcWDg/s1600/DSC_0005.JPG"><br /></a><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-5171214736020146684?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /></div>" ["link#"]=> int(1) ["link"]=> string(61) "http://benjodimeo.blogspot.com/2011/05/suburban-paradise.html" ["author#"]=> int(1) ["author"]=> string(27) "noreply@blogger.com (Benjo)" ["http://search.yahoo.com/mrss/"]=> array(6) { ["thumbnail#"]=> int(1) ["thumbnail@"]=> string(28) "xmlns:media,url,height,width" ["thumbnail@xmlns:media"]=> string(29) "http://search.yahoo.com/mrss/" ["thumbnail@url"]=> string(92) "http://3.bp.blogspot.com/-t2bLclBZzx4/TePCjOBNZFI/AAAAAAAACzE/uQ9qHYqKHQ8/s72-c/DSC_0014.JPG" ["thumbnail@height"]=> string(2) "72" ["thumbnail@width"]=> string(2) "72" } ["http://purl.org/syndication/thread/1.0"]=> array(2) { ["total#"]=> int(1) ["total"]=> string(1) "9" } ["summary#"]=> int(1) ["summary"]=> string(11715) "<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">Les lecteurs fidèles de ce blog savent déjà quelle fut ma première action en tant que citoyen honoraire de Las Vegas, aussitôt après avoir débarqué du vol en provenance de Londres, passé les formalités d'immigration et de douane, et récupéré les clés de la voiture... Il n'y avait pas de temps à perdre. En sortant de l'agence de location, j'ai pris à droite, puis encore à droite au feu rouge. Arrivé à l'intersection de Las Vegas Boulevard, impossible de se tromper de direction : à ma droite, vers le nord, les casinos au loin formaient une masse compacte et menaçante sous les nuages. Vegas, telle que je l'avais quittée il y a un an. J'ai passé le panneau « Welcome to Las Vegas » où des dizaines de touristes attendaient leur tour pour la photo, et suis arrivé à hauteur de l'étincelant Mandalay Bay. J'ai passé le Luxor et tourné à gauche sur Tropicana, à hauteur de l'Excalibur et du New York New York, puis franchi le pont surplombant l'autoroute I-15 et pris à droite sur Dean Martin. Réflexe pavlovien à la vue de l'enseigne rouge barrée d'une flèche jaune. Je me suis garé à toute vitesse. Je courrais presque au moment de franchir les portes battantes de l'entrée. J'ai fait la queue en compagnie de toute l'Amérique : familles mexicaines, retraités à casquette, Blacks habillés comme Kanye West, gamins courant entre les tables,<span style="font-style: italic;"> frat boys</span> musclés et blondinettes bronzées et siliconées. Quinze minutes plus tard, je croquais dans mon premier Double Double de l'été. Le steak haché savoureux se mélangeant à la perfection avec la tranche de fromage. La feuille de laitue, fraiche et craquante, la rondelle de tomate juteuse dégoulinant sur les bords, les oignons à la légère acidité faisant le contrepoids idéal au mélange de ketchup et de mayonnaise, le tout enveloppé par deux petits pains spongieux. De quoi toucher du doigt les cieux divins pour seulement six dollars. Je ferais le tour du monde pour un hamburger pareil. Et peu importe ce que me réservent les 50 prochaines journées, les centaines d'heures passées au milieu de tables de poker, les nuits trop courtes, les maux de tête et les articles à finir à cinq heures du matin, savoir qu'il y aura toujours In-N-Out Burger m'attendant au coin de la rue me fait dire que tout ira bien.<br /><br />Mon vol vers Vegas s'est passé sans encombres. Ce n'était pas gagné au départ, car je me suis pointé à l'aéroport de Gatwick avec un mal de crâne carabiné. Forcément, j'ai passé ma dernière nuit en Europe dans l'appartement géant que partagent Cuts, Tallix et Antony Lellouche à Chelsea. À mon arrivée à Londres par l'Eurostar de 21 heures, Ludovic m'avait un peu refroidi en me disant que la soirée serait calme, car « tu vois, on a terminé à dix heures ce matin, alors on est pas très chauds pour ce soir ». Le taxi a traversé les rues désertes pour cause de Champion's League, et quand je suis arrivé, la bande avait changé d'avis, bien entendu. On a bu des verres dans un bar non loin, puis retrouvé l'appartement qui s'est progressivement rempli à mesure que la nuit passait. La fête a culminé vers quatre heures du matin, musique à fond, Vodka avec du tonic, shots de téquila, jeux débiles sur la Wii et anecdotes savoureuses partagées entre amis. Je me suis rappelé pourquoi Londres me manquait.<br /><br />J'ai réussi à voler trois heures de sommeil avant d'embarquer un taxi vers la gare de Victoria. Il n'y a rien de pire que de prendre l'avion avec une gueule de bois, et je me suis maudit intérieurement pour avoir forcé la dose. Mais en fait, je n'étais pas si mal en point que ça, et quand j'ai pris place dans la cabine du 747, l'aspirine avait déjà accompli son travail.<br /><br />Une fois n'est pas coutume, j'avais pris mon siège côté hublot, et je n'ai pas eu à regretter mon choix : le ciel est resté dégagé durant l'ensemble du vol de dix heures, et j'ai pu tour à tour admirer le relief des côtes anglaises, les étendues glacées du Groenland, les montagnes rocheuses du Canada, puis les états d'Oregon, Idaho, avant la descente finale sur le Nevada. A l'atterrissage à McCarran, je pouvais distinguer à quelques mètres en dessous de moi les passagers au volant de leur voiture et les touristes poussant leur caddy à la sortie du Fry's, le magasin d'électronique.<br /><br />Notre vol était constitué à 99% de touristes, des anglais pour qui Las Vegas ne sera probablement qu'une étape d'un ou deux jours avant d'aller découvrir la Vallée de la Mort, le parc Yosémite, San Francisco, Los Angeles... Qu'ils soit bénis, un voyage fantastique les attend. Mais dans la longue file d'attente vers le comptoir d'immigration, il y avait au moins deux personnes pour qui Vegas est la destination finale, pour un séjour d'abord « business » : Sébastien Sabic et Alexandre Luneau. Deux exceptionnels joueurs de poker « tout-terrain » français, hautement craints sur les plus grosses tables de Full Tilt Poker, et donc parmi nos meilleures chances de bracelet aux World Series of Poker cette année avec leur expertise dans toutes les variantes proposées aux championnats du monde. J'ai le sentiment que je vais beaucoup écrire sur eux les sept prochaines semaines.<br /><br />Après avoir expérimenté de multiples hôtels durant les WSOP 2006 et 2007, testé la collocation géante en villa luxueuse avec le Team Winamax (2008 et 2009) et loué une villa de taille moindre avec Harper, Gabriel Nassif et Julien Brécard l'an passé, je change à nouveau de décor pour l'édition 2011 : cette année, mon chez-moi pour l'été sera un petit pavillon de banlieue dans les faubourgs de Las Vegas. Non loin de l'aéroport (mais PAS juste en dessous des couloirs aériens les plus fréquentés, chose qui nous avait pourri la vie l'année dernière) et de quelques centres commerciaux. C'est Pauly qui s'est occupé de trouver la maison et conclure un deal avec le propriétaire : je partagerai les lieux avec lui et sa copine Kristin (auteur de l'excellent blog « Pot Commited »).<br /><br />Quand on s'exile pour deux mois loin de la maison, le choix de l'habitation est crucial. Surtout quand on songe que sur une année donnée, Las Vegas est l'endroit où je passe la plus longue période sans bouger. Comme d'habitude, je me suis démerdé en dernière minute, faute de disposer d'assez de temps pour procéder à des recherches intensives. Mais au final, Pauly a eu le nez creux et je me sens déjà comme à la maison dans notre modeste « suburban home » dont la décoration murale laisse trahir le goût de son propriétaire pour tout ce qui est Français (en particulier le pinard) Nous disposons de trois chambres, plus un canapé dépliant à l'étage, et un matelas gonflable dans une pièce au rez-de chaussée. Deux salles de bain, une cuisine tout équipée, et un modeste patio dépourvu de piscine (pour ce que je m'en sers, de toute façon...) mais offrant une jolie vue sur le Strip. On pourra accueillir les amis de passage, et organiser quelques soirées.<br /><br />C'est le genre de maison « classe moyenne » comme il y en a des milliers à Las Vegas, abritant des floor managers de casino, des vendeurs de voitures d'occasion, des comptables, des gérants de chaîne, des strip-teaseuses vivant seul avec leur enfant... Dans l'Amérique post-crise immobilière, beaucoup ont été laissées à l'abandon, leurs propriétaires foutus dehors faute de pouvoir payer leurs crédits à taux variables. Las Vegas a été la ville la plus touchée les "foreclosures". Il n'y a pas l'air d'avoir beaucoup de voisins autour de nous. Depuis le jardin dénudé, j'ai pu apercevoir derrière le mur d'enceinte deux chèvres se baladant dans le jardin d'en face. Voilà qui est nouveau.<br /><br />Qui sait, peut-être que je vais péter un câble au beau milieu des WSOP, et m'installer ici pour de bon. Je suis sur que le propriétaire me ferait un bon deal pour le loyer. Je pourrais épouser une strip-teaseuse du Rhino. On élèverait son enfant, et le week-end, après avoir distribué toute la semaine des cartes à des trous du cul en provenance de Los Angeles, Manhattan et Miami, j'irais faire les courses au Walmart, remplissant le chariot de jarres de lait de 5 litres et de bouteilles de Coca avant de rentrer regarder le base-ball à la télé. Je rejoindrais une ligue de bowling locale, et mes amis s'appelleraient tous John, Michael et Lance. Devant ma boîte aux lettres, j'accrocherai un petit drapeau fait de 13 bandes rouges et blanches avec cinquante étoiles blanches sur fond bleu. Au cul de mon 4X4, j'apposerais un autocollant « Nous soutenons nos troupes », et personne ne pourrait me prendre pour quelqu'un d'autre qu'un bon citoyen obéissant. Le rêve Américain en action.<br /><br />Aujourd'hui est ma dernière journée avant le début du marathon. Je vais faire quelques courses, aller me ressourcer au Red Rock Canyon, prendre un pot avec les confrères, et peut-être jouer au poker.</p><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-t2bLclBZzx4/TePCjOBNZFI/AAAAAAAACzE/uQ9qHYqKHQ8/s1600/DSC_0014.JPG"><img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 266px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-t2bLclBZzx4/TePCjOBNZFI/AAAAAAAACzE/uQ9qHYqKHQ8/s400/DSC_0014.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5612543470948148306" border="0" /></a><br /><br /><span style="font-style: italic;">Notre petit coin de paradis suburbain. Notez la Toyota toute neuve que m'a filé l'agence de location. Les américains n'ont même plus confiance en leur propres bagnoles.</span><br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-Rz5itvHGn2g/TePCi1C8c4I/AAAAAAAACy8/_nGhhSwMCfs/s1600/DSC_0012.JPG"><img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 266px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-Rz5itvHGn2g/TePCi1C8c4I/AAAAAAAACy8/_nGhhSwMCfs/s400/DSC_0012.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5612543464244540290" border="0" /></a><br /><br /><span style="font-style: italic;">Le salon, avec Pauly déja au travail (derrière, hors champ, deux canapés et la télé)</span><br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-X8_54KiUr-0/TePCinqmNOI/AAAAAAAACy0/T_vIz5i_gJo/s1600/DSC_0007.JPG"><img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 266px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-X8_54KiUr-0/TePCinqmNOI/AAAAAAAACy0/T_vIz5i_gJo/s400/DSC_0007.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5612543460652758242" border="0" /></a><br /><br /><span style="font-style: italic;">Ma chambre</span><br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-ARhGZeBzx4A/TePCiTX5QAI/AAAAAAAACys/Ij8vDJAcWDg/s1600/DSC_0005.JPG"><img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 266px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-ARhGZeBzx4A/TePCiTX5QAI/AAAAAAAACys/Ij8vDJAcWDg/s400/DSC_0005.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5612543455205605378" border="0" /><br /><br /></a><span style="font-style: italic;">La vue depuis la chambre, avec au loin le Strip</span><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-ARhGZeBzx4A/TePCiTX5QAI/AAAAAAAACys/Ij8vDJAcWDg/s1600/DSC_0005.JPG"><br /></a><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-5171214736020146684?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /></div>" ["date_timestamp"]=> int(1306771980) } [13]=> array(20) { ["guid#"]=> int(1) ["guid@"]=> string(11) "ispermalink" ["guid@ispermalink"]=> string(5) "false" ["guid"]=> string(58) "tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-2299105147407581333" ["pubdate#"]=> int(1) ["pubdate"]=> string(31) "Sat, 28 May 2011 16:14:00 +0000" ["atom"]=> array(2) { ["updated#"]=> int(1) ["updated"]=> string(29) "2011-05-28T19:16:49.505+02:00" } ["title#"]=> int(1) ["title"]=> string(15) "Can't look back" ["description#"]=> int(1) ["description"]=> string(13888) "<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">Wattignies, 02h01. Dernière nuit en France avant deux mois. Préparatifs habituels d'avant le grand exil annuel. Il y a la valise à remplir, des tas de paperasses à mettre en ordre, factures d'hôtel, billets d'avion, de train, notes de taxi et de repas pris à Berlin, San Remo, Madrid, Paris. Il y a aussi les impôts à s'occuper d'urgence, grande nouveauté, des tas emails attendant une réponse, des instructions à donner, tel virement pour telle personne pour s'assurer de tel truc, des choses à mettre au point en vitesse avant de partir, des préparatifs d'ordre pratique, une visite à la banque, un rendez-vous chez le coiffeur bien sur, quelques achats divers, plein de boulot en retard, toujours le boulot, et je n'arriverai pas à boucler avant de partir, bien sur. J'ai dit au revoir aux gens du bureau, je passe mon temps à leur dire au revoir mais une fois par an les salutations prennent un tournure différente car comme chaque moi de mai, mon environnement quotidien va radicalement changer de couleur sept semaines durant. J'échange toute une panoplie de collègues contre une autre, à un océan et plusieurs milliers de collègues de distance. Une routine chasse l'autre.<br /><br />Quel livre mettre dans la valise ? Quels livres, plutôt, impensable que je ne prenne qu'un, même si l'une des premières choses que je ferai en arrivant à l'autre bout du monde sera de visiter deux ou trois librairies pour y dépenser un ou deux billets. Le deuxième tome de l'intégrale des nouvelles de Raymond Carver ? Mais c'est la même chose que le premier, en version expurgée, l'éditeur de l'époque avait saboté 50% du texte original de Carver, et la version non tronquée est enfin disponible pour le grand public, en compagnie de l'autre, « l'originale ». Va pour le troisième tome alors. Le bouquin de philo de Bernard Stiegler au titre si étrange (« Ce qui fait que la vie vaut la peine d'être vécue ») laissant présager un contenu extrêmement guimauve, ce qui n'est absolument pas le cas ? Encore un ouvrage à ranger sur l'étagère de ceux qui me prendront des années à lire, et probablement une vie à comprendre. Bon, je le mets dans le sac. Et après, une anthologie d'articles de journaux sportifs américains balayant tout le 21ème siècle, c'est un pavé mais ça pourra plaire à Pauly. Je lui ramène aussi un exemplaire en français de<span style="font-style: italic;"> Lost Vegas.</span> C'est drôle de dédicacer un livre destiné à celui qui l'a écrit.<br /><br />Il y a les deux appareils photos, les chargeurs, les batteries, les objectifs, tout un tas de câbles, deux cartes SIM, la chaîne MP3 portative, un ou deux stylos, quelques bloc-notes d'avance, et des DVD. Assez de fringues pour deux tenir deux semaines sans lessive, une paire de chaussures de ville, une paire de baskets, un short de bain qui ne servira pas, comme d'habitude, des médicaments (aspirines, principalement), et le nécessaire de toilette, bien sur. La veste pour les rares sorties, et il faut que je retrouve le passeport et le permis de conduire pour l'étranger, qui doivent être enfouis sous un tas de papiers quelque part sous le bureau.<br /><br />Une angoisse parmi tant d'autres : celle d'oublier quelque chose avant de partir. Crainte irrationnelle bien entendue... Certes, je me rends dans le désert, mais un désert américain, et mis à part le passeport et le permis, il n'y a rien que je puisse oublier que je ne pourrai me procurer là-bas. Mais derrière cette phobie toute bête se cache sans doute une peur plus réelle, celle de laisser derrière trop de choses et de gens. C'est le bordel dans mon travail, mon univers, celui des gens qui m'entourent, ma tête, et je me casse une fois de plus sans avoir eu le temps, de me poser, faire le point, mettre les choses à plat. Je suis un maniaque du rangement en pleine panique.<br /><br /><i>« Nous traversons le présent les yeux bandés. Tout au plus pouvons-nous pressentir et deviner ce que nous sommes en train de vivre. Plus tard seulement, quand est dénoué le bandeau et que nous examinons le passé, nous nous rendons compte de ce que nous avons vécu et nous en comprenons le sens. »</i><br /><br />Cette citation appartient à Milan Kundera, je l'ai retrouvée en prélude d'un bouquin de Denis Robert, elle m'est revenue en tête en pensant à ces derniers mois. Elle m'aide à me rassurer un peu. Tout s'est passé trop vite, ces derniers temps. Boulot, boulot, boulot, tout le temps, partout, et lors de mes rares moments de répit, j'ai préféré m'éloigner du clavier. Cela fait trois mois que j'écris plein d'articles dans ma tête, sans qu'aucun ne finisse par se matérialiser dans ces colonnes. Mais, semble t-il, cela n'est pas très grave. J'aurai tout loisir de m'y replonger un jour, quand tout sera derrière nous, avec le recul nécessaire. Car en ce moment, tout va trop vite, le film défile en accéléré et j'ai bien du mal à comprendre le scénario.<br /><br />Mes voyages à San Remo et Madrid ont filé à toute vitesse, succession de journées au casino et de nuits dans nos chambres, à boire beaucoup de bière, de vin et de bourbon. Le malaise ambiant au sein des petites mains de l'industrie, que j'avais évoqué à Berlin, s'était matérialisé entre temps avec l'implosion du poker en ligne aux États-Unis suite au coup de force du gouvernement américain. Lors des deux dernières étapes de la saison, la morosité a dominé l'atmosphère parmi mon cercle d'intimes, mais en dépit des évènements, ou peut-être justement à cause de ces évènements, nous sommes restés plus soudés que jamais à mesure que les mauvaises nouvelles s'accumulaient. Devant une catastrophe, on peut se recroqueviller, s'apitoyer, se demander ce qu'on aurait pu faire autrement pour l'éviter, chercher un coupable, crier au scandale... Ou on peut tout balayer d'un revers de la main, et faire la fête comme si il n'y aurait pas de lendemain, car après tout, il se pourrait bien qu'il n'y ait pas de lendemain, dans le poker comme dans le reste du monde... C'est la deuxième option que nous avons choisie.<br /><br />J'ai tellement d'histoires à raconter sur ces dernières semaines... Des histoires joyeusement tristes, des histoires tristement joyeuses. Il y a celle de la pathétique misère de ce perdant professionnel observé un soir à la table de roulette du casino d'Amsterdam, où j'ai passé quelques jours après l'EPT de Berlin. Et comme charité bien ordonnée commence par soi-même, il y a aussi l'histoire de cette soirée que j'avais décrétée « spéciale addiction » pour fêter à San Remo les un an sans jouer au moindre jeu de hasard de mon ami et confrère Kinshu, suite à un pari conclu avec Guignol douze mois plus tôt, un pari gagné donc. Tous les potentiomètres à fond, aucune table de jeu laissée à l'abandon, machines à sous, black-jack, roulette, et le Texas Hold'em contre la banque, véritable petite merveille de jeu diabolique. Plongée la tête la première dans la dégénérescence la plus primaire jusqu'à la fermeture du casino. Pourquoi pas ? J'ai perdu quelques billets, mais je me suis bien amusé, avant de me faire réveiller par le téléphone et un SMS m'annonçant la fin de la traque de Ben Laden. Il y a l'histoire de notre périple entre San Remo et Madrid, tout un bordel, avec l'accident de la chauffeuse du taxi sous nos yeux alors que l'avion décolle dans moins de deux heures. Il y a l'histoire l'étape finale de la saison EPT, non, mais loin d'être un succès non plus, juste un tournoi de plus, où ce qui s'est passé à la table a été relégué au second plan par les secousses en coulisses, quelques confrères de plus qui perdent leur travail, la peur face à l'avenir, quelques masques qui tombent et un dégoût de plus en plus palpable face au cloaque qu'est l'industrie du poker. A Madrid, il y a aussi eu cette soirée hallucinée où un type de la CIA s'est incrusté dans notre chambre au beau milieu de la fête, deux bouteilles dans les mains, l'air de rien, il faudra que j'en tire une nouvelle un jour, je m'en veux de ne pas avoir sauté sur mon clavier immédiatement après. Et puis il y a eu les adieux, le dernier soir, à tous ces gens que je ne reverrai pas cet été à Vegas car on a plus besoin d'eux, et que je ne reverrai peut-être plus jamais, en fait. Toutes ces journées furent précieuses. Je peux déjà pressentir que je ne les oublierai jamais. Il s'y sont passées des choses importantes, impalpables mais peut-être définitives. Et peut-être qu'un jour j'arriverai à reconstituer l'histoire dans l'ordre.<br /><br />Pour l'heure, il est temps de quitter un bordel pour en retrouver un autre.</p><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-GEeyjeJ_z2M/TeEgLucurQI/AAAAAAAACyU/7MCfwq5hPug/s1600/IMG00555-20110503-2054.jpg"><img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-GEeyjeJ_z2M/TeEgLucurQI/AAAAAAAACyU/7MCfwq5hPug/s400/IMG00555-20110503-2054.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5611801996499528962" border="0" /></a><br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-JE8TWDr0mr4/TeEgLU4S6SI/AAAAAAAACyM/S6EpNcokhMU/s1600/IMG00554-20110503-2052.jpg"><img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-JE8TWDr0mr4/TeEgLU4S6SI/AAAAAAAACyM/S6EpNcokhMU/s400/IMG00554-20110503-2052.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5611801989635828002" border="0" /></a><br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-H49GzqvaIoM/TeEgKxCylAI/AAAAAAAACyE/SCPR0cC0IpM/s1600/IMG00553-20110503-2052.jpg"><img style="cursor:pointer; 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text-align: justify;">Wattignies, 02h01. Dernière nuit en France avant deux mois. Préparatifs habituels d'avant le grand exil annuel. Il y a la valise à remplir, des tas de paperasses à mettre en ordre, factures d'hôtel, billets d'avion, de train, notes de taxi et de repas pris à Berlin, San Remo, Madrid, Paris. Il y a aussi les impôts à s'occuper d'urgence, grande nouveauté, des tas emails attendant une réponse, des instructions à donner, tel virement pour telle personne pour s'assurer de tel truc, des choses à mettre au point en vitesse avant de partir, des préparatifs d'ordre pratique, une visite à la banque, un rendez-vous chez le coiffeur bien sur, quelques achats divers, plein de boulot en retard, toujours le boulot, et je n'arriverai pas à boucler avant de partir, bien sur. J'ai dit au revoir aux gens du bureau, je passe mon temps à leur dire au revoir mais une fois par an les salutations prennent un tournure différente car comme chaque moi de mai, mon environnement quotidien va radicalement changer de couleur sept semaines durant. J'échange toute une panoplie de collègues contre une autre, à un océan et plusieurs milliers de collègues de distance. Une routine chasse l'autre.<br /><br />Quel livre mettre dans la valise ? Quels livres, plutôt, impensable que je ne prenne qu'un, même si l'une des premières choses que je ferai en arrivant à l'autre bout du monde sera de visiter deux ou trois librairies pour y dépenser un ou deux billets. Le deuxième tome de l'intégrale des nouvelles de Raymond Carver ? Mais c'est la même chose que le premier, en version expurgée, l'éditeur de l'époque avait saboté 50% du texte original de Carver, et la version non tronquée est enfin disponible pour le grand public, en compagnie de l'autre, « l'originale ». Va pour le troisième tome alors. Le bouquin de philo de Bernard Stiegler au titre si étrange (« Ce qui fait que la vie vaut la peine d'être vécue ») laissant présager un contenu extrêmement guimauve, ce qui n'est absolument pas le cas ? Encore un ouvrage à ranger sur l'étagère de ceux qui me prendront des années à lire, et probablement une vie à comprendre. Bon, je le mets dans le sac. Et après, une anthologie d'articles de journaux sportifs américains balayant tout le 21ème siècle, c'est un pavé mais ça pourra plaire à Pauly. Je lui ramène aussi un exemplaire en français de<span style="font-style: italic;"> Lost Vegas.</span> C'est drôle de dédicacer un livre destiné à celui qui l'a écrit.<br /><br />Il y a les deux appareils photos, les chargeurs, les batteries, les objectifs, tout un tas de câbles, deux cartes SIM, la chaîne MP3 portative, un ou deux stylos, quelques bloc-notes d'avance, et des DVD. Assez de fringues pour deux tenir deux semaines sans lessive, une paire de chaussures de ville, une paire de baskets, un short de bain qui ne servira pas, comme d'habitude, des médicaments (aspirines, principalement), et le nécessaire de toilette, bien sur. La veste pour les rares sorties, et il faut que je retrouve le passeport et le permis de conduire pour l'étranger, qui doivent être enfouis sous un tas de papiers quelque part sous le bureau.<br /><br />Une angoisse parmi tant d'autres : celle d'oublier quelque chose avant de partir. Crainte irrationnelle bien entendue... Certes, je me rends dans le désert, mais un désert américain, et mis à part le passeport et le permis, il n'y a rien que je puisse oublier que je ne pourrai me procurer là-bas. Mais derrière cette phobie toute bête se cache sans doute une peur plus réelle, celle de laisser derrière trop de choses et de gens. C'est le bordel dans mon travail, mon univers, celui des gens qui m'entourent, ma tête, et je me casse une fois de plus sans avoir eu le temps, de me poser, faire le point, mettre les choses à plat. Je suis un maniaque du rangement en pleine panique.<br /><br /><i>« Nous traversons le présent les yeux bandés. Tout au plus pouvons-nous pressentir et deviner ce que nous sommes en train de vivre. Plus tard seulement, quand est dénoué le bandeau et que nous examinons le passé, nous nous rendons compte de ce que nous avons vécu et nous en comprenons le sens. »</i><br /><br />Cette citation appartient à Milan Kundera, je l'ai retrouvée en prélude d'un bouquin de Denis Robert, elle m'est revenue en tête en pensant à ces derniers mois. Elle m'aide à me rassurer un peu. Tout s'est passé trop vite, ces derniers temps. Boulot, boulot, boulot, tout le temps, partout, et lors de mes rares moments de répit, j'ai préféré m'éloigner du clavier. Cela fait trois mois que j'écris plein d'articles dans ma tête, sans qu'aucun ne finisse par se matérialiser dans ces colonnes. Mais, semble t-il, cela n'est pas très grave. J'aurai tout loisir de m'y replonger un jour, quand tout sera derrière nous, avec le recul nécessaire. Car en ce moment, tout va trop vite, le film défile en accéléré et j'ai bien du mal à comprendre le scénario.<br /><br />Mes voyages à San Remo et Madrid ont filé à toute vitesse, succession de journées au casino et de nuits dans nos chambres, à boire beaucoup de bière, de vin et de bourbon. Le malaise ambiant au sein des petites mains de l'industrie, que j'avais évoqué à Berlin, s'était matérialisé entre temps avec l'implosion du poker en ligne aux États-Unis suite au coup de force du gouvernement américain. Lors des deux dernières étapes de la saison, la morosité a dominé l'atmosphère parmi mon cercle d'intimes, mais en dépit des évènements, ou peut-être justement à cause de ces évènements, nous sommes restés plus soudés que jamais à mesure que les mauvaises nouvelles s'accumulaient. Devant une catastrophe, on peut se recroqueviller, s'apitoyer, se demander ce qu'on aurait pu faire autrement pour l'éviter, chercher un coupable, crier au scandale... Ou on peut tout balayer d'un revers de la main, et faire la fête comme si il n'y aurait pas de lendemain, car après tout, il se pourrait bien qu'il n'y ait pas de lendemain, dans le poker comme dans le reste du monde... C'est la deuxième option que nous avons choisie.<br /><br />J'ai tellement d'histoires à raconter sur ces dernières semaines... Des histoires joyeusement tristes, des histoires tristement joyeuses. Il y a celle de la pathétique misère de ce perdant professionnel observé un soir à la table de roulette du casino d'Amsterdam, où j'ai passé quelques jours après l'EPT de Berlin. Et comme charité bien ordonnée commence par soi-même, il y a aussi l'histoire de cette soirée que j'avais décrétée « spéciale addiction » pour fêter à San Remo les un an sans jouer au moindre jeu de hasard de mon ami et confrère Kinshu, suite à un pari conclu avec Guignol douze mois plus tôt, un pari gagné donc. Tous les potentiomètres à fond, aucune table de jeu laissée à l'abandon, machines à sous, black-jack, roulette, et le Texas Hold'em contre la banque, véritable petite merveille de jeu diabolique. Plongée la tête la première dans la dégénérescence la plus primaire jusqu'à la fermeture du casino. Pourquoi pas ? J'ai perdu quelques billets, mais je me suis bien amusé, avant de me faire réveiller par le téléphone et un SMS m'annonçant la fin de la traque de Ben Laden. Il y a l'histoire de notre périple entre San Remo et Madrid, tout un bordel, avec l'accident de la chauffeuse du taxi sous nos yeux alors que l'avion décolle dans moins de deux heures. Il y a l'histoire l'étape finale de la saison EPT, non, mais loin d'être un succès non plus, juste un tournoi de plus, où ce qui s'est passé à la table a été relégué au second plan par les secousses en coulisses, quelques confrères de plus qui perdent leur travail, la peur face à l'avenir, quelques masques qui tombent et un dégoût de plus en plus palpable face au cloaque qu'est l'industrie du poker. A Madrid, il y a aussi eu cette soirée hallucinée où un type de la CIA s'est incrusté dans notre chambre au beau milieu de la fête, deux bouteilles dans les mains, l'air de rien, il faudra que j'en tire une nouvelle un jour, je m'en veux de ne pas avoir sauté sur mon clavier immédiatement après. Et puis il y a eu les adieux, le dernier soir, à tous ces gens que je ne reverrai pas cet été à Vegas car on a plus besoin d'eux, et que je ne reverrai peut-être plus jamais, en fait. Toutes ces journées furent précieuses. Je peux déjà pressentir que je ne les oublierai jamais. Il s'y sont passées des choses importantes, impalpables mais peut-être définitives. Et peut-être qu'un jour j'arriverai à reconstituer l'histoire dans l'ordre.<br /><br />Pour l'heure, il est temps de quitter un bordel pour en retrouver un autre.</p><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-GEeyjeJ_z2M/TeEgLucurQI/AAAAAAAACyU/7MCfwq5hPug/s1600/IMG00555-20110503-2054.jpg"><img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-GEeyjeJ_z2M/TeEgLucurQI/AAAAAAAACyU/7MCfwq5hPug/s400/IMG00555-20110503-2054.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5611801996499528962" border="0" /></a><br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-JE8TWDr0mr4/TeEgLU4S6SI/AAAAAAAACyM/S6EpNcokhMU/s1600/IMG00554-20110503-2052.jpg"><img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-JE8TWDr0mr4/TeEgLU4S6SI/AAAAAAAACyM/S6EpNcokhMU/s400/IMG00554-20110503-2052.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5611801989635828002" border="0" /></a><br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-H49GzqvaIoM/TeEgKxCylAI/AAAAAAAACyE/SCPR0cC0IpM/s1600/IMG00553-20110503-2052.jpg"><img style="cursor:pointer; 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(Voir en bas de post pour les adresses)<br /><br />C'est pour moi un immense soulagement, d'abord d'avoir réussi à finir le travail, et ensuite d'en être satisfait, mieux : fier. Plus d'une fois depuis que j'ai entamé le boulot, en février 2010, je me suis dit que je courrais à la catastrophe et que s'improviser traducteur amateur était la pire idée que j'ai jamais eue. J'ai eu tout loisir de le détester durant ces quinze mois, ce fichu bouquin... Durant tout ce temps, il est resté en moi, il ne m'a jamais quitté, j'étais tellement plongé dedans que je ne pouvais plus le voir en peinture par moments. Mais au final, je suis content du résultat. Grâce aux multiples coups de main des correcteurs de l'éditeur, Inculte, le résultat est propre.<br /><br />J'ai reçu les premiers exemplaires à l'Aviation Club de France la semaine dernière, en pleine finale du France Poker Tour. 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Jérôme Schmidt (l'un des membres du comité directeur) a fait part de son intérêt pour l'ouvrage dès l'annonce de la publication en VO, il y a plus de deux ans, et sa confiance est restée intacte jusqu'au bout.<br /><br />Ainsi, chose rare pour un livre de poker, Lost Vegas va être publié par une maison d'édition généraliste, et non une officine spécialisée dans les jeux. Peut-être aura t-il la chance de quitter les rayons spécialisés "poker" des libraries (l'endroit où, hélas, personne ne regarde sauf les gens qui sont déjà fans de poker) pour rejoindre celui des romans. Aussi, Lost Vegas bénéficiera en France de ce qui lui avait été privé aux USA, faute d'éditeur (il y a été publié à compte d'auteur) : une campagne médiatique. Jérôme a fait marcher ses réseaux et proposé le livre à tout un tas de magazines et châines de télé, comme les Inrockuptiles, Rock' N Folk, Canal+, Teknikart, Vice, et j'en passe. Je croise les doigts pour qu'ils en parlent... Si possible en bien. La presse spécialisée n'est bien sur pas en reste : j'ai déjà répondu à quelques interviews : Slowrolled il y a quelques mois, NeoPoker, Mathieu Sustrac pour 20 Minutes, tiens c'est pas spécialisé ça, et plusieurs autres sont dans les tuyaux (ClubPoker, Journal du Dimanche...)<br /><br />Bref, si ça se trouve, il va se vendre, ce bouquin. S'il pouvait ne serait-ce que plaire, je serais déjà comblé. Apparemment, si j'en crois les retours des premiers lecteurs du manuscrit, Lost Vegas peut aussi plaire à quelqu'un qui s'en fiche royalement du poker et qui n'a jamais mis les pieds à Las Vegas. Ouf.<br /><br /><span style="font-weight: bold;">Où trouver Lost Vegas ?</span><br /><br />Les éditions Inculte (qui publient par ailleurs des tas de bouquins sur des sujets divers mais toujours un peu en "décalage") bénéficient de l'appui d'un grand distributeur. Vous ne devriez donc pas avoir de mal à trouver Lost Vegas dans toutes les Fnac de France (et aussi Suisse et Belgique) et dans plein de librairies indépendantes et chaînes de taille moindre. Peut-être qu'il vous faudra demander au comptoir, voire même le commander, mais je ne me fais pas de souci pour la disponibilité du bouquin.<br /><br />En ligne, vous avez plusieurs options parmi lesquelles :<br /><br /><a style="font-weight: bold;" href="http://www.inculte.fr/Lost-vegas">Inculte</a> (site officiel avec paiement par Paypal)<br /><a style="font-weight: bold;" href="http://www.amazon.fr/Lost-Vegas-Paul-Mc-guire/dp/2916940413/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;qid=1306432047&amp;sr=8-1">Amazon</a><br /><a style="font-weight: bold;" href="https://www.winamax.fr/l-espace-vip_cadeaux_livres">La boutique Winamax</a> (vous payez avec vos points de fidélité, le livre devrait apparaître au catalogue dans les prochaines 24 heures)<br /><br />Voilà, rien de plus à ajouter, si ce n'est : achetez-le ! (Non, je ne toucherai rien sur les ventes !)<br /><br /></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-219483337626089747?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /></div>" ["link#"]=> int(1) ["link"]=> string(81) "http://benjodimeo.blogspot.com/2011/05/lost-vegas-est-enfin-disponible-en-vf.html" ["author#"]=> int(1) ["author"]=> string(27) "noreply@blogger.com (Benjo)" ["http://search.yahoo.com/mrss/"]=> array(6) { ["thumbnail#"]=> int(1) ["thumbnail@"]=> string(28) "xmlns:media,url,height,width" ["thumbnail@xmlns:media"]=> string(29) "http://search.yahoo.com/mrss/" ["thumbnail@url"]=> string(94) "http://2.bp.blogspot.com/-xzFraokK8NY/Td2VtZBxN_I/AAAAAAAACxM/JiAfdpN4wxU/s72-c/Lost_Vegas.jpg" ["thumbnail@height"]=> string(2) "72" ["thumbnail@width"]=> string(2) "72" } ["http://purl.org/syndication/thread/1.0"]=> array(2) { ["total#"]=> int(1) ["total"]=> string(2) "13" } ["summary#"]=> int(1) ["summary"]=> string(6753) "<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-xzFraokK8NY/Td2VtZBxN_I/AAAAAAAACxM/JiAfdpN4wxU/s1600/Lost_Vegas.jpg"><img style="cursor:pointer; cursor:hand;width: 295px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-xzFraokK8NY/Td2VtZBxN_I/AAAAAAAACxM/JiAfdpN4wxU/s400/Lost_Vegas.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5610805317818464242" border="0" /></a><br /><br /><div style="text-align: justify;">J'ai moi-même un peu de mal à y croire, mais cette fois ça y est, plus d'effets d'annonce, de dates de sorties repoussées tous les trois mois, et de nuits blanches à me demander si j'allais terminer un jour : <span style="font-style: italic;">Lost Vegas</span>, le roman de mon ami Paul McGuire traduit par mes soins, est sorti en version française aujourd'hui, jeudi 26 mai, un an après sa publication aux États-Unis.<br /><br />A ce stade, il n'y à plus grand chose à dire, à part : Achetez-le, bordel ! (Voir en bas de post pour les adresses)<br /><br />C'est pour moi un immense soulagement, d'abord d'avoir réussi à finir le travail, et ensuite d'en être satisfait, mieux : fier. Plus d'une fois depuis que j'ai entamé le boulot, en février 2010, je me suis dit que je courrais à la catastrophe et que s'improviser traducteur amateur était la pire idée que j'ai jamais eue. J'ai eu tout loisir de le détester durant ces quinze mois, ce fichu bouquin... Durant tout ce temps, il est resté en moi, il ne m'a jamais quitté, j'étais tellement plongé dedans que je ne pouvais plus le voir en peinture par moments. Mais au final, je suis content du résultat. Grâce aux multiples coups de main des correcteurs de l'éditeur, Inculte, le résultat est propre.<br /><br />J'ai reçu les premiers exemplaires à l'Aviation Club de France la semaine dernière, en pleine finale du France Poker Tour. 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Un sacre qui viendrait quatre jours après le triomphe des Dogues en Coupe de France, parachevant un doublé rarissime en France et mettant fin à une soixantaine d’années de disette pour le LOSC. Autant dire une vie entière pour 95% des supporters du club.<br /><br />Faute d’avoir pu mettre la main sur des billets au marché noir, je suis resté au bureau pour regarder la partie de ce soir sur mon ordi. Par contre, grâce à l’extraordinaire patience de mon frère et de mon père – sept heures d’attente au guichet pour obtenir des places ! – j’étais présent au Stade de France samedi soir.<br /><br />Pour tout vous dire, la rencontre dans son ensemble fut plutôt chiante. L’ambiance était chaude dans le kop lillois, et en rétrospective, personne n’envisageait vraiment une défaite. Mais c’est une partie de serrures, comme on dit au poker, à laquelle nous avons eu droit, avec peu d’occasions et une légère domination, soit du PSG (si l’on tenait pour les parisiens), soit du LOSC (si l’on avait le cœur chez les nordistes). A plusieurs reprises, je me suis tourné vers mon frère, et l’on s’est regardé, l’air de dire « on se fait un peu chier ».<br /><br />Mais tout cela fut balayé en une seconde, à trois minutes de la fin, lorsque Ludovic Obraniak envoya un coup franc vicelard de côté pour tromper Gregory Coupet, qui n’avait rien vu venir. Ce n’était pas la première fois qu’Obraniak sauvait un match en entrant sur le terrain dans les ultimes instants de la partie.<br /><br />Les moments qui ont suivi se sont déjà brouillés dans ma tête, mais je sais que, même diffus, c’est tout le souvenir que je conserverai de ce match. Il y a eu une immense vague qui a déferlé vers les grilles devant la pelouse et les 30,000 supporters, qui avaient déjà crié pendant une heure et demie, ont redoublé de volume, et ne se sont pas arrêtés jusque bien après la remise du trophée. Le match était gagné, et c’était fini, et le penalty manqué une minute plus tard ne risquait pas de gâcher le moment. On flottait, il n’y a pas d’autre mot, enfermés en apesanteur dans une bulle de bruit et de chaleur. Enfin, c’était notre tour.<br /><br />Plus de vingt ans après mon premier match du LOSC, le rôle de faire-valoir du championnat endossé saison après saison, les matchs nuls à la file dans un stade vide, après la descente en division 2 en 1997, la privatisation, la remontée trois ans plus tard, point de départ de dix ans d’ascension interrompue qui ont vu le LOSC se transformer en vrai grand, face à l'adversité de plus grosses écuries, avec moins de moyens mais de la persévérance.<br /><br />En bon homme de gauche, j’aime le foot parce qu’il rassemble les hommes dans la défaite encore plus que dans la victoire. Mais tout de même, il était temps que l’on trouve de quoi se réjouir. Et pour le coup, les supporters lillois ont été servis. Vivement la Ligue des Champions !<br /></div><br /><a href="http://3.bp.blogspot.com/-cUOMc1QWYcM/TdP8oI89YbI/AAAAAAAACws/Bz_9FZp8Tcs/s1600/IMG_0125.JPG"><img style="width: 300px; height: 400px;" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5608103727534530994" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-cUOMc1QWYcM/TdP8oI89YbI/AAAAAAAACws/Bz_9FZp8Tcs/s400/IMG_0125.JPG" border="0" /><br /></a><a href="http://3.bp.blogspot.com/-WRZQfODOiuU/TdP8ohk_iUI/AAAAAAAACw8/tAC0YcKJuPs/s1600/IMG_0210.JPG"><br /><img style="width: 400px; height: 300px;" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5608103734144895298" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-WRZQfODOiuU/TdP8ohk_iUI/AAAAAAAACw8/tAC0YcKJuPs/s400/IMG_0210.JPG" border="0" /></a><br /><br /><a href="http://2.bp.blogspot.com/-V2phmj6LXhQ/TdP8od_TaEI/AAAAAAAACw0/noNlvgO4fj4/s1600/IMG_0184.JPG"><img style="width: 400px; height: 225px;" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5608103733181507650" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/-V2phmj6LXhQ/TdP8od_TaEI/AAAAAAAACw0/noNlvgO4fj4/s400/IMG_0184.JPG" border="0" /></a><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-2126688735706874892?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /></div>" ["link#"]=> int(1) ["link"]=> string(83) "http://benjodimeo.blogspot.com/2011/05/en-cas-de-victoire-contre-le-fc-sochaux.html" ["author#"]=> int(1) ["author"]=> string(27) "noreply@blogger.com (Benjo)" ["http://search.yahoo.com/mrss/"]=> array(6) { ["thumbnail#"]=> int(1) ["thumbnail@"]=> string(28) "xmlns:media,url,height,width" ["thumbnail@xmlns:media"]=> string(29) "http://search.yahoo.com/mrss/" ["thumbnail@url"]=> string(122) "http://3.bp.blogspot.com/-XKNdaqncauE/TdP-glaTskI/AAAAAAAACxE/4lILm1-Irr4/s72-c/12669-la-coupe-de-france-pour-le-losc-.jpg" ["thumbnail@height"]=> string(2) "72" ["thumbnail@width"]=> string(2) "72" } ["http://purl.org/syndication/thread/1.0"]=> array(2) { ["total#"]=> int(1) ["total"]=> string(1) "3" } ["summary#"]=> int(1) ["summary"]=> string(4796) "<a href="http://3.bp.blogspot.com/-XKNdaqncauE/TdP-glaTskI/AAAAAAAACxE/4lILm1-Irr4/s1600/12669-la-coupe-de-france-pour-le-losc-.jpg"><img style="width: 400px; height: 265px;" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5608105796758123074" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-XKNdaqncauE/TdP-glaTskI/AAAAAAAACxE/4lILm1-Irr4/s400/12669-la-coupe-de-france-pour-le-losc-.jpg" border="0" /></a><br /><br /><div style="text-align: justify;">En cas de victoire contre le FC Sochaux, le Lille Olympique Sporting Club sera virtuellement champion de France de Ligue 1 ce soir, avec six points d’avance sur Marseille, huit buts d’écart et seulement deux matches à venir. Un sacre qui viendrait quatre jours après le triomphe des Dogues en Coupe de France, parachevant un doublé rarissime en France et mettant fin à une soixantaine d’années de disette pour le LOSC. Autant dire une vie entière pour 95% des supporters du club.<br /><br />Faute d’avoir pu mettre la main sur des billets au marché noir, je suis resté au bureau pour regarder la partie de ce soir sur mon ordi. Par contre, grâce à l’extraordinaire patience de mon frère et de mon père – sept heures d’attente au guichet pour obtenir des places ! – j’étais présent au Stade de France samedi soir.<br /><br />Pour tout vous dire, la rencontre dans son ensemble fut plutôt chiante. L’ambiance était chaude dans le kop lillois, et en rétrospective, personne n’envisageait vraiment une défaite. Mais c’est une partie de serrures, comme on dit au poker, à laquelle nous avons eu droit, avec peu d’occasions et une légère domination, soit du PSG (si l’on tenait pour les parisiens), soit du LOSC (si l’on avait le cœur chez les nordistes). A plusieurs reprises, je me suis tourné vers mon frère, et l’on s’est regardé, l’air de dire « on se fait un peu chier ».<br /><br />Mais tout cela fut balayé en une seconde, à trois minutes de la fin, lorsque Ludovic Obraniak envoya un coup franc vicelard de côté pour tromper Gregory Coupet, qui n’avait rien vu venir. Ce n’était pas la première fois qu’Obraniak sauvait un match en entrant sur le terrain dans les ultimes instants de la partie.<br /><br />Les moments qui ont suivi se sont déjà brouillés dans ma tête, mais je sais que, même diffus, c’est tout le souvenir que je conserverai de ce match. Il y a eu une immense vague qui a déferlé vers les grilles devant la pelouse et les 30,000 supporters, qui avaient déjà crié pendant une heure et demie, ont redoublé de volume, et ne se sont pas arrêtés jusque bien après la remise du trophée. Le match était gagné, et c’était fini, et le penalty manqué une minute plus tard ne risquait pas de gâcher le moment. On flottait, il n’y a pas d’autre mot, enfermés en apesanteur dans une bulle de bruit et de chaleur. Enfin, c’était notre tour.<br /><br />Plus de vingt ans après mon premier match du LOSC, le rôle de faire-valoir du championnat endossé saison après saison, les matchs nuls à la file dans un stade vide, après la descente en division 2 en 1997, la privatisation, la remontée trois ans plus tard, point de départ de dix ans d’ascension interrompue qui ont vu le LOSC se transformer en vrai grand, face à l'adversité de plus grosses écuries, avec moins de moyens mais de la persévérance.<br /><br />En bon homme de gauche, j’aime le foot parce qu’il rassemble les hommes dans la défaite encore plus que dans la victoire. Mais tout de même, il était temps que l’on trouve de quoi se réjouir. Et pour le coup, les supporters lillois ont été servis. Vivement la Ligue des Champions !<br /></div><br /><a href="http://3.bp.blogspot.com/-cUOMc1QWYcM/TdP8oI89YbI/AAAAAAAACws/Bz_9FZp8Tcs/s1600/IMG_0125.JPG"><img style="width: 300px; height: 400px;" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5608103727534530994" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-cUOMc1QWYcM/TdP8oI89YbI/AAAAAAAACws/Bz_9FZp8Tcs/s400/IMG_0125.JPG" border="0" /><br /></a><a href="http://3.bp.blogspot.com/-WRZQfODOiuU/TdP8ohk_iUI/AAAAAAAACw8/tAC0YcKJuPs/s1600/IMG_0210.JPG"><br /><img style="width: 400px; height: 300px;" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5608103734144895298" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-WRZQfODOiuU/TdP8ohk_iUI/AAAAAAAACw8/tAC0YcKJuPs/s400/IMG_0210.JPG" border="0" /></a><br /><br /><a href="http://2.bp.blogspot.com/-V2phmj6LXhQ/TdP8od_TaEI/AAAAAAAACw0/noNlvgO4fj4/s1600/IMG_0184.JPG"><img style="width: 400px; height: 225px;" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5608103733181507650" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/-V2phmj6LXhQ/TdP8od_TaEI/AAAAAAAACw0/noNlvgO4fj4/s400/IMG_0184.JPG" border="0" /></a><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-2126688735706874892?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /></div>" ["date_timestamp"]=> int(1305738360) } [16]=> array(20) { ["guid#"]=> int(1) ["guid@"]=> string(11) "ispermalink" ["guid@ispermalink"]=> string(5) "false" ["guid"]=> string(58) "tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-4353091054806278852" ["pubdate#"]=> int(1) ["pubdate"]=> string(31) "Tue, 26 Apr 2011 23:20:00 +0000" ["atom"]=> array(2) { ["updated#"]=> int(1) ["updated"]=> string(29) "2011-04-29T19:59:09.317+02:00" } ["title#"]=> int(1) ["title"]=> string(15) "The Italian Job" ["description#"]=> int(1) ["description"]=> string(15559) "<div style="text-align: justify;">Hôtel Europa, San Remo, 16h01. 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Beau joueur, je lui ai demandé si elle voulait partager la course, mais elle ne comprenait rien à ce que je disais. Le chauffeur a fait l'interprète, mais elle n'allait pas dans la même direction que moi, alors elle est restée sur le trottoir. Non mais.<br /><br />Dix minutes plus tard, le chauffeur me déposait à mon hôtel, convenablement situé en face du casino où je vais passer la majeure partie de mes sept prochaines journées. C'est le même hôtel où j'étais resté l'année dernière, et comme tous les hôtels d'Italie, il est vieillot et kitsch, mais pas désagréable et somme toute fonctionnel. De mon balcon au troisième étage, je peux observer la Méditerranée vibrer paisiblement au rythme de la brise, la vieille gare désaffectée, et le trafic des scooters, Fiat Uno et Alpha Romeo.<br /><br />J'ai posé mon sac et ai immédiatement quitté l'hôtel à la recherche d'un endroit où manger, ce qui ne fut pas très difficile car San Remo est incontestablement la ville du circuit où l'on mange le mieux. (Fait : nous autres reporters ne jugeons pas les villes du circuit par les monuments historiques, visites ou autres beautés naturelles du décor, puisque l'on a jamais le temps de visiter. Non, le baromètre réel des reporters, c'est la bouffe. Il faut qu'elle soit à la fois 1/ bonne, 2/ pas chère, 3/ accessible aux alentours de l'endroit où l'on travaille. Exemples : Prague – minable, Monte Carlo – atroce, Berlin – moyen, Las Vegas – hors normes, Paris – parfait, San Remo – incomparable. Etc, etc) J'ai commandé une pizza gorgonzola-tomates-jambon, et je me suis senti comme à la maison.<br /><br />C'est ma cinquième visite à San Remo, mais je ne suis pas arrivé par la voie traditionnelle (atterrissage à Nice, puis cinquante bornes en train ou voiture, un saut de puce de l'autre côté de la frontière), non, mon voyage fut une affaire longue et compliquée, combinaison alambiquée d'autocars, taxis et trains bondés de passagers pressés à travers les Alpes et le Piémont, avec en bonus un arrêt à Turin pour la nuit – 24 heures de voyage en tout. Tout cela parce que j'ai passé le week-end à l'Alpe d'Huez. Sur le papier, l'Alpe d'Huez est plus près de l'Italie que Paris ou Lille, mais en pratique, s'échapper de ces foutues montagnes est un joli casse-tête.<br /><br />C'est agréable, une station de ski vide, en particulier quand on cherche avant tout à fuir l'agitation... Le voyage était inscrit sur mon calendrier depuis un bout de temps, et s'est avéré tomber pile au bon moment, après les évènements tumultueux des dernières semaines. Juste au moment où je croyais pouvoir souffler un peu, après l'EPT de Berlin et la traduction de Lost Vegas qui m'a tenu éveillé 18 heures par jour pendant presque un mois (le manuscrit part à l'imprimerie cette semaine – on en reparle très vite), le poker en ligne s'est pris la plus grosse claque de son existence, avec l'assaut du département de la justice américain sur les trois plus gros sites du monde. Onze inculpations, sept milliards et demis de dollars réclamés par les procureurs, des peines de prison à gogo, Full Tilt Poker et Poker Stars qui se retirent immédiatement du marché américain, l'argent des yankees bloqué pour une durée indéterminée, et une compréhensible panique générale qui se propage à toute vitesse à travers la communauté internationale. J'ai couvert l'affaire – qui courra à n'en point douter sur plusieurs années – aussi bien que j'étais capable avec plusieurs articles sur Wam-Poker, que je vous invite à consulter si vous faite partie des trois lecteurs pas au courant du merdier, à commencer par <a style="font-weight: bold;" href="http://www.wam-poker.com/forums/poker-en-ligne-aux-usa--a-sent-la-fin-72267?start=0">celui-là</a>. Cela fait dix jours que je parcours des centaines de sites et converse avec tout ce que je compte de contacts dans l'industrie. Il y aura encore beaucoup à dire sur le sujet, notamment sur les conséquences au niveau humain – j'ai pas mal d'amis dans le milieu dont le job va souffrir, voire même disparaître. Mais je ne me sens pas encore prêt à écrire le long papier que j'ai en tête... J'aimerais avoir un peu plus de recul. Et certaines de mes opinions ne vont sans doute pas aider à me faire des amis.<br /><br />Ambiance « fin de règne » à l'Alpe d'Huez ce week-end... Et c'est tant mieux, car je suis pas sur d'avoir envie de voir à quoi ressemble cette station mastodonte en période touristique. Plus de neige sur les pistes, à part au sommet, et encore... Les mecs des remontées mécaniques qui nous découragent de prendre un forfait, « ça sert à rien, ça me désole qu'on soit encore ouverts, les gens se font arnaquer »... Des rues désertes, rideau de fer baissés sur les commerces, les rares personnes croisées ayant toute la même conversation... Alors, vous avez fermé ? Oui, on part demain, vacances jusqu'en juillet... On a fait la clôture de quelques restos, s'empiffrant des spécialités régionales jusqu'à s'en faire éclater le bide, raclettes, fondues, cidre et compagnie. On a grimpé la montagne toute verte et marron, couleurs un poil plus reposantes pour l'œil que l'aveuglant manteau de neige immaculée, trempant au passage nos petites baskets de citadin... On a dormi dans un chalet style Twin Peaks, mais les nains en smoking étaient apparemment déjà en congé eux aussi... Et on a joué au poker, on était venus pour ça. L'Alpe d'Huez Poker Tour, qu'il s'appelait, ce tournoi <span style="font-style: italic;">freeroll</span>, et comme Winamax était sponsor de l'affaire, on a eu le droit de s'incruster. Une petite trentaine de joueurs du coin – moniteurs de ski, saisonniers, barmans, amateurs qui passaient par là, et même un joueur venu d'Albi (coucou Farid !), tous qualifiés en ligne ou lors d'étapes précédentes organisées dans le coin – étaient rassemblés pour la finale. C'est mon pote Matthieu Laurent qui chapeautait le tout. Un jour, il faudra que j'écrive un bel article sur Matthieu... A n'en point douter un des piliers, un membre fondateur du poker amateur français, passionné de la première heure. C'est en partie grâce à lui, sa bande de potes savoyards et marseillais, leur motivation et leur enthousiasme étalés sur son site Internet primitif que je suis tombé amoureux du poker... En 2002, quand le poker en ligne était encore une bizarrerie plutôt que la norme commerciale, quand on tapait « poker » sur Google, les récits de leurs parties barrées à deux euros la cave s'affichaient en première page, et après avoir passé des heures à lire et relire toutes ces pages amoureusement construites, je me suis dit, merde, il faut que j'en fasse autant à Lille.<br /><br />J'ai terminé en treizième place du tournoi, quand mon As-Valet de pique n'a pas réussi à tenir contre le Dame-Valet de mon jeune adversaire. « Tu ne peux pas avoir du jeu à chaque fois », qu'il m'a dit, le gamin, payant plus vite que son ombre ma sur-relance à tapis, trouvant un Valet salvateur sur la rivière. Dommage, c'était un gros pot. Mais bon, pas grave. En ma qualité de reporter Winamax, je ne pense pas que je pouvais prétendre aux premières places – un voyage à Las Vegas pour jouer un tournoi aux WSOP, et un voyage à Dublin pour le Winamax Poker Open. Des tournois que je devrai couvrir dans tous les cas. Mon chanceux adversaire – qui m'a fait plutôt bonne impression par ailleurs - s'est hissé jusqu'au tête à tête final, sous l'œil inquiet de ses parents, anxieux à l'idée d'avoir enfanté un accro en devenir. Il s'est contenté de la deuxième place, il valait mieux d'ailleurs, car il lui aurait fallu attendre trois ans avant d'avoir l'âge légal pour disputer les WSOP. La victoire est revenue à un mec du coin, un saisonnier content d'avoir décroché un ticket pour Vegas, mais déjà anxieux de devoir prendre un congé au beau milieu de l'été...<br /><br />C'était agréable de disputer une partie de poker freeroll, à l'ancienne, avec des gens « normaux », sans enjeu ni pression véritable. Pour moi qui ai presque complètement arrêté de jouer, cela n'a finalement plus d'importance qu'il y ait de l'argent en jeu où non. Ce tournoi m'a rappelé pourquoi j'ai aimé le poker en premier lieu. Pas pour la quête du gros lot, non, cela ne m'est jamais venu à l'esprit. Plutôt pour l'esprit de compétition, l'adrénaline procurée par un gros pot gagné, l'excitation qui monte à mesure que le nombre de joueur diminue, la satisfaction d'avoir réussi un joli bluff, ce genre de choses nobles... Le poker est un jeu, combien de fois faudra t-il le rappeler ?<br /><br />*****<br /><br />Berlin... Berlin, c'était bizarre. La semaine n'a pas été particulièrement désagréable, mais pas franchement excitante non plus. J'ai couvert le tournoi – un EPT – comme un robot, mécaniquement, en m'appliquant comme d'habitude, mais sans enthousiasme particulier. J'ai passé quelques bonnes soirées avec les joueurs et collègues que j'apprécie – les mêmes que d'ordinaire. J'ai réussi à m'éclipser de l'habituel combo hôtel/casino le temps d'une nuit pour aller en boîte avec Guignol et quelques autres. Mais dans l'ensemble, je suis reparti avec un goût bizarre en bouche. Comme me l'a dit quelqu'un au moment de s'en aller, « Il était temps qu'elle se termine, cette semaine ». Peut-être était-ce du à l'abus de cette excellente herbe allemande dégottée auprès d'un des portiers du Hyatt, mais il y avait parmi mes camarades des médias comme un sentiment de désastre imminent qui flottait au dessus des têtes, une impression pas vraiment formulée mais présente dans toutes les têtes que le ciel allait bientôt nous tomber dessus, ou que peut-être c'était déjà fait... Les conversations étaient moins légères que d'habitude, plus graves, et les silences nerveux plus nombreux qu'à l'accoutumée. Pourquoi ? Difficile à formuler... Je pourrais bien vous ressortir cette litanie existentialiste déjà servie mille fois, à savoir qu'il n'est pas bien difficile de réaliser la futilité de notre existence à tous dès lors que l'on consulte régulièrement les journaux pour s'informer de ce qu'il se passe dans le reste du monde. Et le coup de tonnerre qui a frappé le monde du poker une semaine après notre retour de Berlin me paraît bien dérisoire en comparaison du reste. Mais quand bien même, impossible d'être complètement cynique au sujet de l'industrie du poker, mon industrie... Car un de mes amis proches dans ce milieu a déjà perdu son job, en partie, lui a t-on expliqué sur un ton que je suspecte d'être faux-cul, à cause de ce qui s'est passé aux États-Unis le 15 avril...<br /><br />Ce type, vous ne le connaissez surement pas, mais vous avez peut-être déjà vu ses vidéos sur PokerNews. Il s'apelle Alexander, et c'est l'une des personnes les plus talentueuses que je connaisse dans mon entourage. Pendant qu'on était à Berlin, il a réalisé la vidéo suivante, un clip de mon amie Dana Immanuel, « updater » pour PokerNews et musicienne accomplie...<br /><br /><iframe title="YouTube video player" src="http://www.youtube.com/embed/gIG9Ny02JIU" allowfullscreen="" frameborder="0" height="255" width="400"></iframe><br /><br />... Qui a été source de nombreux fous rires. J'étais présent durant le tournage au classieux hôtel Carlton, ayant même fait office d'assistant accessoiriste en amateur. Le mec que l'on peut apercevoir à poil dans l'un des plans filmés dans le couloir, c'est l'Alexander en question. Je vous raconte pas la crise pour tourner le machin. Nous, on attendait sagement dans la chambre que lui et Dana en aient fini, et à deux reprises on a vu Alex se précipiter et claquer la porte derrière lui, nu comme un ver avec les mains croisées au niveau de l'entrejambe. « La porte de l'ascenseur s'est ouverte ! Ils m'ont vu ! » Le tournage a continué jusque tard dans la nuit, embrumé par les vapeurs d'alcool et de joints, et ce n'est qu'à quatre heures trente du matin qu'une employée de l'hôtel est venue sous informer, avec une politesse infinie, que ce serait peut-être une bonne idée de faire moins de bruit.<br /><br />*****<br /><br />Vous le savez peut-être déjà... Cela fait plus d'un mois que j'ai perdu ma moitié, mon fidèle compagnon de route, mon confrère, mon petit frère, que dis-je. Harper ! La faute à un accident stupide et tragique lors d'une rencontre du Winamax Football Club, notre équipe amateur inscrite au championnat inter-entreprises d'Ile de France où officie le second reporter de Winamax, sur lequel Vikash Dhorasoo ne tarit pas d'éloges quant à ses talents de buteur. Une fausse manip' avec le ballon, et c'est la chute, le pied en vrac, fracture, hurlements de douleur, pompiers qui débarquent, deux passages sur le billard, et un verdict implacable : deux mois d'immobilisation complète, au minimum, prisonnier, plâtré, encagé, et une longue rééducation en prévision. Et voilà Harper cloitré dans son appartement à se morfondre en attendant que ça se passe. Le couvreur ne va pas remonter sur le toit avant un bout de temps, et me voilà seul pour affronter le calendrier chargé des prochains moins. Il me manque ! C'est maintenant qu'il est parti que je réalise que je ne peux fonctionner sans lui. J'espère qu'il reviendra vite. Le circuit est moins rigolo maintenant qu'il n'est plus là.<br /><br />*****<br /><br />A partir de là, ma route est toute tracée. Sept jours à San Remo (le premier tournoi d'après le séisme américain, mais si j'en crois mes premières conversations avec les employés de Poker Stars, je n'apprendrai rien de croustillant cette semaine – personne ne sait rien), puis enchaînement direct à Madrid, où la dernière étape de la saison EPT a déménagé. Je profiterai des trois jours de battement entre les deux tournois pour aller rendre visite à la famille installée aux abords de la capitale espagnole. Après, retour en France, quelques jours de répit mais pas trop, il faut couvrir la finale du France Poker Tour, pour aussitôt partir à Vegas pour deux mois, j'ai regardé le calendrier, mon prochain week-end de libre sera en août.<br /></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-4353091054806278852?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /></div>" ["link#"]=> int(1) ["link"]=> string(55) "http://benjodimeo.blogspot.com/2011/04/italian-job.html" ["author#"]=> int(1) ["author"]=> string(27) "noreply@blogger.com (Benjo)" ["http://search.yahoo.com/mrss/"]=> array(6) { ["thumbnail#"]=> int(1) ["thumbnail@"]=> string(28) "xmlns:media,url,height,width" ["thumbnail@xmlns:media"]=> string(29) "http://search.yahoo.com/mrss/" ["thumbnail@url"]=> string(49) "http://img.youtube.com/vi/gIG9Ny02JIU/default.jpg" ["thumbnail@height"]=> string(2) "72" ["thumbnail@width"]=> string(2) "72" } ["http://purl.org/syndication/thread/1.0"]=> array(2) { ["total#"]=> int(1) ["total"]=> string(1) "6" } ["summary#"]=> int(1) ["summary"]=> string(15559) "<div style="text-align: justify;">Hôtel Europa, San Remo, 16h01. 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Beau joueur, je lui ai demandé si elle voulait partager la course, mais elle ne comprenait rien à ce que je disais. Le chauffeur a fait l'interprète, mais elle n'allait pas dans la même direction que moi, alors elle est restée sur le trottoir. Non mais.<br /><br />Dix minutes plus tard, le chauffeur me déposait à mon hôtel, convenablement situé en face du casino où je vais passer la majeure partie de mes sept prochaines journées. C'est le même hôtel où j'étais resté l'année dernière, et comme tous les hôtels d'Italie, il est vieillot et kitsch, mais pas désagréable et somme toute fonctionnel. De mon balcon au troisième étage, je peux observer la Méditerranée vibrer paisiblement au rythme de la brise, la vieille gare désaffectée, et le trafic des scooters, Fiat Uno et Alpha Romeo.<br /><br />J'ai posé mon sac et ai immédiatement quitté l'hôtel à la recherche d'un endroit où manger, ce qui ne fut pas très difficile car San Remo est incontestablement la ville du circuit où l'on mange le mieux. (Fait : nous autres reporters ne jugeons pas les villes du circuit par les monuments historiques, visites ou autres beautés naturelles du décor, puisque l'on a jamais le temps de visiter. Non, le baromètre réel des reporters, c'est la bouffe. Il faut qu'elle soit à la fois 1/ bonne, 2/ pas chère, 3/ accessible aux alentours de l'endroit où l'on travaille. Exemples : Prague – minable, Monte Carlo – atroce, Berlin – moyen, Las Vegas – hors normes, Paris – parfait, San Remo – incomparable. Etc, etc) J'ai commandé une pizza gorgonzola-tomates-jambon, et je me suis senti comme à la maison.<br /><br />C'est ma cinquième visite à San Remo, mais je ne suis pas arrivé par la voie traditionnelle (atterrissage à Nice, puis cinquante bornes en train ou voiture, un saut de puce de l'autre côté de la frontière), non, mon voyage fut une affaire longue et compliquée, combinaison alambiquée d'autocars, taxis et trains bondés de passagers pressés à travers les Alpes et le Piémont, avec en bonus un arrêt à Turin pour la nuit – 24 heures de voyage en tout. Tout cela parce que j'ai passé le week-end à l'Alpe d'Huez. Sur le papier, l'Alpe d'Huez est plus près de l'Italie que Paris ou Lille, mais en pratique, s'échapper de ces foutues montagnes est un joli casse-tête.<br /><br />C'est agréable, une station de ski vide, en particulier quand on cherche avant tout à fuir l'agitation... Le voyage était inscrit sur mon calendrier depuis un bout de temps, et s'est avéré tomber pile au bon moment, après les évènements tumultueux des dernières semaines. Juste au moment où je croyais pouvoir souffler un peu, après l'EPT de Berlin et la traduction de Lost Vegas qui m'a tenu éveillé 18 heures par jour pendant presque un mois (le manuscrit part à l'imprimerie cette semaine – on en reparle très vite), le poker en ligne s'est pris la plus grosse claque de son existence, avec l'assaut du département de la justice américain sur les trois plus gros sites du monde. Onze inculpations, sept milliards et demis de dollars réclamés par les procureurs, des peines de prison à gogo, Full Tilt Poker et Poker Stars qui se retirent immédiatement du marché américain, l'argent des yankees bloqué pour une durée indéterminée, et une compréhensible panique générale qui se propage à toute vitesse à travers la communauté internationale. J'ai couvert l'affaire – qui courra à n'en point douter sur plusieurs années – aussi bien que j'étais capable avec plusieurs articles sur Wam-Poker, que je vous invite à consulter si vous faite partie des trois lecteurs pas au courant du merdier, à commencer par <a style="font-weight: bold;" href="http://www.wam-poker.com/forums/poker-en-ligne-aux-usa--a-sent-la-fin-72267?start=0">celui-là</a>. Cela fait dix jours que je parcours des centaines de sites et converse avec tout ce que je compte de contacts dans l'industrie. Il y aura encore beaucoup à dire sur le sujet, notamment sur les conséquences au niveau humain – j'ai pas mal d'amis dans le milieu dont le job va souffrir, voire même disparaître. Mais je ne me sens pas encore prêt à écrire le long papier que j'ai en tête... J'aimerais avoir un peu plus de recul. Et certaines de mes opinions ne vont sans doute pas aider à me faire des amis.<br /><br />Ambiance « fin de règne » à l'Alpe d'Huez ce week-end... Et c'est tant mieux, car je suis pas sur d'avoir envie de voir à quoi ressemble cette station mastodonte en période touristique. Plus de neige sur les pistes, à part au sommet, et encore... Les mecs des remontées mécaniques qui nous découragent de prendre un forfait, « ça sert à rien, ça me désole qu'on soit encore ouverts, les gens se font arnaquer »... Des rues désertes, rideau de fer baissés sur les commerces, les rares personnes croisées ayant toute la même conversation... Alors, vous avez fermé ? Oui, on part demain, vacances jusqu'en juillet... On a fait la clôture de quelques restos, s'empiffrant des spécialités régionales jusqu'à s'en faire éclater le bide, raclettes, fondues, cidre et compagnie. On a grimpé la montagne toute verte et marron, couleurs un poil plus reposantes pour l'œil que l'aveuglant manteau de neige immaculée, trempant au passage nos petites baskets de citadin... On a dormi dans un chalet style Twin Peaks, mais les nains en smoking étaient apparemment déjà en congé eux aussi... Et on a joué au poker, on était venus pour ça. L'Alpe d'Huez Poker Tour, qu'il s'appelait, ce tournoi <span style="font-style: italic;">freeroll</span>, et comme Winamax était sponsor de l'affaire, on a eu le droit de s'incruster. Une petite trentaine de joueurs du coin – moniteurs de ski, saisonniers, barmans, amateurs qui passaient par là, et même un joueur venu d'Albi (coucou Farid !), tous qualifiés en ligne ou lors d'étapes précédentes organisées dans le coin – étaient rassemblés pour la finale. C'est mon pote Matthieu Laurent qui chapeautait le tout. Un jour, il faudra que j'écrive un bel article sur Matthieu... A n'en point douter un des piliers, un membre fondateur du poker amateur français, passionné de la première heure. C'est en partie grâce à lui, sa bande de potes savoyards et marseillais, leur motivation et leur enthousiasme étalés sur son site Internet primitif que je suis tombé amoureux du poker... En 2002, quand le poker en ligne était encore une bizarrerie plutôt que la norme commerciale, quand on tapait « poker » sur Google, les récits de leurs parties barrées à deux euros la cave s'affichaient en première page, et après avoir passé des heures à lire et relire toutes ces pages amoureusement construites, je me suis dit, merde, il faut que j'en fasse autant à Lille.<br /><br />J'ai terminé en treizième place du tournoi, quand mon As-Valet de pique n'a pas réussi à tenir contre le Dame-Valet de mon jeune adversaire. « Tu ne peux pas avoir du jeu à chaque fois », qu'il m'a dit, le gamin, payant plus vite que son ombre ma sur-relance à tapis, trouvant un Valet salvateur sur la rivière. Dommage, c'était un gros pot. Mais bon, pas grave. En ma qualité de reporter Winamax, je ne pense pas que je pouvais prétendre aux premières places – un voyage à Las Vegas pour jouer un tournoi aux WSOP, et un voyage à Dublin pour le Winamax Poker Open. Des tournois que je devrai couvrir dans tous les cas. Mon chanceux adversaire – qui m'a fait plutôt bonne impression par ailleurs - s'est hissé jusqu'au tête à tête final, sous l'œil inquiet de ses parents, anxieux à l'idée d'avoir enfanté un accro en devenir. Il s'est contenté de la deuxième place, il valait mieux d'ailleurs, car il lui aurait fallu attendre trois ans avant d'avoir l'âge légal pour disputer les WSOP. La victoire est revenue à un mec du coin, un saisonnier content d'avoir décroché un ticket pour Vegas, mais déjà anxieux de devoir prendre un congé au beau milieu de l'été...<br /><br />C'était agréable de disputer une partie de poker freeroll, à l'ancienne, avec des gens « normaux », sans enjeu ni pression véritable. Pour moi qui ai presque complètement arrêté de jouer, cela n'a finalement plus d'importance qu'il y ait de l'argent en jeu où non. Ce tournoi m'a rappelé pourquoi j'ai aimé le poker en premier lieu. Pas pour la quête du gros lot, non, cela ne m'est jamais venu à l'esprit. Plutôt pour l'esprit de compétition, l'adrénaline procurée par un gros pot gagné, l'excitation qui monte à mesure que le nombre de joueur diminue, la satisfaction d'avoir réussi un joli bluff, ce genre de choses nobles... Le poker est un jeu, combien de fois faudra t-il le rappeler ?<br /><br />*****<br /><br />Berlin... Berlin, c'était bizarre. La semaine n'a pas été particulièrement désagréable, mais pas franchement excitante non plus. J'ai couvert le tournoi – un EPT – comme un robot, mécaniquement, en m'appliquant comme d'habitude, mais sans enthousiasme particulier. J'ai passé quelques bonnes soirées avec les joueurs et collègues que j'apprécie – les mêmes que d'ordinaire. J'ai réussi à m'éclipser de l'habituel combo hôtel/casino le temps d'une nuit pour aller en boîte avec Guignol et quelques autres. Mais dans l'ensemble, je suis reparti avec un goût bizarre en bouche. Comme me l'a dit quelqu'un au moment de s'en aller, « Il était temps qu'elle se termine, cette semaine ». Peut-être était-ce du à l'abus de cette excellente herbe allemande dégottée auprès d'un des portiers du Hyatt, mais il y avait parmi mes camarades des médias comme un sentiment de désastre imminent qui flottait au dessus des têtes, une impression pas vraiment formulée mais présente dans toutes les têtes que le ciel allait bientôt nous tomber dessus, ou que peut-être c'était déjà fait... Les conversations étaient moins légères que d'habitude, plus graves, et les silences nerveux plus nombreux qu'à l'accoutumée. Pourquoi ? Difficile à formuler... Je pourrais bien vous ressortir cette litanie existentialiste déjà servie mille fois, à savoir qu'il n'est pas bien difficile de réaliser la futilité de notre existence à tous dès lors que l'on consulte régulièrement les journaux pour s'informer de ce qu'il se passe dans le reste du monde. Et le coup de tonnerre qui a frappé le monde du poker une semaine après notre retour de Berlin me paraît bien dérisoire en comparaison du reste. Mais quand bien même, impossible d'être complètement cynique au sujet de l'industrie du poker, mon industrie... Car un de mes amis proches dans ce milieu a déjà perdu son job, en partie, lui a t-on expliqué sur un ton que je suspecte d'être faux-cul, à cause de ce qui s'est passé aux États-Unis le 15 avril...<br /><br />Ce type, vous ne le connaissez surement pas, mais vous avez peut-être déjà vu ses vidéos sur PokerNews. Il s'apelle Alexander, et c'est l'une des personnes les plus talentueuses que je connaisse dans mon entourage. Pendant qu'on était à Berlin, il a réalisé la vidéo suivante, un clip de mon amie Dana Immanuel, « updater » pour PokerNews et musicienne accomplie...<br /><br /><iframe title="YouTube video player" src="http://www.youtube.com/embed/gIG9Ny02JIU" allowfullscreen="" frameborder="0" height="255" width="400"></iframe><br /><br />... Qui a été source de nombreux fous rires. J'étais présent durant le tournage au classieux hôtel Carlton, ayant même fait office d'assistant accessoiriste en amateur. Le mec que l'on peut apercevoir à poil dans l'un des plans filmés dans le couloir, c'est l'Alexander en question. Je vous raconte pas la crise pour tourner le machin. Nous, on attendait sagement dans la chambre que lui et Dana en aient fini, et à deux reprises on a vu Alex se précipiter et claquer la porte derrière lui, nu comme un ver avec les mains croisées au niveau de l'entrejambe. « La porte de l'ascenseur s'est ouverte ! Ils m'ont vu ! » Le tournage a continué jusque tard dans la nuit, embrumé par les vapeurs d'alcool et de joints, et ce n'est qu'à quatre heures trente du matin qu'une employée de l'hôtel est venue sous informer, avec une politesse infinie, que ce serait peut-être une bonne idée de faire moins de bruit.<br /><br />*****<br /><br />Vous le savez peut-être déjà... Cela fait plus d'un mois que j'ai perdu ma moitié, mon fidèle compagnon de route, mon confrère, mon petit frère, que dis-je. Harper ! La faute à un accident stupide et tragique lors d'une rencontre du Winamax Football Club, notre équipe amateur inscrite au championnat inter-entreprises d'Ile de France où officie le second reporter de Winamax, sur lequel Vikash Dhorasoo ne tarit pas d'éloges quant à ses talents de buteur. Une fausse manip' avec le ballon, et c'est la chute, le pied en vrac, fracture, hurlements de douleur, pompiers qui débarquent, deux passages sur le billard, et un verdict implacable : deux mois d'immobilisation complète, au minimum, prisonnier, plâtré, encagé, et une longue rééducation en prévision. Et voilà Harper cloitré dans son appartement à se morfondre en attendant que ça se passe. Le couvreur ne va pas remonter sur le toit avant un bout de temps, et me voilà seul pour affronter le calendrier chargé des prochains moins. Il me manque ! C'est maintenant qu'il est parti que je réalise que je ne peux fonctionner sans lui. J'espère qu'il reviendra vite. Le circuit est moins rigolo maintenant qu'il n'est plus là.<br /><br />*****<br /><br />A partir de là, ma route est toute tracée. Sept jours à San Remo (le premier tournoi d'après le séisme américain, mais si j'en crois mes premières conversations avec les employés de Poker Stars, je n'apprendrai rien de croustillant cette semaine – personne ne sait rien), puis enchaînement direct à Madrid, où la dernière étape de la saison EPT a déménagé. Je profiterai des trois jours de battement entre les deux tournois pour aller rendre visite à la famille installée aux abords de la capitale espagnole. Après, retour en France, quelques jours de répit mais pas trop, il faut couvrir la finale du France Poker Tour, pour aussitôt partir à Vegas pour deux mois, j'ai regardé le calendrier, mon prochain week-end de libre sera en août.<br /></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-4353091054806278852?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /></div>" ["date_timestamp"]=> int(1303860000) } [17]=> array(19) { ["guid#"]=> int(1) ["guid@"]=> string(11) "ispermalink" ["guid@ispermalink"]=> string(5) "false" ["guid"]=> string(58) "tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-1929946202502605802" ["pubdate#"]=> int(1) ["pubdate"]=> string(31) "Mon, 04 Apr 2011 22:38:00 +0000" ["atom"]=> array(2) { ["updated#"]=> int(1) ["updated"]=> string(29) "2011-04-05T11:41:13.294+02:00" } ["title#"]=> int(1) ["title"]=> string(33) "You'll never get out of this maze" ["description#"]=> int(1) ["description"]=> string(8552) "<div style="text-align: justify;">Berlin. Grand Hôtel Hyatt. À l'étage <i>executive</i>, s'il vous-plaît. Tout en haut. Des tas de produits exotiques dans la salle de bain, un bon gros lit moelleux de deux mètres sur deux, une télé géante avec une prise pour brancher l'iPod, un service de chambre probablement hors de prix, et j'imagine que toute la panoplie d'aménités sportives et de bien-être sont disponibles au bout du couloir. Aux alentours de 600 euros la nuit. On ne se refuse rien. Je m'en tape, je paie pas, et ma boîte non plus. Je connais du monde, monsieur.<br /><br /></div><div style="text-align: justify;">Il est minuit et je reviens tout juste de la traditionnelle soirée d'avant tournoi organisée Poker Stars. Plus de deux mois sans tournoi EPT, j'avais presque oublié le goût des coupes de champagne à l'œil. C'était à peu près pareil que d'habitude. Les invités étaient composés à 86% de jeunes joueurs de poker mâles, dont 99% sont présents à chaque soirée EPT. Pour pallier à la carence en représentantes de l'espèce féminine, les organisateurs avaient fait appel à une agence chargée de peupler le dance-floor de « talents ». Par talent il faut comprendre qu'elles étaient rudement bonnes, les salopes, avec leurs robes moulantes et leurs gros seins et leur déhanche ment aguicheur, d'ailleurs certains de mes confrères n'ont pas tenu bien longtemps à la vue du cheptel et se sont rapidement excusés pour foncer à l'Artémis, un établissement où il n'y a pas besoin de faire la conversation ou de maîtriser des pas de danse compliqués pour baiser, non, il suffit juste d'avoir un peu de liquide en poche. Vous l'avez deviné, l'Artémis est là où l'on va croiser un contingent important de joueurs de poker toute la semaine. Pas que la plupart n'auraient aucune chance de <i>racler une minette</i> dans les boîtes dites traditionnelles, certains sont mêmes plutôt <span style="font-style: italic;">beaux gosses</span>, mais le capitalisme est ce qu'il est, l'argent est un raccourci auquel il n'est que trop facile et pratique de succomber, on ne pourra donc pas leur en vouloir d'aller droit au but, équipés de leur <span style="font-style: italic;">pouvoir d'achat</span> conséquent.<br /><br /></div><div style="text-align: justify;">Ah, voilà que je divague déjà vers des rivages scabreux et repoussants. Il y avait aussi des gens tout à fait recommandables à cette soirée, tous ces collègues qui m'ont dit Tu nous a manqués Benjo, ça fait un bail. Les journalistes des autres sites, les hauts-gradés mais pas trop de PokerStars, ils étaient là, semblables à ceux que j'avais quittés il y a déjà.... Oh, bon, c'était pas y'a trente ans non plus, hein, faut pas déconner, je me suis juste absenté un mois.<br /><br /></div><div style="text-align: justify;">De retour parmi la <i>jet-set </i>pokérienne, donc, pour reprendre le chemin du cirque itinérant après une petite pause contrainte et forcée par le bouquin de Pauly, que j'ai enfin fini de traduire, je pensais que j'y arriverais jamais, ça fait tout de même plus de un an que j'avais commencé. J'avais déjà manqué trois <i>deadlines</i> et je sentais que la quatrième était la dernière qu'il me restait avant de lâcher l'affaire complètement. Mais non, ouf, j'ai fini, cette fois ça y est, j'y reviendrai plus tard.<br /><br /></div><div style="text-align: justify;">J'ai encore failli rater mon avion. À Prague, en décembre, j'ai réussi à ne pas embarquer un avion qui avait huit heures de retard, alors que j'étais arrivé à l'aéroport avec deux heures d'avance sur le décollage <i>prévu</i>. Comment cela est-ce possible, je ne peux décemment l'expliquer sans donner à mon patron la preuve définitive et irréfutable de ma démence, une condition médicale qui l'autoriserait à me virer sans préavis ni indemnités. Là, tout à l'heure, j'étais tranquillement installé sur un des fauteuils du terminal, surveillant d'un œil la file de gens embarquant tout en feuilletant les journaux gratuits offerts par Air France, <span style="font-style: italic;">Libération</span>, <span style="font-style: italic;">l'Equipe</span>, le <span style="font-style: italic;">Wall Street Journal</span>. Puis, quand la file ne représenta plus qu'une dizaine de pékins (autrement dit la taille critique avant laquelle il est inutile de se lever, je ne comprendrai jamais pourquoi la plupart des voyageurs insistent pour s'agglutiner devant la porte d'embarquement, ils ne sont pas en train de prendre le métro, l'avion ne va pas partir sans eux, bordel), je me dirigeai vers le comptoir. C'est là que je remarquai que je surveillai depuis une demi-heure l'embarquement pour le vol en direction de Prague et que l'embarquement pour Berlin - juste à côté, à peine un mètre, la vue m'en était obstruée par la file pour Prague - était clos. Heureusement, les hôtesses étaient dans un bon jour, et m'ont laissé foncé jusqu'à la porte de l'avion trente secondes avant qu'elle ne se referme.<br /><br /></div><div style="text-align: justify;">J'ai pris place au sixième rang, à droite, côté allée. À ma gauche, Kinshu, mon frère d'armes de la bande des couvreurs. Une fois l'avion décollé, on s'amuse de l'hôtesse refermant les rideaux devant nous, pour marquer la séparation entre les classes <i>business</i> et <span style="font-style: normal;">économique</span>. « C'est parce qu'on est moins riches, et donc moches, il ne faut pas qu'il nous voient, expliquais-je. Et puis, ils ont payé leur billet hors de prix, il faut bien leur donner l'impression qu'il y a une différence entre les deux tarifs. »<br /><br /></div><div style="text-align: justify;">Le soleil est de sortie quand on atterrit à Berlin, sans doute la ville européenne à l'histoire la plus chargée du vingtième siècle. Dans les magasins de souvenirs, on peut acheter des cartes postales des monuments les plus emblématiques, en deux versions: bombardés, et flambants remis à neuf. J'ai fait un tour avec Madeleine. Un bout du mur – Le Mur, le monument dédié à l'Holocauste, la Postdamer Platz, la porte de Brandenburg... En trente minutes, j'en ai vu plus qu'en une semaine l'année dernière.<br /><br /></div><div style="text-align: justify;">Il faut dire qu'en 2010, pour la toute première édition de l'EPT dans la capitale allemande, on avait fait que bosser comme des chiens, et la seule distraction qui nous fut offerte prit la forme d'<a style="font-weight: bold;" href="http://benjodimeo.blogspot.com/2010/03/i-made-news-today-oh-boy.html">un braquage avec cagoules, machettes et armes de poing</a>. Le drame a duré deux minutes à peine, mais tous ceux qui étaient s'en souviennent encore. C'est comme le 11 septembre : on se souvient tous de ce qu'on était en train de faire quand le premier cri a retenti, et que les tables se sont renversées et que tout le monde s'est mis à courir et que... Bref.<br /><br /></div><div style="text-align: justify;">Un des responsables de PokerStars Allemagne a posté sur son mur Facebook « EPT Berlin – Cette fois, on tire les premiers », et je me suis dit qu'il faut vraiment être haut gradé pour pouvoir se permettre une telle blague, ce genre d'humour ne passerait pas chez un lampiste, PS n'étant pas spécialement réputé pour son sens de l'humour sur des sujets sensibles tels que celui-ci. Je l'ai croisé tout à l'heure. « Je voulais passer des images du braquage pendant la fête, et avoir un faux braqueur grimper sur scène, avec la cagoule et la machette, et je l'aurais abattu avec un faux flingue, avant de dire ''Plus jamais''. Mais ils n'ont pas voulu. »<br /></div><p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">Bah, tout cela c'est du passé. C'est maintenant au casino en face du Hyatt que va se jouer le tournoi – probablement après que l'hôtel ait dit à PS « Non merci, vos braquages vous pouvez vous les garder » - et il ne va surement rien se passer de plus qu'une bonne vieille partie de poker à 5,000 euros l'entrée avec plusieurs centaines de joueurs. La routine, quoi. C'est à suivre sur <a href="http://www.winamax.fr/">Winamax.fr</a> (pour les coups de poker) et le <a href="http://lescouvreursdupoker.blogspot.com/">blog des couvreurs</a> (pour les coups à boire).<br /></p><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-1929946202502605802?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /></div>" ["link#"]=> int(1) ["link"]=> string(76) "http://benjodimeo.blogspot.com/2011/04/youll-never-get-out-of-this-maze.html" ["author#"]=> int(1) ["author"]=> string(27) "noreply@blogger.com (Benjo)" ["http://purl.org/syndication/thread/1.0"]=> array(2) { ["total#"]=> int(1) ["total"]=> string(1) "8" } ["summary#"]=> int(1) ["summary"]=> string(8552) "<div style="text-align: justify;">Berlin. Grand Hôtel Hyatt. À l'étage <i>executive</i>, s'il vous-plaît. Tout en haut. 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Bref.<br /><br /></div><div style="text-align: justify;">Un des responsables de PokerStars Allemagne a posté sur son mur Facebook « EPT Berlin – Cette fois, on tire les premiers », et je me suis dit qu'il faut vraiment être haut gradé pour pouvoir se permettre une telle blague, ce genre d'humour ne passerait pas chez un lampiste, PS n'étant pas spécialement réputé pour son sens de l'humour sur des sujets sensibles tels que celui-ci. Je l'ai croisé tout à l'heure. « Je voulais passer des images du braquage pendant la fête, et avoir un faux braqueur grimper sur scène, avec la cagoule et la machette, et je l'aurais abattu avec un faux flingue, avant de dire ''Plus jamais''. Mais ils n'ont pas voulu. »<br /></div><p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">Bah, tout cela c'est du passé. C'est maintenant au casino en face du Hyatt que va se jouer le tournoi – probablement après que l'hôtel ait dit à PS « Non merci, vos braquages vous pouvez vous les garder » - et il ne va surement rien se passer de plus qu'une bonne vieille partie de poker à 5,000 euros l'entrée avec plusieurs centaines de joueurs. La routine, quoi. C'est à suivre sur <a href="http://www.winamax.fr/">Winamax.fr</a> (pour les coups de poker) et le <a href="http://lescouvreursdupoker.blogspot.com/">blog des couvreurs</a> (pour les coups à boire).<br /></p><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-1929946202502605802?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /></div>" ["date_timestamp"]=> int(1301956680) } [18]=> array(19) { ["guid#"]=> int(1) ["guid@"]=> string(11) "ispermalink" ["guid@ispermalink"]=> string(5) "false" ["guid"]=> string(58) "tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-8491698528577390228" ["pubdate#"]=> int(1) ["pubdate"]=> string(31) "Sat, 02 Apr 2011 15:40:00 +0000" ["atom"]=> array(2) { ["updated#"]=> int(1) ["updated"]=> string(29) "2011-04-02T17:47:18.091+02:00" } ["title#"]=> int(1) ["title"]=> string(29) "Le poker s'invite au tribunal" ["description#"]=> int(1) ["description"]=> string(1877) "<div style="text-align: justify;">Je crois que c'est la première fois que j'ai eu droit à un commentaire du genre "il est mort ce blog ?". Oui, mon site perso est en vacances prolongées, je suis en plein dans la dernière ligne droite de la traduction de <span style="font-style: italic;">Lost Vegas</span>, le dernier délai fixé par mon éditeur pour rendre ma copie était... hier, et cela fait deux semaines que l'intégralité de mes heures hors-bureau y sont consacrées, et je tourne à trois heures de sommeil par nuit.<br /><br />Je serai de retour bientôt pour de nouvelles aventures... Et en attendant, j'ai pris le temps de visiter le Palais de Justice de Paris hier, pour la première audience dans le procès intenté par Ali Tekintamgac au groupe casinotier Partouche. L'Allemand s'était fait exclure de la finale du Partouche Poker Tour suspicions de triche, et demande 1,5 millions de dommages et intérêts en réparation des dégâts faits à sa réputation, et le manque à gagner financier.<br /><br />Honnêtement, cette première audience n'a rien donné de véritablement consistant... Mais ce n'est pas tous les jours que le poker est devant la justice Française, alors je me suis pris au jeu et raconté ce que j'ai vu et entendu sur Wam-Poker dans une longue tartine de 20,000 signes.<br /><br />Vous pouvez lire mon récit <a style="font-weight: bold;" href="http://www.wam-poker.com/forums/ppt-tekintamgac-le-poker-s-invite-au-tribunal-71894">sur le forum</a>.<br /><br />J'ai aussi enregistrés deux podcasts qui seront publiés ce week-end sur <a style="font-weight: bold;" href="http://lescouvreursdupoker.blogspot.com">le blog des couvreurs</a>.<br /></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-8491698528577390228?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /></div>" ["link#"]=> int(1) ["link"]=> string(72) "http://benjodimeo.blogspot.com/2011/04/le-poker-sinvite-au-tribunal.html" ["author#"]=> int(1) ["author"]=> string(27) "noreply@blogger.com (Benjo)" ["http://purl.org/syndication/thread/1.0"]=> array(2) { ["total#"]=> int(1) ["total"]=> string(1) "2" } ["summary#"]=> int(1) ["summary"]=> string(1877) "<div style="text-align: justify;">Je crois que c'est la première fois que j'ai eu droit à un commentaire du genre "il est mort ce blog ?". 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Comme son nom l'indique fort bien, il s'agit de l'émission radiophonique du <a href="http://www.clubpoker.net/"><strong>ClubPoker</strong></a>, le plus gros site communautaire orienté poker en France, où j'ai fait mes débuts en tant que couvreur de tournoi. Ca remonte à loin, tout ça, à l'époque (fin 2004 - fin 2007), j'étais plus ou moins le premier à écrire en français à propos des tournois de poker amateurs et professionnels du circuit, maintenant on est plein. Justement, pour cette émission, je serai entouré de quelques uns de mes meilleurs amis dans le milieu : Kinshu, Jooles, Harper, Steven (les "<a href="http://lescouvreursdupoker.blogspot.com/"><strong>Couvreurs ont la parole</strong></a>" au grand complet, donc), ainsi que Tapis_Volant. Notre point commun : mis à part Steven, nous avons tous officié au sein du ClubPoker.<br /><br />J'aime bien le ClubPoker, et j'aime bien ClubPoker Radio, les hôtes sont acceuillants, on y boit bien, il y a même des Apéricubs, parfois du saucisson, on rigole bien, et vu le nombre d'invités ce soir, j'espère que Lolo et FPC ont doublé la quantité de provisions.<br /><br />Le Bureau Politique des Couvreurs est actuellement réuni en congrès extraordinaire afin de préparer l'émission. Rendez-vous à 20 heures 30 pour <a href="http://www.clubpoker.net/forum-poker/topic/144753-speciale-couvreurs-poker-club-poker-radio-s04e28/">écouter en direct</a> ce qui devrait ressembler à un épisode de notre podcast, mais qui dure 2 heures au lieu de 5 minutes.<br /><br />En attendant le départ, vous pouvez nous <a href="http://www.clubpoker.net/forum-poker/topic/144753-speciale-couvreurs-poker-club-poker-radio-s04e28/">poser vos questions</a> et vous replonger dans les anciennes émissions que j'ai pu honorer de mon auguste présence (je dois détenir le record du nombre de de passages à CP Radio, je suis pas peu fier) :<br /><br /><a href="http://www.clubpoker.net/forum-poker/topic/116491-antoine-amourette-et-benjamin-gallen-club-poker-radio-saison-3-emission-36/">Avec Antoine "solody" Amourette (mai 2010)</a><br /><a href="http://www.clubpoker.net/forum-poker/topic/96264-aurelien-guiglini-et-benjamin-gallen-club-poker-radio-saison-3-emission-5/">Avec Aurélien "guignol" Guiglini (octobre 2009)<br /></a><a href="http://www.bluffparty.com/medias/radio/saison-2/Club-Poker-Radio-S02-E12.mp3">Avec Antony Lellouche (décembre 2008)</a><br /><a href="http://www.clubpoker.net/forum-poker/topic/47441-elky-bertrand-grospellier-et-benjo-club-poker-radio-emission-10-saison-1/">Avec ElkY (janvier 2008)</a><br /><a href="http://www.clubpoker.net/forum-poker/topic/43792-claude-cohen-et-benjo-club-poker-radio-emission-3-saison-1/">Avec Claude Cohen (novembre 2007)</a></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-8011076935076951275?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /></div>" ["link#"]=> int(1) ["link"]=> string(79) "http://benjodimeo.blogspot.com/2011/03/les-couvreurs-causent-dans-le-poste.html" ["author#"]=> int(1) ["author"]=> string(27) "noreply@blogger.com (Benjo)" ["http://purl.org/syndication/thread/1.0"]=> array(2) { ["total#"]=> int(1) ["total"]=> string(1) "6" } ["summary#"]=> int(1) ["summary"]=> string(3339) "<a href="http://www.clubpoker.net/medias/images/superadmin/photos/normal/club-poker-radio-direct-soir-604159.jpg"><img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 250px; CURSOR: hand" border="0" alt="" src="http://www.clubpoker.net/medias/images/superadmin/photos/normal/club-poker-radio-direct-soir-604159.jpg" /></a><br /><div align="justify"><br />Je suis invité ce soir à participer à ClubPoker Radio. 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Pour une fois, je me suis un peu cassé le cul pour écrire des intros ayant de la consistance, donc n'hésitez pas à aller faire un tour <a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_wpt-celebrity-invitational-finale"><strong>sur Winamax</strong> </a>si vous n'arrivez pas à dormir. Là, il est 16h45, heure locale, et la finale va débuter, et je vais raconter tout ce qui se passe en direct, en croisant les doigts pour une victoire d'Almira ou Davidi.<br /><br /><strong>EDIT 12 heures plus tard</strong> : Nom de Dieu, Davidi a gagné, et Almira a terminé en seconde place. Les deux joueurs Winamax au sommet du classement, le meilleur scénario possible, quoi. C'était bien bon à suivre, un beau moment. Qu'est-ce qu'on en a à foutre que c'était un bête freeroll avec 200,000$ de prize-pool "à peine", puisque l'émotion était au rendez-vous...</div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-2472945637989698043?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /></div>" ["link#"]=> int(1) ["link"]=> string(68) "http://benjodimeo.blogspot.com/2011/03/nuit-blanche-los-angeles.html" ["author#"]=> int(1) ["author"]=> string(27) "noreply@blogger.com (Benjo)" ["http://search.yahoo.com/mrss/"]=> array(6) { ["thumbnail#"]=> int(1) ["thumbnail@"]=> string(28) "xmlns:media,url,height,width" ["thumbnail@xmlns:media"]=> string(29) "http://search.yahoo.com/mrss/" ["thumbnail@url"]=> string(92) "http://3.bp.blogspot.com/-OYfsvivpz3U/TW7kwqkk2lI/AAAAAAAACus/vxGYZpj6WTc/s72-c/DSC_0053.JPG" ["thumbnail@height"]=> string(2) "72" ["thumbnail@width"]=> string(2) "72" } ["http://purl.org/syndication/thread/1.0"]=> array(2) { ["total#"]=> int(1) ["total"]=> string(1) "3" } ["summary#"]=> int(1) ["summary"]=> string(1587) "<a href="http://3.bp.blogspot.com/-OYfsvivpz3U/TW7kwqkk2lI/AAAAAAAACus/vxGYZpj6WTc/s1600/DSC_0053.JPG"><img style="WIDTH: 266px; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5579648513071176274" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-OYfsvivpz3U/TW7kwqkk2lI/AAAAAAAACus/vxGYZpj6WTc/s400/DSC_0053.JPG" /></a><br /><br /><div align="justify">Ah, oui, au fait, je suis à Los Angeles pour couvrir la finale du World Poker Tour Celebrity Invitationnal où l'on retrouve non pas un, mais deux joueurs du Team Winamax. 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Là, le signal retentit, et au moment où les portent se ferment, le mec aperçoit son pote derrière la vitre, lui aussi a couru, mais pas aussi vite. Alors le mec fait ce qui lui semble être la meilleure chose à faire dans cette situation : il tend sa main in extremis pour bloquer la fermeture de la porte. Je sais pas, il devait s'imaginer que la porte allait se rouvrir, mais non. Il ne se passait rien. Sa main restait bêtement coincée dans la porte. Il est resté là sans bouger pendant trois, quatre secondes, puis a fini par admettre sa défaite. Il a fait un signe embarrassé à son pote à l'aide de sa main libre, et a retiré l'autre d'un coup sec. Les portes se sont fermées pour de bon, et le train s'est mis en route.<br /><br />Forcément, ses phalanges ont morflé, la friction de la peau si fragile à cet endroit sur le caoutchouc bien dur, ça ne pardonne pas. Grand moment de solitude pour le mec : il a l'air un peu con, et il a mal, sous le regard collectif appuyé des autres passagers. Des gouttes de sang se forment aux jointures, et commencent à ruisseler sur les doigts et le revers de la main, avant de chuter sur le plancher de la rame, plic, ploc. Et il reste là, stoïque, à regarder dans le vide, la tête presque collée contre la vitre, et son sang qui coule. Comme tous les autres passagers, j'ai envie de lui dire qu'il faut quand même être foutrement demeuré de risquer de se casser un doigt ou pire pour pouvoir faire rentrer son pote dans la rame alors que le train suivant est déjà là en train d'attendre sur le quai d'à côté, il part dans trois minutes, et puis ça lui vient pas à l'esprit qu'il fait patienter le train entier pour le bénéfice d'une personne, peut-être que des gens vont louper leur correspondance à cause de lui, et se taper une heure d'attente sur un banc, non, ça lui passe au dessus de sa tête, bien entendu. J'ai envie de lui dire tout ça, mais j'ai rien dit, à la place j'ai sorti un paquet de Kleenex de ma poche, et je lui en ai tendu un, et il l'a enveloppé autour de son doigt, il avait l'air d'être en train de salement souffrir, donc il n'y avait rien à dire, en fait.<br /><br />*****<br /><br />Cela faisait bien longtemps que je n'avait pas eu agenda aussi calme, côté déplacements. Deux tournois en deux mois, (plus, en bonus, la première étape du France Poker Tour 2011 à Paris, deux petites journées rapides, une broutille dans la joie et la bonne humeur). Un rythme idéal, à mon avis. Il ne faudrait jamais en faire plus, au risque d'en perdre le goût. Le rythme « bœuf de labour », c'est pas bon pour l'inspiration. Alors que, lorsque j'arrive sur un tournoi après trois semaines de « repos », j'ai les crocs, je suis gonflé à bloc.<br /><br />Ces deux gros tournois se jouaient en France. Deauville d'abord, et son EPT. Les EFOP ensuite, et leur étape World Poker Tour, jouée à l'Aviation Club de France. Deux épreuves bien distinctes.<br /><br />D'un côté, Deauville, plus de 800 joueurs, la grosse machine bien huilée de PokerStars, une salle géante, tout ce que la France compte de joueurs pros, de joueurs stars et/ou sponsorisés, des amateurs pleins d'espoirs, des qualifiés Internet partout, toutes les équipes se ramènent, c'est la guerre des « coverages » et du marketing, la salle de presse est pleine à craquer, on refuse des accréditations, l'excitation est de mise - allez papa ! - les jeunes espoirs se font remarquer, des futures micro-célébrités du poker se créent sous nos yeux, c'est un grand bordel foutraque, démesuré.<br /><br />De l'autre côté, les EFOP. Plus calme, on est dans les salons cosy de l'Aviation Club de France, il y a beaucoup moins de joueurs, forcément, les ambitions des organisateurs sont plus modestes, il y a moins de place, moins de joueurs qualifiés sur Internet, c'est plus difficile d'attirer du monde, débourser 5,000 euros une seconde fois en une semaine n'est pas un luxe que beaucoup de joueurs peuvent s'offrir. Moins de tables, donc, mais des tables de meilleure qualité : des parisiens en vue affrontant les joueurs européens les plus dangereux du moment.<br /><br />Moi, j'aime bien les deux. J'aime l'excitation particulière des grands rendez-vous du style Deauville, où le cirque continue en dehors de la table, et les potins foisonnent depuis le bar jusqu'à la chambre d'hôtel la plus reculée, il y a plein d'histoires à raconter, et puis j'aime bien aussi les réunions intimes de joueurs aux poches pleines sur les Champs-Elysées. Deux ambiances diamétralement opposées. Pour ce qui est du boulot, je préfère quand même les petits tournois. Le travail qu'on rend est de meilleure qualité. Il est virtuellement impossible de rendre compte du « scénario » d'un tournoi à 800 joueurs quand on est seulement deux à le couvrir. Il y a beaucoup trop de monde. On voit des chip-leaders se former, mais on les oublie vite, on manque plein de trucs, on a pas le temps, plein de stars nous passent nous le nez, on ne peut tout dire, on ne dit pas grand chose même, car on ne voit pas grand chose. Un tournoi à 200 joueurs, en revanche, il est possible de bien le couvrir. Tous les joueurs sont réunis dans une même salle, une petite salle. On peut garder un oeil sur la plupart des favoris, sans pour autant manquer d'observer les joueurs inconnus, ceux qui vont peut-être faire parler d'eux. L'ordinateur n'est pas loin, on peut observer un coup important, le taper en vitesse, et revenir dans la salle sans avoir rien manqué d'important. A la fin de chaque journée, il est facile de dresser un bilan, car la liste des joueurs n'est pas très longue : on voit immédiatement qui a chuté, qui s'est maintenu, qui a disparu, etc. L'histoire qu'on raconte au lecteur est plus complète, moins morcelée, plus intéressante, et quand la table finale arrive, on sait à peu près comment il en sont tous arrivés là. Bref, en ce qui concerne un reportage sur un tournoi de poker, la qualité augmente quand la quantité diminue. <strong><br /><br />EPT Deauville<br /></strong><a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_ept-deauville-2011-jour-1a">Day 1A</a> - <a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_ept-deauville-2011-jour-1b">Day 1B</a> - <a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_ept-deauville-2011-jour-2">Day 2</a> - <a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_ept-deauville-2011-jour-3">Day 3</a> - <a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_ept-deauville-2011-jour-4">Day 4</a> - <a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_ept-deauville-2011-jour-5">Day 5</a> - <a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_ept-deauville-2011-finale">Finale<br /></a><br /><strong>France Poker Tour Paris<br /></strong><a href="https://www.winamax.fr/france-poker-tour-saison-6_reportages-en-direct_paris">Day 1</a> - <a href="https://www.winamax.fr/france-poker-tour-saison-6_reportages-en-direct_paris-jour-2">Day 2<br /></a><br /><strong>WPT - Euro Finals of Poker<br /></strong><a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_efop-2011-jour-1a">Day 1A</a> - <a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_efop-2011-jour-1b">Day 1B</a> - <a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_efop-2011-jour-2">Day 2</a> - <a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_efop-2011-jours-3-et-4?start=0">Day 3 et 4</a> - <a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_efop-2011-finale">Finale</a><br /><br />*****<br /><br />Sinon, pas grand chose de plus à raconter sur ces tournois que ce qu'on l'on a déjà publié sur place. A Deauville, je suis tombé malade, cela m'arrive rarement, mais mon corps ne fait pas les choses à moitié : combinaison de grippe, crève, maux de gorge et rage de dents, j'ai manqué deux journées entières que j'ai passées cloué au lit, baignant dans une mare de sueur. Je m'en suis vite remis, je n'avais pas le choix.<br /><br />A Paris, on a assisté à trois cérémonies de remises de prix poker. L'exercice est à la mode. J'en ai moi-même donné un, de prix : celui de la « personnalité poker de l'année » selon le jury des European Poker Awards, je l'ai remis à Tony G, je l'aime bien, mais j'aurais préféré le donner à Jesse May, l'un de mes seuls vrais héros dans ce milieu. Et puis comme les journées de travail n'étaient pas trop longues, j'ai eu le temps de faire un peu de taf' en freelance. J'ai enregistré deux interviews dans les salons de l'ACF, l'une ou les deux devraient paraître prochainement dans 52, cela vous changera des copier-coller de mon blog.<br /><br />Surtout, ces deux semaines furent l'occasion de véritablement lancer un nouveau projet que j'avais en tête depuis longtemps : un blog à plusieurs appelé « <a href="http://lescouvreursdupoker.blogspot.com/"><strong>Les Couvreurs ont la Parole</strong></a> ». Un truc sans prétention, vraiment, une petite distraction pour passer le temps, s'essayer à une forme d'expression différente de l'écriture, rien de plus que s'amuser un peu entre amis, Harper, Kinshu, Steven, Jooles et Maanu, mes « Band of Brothers » des médias poker français. L'idée est venue à force de raconter des conneries entre nous sur les tournois à propos de toutes les histoires qu'on entend autour des tables, et entre deux bières après le boulot : pourquoi ne pas en faire profiter tout le monde ?<br /><br />Le but n'était pas de se prendre la tête avec un nouveau blog et de nouveaux articles pontifiants et interminables à écrire. Non, il y avait plus simple, plus direct : un enregistreur audio, avec lequel on a juste besoin de cinq minutes tous ensemble pour mettre sur bande l'inspiration du moment, en vitesse, en parlant les uns sur les autres avec le moins de préparation possible. Après, il ne reste plus qu'à mettre en ligne le fichier non monté, joindre un petit laïus pour situer le contexte, et voilà. Bref, un « podcast » comme Pauly et Dan le font depuis deux ans et demi avec Tao of Pokerati, je n'ai pas été cherché l'inspiration bien loin.<br /><br />En trois épreuves, on a déjà enregistré vingt épisodes. 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Si c'est pour écrire la même chose que les autres, à quoi bon ?<br /><br />*****<br /><br />Probablement que je vais parler de moins en moins de poker sur ce blog, étant donné que j'ai désormais deux nouveaux supports à ma disposition pour le faire. Ceci dit, j'ai encore plein de thèmes à aborder ici, des articles qui me trottent dans la tête, pas écrits faute de pouvoir leur consacrer le temps qu'ils méritent. En vrac :<br /><br />- L'ère du sponsoring est (déjà) révolue<br />- Le circut pro a perdu de ma magie (Article "vieux con", succès garanti)<br />- Qui est le meilleur joueur de poker du monde ? (Le but n'étant pas de répondre à la question (idiote) mais de débattre sur les classements du genre Hendon Mob, LivePoker, CardPlayer, etc)<br /><br />Et j'ai aussi un projet d'écriture assez ambitieux qui va me prendre pas mal de temps, c'est pour ça que je ne pourrai pas m'y mettre tout de suite, je n'en dis pas plus mais si j'y arrive ça devrait être sympa. Là, j'ai jusqu'au 31 mars pour - enfin ! - terminer la version française de <a href="http://lostvegasbook.wordpress.com/"><strong>Lost Vegas</strong></a>, je sens que je ne vais pas beaucoup dormir durant les quatre semaines à venir.<br /><br />*****<br /><br />C'est à mon pote Jérôme que l'on doit le bon mot le plus délicieux de ces deux premiers mois de l'année 2011. On était à Deauville, auu Brok Café, et malgré le nom du rade, il n'y avait pas de joueurs de poker, non, ils se cantonnent à l'O2 ou à Régine, dans le casino. On était avec sa copine et son associé, il y avait déjà plein de verres vides sur la table, des cocktails, des bières. La serveuse s'est pointée et a demandé : « Vous voulez que j'en retire un peu ? ». Et là Jérôme, imperturbable, grand sourire, à tempo : « On retire tout ce qui est négatif, et on garde que l'amour. »<br /><br />Elle est repartie avec les verres, et c'était déjà bien. </div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-7720039702796842064?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /></div>" ["link#"]=> int(1) ["link"]=> string(66) "http://benjodimeo.blogspot.com/2011/03/et-on-garde-que-lamour.html" ["author#"]=> int(1) ["author"]=> string(27) "noreply@blogger.com (Benjo)" ["http://purl.org/syndication/thread/1.0"]=> array(2) { ["total#"]=> int(1) ["total"]=> string(1) "5" } ["summary#"]=> int(1) ["summary"]=> string(15212) "<div align="justify">Tout à l'heure, j'étais dans le RER, il était sur le point de partir, et un mec a fait irruption dans la rame, le souffle court, il avait sprinté pour arriver à temps. Là, le signal retentit, et au moment où les portent se ferment, le mec aperçoit son pote derrière la vitre, lui aussi a couru, mais pas aussi vite. Alors le mec fait ce qui lui semble être la meilleure chose à faire dans cette situation : il tend sa main in extremis pour bloquer la fermeture de la porte. Je sais pas, il devait s'imaginer que la porte allait se rouvrir, mais non. Il ne se passait rien. Sa main restait bêtement coincée dans la porte. Il est resté là sans bouger pendant trois, quatre secondes, puis a fini par admettre sa défaite. Il a fait un signe embarrassé à son pote à l'aide de sa main libre, et a retiré l'autre d'un coup sec. Les portes se sont fermées pour de bon, et le train s'est mis en route.<br /><br />Forcément, ses phalanges ont morflé, la friction de la peau si fragile à cet endroit sur le caoutchouc bien dur, ça ne pardonne pas. Grand moment de solitude pour le mec : il a l'air un peu con, et il a mal, sous le regard collectif appuyé des autres passagers. Des gouttes de sang se forment aux jointures, et commencent à ruisseler sur les doigts et le revers de la main, avant de chuter sur le plancher de la rame, plic, ploc. Et il reste là, stoïque, à regarder dans le vide, la tête presque collée contre la vitre, et son sang qui coule. Comme tous les autres passagers, j'ai envie de lui dire qu'il faut quand même être foutrement demeuré de risquer de se casser un doigt ou pire pour pouvoir faire rentrer son pote dans la rame alors que le train suivant est déjà là en train d'attendre sur le quai d'à côté, il part dans trois minutes, et puis ça lui vient pas à l'esprit qu'il fait patienter le train entier pour le bénéfice d'une personne, peut-être que des gens vont louper leur correspondance à cause de lui, et se taper une heure d'attente sur un banc, non, ça lui passe au dessus de sa tête, bien entendu. J'ai envie de lui dire tout ça, mais j'ai rien dit, à la place j'ai sorti un paquet de Kleenex de ma poche, et je lui en ai tendu un, et il l'a enveloppé autour de son doigt, il avait l'air d'être en train de salement souffrir, donc il n'y avait rien à dire, en fait.<br /><br />*****<br /><br />Cela faisait bien longtemps que je n'avait pas eu agenda aussi calme, côté déplacements. Deux tournois en deux mois, (plus, en bonus, la première étape du France Poker Tour 2011 à Paris, deux petites journées rapides, une broutille dans la joie et la bonne humeur). Un rythme idéal, à mon avis. Il ne faudrait jamais en faire plus, au risque d'en perdre le goût. Le rythme « bœuf de labour », c'est pas bon pour l'inspiration. Alors que, lorsque j'arrive sur un tournoi après trois semaines de « repos », j'ai les crocs, je suis gonflé à bloc.<br /><br />Ces deux gros tournois se jouaient en France. Deauville d'abord, et son EPT. Les EFOP ensuite, et leur étape World Poker Tour, jouée à l'Aviation Club de France. Deux épreuves bien distinctes.<br /><br />D'un côté, Deauville, plus de 800 joueurs, la grosse machine bien huilée de PokerStars, une salle géante, tout ce que la France compte de joueurs pros, de joueurs stars et/ou sponsorisés, des amateurs pleins d'espoirs, des qualifiés Internet partout, toutes les équipes se ramènent, c'est la guerre des « coverages » et du marketing, la salle de presse est pleine à craquer, on refuse des accréditations, l'excitation est de mise - allez papa ! - les jeunes espoirs se font remarquer, des futures micro-célébrités du poker se créent sous nos yeux, c'est un grand bordel foutraque, démesuré.<br /><br />De l'autre côté, les EFOP. Plus calme, on est dans les salons cosy de l'Aviation Club de France, il y a beaucoup moins de joueurs, forcément, les ambitions des organisateurs sont plus modestes, il y a moins de place, moins de joueurs qualifiés sur Internet, c'est plus difficile d'attirer du monde, débourser 5,000 euros une seconde fois en une semaine n'est pas un luxe que beaucoup de joueurs peuvent s'offrir. Moins de tables, donc, mais des tables de meilleure qualité : des parisiens en vue affrontant les joueurs européens les plus dangereux du moment.<br /><br />Moi, j'aime bien les deux. J'aime l'excitation particulière des grands rendez-vous du style Deauville, où le cirque continue en dehors de la table, et les potins foisonnent depuis le bar jusqu'à la chambre d'hôtel la plus reculée, il y a plein d'histoires à raconter, et puis j'aime bien aussi les réunions intimes de joueurs aux poches pleines sur les Champs-Elysées. Deux ambiances diamétralement opposées. Pour ce qui est du boulot, je préfère quand même les petits tournois. Le travail qu'on rend est de meilleure qualité. Il est virtuellement impossible de rendre compte du « scénario » d'un tournoi à 800 joueurs quand on est seulement deux à le couvrir. Il y a beaucoup trop de monde. On voit des chip-leaders se former, mais on les oublie vite, on manque plein de trucs, on a pas le temps, plein de stars nous passent nous le nez, on ne peut tout dire, on ne dit pas grand chose même, car on ne voit pas grand chose. Un tournoi à 200 joueurs, en revanche, il est possible de bien le couvrir. Tous les joueurs sont réunis dans une même salle, une petite salle. On peut garder un oeil sur la plupart des favoris, sans pour autant manquer d'observer les joueurs inconnus, ceux qui vont peut-être faire parler d'eux. L'ordinateur n'est pas loin, on peut observer un coup important, le taper en vitesse, et revenir dans la salle sans avoir rien manqué d'important. A la fin de chaque journée, il est facile de dresser un bilan, car la liste des joueurs n'est pas très longue : on voit immédiatement qui a chuté, qui s'est maintenu, qui a disparu, etc. L'histoire qu'on raconte au lecteur est plus complète, moins morcelée, plus intéressante, et quand la table finale arrive, on sait à peu près comment il en sont tous arrivés là. Bref, en ce qui concerne un reportage sur un tournoi de poker, la qualité augmente quand la quantité diminue. <strong><br /><br />EPT Deauville<br /></strong><a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_ept-deauville-2011-jour-1a">Day 1A</a> - <a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_ept-deauville-2011-jour-1b">Day 1B</a> - <a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_ept-deauville-2011-jour-2">Day 2</a> - <a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_ept-deauville-2011-jour-3">Day 3</a> - <a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_ept-deauville-2011-jour-4">Day 4</a> - <a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_ept-deauville-2011-jour-5">Day 5</a> - <a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_ept-deauville-2011-finale">Finale<br /></a><br /><strong>France Poker Tour Paris<br /></strong><a href="https://www.winamax.fr/france-poker-tour-saison-6_reportages-en-direct_paris">Day 1</a> - <a href="https://www.winamax.fr/france-poker-tour-saison-6_reportages-en-direct_paris-jour-2">Day 2<br /></a><br /><strong>WPT - Euro Finals of Poker<br /></strong><a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_efop-2011-jour-1a">Day 1A</a> - <a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_efop-2011-jour-1b">Day 1B</a> - <a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_efop-2011-jour-2">Day 2</a> - <a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_efop-2011-jours-3-et-4?start=0">Day 3 et 4</a> - <a href="https://www.winamax.fr/team-winamax_tournois-live_efop-2011-finale">Finale</a><br /><br />*****<br /><br />Sinon, pas grand chose de plus à raconter sur ces tournois que ce qu'on l'on a déjà publié sur place. A Deauville, je suis tombé malade, cela m'arrive rarement, mais mon corps ne fait pas les choses à moitié : combinaison de grippe, crève, maux de gorge et rage de dents, j'ai manqué deux journées entières que j'ai passées cloué au lit, baignant dans une mare de sueur. Je m'en suis vite remis, je n'avais pas le choix.<br /><br />A Paris, on a assisté à trois cérémonies de remises de prix poker. L'exercice est à la mode. J'en ai moi-même donné un, de prix : celui de la « personnalité poker de l'année » selon le jury des European Poker Awards, je l'ai remis à Tony G, je l'aime bien, mais j'aurais préféré le donner à Jesse May, l'un de mes seuls vrais héros dans ce milieu. Et puis comme les journées de travail n'étaient pas trop longues, j'ai eu le temps de faire un peu de taf' en freelance. J'ai enregistré deux interviews dans les salons de l'ACF, l'une ou les deux devraient paraître prochainement dans 52, cela vous changera des copier-coller de mon blog.<br /><br />Surtout, ces deux semaines furent l'occasion de véritablement lancer un nouveau projet que j'avais en tête depuis longtemps : un blog à plusieurs appelé « <a href="http://lescouvreursdupoker.blogspot.com/"><strong>Les Couvreurs ont la Parole</strong></a> ». Un truc sans prétention, vraiment, une petite distraction pour passer le temps, s'essayer à une forme d'expression différente de l'écriture, rien de plus que s'amuser un peu entre amis, Harper, Kinshu, Steven, Jooles et Maanu, mes « Band of Brothers » des médias poker français. L'idée est venue à force de raconter des conneries entre nous sur les tournois à propos de toutes les histoires qu'on entend autour des tables, et entre deux bières après le boulot : pourquoi ne pas en faire profiter tout le monde ?<br /><br />Le but n'était pas de se prendre la tête avec un nouveau blog et de nouveaux articles pontifiants et interminables à écrire. Non, il y avait plus simple, plus direct : un enregistreur audio, avec lequel on a juste besoin de cinq minutes tous ensemble pour mettre sur bande l'inspiration du moment, en vitesse, en parlant les uns sur les autres avec le moins de préparation possible. Après, il ne reste plus qu'à mettre en ligne le fichier non monté, joindre un petit laïus pour situer le contexte, et voilà. Bref, un « podcast » comme Pauly et Dan le font depuis deux ans et demi avec Tao of Pokerati, je n'ai pas été cherché l'inspiration bien loin.<br /><br />En trois épreuves, on a déjà enregistré vingt épisodes. On parle – un peu – de poker en dressant le tableau des journées de tournoi on se moque – beaucoup – des joueurs, on en fait parler quelques uns au micro (comme le vainqueur de l'EPT de Deauville trois minutes après sa victoire). C'est rigolo, de raconter des conneries dans un micro. Ouais, rigolo, c'est le mot, surtout quand on se retrouve au milieu d'un micro évènement, comme les cérémonies de remises de prix suscités : rarement je me suis autant marré qu'en les commentant en direct.<br /><br />Bref, je ne sais pas trop où il va aller ce nouveau machin, et on s'en fout. Peut-être qu'on va en rester aux enregistrements audio, peut-être qu'on va commencer à écrire. On verra. Le but, c'est surtout de se marrer, et si ça fait marrer les autres c'est bien, sinon tant pis, au moins ça nous fera des souvenirs à nous pour quand on sera vieux.<br /><br />*****<br /><br />L'autre jour, j'écrivais que c'était drôle d'être considéré comme un journaliste « poker » alors qu'en fait, je n'écris que très rarement de véritables articles sur le poker. Les hautes sphères de Winamax ont du me lire, puisqu'ils m'ont confié à moi et Harper la charge de la rubrique «<strong> </strong><a href="http://www.wam-poker.com/forums/news-du-poker-par-mimidiz"><strong>News</strong></a> » du forum Wam-Poker, poste laissé vacant après le départ d'Aymeric (bonne chance à toi !)<br /><br />Me voilà donc depuis deux semaines occupé à rédiger chaque jour deux ou trois articles d'actualité, les sujets sont libres, on choisit les thèmes dont on a envie de parler. Ça fait du bien, ça me dégourdit les pattes ankylosées par les « coverages », exercice répétitif à la longue.<br /><br />Quelques exemples :<br /><br /><a href="http://www.wam-poker.com/forums/finale-ept-changement-de-cremerie-70750">Les European Poker Awards<br />La mode des tournois deepstack lowcost<br />Le Los Angeles Poker Classic<br />Le programme des WSOP 2011<br />La nouvelle ligue de poker d'Annie Duke<br />La finale EPT déménage à Madrid<br /></a><a href="http://www.wam-poker.com/forums/70979">Nouvelles régles pour les médias aux WSOP 2011<br /><br /></a>C'est un art difficile, la "news". J'ai tendance à toujours faire trop long. Impossible de rester bref. Mais je veux éviter autant que possible de recopier bêtement les communiqués de presse que l'on reçoit, ou les articles publiés par les autres sites. Le but, c'est d'apposer sa patte sur la nouvelle, de prendre un peu de recul, de donner son avis, et tant pis pour l'objectivité, concept surestimé de toute manière. Si c'est pour écrire la même chose que les autres, à quoi bon ?<br /><br />*****<br /><br />Probablement que je vais parler de moins en moins de poker sur ce blog, étant donné que j'ai désormais deux nouveaux supports à ma disposition pour le faire. Ceci dit, j'ai encore plein de thèmes à aborder ici, des articles qui me trottent dans la tête, pas écrits faute de pouvoir leur consacrer le temps qu'ils méritent. En vrac :<br /><br />- L'ère du sponsoring est (déjà) révolue<br />- Le circut pro a perdu de ma magie (Article "vieux con", succès garanti)<br />- Qui est le meilleur joueur de poker du monde ? (Le but n'étant pas de répondre à la question (idiote) mais de débattre sur les classements du genre Hendon Mob, LivePoker, CardPlayer, etc)<br /><br />Et j'ai aussi un projet d'écriture assez ambitieux qui va me prendre pas mal de temps, c'est pour ça que je ne pourrai pas m'y mettre tout de suite, je n'en dis pas plus mais si j'y arrive ça devrait être sympa. Là, j'ai jusqu'au 31 mars pour - enfin ! - terminer la version française de <a href="http://lostvegasbook.wordpress.com/"><strong>Lost Vegas</strong></a>, je sens que je ne vais pas beaucoup dormir durant les quatre semaines à venir.<br /><br />*****<br /><br />C'est à mon pote Jérôme que l'on doit le bon mot le plus délicieux de ces deux premiers mois de l'année 2011. On était à Deauville, auu Brok Café, et malgré le nom du rade, il n'y avait pas de joueurs de poker, non, ils se cantonnent à l'O2 ou à Régine, dans le casino. On était avec sa copine et son associé, il y avait déjà plein de verres vides sur la table, des cocktails, des bières. La serveuse s'est pointée et a demandé : « Vous voulez que j'en retire un peu ? ». Et là Jérôme, imperturbable, grand sourire, à tempo : « On retire tout ce qui est négatif, et on garde que l'amour. »<br /><br />Elle est repartie avec les verres, et c'était déjà bien. </div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-7720039702796842064?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /></div>" ["date_timestamp"]=> int(1299020340) } [22]=> array(20) { ["guid#"]=> int(1) ["guid@"]=> string(11) "ispermalink" ["guid@ispermalink"]=> string(5) "false" ["guid"]=> string(58) "tag:blogger.com,1999:blog-6751213.post-1153756953152461515" ["pubdate#"]=> int(1) ["pubdate"]=> string(31) "Sat, 19 Feb 2011 22:59:00 +0000" ["atom"]=> array(2) { ["updated#"]=> int(1) ["updated"]=> string(29) "2011-02-20T02:32:34.906+01:00" } ["title#"]=> int(1) ["title"]=> string(12) "Accumulation" ["description#"]=> int(1) ["description"]=> string(7327) "<div align="justify">Je conserve vraiment trop de choses... J'arrive pas à me résoudre à jeter, j'aime accumuler et ranger dans des boîtes les traces du temps qui file. Et j'aime m'amuser avec mon nouvel appareil photo.<br /><br /><a href="http://1.bp.blogspot.com/-buuK-W5lO5c/TWBG5zHb4SI/AAAAAAAACtM/K6G6YW8VpIA/s1600/Billets_Avion.JPG"><img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 231px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5575534297472557346" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-buuK-W5lO5c/TWBG5zHb4SI/AAAAAAAACtM/K6G6YW8VpIA/s400/Billets_Avion.JPG" /></a><br /><br /><em>Billets d'avion. Vu le bilan carbone, je crois que ça ne sert à rien de voter écolo aux prochaines élections</em><br /><br /></div><div align="justify"><a href="http://1.bp.blogspot.com/-HIAiO55oS7Q/TWBG6nws8XI/AAAAAAAACtk/ItLDwJgf58Y/s1600/Hotel_Key_Cards.jpg"><img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 380px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5575534311604285810" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-HIAiO55oS7Q/TWBG6nws8XI/AAAAAAAACtk/ItLDwJgf58Y/s400/Hotel_Key_Cards.jpg" /></a><br /><br /><em>Clés d'hôtel</em><br /><br /></div><div align="justify"><a href="http://3.bp.blogspot.com/-b4r9Eh1qEd4/TWBG6N486MI/AAAAAAAACtU/qRHuDCZuWDw/s1600/Bloc_Notes_Hotels.jpg"><img style="WIDTH: 301px; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5575534304659564738" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-b4r9Eh1qEd4/TWBG6N486MI/AAAAAAAACtU/qRHuDCZuWDw/s400/Bloc_Notes_Hotels.jpg" /></a><br /><br /><em>Bloc-notes de tables de nuit d'hôtel. Je veux être enterré avec celui du Château-Marmont</em><br /><br /></div><div align="justify"><a href="http://4.bp.blogspot.com/-eBd23bJHUqo/TWBGSYpwyEI/AAAAAAAACsk/iF2aCy6Fs5Q/s1600/Billets_Train.jpg"><img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 266px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5575533620353878082" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/-eBd23bJHUqo/TWBGSYpwyEI/AAAAAAAACsk/iF2aCy6Fs5Q/s400/Billets_Train.jpg" /></a><br /><br /><em>Trajets Lille-Paris et Paris-Lille. Mais quel intêret de garder ça, vraiment ? On m'a fait remarquer que je pourrais me confier à <a href="http://www.hoardersanonymous.org/">Hoarders Anonuymous</a> , j'y réfléchis</em><br /><br /></div><div align="justify"><a href="http://2.bp.blogspot.com/-yZPBhVqag7A/TWBGSAdLdzI/AAAAAAAACsc/_g_IOCw9-y8/s1600/Argent.JPG"><img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 266px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5575533613858649906" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/-yZPBhVqag7A/TWBGSAdLdzI/AAAAAAAACsc/_g_IOCw9-y8/s400/Argent.JPG" /></a><br /><br /><em>Argent liquide dont je n'arrive pas à déterminer la provenance pour la plupart des coupures</em><br /><br /></div><div align="justify"><a href="http://1.bp.blogspot.com/-mmsgAE9PhSY/TWBG675LVRI/AAAAAAAACts/SAxmQEFStxE/s1600/Media_Badges.jpg"><img style="WIDTH: 372px; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5575534317008540946" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-mmsgAE9PhSY/TWBG675LVRI/AAAAAAAACts/SAxmQEFStxE/s400/Media_Badges.jpg" /></a><br /><br /><em>Des badges d'accréditation pour des tournois de poker. C'est triste, ils n'en donnent plus à l'EPT (un bracelet en plastique générique les a remplacés), du coup ma collection stagne un peu depuis deux ans<em><br /><br /></div></em></em><div align="justify"><a href="http://1.bp.blogspot.com/-qwe9QE50dGA/TWBIW9Q_ghI/AAAAAAAACt0/PWewh82w8Xc/s1600/Boites_Allumettes.JPG"><img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 241px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5575535897924829714" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-qwe9QE50dGA/TWBIW9Q_ghI/AAAAAAAACt0/PWewh82w8Xc/s400/Boites_Allumettes.JPG" /></a><br /><br /><em>Des boîtes et pochettes d'allumettes. Ma relique favorite : celle disant "Pierre Mauroy, le maire de tous les Lillois", sur l'autre côté il y a sa photo</em><br /><br /><a href="http://1.bp.blogspot.com/-Bv_V4bTHr1A/TWBVQfkNRcI/AAAAAAAACuE/YPiG5TvveJg/s1600/Cartes_Visite.jpg"><img style="WIDTH: 330px; HEIGHT: 400px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5575550080524305858" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-Bv_V4bTHr1A/TWBVQfkNRcI/AAAAAAAACuE/YPiG5TvveJg/s400/Cartes_Visite.jpg" /></a><br /><br /><em>Je n'ai jamais eu ma propre carte de visite, mais je n'en jette aucune, bien que la majorité des personnes qui me les ont données ont changé de job depuis, où on vu leur compagnie couler</em><br /><br /><a href="http://3.bp.blogspot.com/-MPOqv6v_75c/TWBIXHucgII/AAAAAAAACt8/9-Kk-rcHTd8/s1600/Poker.jpg"><img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 266px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5575535900732719234" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-MPOqv6v_75c/TWBIXHucgII/AAAAAAAACt8/9-Kk-rcHTd8/s400/Poker.jpg" /></a><br /><br /><em>Jetons de casino (si un jour je suis ruiné je saurai quoi faire), cartes de membre de casino, et cartes à jouer... J'ai encore le paquet qui a servi à notre première partie de poker !<em><br /><br /></div></em></em><div align="justify"><a href="http://4.bp.blogspot.com/-lnaOtS6i41A/TWBGSSQs6dI/AAAAAAAACss/eKH62iHprgo/s1600/Cartes_Postales.JPG"><img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 275px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5575533618638154194" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/-lnaOtS6i41A/TWBGSSQs6dI/AAAAAAAACss/eKH62iHprgo/s400/Cartes_Postales.JPG" /></a><br /><br /><em>Des cartes postales jamais envoyées. Hé, au moins je les ai achetées, l'intention était là...</em><br /><br /></div><div align="justify"><a href="http://2.bp.blogspot.com/-N-_elElAsP0/TWBGSitxzkI/AAAAAAAACs0/clk03z_p_EQ/s1600/Parcs_Nationaux.JPG"><img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 186px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5575533623055076930" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/-N-_elElAsP0/TWBGSitxzkI/AAAAAAAACs0/clk03z_p_EQ/s400/Parcs_Nationaux.JPG" /></a><br /><br /><em>Les guides qu'on te donne à l'entrée des parcs nationaux Américains</em><br /><br /></div><div align="justify"><a href="http://3.bp.blogspot.com/-vAJXzBkrW7A/TWBGSxdZKoI/AAAAAAAACs8/nByLg0OMmAU/s1600/Phish_Tickets.jpg"><img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 292px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5575533627012885122" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-vAJXzBkrW7A/TWBGSxdZKoI/AAAAAAAACs8/nByLg0OMmAU/s400/Phish_Tickets.jpg" /></a><br /><br /><em>Tickets de concert de Phish. Le but, c'est de réussir à obtenir les billets lors de la première vente, celle qui se fait auprès du groupe, parce qu'ils sont jolis, sinon on se tape ceux de TicketMaster, avec leur triste look générique, un cauchemar de collectionneur</em><br /><br /></div><div align="justify"><a href="http://1.bp.blogspot.com/-KOVrWxvhahU/TWBGYEtyjwI/AAAAAAAACtE/njsLS2Lb1Ls/s1600/Wired_Magazine.JPG"><img style="WIDTH: 400px; HEIGHT: 264px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5575533718081277698" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-KOVrWxvhahU/TWBGYEtyjwI/AAAAAAAACtE/njsLS2Lb1Ls/s400/Wired_Magazine.JPG" /></a><br /><br /><em>Wired Magazine. Rien à foutre que tous les articles sont <a href="http://www.wired.com/wired/">disponibles en ligne</a>, je ne jetterai jamais à la poubelle mes Wired Magazine</em></div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-1153756953152461515?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /></div>" ["link#"]=> int(1) ["link"]=> string(56) "http://benjodimeo.blogspot.com/2011/02/accumulation.html" ["author#"]=> int(1) ["author"]=> string(27) "noreply@blogger.com (Benjo)" ["http://search.yahoo.com/mrss/"]=> array(6) { ["thumbnail#"]=> int(1) ["thumbnail@"]=> string(28) "xmlns:media,url,height,width" ["thumbnail@xmlns:media"]=> string(29) "http://search.yahoo.com/mrss/" ["thumbnail@url"]=> string(97) "http://1.bp.blogspot.com/-buuK-W5lO5c/TWBG5zHb4SI/AAAAAAAACtM/K6G6YW8VpIA/s72-c/Billets_Avion.JPG" ["thumbnail@height"]=> string(2) "72" ["thumbnail@width"]=> string(2) "72" } ["http://purl.org/syndication/thread/1.0"]=> array(2) { ["total#"]=> int(1) ["total"]=> string(2) "13" } ["summary#"]=> int(1) ["summary"]=> string(7327) "<div align="justify">Je conserve vraiment trop de choses... 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Enfin, c'est ce que j'ai pensé des quatre derniers disques de Radiohead durant les dix premières écoutes... Avant de radicalement changer d'avis les vingt suivantes. </div><div class="blogger-post-footer"><img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6751213-3093558911148827261?l=benjodimeo.blogspot.com' alt='' /></div>" ["link#"]=> int(1) ["link"]=> string(79) "http://benjodimeo.blogspot.com/2011/02/le-3-bet-light-est-il-passe-de-mode.html" ["author#"]=> int(1) ["author"]=> string(27) "noreply@blogger.com (Benjo)" ["http://search.yahoo.com/mrss/"]=> array(6) { ["thumbnail#"]=> int(1) ["thumbnail@"]=> string(28) "xmlns:media,url,height,width" ["thumbnail@xmlns:media"]=> string(29) "http://search.yahoo.com/mrss/" ["thumbnail@url"]=> string(97) "http://1.bp.blogspot.com/-SKCKqsygT0g/TV5grK18FwI/AAAAAAAACsU/Xgw_VXpjyTI/s72-c/king_of_limbs.jpg" ["thumbnail@height"]=> string(2) "72" ["thumbnail@width"]=> string(2) "72" } ["http://purl.org/syndication/thread/1.0"]=> array(2) { ["total#"]=> int(1) ["total"]=> string(2) "11" } ["summary#"]=> int(1) ["summary"]=> string(1258) "<div align="justify"><a href="http://1.bp.blogspot.com/-SKCKqsygT0g/TV5grK18FwI/AAAAAAAACsU/Xgw_VXpjyTI/s1600/king_of_limbs.jpg"><img style="WIDTH: 311px; HEIGHT: 310px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5574999683492484866" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-SKCKqsygT0g/TV5grK18FwI/AAAAAAAACsU/Xgw_VXpjyTI/s400/king_of_limbs.jpg" /></a><br /><br />Ah ah ah, je vous ai bien eus. 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Je ne vais certainement pas me promettre d'arrêter de fumer en 2011, de faire du sport, de manger moins gras, de laisser tomber la drogue, de boire moins de coups dans des bars, je veux dire, c'est déjà assez difficile d'être heureux comme ça, on ne va pas en plus se dresser des barrières à la con pour compliquer l'affaire, tout de même, hein ?<br /><br />Tout au plus me suis-je juré de relire régulièrement <a href="http://web.archive.org/web/20080213082423/http://www.marginalia.org/dfw_kenyon_commencement.html"><strong>cette allocution de l'écrivain David Foster Wallace</strong></a>, prononcée il y a quelques années devant une assemblée de jeunes diplômés... En particulier durant ces moments, ils seront nombreux je le sais, où je me sentirai con, bête, méchant, coupable de manque d'humanité, de connerie primaire, cette connerie qui reste le truc le plus facile à partager et à répandre autour de nous. Un texte court, simple, lumineux, un appel à la compassion, rien que d'écrire ce mot j'ai envie de rigoler tellement il paraît ringard, vétuste et poussiéreux en ces temps où le cynisme et la cupidité triomphent. Ce discours est en anglais mais c'est aussi <a href="http://www.amazon.fr/Cest-leau-exprim%C3%A9es-significative-compassion/dp/2846262470"><strong>disponible en français en librairie</strong></a>. J'aime pas donner des ordres mais faites-moi plaisir, lisez le aussi, prenez votre temps, vous en avez pour vingt minutes à peine, raison de plus pour prendre le temps de peser chaque phrase, et de réfléchir un tout petit peu, bon j'arrête de faire le prêcheur.<br /><br />*****<br /><br />Pour la première fois en quatre ans, je n'ai pas entamé l'année nouvelle par un voyage aux Bahamas, son île « paradisiaque » Atlantique et sa PokerStars Carribean Adventure. Je n'avais pas trop envie d'y retourner, de toute façon, et cela tombait bien, car les joueurs du Team Winamax non plus. Pas besoin d'y aller faire un reportage dans ce piège à touristes, donc. Vu de loin, le Main Event à 10,000$ n'a semble t-il rien vu se produire qui sorte de l'ordinaire – il y a eu le même nombre de joueurs que l'an passé, la plupart des finalistes étaient des jeunes de 20 ans sortis de nulle part ayant abandonné leurs études pour devenir pros, et c'est l'un d'entre eux qui a gagné, bref, la routine. Mais j'aurais tout de même bien aimé être là pour assister à la victoire de mon amie Kristin « Change100 » Bihr dans le Ladies Event à 1,000$. Voilà un résultat qui fait plus que plaisir. Change n'a pas eu une année 2010 facile, s'étant fait lourder de son job chez PokerNews alors qu'elle était leur auteur la plus qualifiée et la plus talentueuse – mais cela semble être la politique maison, ces derniers temps, virer les auteurs avec de la bouteille pour les remplacer par des bleu-bites qui coutent moins cher, l'argent a toujours été un problème dans les médias poker, et cela ne va pas aller en s'arrangeant. Au chômage, elle s'est donc retrouvée avec plein de temps libre pour décrocher sa place sur PokerStars depuis son appart à Los Angeles, et pour une fois, le conte de fées ne s'est pas révélé être une chimère marketing à la con : Kristin a été jusqu'au bout, battant 96 compétitrices (dont Vicky Coren et Lauren Kling en finale) pour s'adjuger le titre, et un joli paquet de billets qui vont lui permettre de voir venir pour la saison à venir, au moins : 29,798 dollars. Bon, le fisc américain va surement lui en taxer un tiers, mais qu'importe. Je vous invite à lire le compte rendu de Kristin ici (<a href="http://potcommitted.blogspot.com/2011/01/beyond-fairy-tale-2011-pca-ladies-event.html"><strong>première partie</strong></a>) et là (<a href="http://potcommitted.blogspot.com/2011/01/beyond-fairy-tale-2011-pca-ladies-event_19.html"><strong>deuxième partie</strong></a>), ainsi que <a href="http://www.pokerstarsblog.com/pca/2011/2011-pca-kristin-bihr-wins-luxury-ladies-077613.html"><strong>son interview post-victoire et un court article</strong></a> sur le blog de PokerStars.<br /><br />Et puis, on se souviendra aussi de cette PCA 2011 pour la révélation du plus gros secret de polichinelle de ces dernières années dans le milieu : oui, Isildur1, la star des high-stakes online récemment signée chez PokerStars, s'appelle bel et bien Viktor Blom dans le civil. Shaun Deeb ne me racontait donc pas des conneries quand il me confirmait la chose il y a plus d'un an <a href="http://benjodimeo.blogspot.com/2009/11/shaun-deeb-linterview.html"><strong>dans l'interview donnée à ce blog</strong></a>.<br /><br />*****<br /><br />A la place des Bahamas, je suis donc resté à Paris. Je n'y habite toujours pas officiellement, je trouve toujours une excuse pour repousser à plus tard la quête d'un appartement, mais un bon ami m'a laissé les clés de son logis durant ses vacances, j'ai donc pu passer pas mal de temps dans la capitale. Bilan provisoire après trois semaines : cette ville va me transformer en alcoolique à toute vitesse. Quand je rentre à Lille après le boulot, c'est facile : il est tard, je suis naze, je comate devant l'ordi avant de m'écrouler au lit. A Paris, c'est une autre histoire. Le téléphone sonne, il y a toujours une soirée dans appart', puis un bar, puis un autre dans un autre bar, allez, tu va pas rentrer si tôt, la nuit est jeune, et toi aussi, tiens, cette boîte qui vient d'ouvrir, elle est sympa, fais pas chier, tu nous suis, et du coup, le lendemain, tu arrives au boulot avec quatre heures de retard en espérant que personne n'aie remarqué. Je n'en suis pas encore à faire des « Grand Chelem » à la Harper (sortir 5 soirs de suite, d'ailleurs à Prague mon collègue a réussi le mega Grand Chelem avec sept soirées consécutives, soit le score maximum rpermis par la durée de son séjour), mais la situation est toute de même assez préoccupante. J'en parlerai à mon barman.<br /><br />*****<br /><br />Ces jours-ci, je fête mes trois ans chez Winamax. Il n'y a pas vraiment de date d'anniversaire précise. J'ai couvert mon premier tournoi pour eux en décembre 2007 à Prague (avec la victoire d'Arnaud Mattern, on ne pouvait commencer de meilleure manière), j'ai continué aux Bahamas en janvier (victoire d'ElkY, pas mal non plus), mais ce n'est que deux mois plus tard que j'ai officialisé mon entrée dans la boîte, en signant le contrat à mon arrivée à Londres. Je ne suis pas mécontent d'avoir tenu aussi longtemps, d'autant que dans mon secteur d'activité, le jeu des chaises musicales est la règle plutôt que l'exception, avec des tas de mecs qui voguent de boîte en boîte, des fois parce qu'ils sont tellement forts qu'ils sont demandés partout, mais la plupart du temps pour la raison exactement inverse, ils sont tellement nuls et incompétents qu'ils n'arrivent à faire illusion que quelques mois, un an au max avant de devoir fuir ailleurs, c'est faisable, l'industrie est encore jeune et amateur. J'imagine que je dois me situer entre les deux. Les diffamateurs anonymes de chez Poker-Actu (un job qui, on dirait, paie suffisamment pour leur permettre de s'offrir des Porsche, content pour eux, l'argent c'est pas mal quand même) ricanent en écrivant que je « croupis depuis trois ans chez Winamax ». Oui, c'est une manière de voir les choses, pourquoi pas. Mais peut-être que je me sens tout simplement bien chez Winamax. C'est une bonne boîte, voyez-vous. Il y a trois ans, je me pointais pour la première fois dans les bureaux de Londres, il y avait peut-être six ou sept employés dans ce minuscule deux pièces près d'Oxford Circus. Le mois dernier, on était 70 à fêter Noël dans un bar de Paris, et en observant tous ces gens passionnés et passionnants, d'agréable compagnie, talentueux dans ce qu'ils font, que ce soit au marketing, au support, à la compta, à la technique, en réalisant le chemin parcouru, je me suis dit que j'étais bien content de bosser avec eux, que j'arrivais tous les matins au bureau avec le sourire, et que je me voyais mal aller voir ailleurs dans ce secteur. Qu'est-ce qu'il y a de mal à avoir envie de rester fidèle à une place où l'on est bien ?<br /><br />*****<br /><br />L'autre jour, quatre collègues m'ont persuadé de les accompagner dans un cercle de jeu pour disputer un tournoi de poker. Si ma mémoire est bonne, cela faisait deux ans que je n'avais pas joué au poker à Paris. Pourquoi pas. Je me suis donc pointé à Cadet, la dernière fois que j'y avait été l'endroit s'appelait encore Concorde, c'était avant la fermeture administrative décidée par les autorités après une histoire d'employés au noir, ou un truc dans le genre. On était 54 pour ce tournoi à cinquante euros (une recave autorisée, je l'ai prise), et je ne me souviens pas de grand chose, à part que ce fut une partie assez géniale puisque j'ai terminé second, je ne me souviens pas comment j'ai fait, il me semble que je n'ai pas fait trop de bêtises, j'aurais même pu gagner si ce n'avait été pour le dernier coin-flip. On était trois employés Winamax en finale, ce fut tendu mais on a réussi à se glisser parmi les sept places payées. J'ai pris 700 euros pour ma deuxième place (ma plus grosse victoire en live, gagne-petit que je suis), plus un ticket me donnant le droit de jouer un « deep-stack » à 200 euros, je retournerai donc à Cadet dans quelques semaines, c'était une soirée sympa, j'ai même croisé un fantôme du passé, son apparition inopinée m'a fait chaud au cœur. Si tu me lis... Je t'appelle bientôt.<br /><br />*****<br /><br />Les amis helvètes de Slowrolled, dont j'ai fait la pub il y a peu, m'ont décerné deux trophées après un vote de leurs lecteurs : meilleur journaliste poker de l'année, et <a href="http://slowrolled.com/slowrolled-awards-2010-le-meilleur-blog/"><strong>meilleur blog de l'année</strong></a>. C'est sympa, d'être considéré comme un journaliste, qui plus est le meilleur, alors que finalement, je n'ai écrit que très très peu d'articles ces douze derniers mois ressemblant nécessitant un véritable travail de journaliste, contrairement aux confrères de MadeInPoker, PokerNews et d'autres qui pondent des news et enquêtes tous les jours. Merci, donc, les amis, vous êtes beaucoup trop gentils et indulgents. Je ne suis qu'un humble bonimenteur à la solde du grand capital ayant raté son concours d'entrée à l'école de journalisme, ne l'oubliez pas.<br /><br />*****<br /><br />D'ailleurs, puisqu'on parle de journalisme, petit cas de conscience : les organisateurs des « <a href="http://www.francepokerawards.com/"><strong>France Poker Awards</strong></a> » m'ont invité à faire partie du jury qui remettra dans deux semaines des récompenses telles que « performance de l'année », « joueur online de l'année », « innovation de l'année », « pub télé de l'année », ce genre de choses. Après avoir cogité 24 heures, j'ai poliment refusé l'invitation. C'est pas pareil que de voter au Poker Hall of Fame. De part ma position chez Winamax, je me voyais un peu mal donner mon avis pour décerner des trophées où Winamax à une chance de gagner dans à peu près toutes les catégories. Je veux dire, pour moi l'innovation de l'année, c'est le soft Winamax sur iPhone, il est génial ce programme, mais est-ce qu'on va penser une seconde que je suis sincère si je défends cette position devant le jury ? Pareil pour la pub télé, celle de Winamax m'a fait plus marrer que les autres. Et le tournoi online de l'année ? Bah, la Sunday Surprise, c'est pas mal du tout non ? C'est mignon, c'est fun, c'est novateur, on reçoit des tonnes de mails chaque semaine, pour nous dire que c'est génial, bref, ça plaît. Tout cela, je le penserais surement pareil si je travaillais ailleurs, mais étant donné que c'est Winamax qui signe mon chèque à la fin du mois, j'ai dans cette situation surtout le droit de fermer ma gueule, et de laisser des personnes un peu plus neutres faire leur choix en espérant que mon employeur où les joueurs qui le représentent remportent la mise dans les catégories où ils le méritent. Si je fais partie du jury, cela va discréditer l'organisation de ces trophées, et surement moi aussi. C'est perdant-perdant, cette histoire. Je fold, donc, mais j'irai surement faire un tour à l'Aviation pour voir ce que ça donne. J'aime bien les distributions de bons points, ça me rappelle l'école.<br /><br />*****<br /><br />Tiens, je n'ai pas écrit d'article interminable racontant l'année qui vient de se terminer. La tradition s'est perdue. Je me suis dit qu'en fait, ce genre de compte-rendu barbant était aussi chiant pour vous à lire que pour moi à écrire. Finalement, mon année 2010, on peut aussi bien la résumer en quelques chiffres, ça ira plus vite :<br /><br /><strong>43</strong> avions, dont <strong>4</strong> ratés, donc en réalité ça fait <strong>39</strong><br /><strong>13</strong> pays, mais je sais pas si Monaco compte pour un pays<br /><strong>38</strong> hôtels, la plupart étaient bien,