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('29', '2009-04-06 17:59:00', '2009-04-06 16:59:00', '<p>Je me retrouve par hasard au casino Barrière de Toulouse. Une bien belle ambiance, un bien beau casino construit autour d’un théâtre, des hot babes du cru toulousain partout autour des tables, maquillées et habillées comme des pu***, mais désespérément accrochées aux basques de leur rugbyman de mec. Je me présente aux alentours de 22h20, avec les maigres 450€ que ma CB estampillée Société Générale a bien eu l’audace de me sortir sans le fameux « Plafond de retrait dépassé » qui fait sentir à votre interlocuteur poindre les heures sombres de la broke attitude. Cette étape n’est pas encore passée, je suis sevré de poker depuis plus de 4 mois, avec en tout et pour tout 5h de jeux cumulée en cercle durant cette période ce qui, pour moi relève de l’exploit. Seulement voilà, je suis en WE à Toulouse et j’ai envie de tâter de la carte, de faire des chip tricks en pleine réflexion sur le move à faire, de commander des café / san pellegrino à tout va, féticher les croupiers, charier les donks mais pas trop, faudrait pas qu’ils quittent la table, bref, me sentir revivre cette adrénaline de la gestuelle du joueur de poker. Tout ceci était presque oublié, les souvenirs gardés des sessions en casinos s’était ponctuée par une défaite à Forges (800€) une victoire au Palm à Cannes (1200€) et une perte à nouveau à Enghein (300€). Le poker pratiqué dans ce monde (les casinos je rappelle) est un poker très pauvre techniquement, mais alors bigrement riche en jetons de plastique présents sur la tables, et toutes les communautés de joueurs s’y croisent, créant ainsi le melting-pot si rare aujourd’hui dans les cercles de jeux, où l’on ne croise que très rarement sur une même table le jeune étudiant venu faire un hit & run shortstacké à 200€ et qui se lève sitôt son stack doublé / perdu, le jeune semi-pro qui se documente, fait des move technico-tactique très (trop ?) poussé et réfléchis pour calibrer ses mises, mais il demeure une personne incomprise car sa technique n’est pas reconnue à sa juste valeur et reste un joueur anonyme, le régular, ultra loose mais qui ne connaît pas la banqueroute car il alterne tantôt le blackjack, la roulette et se gave aux machines à sous, mais c’est le pote de tout le monde car il livre des jetons à ABSOLUMENT tout le monde, il ne joue pas ses potes, vient avec de la famille (il a beaucoup de cousin et de frères à table), s’alcoolise car il veut avoir chaud dans sa chemise Armani Jeans (AJ comme As Jack lol) et l’ouvrir pour faire ressortir ses poils et « pécho » de la meuf, voir la serveuse parce qu’elle est BOOOOONNE, mais également le Big Boss de la salle, celui qui vient de perdre 10 000 sans sourciller sur deux cases au BlackJack, était à -2 avec 17 et 19 sur chacune donc il n’a pas tiré tandis que la banque affichait un V et BIM, l’As qui fait BJ pour assurer un pendentif à sa poulette, une fille de max 22 ans et qui est « IN LOVE » de son riche boyfriend (obviously), des « baleines » (terme usité dans les casinos pour désigner les gros joueurs à soigner, c.f la série Las Vegas avec la petite bombe Samantha Marques) qui viennent se détendre sur les tables de cash game car ils peuvent balancer des jetons comme à la télé, et bluffer 94% des coups dans lesquels ils sont engagés (et comme ils sont à 99,45% de flop vus, ça en fait des bluffs à passer !!) mais bon ils ne sont là que pour s’amuser, ils s’ennuyaient au Black.<br /></p><p><br /></p><p>Tout cet arsenal stéréotypé de joueur, je l’ai bien heureusement côtoyé vendredi soir au casino de Toulouse. Ce casino, comme à peu près tous les casinos, rencontre un fort succès grâce à ce jeu qui permet d’attirer une clientèle de plus en plus jeune et surtout, inhabituelle. J’ai bon nombre de fois rencontré des joueurs sont c’était la première fois qu’ils mettaient les pieds dans un casino, que ce soit pour jouer en cash comme en tournoi. Ce qu’il y a de bien à évoluer dans les casinos, c’est que j’ai comme l’impression de retrouver parfois, dans certaines configurations, le jeu d’antan, celui où on met tapis sur un jeu du type Top paire top kicker, où on procède de même avec un tirage couleur alors qu’on n’a 0 fold equity car aucune profondeur de tapis. Je n’ai jusqu’à maintenant « grinder » que les tables à faible buy-in, mais rendez-vous compte que sur une table à 200 blinds 5/5 la plupart des joueurs sont deep avec en moyenne 150 à 200 BB par joueur, et l’action y est assez vertigineuse. Je me pose, après 40 mn d’attente (je n’ai décidément pas l’habitude de patienter, vive les floors et chips de l’ACF !!) et me lève, déstacké de 500€ en moins d’1h30. Je suis frustré mais je n’ai plus d’argent, ma CB ne passerait pas à la caisse et heureusement d’ailleurs. Je souhaite une bonne soirée à mon adversaire qui vient de m’achever en me prenant mon tapis avec AJ vs ma pocket 99 sur un flop 477 où il effectue un continaution bet à 160 sur un pot à 85, ça m’a semblé louche, ça pue l’arrachage alors je raise à tapis à 240, il réfléchit et me dis call, j’suis sûr que t’es à tirage. Turn Q river J, that’s poker baby !! (sic life). Je me lève, un peu amer, solide, je ne suis pas désemparé mais bon , tout le chemin de retour jusqu’à la voiture, j’me ressasse les coups, comment je les ai joué, comment les autres les ont joué, et, alors que j’enclenchais la clé dans le néman, et tournais ce qui devait imparablement me ramener à la dure réalité : j’avais jeté mon argent, en payant tel un oiseau, mes quelques euros, comme si j’étais un prince saoudien de passage dans la ville Rose. J’effectue le retour alors en cramant au moins 5 clopes en 12mn, n’arrête pas de me dire que si j’avais joué moins large tel un scandinave à l’EPT de Copenhague, j’aurais sûrement eu de quoi faire passer l’envie à certains de venir me titiller… Et c’est alors que je passe devant la Société Générale qui m’avait permis de perdre mes premiers euros glanés à force d’emprunt remboursés et dettes péniblement couvertes. Lorsque je croise ce distributeur, j’ai comme une envie de tenter à nouveau un coin flip : il est minuit passé, plafonné en mode retrait à un certain montant quotidien déjà dépassé le vendredi soir, nous sommes aujourd’hui samedi. Allez coin flip, si je tire des sous, j’y retourne, sinon au dodo avec le fameux « gode dans le cucul ». Je m’extrais du véhicule tel un cow-boy de la BAC en pleine intervention, insère la C.B (Visa SVP !!!), tape le code pin et là, la demande est acceptée. Let’s go to gamble my friends. Je fais demi-tour direction la casino, repasse à nouveau devant le Stadium tout proche du centre de formation de Toulouse (il faudra que j’aille un jour dans cette antre dédiée au foot, il est vraiment beau de l’extérieur ce stade), et je me réinscris sur la liste. A nouveau une petite demi-heure d’attente et je m’assoie à ma grande surprise sur la même table, les joueurs sont les mêmes et j’ai une meilleur position par rapport aux « bons » joueurs de la table. Je pose comme prévu mes 400€ et reviens avec des intentions différentes. Pas en mode scared money, si il faut tout pousser on pousse tout, point. J’arrive à arracher un coup avec middle paire kicker moisi (flop AK4, j’ai KT par exemple) en check-raisant le CB du mec ayant attaqué préflop au bouton, il lâche rapidement ce qui me rassure en me disant que j’étais probablement devant. Puis, fort de cette nouvelle image de fish absolu (par rapport à mon premier run où je perds rapidement les 500€), j’arrive à rentabiliser un jeu max au turn qui ne verra pas mon adversaire améliorer à la river. Je suis au cutt-off, il y a 4 limper avant, je call, le bouton également, puis la BB raise à 40, les 40 sont call par le second de parole ainsi que le joueur à sa gauche, les autres passent jusqu’à moi. S’il n’y avait eu qu’un seul joueur ayant payé, j’aurais sans hésité jeté mon <a href=\"http://1.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QBQ3RbLNI/AAAAAAAAAXc/sXoOtVtQNVU/s1600-h/6C.gif\"><img alt=\"\" src=\"http://1.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QBQ3RbLNI/AAAAAAAAAXc/sXoOtVtQNVU/s320/6C.gif\" border=\"0\" /></a><a href=\"http://4.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QBxnRbLVI/AAAAAAAAAYc/_0a5I29LTww/s1600-h/7S.gif\"><img alt=\"\" src=\"http://4.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QBxnRbLVI/AAAAAAAAAYc/_0a5I29LTww/s320/7S.gif\" border=\"0\" /></a>, seulement là j’ai la position sur eux et si j’trouve mon flop j’peux faire des dégâts. De plus, le joueur UTG +1 est un joueur qu’on aime tous avoir à table, très loose, blindé avec toujours un gros tapis, constitué à 84% de son apport personnel, les 16% restants sont dus à des horreurs infligées de ci de là avec des 8-4 off ou des 10-5 qui font soit quinte à une carte, soit 2 paires, qui joue à fond ses mains fétiches et te raises avec any two car il aime pas la couleur de ta chemise ou parce que tu lui a pris un coup, etc, bref on adore… Donc je call et je trouve un flop <a href=\"http://1.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QCq3RbLrI/AAAAAAAAAbM/wP3tGJoiutw/s1600-h/KD.gif\"><img alt=\"\" src=\"http://1.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QCq3RbLrI/AAAAAAAAAbM/wP3tGJoiutw/s320/KD.gif\" border=\"0\" /></a><a href=\"http://2.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QCLHRbLdI/AAAAAAAAAZc/eZkwcZCo1s0/s1600-h/9S.gif\"><img alt=\"\" src=\"http://2.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QCLHRbLdI/AAAAAAAAAZc/eZkwcZCo1s0/s320/9S.gif\" border=\"0\" /></a><a href=\"http://1.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QB-3RbLZI/AAAAAAAAAY8/2N5LRF3mJWw/s1600-h/8S.gif\"><img alt=\"\" src=\"http://1.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QB-3RbLZI/AAAAAAAAAY8/2N5LRF3mJWw/s320/8S.gif\" border=\"0\" /></a>, nickel, on a trouvé un bon tirage mais on spécule plutôt à trouver la quinte par le bas et pas de couleur pic à la turn, bref on est derrière avec peu de possibilité de s’en sortir mais on sait jamais si la turn m’arrange j’suis en position de prendre le pot si faiblesse il y a et si le tirage n’est pas trop cher, bah j’y vais. Et là, à ma grande surprise, dans un pot à 180, la BB fait un continuation bet à 80, un peu moins de la moitié du pot, ce qui est particulièrement étrange, sachant que jusqu’à maintenant il a toujours attaqué ¾ pot ses CB voir overbeté pour couper toute côte pour aller tirer. Mais là, il y a un tirage pic (que je soupçonne l’UTG de chercher en callant l’attaque de la BB) et un tirage quine (chez moi donc). Nous ne sommes plus que 3 sur le coup, car un des joueurs nous a quittés, et j’ai donc 80 à mettre pour 340 donc le call est évident. Un raise me traverse l’esprit mais je me méfie d’un bet pourri au flop pour exciter les adversaires et raiser plus fort encore celui qui tenterait d’arracher le coup. Et puis j’ai rien encore, et sur ces tables, se commit au pot avec juste un draw n’est pas rentable, étant donné que même si j’ai 2000€ de tapis, je serai payé, même avec top paire top kicker (c’est ça qui est beau). Le call est évident d’autant plus que le <a href=\"http://3.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QBQXRbLJI/AAAAAAAAAW8/Ssl5vffnUsE/s1600-h/5C.gif\"><img alt=\"\" src=\"http://3.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QBQXRbLJI/AAAAAAAAAW8/Ssl5vffnUsE/s320/5C.gif\" border=\"0\" /></a> tombe immédiatement à la turn. Les deux check, tiens c’est bizarre ce changement de stratégie, j’suis max et ils check tous les deux ? Je ne vais quand même pas gagner le coup si facilement tout de même. J’envoie tout mourant 120€ avec la nonchalance qui caractérise un jeu énorme, et là ça ne loupe pas, la BB me demande combien j’ai derrière, je réponds « l’air inquiet » 350€, il me fait un cinéma pas possible, se gratte la tête et joue son personnage à fond. Il m’envoie 1600€ dans les dents (je préfère ça plutôt que les joueurs qui disent « TON TAPIS » genre ils sont dans le film les joueurs et Mike McDermott qui réplique « Ton tapis Teddy, je crois pas que tu aies les pics ! », au moins il me pousse à tout mettre). L’autre joueur se sauve (et merde un client en moins) et payé instantanément chez moi. Quand bien même il aurait éventuellement tirage couleur, brelan ou autre, il est derrière et je suis max, alors payé. La river, j’ai envie de vomir, de casser la table car c’est un <a href=\"http://3.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QB_XRbLcI/AAAAAAAAAZU/HPhd26Cbn0A/s1600-h/9H.gif\"><img alt=\"\" src=\"http://3.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QB_XRbLcI/AAAAAAAAAZU/HPhd26Cbn0A/s320/9H.gif\" border=\"0\" /></a>. La doublette, l’horreur. Je le vois vénère, il n’aime pas cette carte, et annonce « putain j’avais 2 paires et maintenant que le roi », ouf j’ai eu peur, j’ai cru qu’il avait foolé., mais non, classique, il me montre un magnifique <a href=\"http://3.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QCzXRbLsI/AAAAAAAAAbU/7r5CQhc0gkA/s1600-h/KH.gif\"><img alt=\"\" src=\"http://3.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QCzXRbLsI/AAAAAAAAAbU/7r5CQhc0gkA/s320/KH.gif\" border=\"0\" /></a><a href=\"http://4.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QBQnRbLLI/AAAAAAAAAXM/NHeSHdV1wOE/s1600-h/5H.gif\"><img alt=\"\" src=\"http://4.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QBQnRbLLI/AAAAAAAAAXM/NHeSHdV1wOE/s320/5H.gif\" border=\"0\" /></a>, on l\'a échapée belle tout de même. Je lui annonce quinte et tout le monde est interloqué par cette configuration. Ils sont surpris, tous, de voir un jeu tablé aussi fort, vraisemblablement, ils s’attendaient à un duel de Rois, mais une quinte sur un flop à tirage couleur et paire enfin tout sauf tirage quinte apparemment. Je ramasse ce joli coup et là, le joueur que je viens d’envoyer dans les cordes semble vouloir me déclarer la guerre. Il a tout simplement décidé de peindre une cible sur le torse et d’arroser de ses jetons toutes mes relances ou signes de faiblesses. Malheureusement, je n’ai pas eu le jeu suffisant pour le laisser m’arroser à un moment déterminant, et sur les 600€ que je lui ai pris, il aura réussit à m’en récupérer environ 300. Bref, je ne m’énerve pas, je subis un peu la loi de ce joueur qui cherche à se venger mais il envoie toujours les bonnes sauces, arrive à déceler mes bluffs, et a un très bon read sur moi, je dois faire en sorte de l’éviter au risque de perdre plus que de raison. Finalement, il joue plutôt pas mal, call toutes mes relances avec du jeu lourd ou des merguez et arrive à me dominer dans n’importe quelle position. Puis vient enfin le coup de la soirée, « le coup du refait » comme dit l’expression. Je limp en second de parole avec <a href=\"http://4.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QALnRbK7I/AAAAAAAAAVM/VBWacZ7j_8w/s1600-h/AD.gif\"><img alt=\"\" src=\"http://4.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QALnRbK7I/AAAAAAAAAVM/VBWacZ7j_8w/s320/AD.gif\" border=\"0\" /></a><a href=\"http://3.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QBxXRbLTI/AAAAAAAAAYM/rpNzt89JFCI/s1600-h/7D.gif\"><img alt=\"\" src=\"http://3.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QBxXRbLTI/AAAAAAAAAYM/rpNzt89JFCI/s320/7D.gif\" border=\"0\" /></a>, tout en me disant s’il n’y a pas trop d’action je reste, sinon je fold, logique. Derrière moi tout le monde paye jusqu’au bouton, un jeune assez cutard mais plutôt bon, qui joue beaucoup des positions et arrive à rentabiliser plutôt bien ses mains. Il estime sûrement qu’il y a trop de monde dans ce coup et raise à 40, call par les blinds, par l’UTG ok s’en est trop, obligé de caller, la côte est trop belle. Les deux autres joueurs derrière moi s’empressent de call et on se retrouve à 7 préflop à 40, VA FALLOIR CHATTER !! Flop sur mesure : <a href=\"http://4.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QCLnRbLhI/AAAAAAAAAZ8/mvggIfp8D4s/s1600-h/10S.gif\"><img alt=\"\" src=\"http://4.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QCLnRbLhI/AAAAAAAAAZ8/mvggIfp8D4s/s320/10S.gif\" border=\"0\" /></a><a href=\"http://2.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QCpHRbLnI/AAAAAAAAAas/GO8TH7onJrA/s1600-h/QD.gif\"><img alt=\"\" src=\"http://2.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QCpHRbLnI/AAAAAAAAAas/GO8TH7onJrA/s320/QD.gif\" border=\"0\" /></a><a href=\"http://3.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QCYXRbLjI/AAAAAAAAAaM/NI88OGb19Bk/s1600-h/JD.gif\"><img alt=\"\" src=\"http://3.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QCYXRbLjI/AAAAAAAAAaM/NI88OGb19Bk/s320/JD.gif\" border=\"0\" /></a>. Les blinds + l’utg check, j’agresse le bouton pour tester sa main, ne pas lui laisser l’occasion de voler le coup et surtout, optimiser mon tirage. S’il relance c’est tapis et puis c’est tout. J’ouvre donc à 80 dans un pot de 280, n’importe qui en cercle m’aurait grillé et relancé très cher pour ne pas me laisser tirer et surtout, ne pas me laisser fixer le montant de mon tirage, mais ici, personne ne me connais, alors je pense que je ne prendrais aucun risque à jouer de la sorte sauf de ne pas toucher. Le joueur juste à ma gauche paye, et le bouton veut relancer mais se ravise et call juste, le joueur à ma droite aussi, les autres passent et on a fait le ménage. Par contre, tout de suite, le <a href=\"http://1.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QA83RbLHI/AAAAAAAAAWs/dWpNABCsyG8/s1600-h/4D.gif\"><img alt=\"\" src=\"http://1.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QA83RbLHI/AAAAAAAAAWs/dWpNABCsyG8/s320/4D.gif\" border=\"0\" /></a>tombe, ce qui me permet de checker après le joueur UTG, le joueur à ma gauche également et le bouton prend une grande respiration avant d’envoyer 250. L’utg passe instantanément, et le joueur à ma gauche commet une faute en envoyant 130 et tapis. Le croupier lui fait reprendre sa mise, je n’ai pas parlé. Soit je call et destack le fish à ma gauche au risque de ne plus prendre un centime sur la dernière est une scary card comme on l’appelle, soit je bouge tout de suite et je peux doubler sur le bouton qui me couvre. J’ai 630 en tout, et je suis quasi sûr qu’en envoyant tout, il paye. Alors je réfléchis longuement et décide de tout envoyer, persuadé que l’autre joueur à ma gauche payera. Mais il fold. Le bouton réfléchit et finit par payé un peu dépité d’avoir mit le nez dedans, surtout que le fold est dur, quand tombe le <a href=\"http://1.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QCq3RbLrI/AAAAAAAAAbM/wP3tGJoiutw/s1600-h/KD.gif\"><img alt=\"\" src=\"http://1.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QCq3RbLrI/AAAAAAAAAbM/wP3tGJoiutw/s320/KD.gif\" border=\"0\" /></a> et me montre <a href=\"http://3.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QCLXRbLfI/AAAAAAAAAZs/XX1IPhnQ9rM/s1600-h/10D.gif\"><img alt=\"\" src=\"http://3.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QCLXRbLfI/AAAAAAAAAZs/XX1IPhnQ9rM/s320/10D.gif\" border=\"0\" /></a><a href=\"http://1.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QAw3RbLDI/AAAAAAAAAWM/KS3snN1NnbM/s1600-h/3D.gif\"><img alt=\"\" src=\"http://1.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QAw3RbLDI/AAAAAAAAAWM/KS3snN1NnbM/s320/3D.gif\" border=\"0\" /></a>. Ah il a chatté l’ami, mais pas contre moi, il relance en position, trouve une paire et son tirage, et arrive à tomber contre le seul joueur de la table qui a les nuts à la turn quand il décide d\'envoyer bien lourd. Sa réflexion me laisse à penser que c\'était définitivement un bon joueur étant donné qu\'il a longuement réfléchit et qu\'il a hésité à jeté, mais bon, refaites les coups que j\'ai joué jusqu\'à maintenant et vous payé aussi, avec une fish attitude qui m\'a longuement servit sur cette session.</p><p><br /></p><p>Je me sens bien, il est 3h du mat et prend un pot à 1760€, je me vois rester jusqu’à la fermeture et continuer sans grand risque de gratter de ci de là quelques centaines d’euros. Mais je ne connais que trop les tables qui vont bientôt fermer, ça ressemble surtout à du flash qu’autre chose, et surtout, je regarde le petit écran du croupier lorsqu’il me tend les jetons et me dit que même si le rake de l’ACF est élevé (6€ si un coup fait plus de 100, +2€ pour le bad beat jackpot, + 2 voire 4€ si le coup est intéressant pour le croupier, ça fait tout de même en moyenne 16€ le gros coup), il n’est rien à côté de celui des casinos qui certes ne prélève pas énorme sur les petit pots, mais là, un pot à 1760€, je me fais amputer de 70,5€. WAOUH, quel rake, non capé (contre 24 à l’ACF) et des croupiers bons mais pas extraordinaires non plus (si si une jeune fille magnifique qui m’a grandement fais pensé à une croupière croisée au détour d’un tournoi sur la côte d’azur, la fameuse choupie !) et les règles locales plus qu’étranges. </p><p></p><p>Encore une fois, le jeu en casino est vraiment spécial, il me rappelle les 30 de mes débuts où je posais tout tremblant mes 80€ et bavait au détour de la grande salle en voyant les énormes pots des 100 où s’affrontaient les Vivian, Anthony, Serge et autres Roger avec des pots à 2000 et des mains moites. Le jeu qui y est pratiqué ressemble fort à ces 30 de mes débuts, où on pousse tout sur top paire top kicker, les même oui, mais alors avec beaucoup, beaucoup mais alors beaucoup, beaucoup plus d’argent… L’avenir s’écrit-il dans les casinos ?</p><div><img width=\'1\' height=\'1\' src=\'https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35435407-611241244446719400?l=joueurdelacf.blogspot.com\' alt=\'\' /></div>', '', 'Cash Game au casino de Toulouse', '<p>Je me retrouve par hasard au casino Barrière de Toulouse. Une bien belle ambiance, un bien beau casino construit autour d’un théâtre, des hot babes du cru toulousain partout autour des tables, maquillées et habillées comme des pu***, mais désespérément accrochées aux basques de leur rugbyman de mec. Je me présente aux alentours de 22h20, avec les maigres 450€ que ma CB estampillée Société Générale a bien eu l’audace de me sortir sans le fameux « Plafond de retrait dépassé » qui fait sentir à votre interlocuteur poindre les heures sombres de la broke attitude. Cette étape n’est pas encore passée, je suis sevré de poker depuis plus de 4 mois, avec en tout et pour tout 5h de jeux cumulée en cercle durant cette période ce qui, pour moi relève de l’exploit. Seulement voilà, je suis en WE à Toulouse et j’ai envie de tâter de la carte, de faire des chip tricks en pleine réflexion sur le move à faire, de commander des café / san pellegrino à tout va, féticher les croupiers, charier les donks mais pas trop, faudrait pas qu’ils quittent la table, bref, me sentir revivre cette adrénaline de la gestuelle du joueur de poker. Tout ceci était presque oublié, les souvenirs gardés des sessions en casinos s’était ponctuée par une défaite à Forges (800€) une victoire au Palm à Cannes (1200€) et une perte à nouveau à Enghein (300€). Le poker pratiqué dans ce monde (les casinos je rappelle) est un poker très pauvre techniquement, mais alors bigrement riche en jetons de plastique présents sur la tables, et toutes les communautés de joueurs s’y croisent, créant ainsi le melting-pot si rare aujourd’hui dans les cercles de jeux, où l’on ne croise que très rarement sur une même table le jeune étudiant venu faire un hit & run shortstacké à 200€ et qui se lève sitôt son stack doublé / perdu, le jeune semi-pro qui se documente, fait des move technico-tactique très (trop ?) poussé et réfléchis pour calibrer ses mises, mais il demeure une personne incomprise car sa technique n’est pas reconnue à sa juste valeur et reste un joueur anonyme, le régular, ultra loose mais qui ne connaît pas la banqueroute car il alterne tantôt le blackjack, la roulette et se gave aux machines à sous, mais c’est le pote de tout le monde car il livre des jetons à ABSOLUMENT tout le monde, il ne joue pas ses potes, vient avec de la famille (il a beaucoup de cousin et de frères à table), s’alcoolise car il veut avoir chaud dans sa chemise Armani Jeans (AJ comme As Jack lol) et l’ouvrir pour faire ressortir ses poils et « pécho » de la meuf, voir la serveuse parce qu’elle est BOOOOONNE, mais également le Big Boss de la salle, celui qui vient de perdre 10 000 sans sourciller sur deux cases au BlackJack, était à -2 avec 17 et 19 sur chacune donc il n’a pas tiré tandis que la banque affichait un V et BIM, l’As qui fait BJ pour assurer un pendentif à sa poulette, une fille de max 22 ans et qui est « IN LOVE » de son riche boyfriend (obviously), des « baleines » (terme usité dans les casinos pour désigner les gros joueurs à soigner, c.f la série Las Vegas avec la petite bombe Samantha Marques) qui viennent se détendre sur les tables de cash game car ils peuvent balancer des jetons comme à la télé, et bluffer 94% des coups dans lesquels ils sont engagés (et comme ils sont à 99,45% de flop vus, ça en fait des bluffs à passer !!) mais bon ils ne sont là que pour s’amuser, ils s’ennuyaient au Black.<br /></p><p><br /></p><p>Tout cet arsenal stéréotypé de joueur, je l’ai bien heureusement côtoyé vendredi soir au casino de Toulouse. Ce casino, comme à peu près tous les casinos, rencontre un fort succès grâce à ce jeu qui permet d’attirer une clientèle de plus en plus jeune et surtout, inhabituelle. J’ai bon nombre de fois rencontré des joueurs sont c’était la première fois qu’ils mettaient les pieds dans un casino, que ce soit pour jouer en cash comme en tournoi. Ce qu’il y a de bien à évoluer dans les casinos, c’est que j’ai comme l’impression de retrouver parfois, dans certaines configurations, le jeu d’antan, celui où on met tapis sur un jeu du type Top paire top kicker, où on procède de même avec un tirage couleur alors qu’on n’a 0 fold equity car aucune profondeur de tapis. Je n’ai jusqu’à maintenant « grinder » que les tables à faible buy-in, mais rendez-vous compte que sur une table à 200 blinds 5/5 la plupart des joueurs sont deep avec en moyenne 150 à 200 BB par joueur, et l’action y est assez vertigineuse. Je me pose, après 40 mn d’attente (je n’ai décidément pas l’habitude de patienter, vive les floors et chips de l’ACF !!) et me lève, déstacké de 500€ en moins d’1h30. Je suis frustré mais je n’ai plus d’argent, ma CB ne passerait pas à la caisse et heureusement d’ailleurs. Je souhaite une bonne soirée à mon adversaire qui vient de m’achever en me prenant mon tapis avec AJ vs ma pocket 99 sur un flop 477 où il effectue un continaution bet à 160 sur un pot à 85, ça m’a semblé louche, ça pue l’arrachage alors je raise à tapis à 240, il réfléchit et me dis call, j’suis sûr que t’es à tirage. Turn Q river J, that’s poker baby !! (sic life). Je me lève, un peu amer, solide, je ne suis pas désemparé mais bon , tout le chemin de retour jusqu’à la voiture, j’me ressasse les coups, comment je les ai joué, comment les autres les ont joué, et, alors que j’enclenchais la clé dans le néman, et tournais ce qui devait imparablement me ramener à la dure réalité : j’avais jeté mon argent, en payant tel un oiseau, mes quelques euros, comme si j’étais un prince saoudien de passage dans la ville Rose. J’effectue le retour alors en cramant au moins 5 clopes en 12mn, n’arrête pas de me dire que si j’avais joué moins large tel un scandinave à l’EPT de Copenhague, j’aurais sûrement eu de quoi faire passer l’envie à certains de venir me titiller… Et c’est alors que je passe devant la Société Générale qui m’avait permis de perdre mes premiers euros glanés à force d’emprunt remboursés et dettes péniblement couvertes. Lorsque je croise ce distributeur, j’ai comme une envie de tenter à nouveau un coin flip : il est minuit passé, plafonné en mode retrait à un certain montant quotidien déjà dépassé le vendredi soir, nous sommes aujourd’hui samedi. Allez coin flip, si je tire des sous, j’y retourne, sinon au dodo avec le fameux « gode dans le cucul ». Je m’extrais du véhicule tel un cow-boy de la BAC en pleine intervention, insère la C.B (Visa SVP !!!), tape le code pin et là, la demande est acceptée. Let’s go to gamble my friends. Je fais demi-tour direction la casino, repasse à nouveau devant le Stadium tout proche du centre de formation de Toulouse (il faudra que j’aille un jour dans cette antre dédiée au foot, il est vraiment beau de l’extérieur ce stade), et je me réinscris sur la liste. A nouveau une petite demi-heure d’attente et je m’assoie à ma grande surprise sur la même table, les joueurs sont les mêmes et j’ai une meilleur position par rapport aux « bons » joueurs de la table. Je pose comme prévu mes 400€ et reviens avec des intentions différentes. Pas en mode scared money, si il faut tout pousser on pousse tout, point. J’arrive à arracher un coup avec middle paire kicker moisi (flop AK4, j’ai KT par exemple) en check-raisant le CB du mec ayant attaqué préflop au bouton, il lâche rapidement ce qui me rassure en me disant que j’étais probablement devant. Puis, fort de cette nouvelle image de fish absolu (par rapport à mon premier run où je perds rapidement les 500€), j’arrive à rentabiliser un jeu max au turn qui ne verra pas mon adversaire améliorer à la river. Je suis au cutt-off, il y a 4 limper avant, je call, le bouton également, puis la BB raise à 40, les 40 sont call par le second de parole ainsi que le joueur à sa gauche, les autres passent jusqu’à moi. S’il n’y avait eu qu’un seul joueur ayant payé, j’aurais sans hésité jeté mon <a href=\"http://1.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QBQ3RbLNI/AAAAAAAAAXc/sXoOtVtQNVU/s1600-h/6C.gif\"><img alt=\"\" src=\"http://1.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QBQ3RbLNI/AAAAAAAAAXc/sXoOtVtQNVU/s320/6C.gif\" border=\"0\" /></a><a href=\"http://4.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QBxnRbLVI/AAAAAAAAAYc/_0a5I29LTww/s1600-h/7S.gif\"><img alt=\"\" src=\"http://4.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QBxnRbLVI/AAAAAAAAAYc/_0a5I29LTww/s320/7S.gif\" border=\"0\" /></a>, seulement là j’ai la position sur eux et si j’trouve mon flop j’peux faire des dégâts. De plus, le joueur UTG +1 est un joueur qu’on aime tous avoir à table, très loose, blindé avec toujours un gros tapis, constitué à 84% de son apport personnel, les 16% restants sont dus à des horreurs infligées de ci de là avec des 8-4 off ou des 10-5 qui font soit quinte à une carte, soit 2 paires, qui joue à fond ses mains fétiches et te raises avec any two car il aime pas la couleur de ta chemise ou parce que tu lui a pris un coup, etc, bref on adore… Donc je call et je trouve un flop <a href=\"http://1.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QCq3RbLrI/AAAAAAAAAbM/wP3tGJoiutw/s1600-h/KD.gif\"><img alt=\"\" src=\"http://1.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QCq3RbLrI/AAAAAAAAAbM/wP3tGJoiutw/s320/KD.gif\" border=\"0\" /></a><a href=\"http://2.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QCLHRbLdI/AAAAAAAAAZc/eZkwcZCo1s0/s1600-h/9S.gif\"><img alt=\"\" src=\"http://2.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QCLHRbLdI/AAAAAAAAAZc/eZkwcZCo1s0/s320/9S.gif\" border=\"0\" /></a><a href=\"http://1.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QB-3RbLZI/AAAAAAAAAY8/2N5LRF3mJWw/s1600-h/8S.gif\"><img alt=\"\" src=\"http://1.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QB-3RbLZI/AAAAAAAAAY8/2N5LRF3mJWw/s320/8S.gif\" border=\"0\" /></a>, nickel, on a trouvé un bon tirage mais on spécule plutôt à trouver la quinte par le bas et pas de couleur pic à la turn, bref on est derrière avec peu de possibilité de s’en sortir mais on sait jamais si la turn m’arrange j’suis en position de prendre le pot si faiblesse il y a et si le tirage n’est pas trop cher, bah j’y vais. Et là, à ma grande surprise, dans un pot à 180, la BB fait un continuation bet à 80, un peu moins de la moitié du pot, ce qui est particulièrement étrange, sachant que jusqu’à maintenant il a toujours attaqué ¾ pot ses CB voir overbeté pour couper toute côte pour aller tirer. Mais là, il y a un tirage pic (que je soupçonne l’UTG de chercher en callant l’attaque de la BB) et un tirage quine (chez moi donc). Nous ne sommes plus que 3 sur le coup, car un des joueurs nous a quittés, et j’ai donc 80 à mettre pour 340 donc le call est évident. Un raise me traverse l’esprit mais je me méfie d’un bet pourri au flop pour exciter les adversaires et raiser plus fort encore celui qui tenterait d’arracher le coup. Et puis j’ai rien encore, et sur ces tables, se commit au pot avec juste un draw n’est pas rentable, étant donné que même si j’ai 2000€ de tapis, je serai payé, même avec top paire top kicker (c’est ça qui est beau). Le call est évident d’autant plus que le <a href=\"http://3.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QBQXRbLJI/AAAAAAAAAW8/Ssl5vffnUsE/s1600-h/5C.gif\"><img alt=\"\" src=\"http://3.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QBQXRbLJI/AAAAAAAAAW8/Ssl5vffnUsE/s320/5C.gif\" border=\"0\" /></a> tombe immédiatement à la turn. Les deux check, tiens c’est bizarre ce changement de stratégie, j’suis max et ils check tous les deux ? Je ne vais quand même pas gagner le coup si facilement tout de même. J’envoie tout mourant 120€ avec la nonchalance qui caractérise un jeu énorme, et là ça ne loupe pas, la BB me demande combien j’ai derrière, je réponds « l’air inquiet » 350€, il me fait un cinéma pas possible, se gratte la tête et joue son personnage à fond. Il m’envoie 1600€ dans les dents (je préfère ça plutôt que les joueurs qui disent « TON TAPIS » genre ils sont dans le film les joueurs et Mike McDermott qui réplique « Ton tapis Teddy, je crois pas que tu aies les pics ! », au moins il me pousse à tout mettre). L’autre joueur se sauve (et merde un client en moins) et payé instantanément chez moi. Quand bien même il aurait éventuellement tirage couleur, brelan ou autre, il est derrière et je suis max, alors payé. La river, j’ai envie de vomir, de casser la table car c’est un <a href=\"http://3.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QB_XRbLcI/AAAAAAAAAZU/HPhd26Cbn0A/s1600-h/9H.gif\"><img alt=\"\" src=\"http://3.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QB_XRbLcI/AAAAAAAAAZU/HPhd26Cbn0A/s320/9H.gif\" border=\"0\" /></a>. La doublette, l’horreur. Je le vois vénère, il n’aime pas cette carte, et annonce « putain j’avais 2 paires et maintenant que le roi », ouf j’ai eu peur, j’ai cru qu’il avait foolé., mais non, classique, il me montre un magnifique <a href=\"http://3.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QCzXRbLsI/AAAAAAAAAbU/7r5CQhc0gkA/s1600-h/KH.gif\"><img alt=\"\" src=\"http://3.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QCzXRbLsI/AAAAAAAAAbU/7r5CQhc0gkA/s320/KH.gif\" border=\"0\" /></a><a href=\"http://4.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QBQnRbLLI/AAAAAAAAAXM/NHeSHdV1wOE/s1600-h/5H.gif\"><img alt=\"\" src=\"http://4.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QBQnRbLLI/AAAAAAAAAXM/NHeSHdV1wOE/s320/5H.gif\" border=\"0\" /></a>, on l\'a échapée belle tout de même. Je lui annonce quinte et tout le monde est interloqué par cette configuration. Ils sont surpris, tous, de voir un jeu tablé aussi fort, vraisemblablement, ils s’attendaient à un duel de Rois, mais une quinte sur un flop à tirage couleur et paire enfin tout sauf tirage quinte apparemment. Je ramasse ce joli coup et là, le joueur que je viens d’envoyer dans les cordes semble vouloir me déclarer la guerre. Il a tout simplement décidé de peindre une cible sur le torse et d’arroser de ses jetons toutes mes relances ou signes de faiblesses. Malheureusement, je n’ai pas eu le jeu suffisant pour le laisser m’arroser à un moment déterminant, et sur les 600€ que je lui ai pris, il aura réussit à m’en récupérer environ 300. Bref, je ne m’énerve pas, je subis un peu la loi de ce joueur qui cherche à se venger mais il envoie toujours les bonnes sauces, arrive à déceler mes bluffs, et a un très bon read sur moi, je dois faire en sorte de l’éviter au risque de perdre plus que de raison. Finalement, il joue plutôt pas mal, call toutes mes relances avec du jeu lourd ou des merguez et arrive à me dominer dans n’importe quelle position. Puis vient enfin le coup de la soirée, « le coup du refait » comme dit l’expression. Je limp en second de parole avec <a href=\"http://4.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QALnRbK7I/AAAAAAAAAVM/VBWacZ7j_8w/s1600-h/AD.gif\"><img alt=\"\" src=\"http://4.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QALnRbK7I/AAAAAAAAAVM/VBWacZ7j_8w/s320/AD.gif\" border=\"0\" /></a><a href=\"http://3.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QBxXRbLTI/AAAAAAAAAYM/rpNzt89JFCI/s1600-h/7D.gif\"><img alt=\"\" src=\"http://3.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QBxXRbLTI/AAAAAAAAAYM/rpNzt89JFCI/s320/7D.gif\" border=\"0\" /></a>, tout en me disant s’il n’y a pas trop d’action je reste, sinon je fold, logique. Derrière moi tout le monde paye jusqu’au bouton, un jeune assez cutard mais plutôt bon, qui joue beaucoup des positions et arrive à rentabiliser plutôt bien ses mains. Il estime sûrement qu’il y a trop de monde dans ce coup et raise à 40, call par les blinds, par l’UTG ok s’en est trop, obligé de caller, la côte est trop belle. Les deux autres joueurs derrière moi s’empressent de call et on se retrouve à 7 préflop à 40, VA FALLOIR CHATTER !! Flop sur mesure : <a href=\"http://4.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QCLnRbLhI/AAAAAAAAAZ8/mvggIfp8D4s/s1600-h/10S.gif\"><img alt=\"\" src=\"http://4.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QCLnRbLhI/AAAAAAAAAZ8/mvggIfp8D4s/s320/10S.gif\" border=\"0\" /></a><a href=\"http://2.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QCpHRbLnI/AAAAAAAAAas/GO8TH7onJrA/s1600-h/QD.gif\"><img alt=\"\" src=\"http://2.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QCpHRbLnI/AAAAAAAAAas/GO8TH7onJrA/s320/QD.gif\" border=\"0\" /></a><a href=\"http://3.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QCYXRbLjI/AAAAAAAAAaM/NI88OGb19Bk/s1600-h/JD.gif\"><img alt=\"\" src=\"http://3.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QCYXRbLjI/AAAAAAAAAaM/NI88OGb19Bk/s320/JD.gif\" border=\"0\" /></a>. Les blinds + l’utg check, j’agresse le bouton pour tester sa main, ne pas lui laisser l’occasion de voler le coup et surtout, optimiser mon tirage. S’il relance c’est tapis et puis c’est tout. J’ouvre donc à 80 dans un pot de 280, n’importe qui en cercle m’aurait grillé et relancé très cher pour ne pas me laisser tirer et surtout, ne pas me laisser fixer le montant de mon tirage, mais ici, personne ne me connais, alors je pense que je ne prendrais aucun risque à jouer de la sorte sauf de ne pas toucher. Le joueur juste à ma gauche paye, et le bouton veut relancer mais se ravise et call juste, le joueur à ma droite aussi, les autres passent et on a fait le ménage. Par contre, tout de suite, le <a href=\"http://1.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QA83RbLHI/AAAAAAAAAWs/dWpNABCsyG8/s1600-h/4D.gif\"><img alt=\"\" src=\"http://1.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QA83RbLHI/AAAAAAAAAWs/dWpNABCsyG8/s320/4D.gif\" border=\"0\" /></a>tombe, ce qui me permet de checker après le joueur UTG, le joueur à ma gauche également et le bouton prend une grande respiration avant d’envoyer 250. L’utg passe instantanément, et le joueur à ma gauche commet une faute en envoyant 130 et tapis. Le croupier lui fait reprendre sa mise, je n’ai pas parlé. Soit je call et destack le fish à ma gauche au risque de ne plus prendre un centime sur la dernière est une scary card comme on l’appelle, soit je bouge tout de suite et je peux doubler sur le bouton qui me couvre. J’ai 630 en tout, et je suis quasi sûr qu’en envoyant tout, il paye. Alors je réfléchis longuement et décide de tout envoyer, persuadé que l’autre joueur à ma gauche payera. Mais il fold. Le bouton réfléchit et finit par payé un peu dépité d’avoir mit le nez dedans, surtout que le fold est dur, quand tombe le <a href=\"http://1.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QCq3RbLrI/AAAAAAAAAbM/wP3tGJoiutw/s1600-h/KD.gif\"><img alt=\"\" src=\"http://1.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QCq3RbLrI/AAAAAAAAAbM/wP3tGJoiutw/s320/KD.gif\" border=\"0\" /></a> et me montre <a href=\"http://3.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QCLXRbLfI/AAAAAAAAAZs/XX1IPhnQ9rM/s1600-h/10D.gif\"><img alt=\"\" src=\"http://3.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QCLXRbLfI/AAAAAAAAAZs/XX1IPhnQ9rM/s320/10D.gif\" border=\"0\" /></a><a href=\"http://1.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QAw3RbLDI/AAAAAAAAAWM/KS3snN1NnbM/s1600-h/3D.gif\"><img alt=\"\" src=\"http://1.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QAw3RbLDI/AAAAAAAAAWM/KS3snN1NnbM/s320/3D.gif\" border=\"0\" /></a>. Ah il a chatté l’ami, mais pas contre moi, il relance en position, trouve une paire et son tirage, et arrive à tomber contre le seul joueur de la table qui a les nuts à la turn quand il décide d\'envoyer bien lourd. Sa réflexion me laisse à penser que c\'était définitivement un bon joueur étant donné qu\'il a longuement réfléchit et qu\'il a hésité à jeté, mais bon, refaites les coups que j\'ai joué jusqu\'à maintenant et vous payé aussi, avec une fish attitude qui m\'a longuement servit sur cette session.</p><p><br /></p><p>Je me sens bien, il est 3h du mat et prend un pot à 1760€, je me vois rester jusqu’à la fermeture et continuer sans grand risque de gratter de ci de là quelques centaines d’euros. Mais je ne connais que trop les tables qui vont bientôt fermer, ça ressemble surtout à du flash qu’autre chose, et surtout, je regarde le petit écran du croupier lorsqu’il me tend les jetons et me dit que même si le rake de l’ACF est élevé (6€ si un coup fait plus de 100, +2€ pour le bad beat jackpot, + 2 voire 4€ si le coup est intéressant pour le croupier, ça fait tout de même en moyenne 16€ le gros coup), il n’est rien à côté de celui des casinos qui certes ne prélève pas énorme sur les petit pots, mais là, un pot à 1760€, je me fais amputer de 70,5€. WAOUH, quel rake, non capé (contre 24 à l’ACF) et des croupiers bons mais pas extraordinaires non plus (si si une jeune fille magnifique qui m’a grandement fais pensé à une croupière croisée au détour d’un tournoi sur la côte d’azur, la fameuse choupie !) et les règles locales plus qu’étranges. </p><p></p><p>Encore une fois, le jeu en casino est vraiment spécial, il me rappelle les 30 de mes débuts où je posais tout tremblant mes 80€ et bavait au détour de la grande salle en voyant les énormes pots des 100 où s’affrontaient les Vivian, Anthony, Serge et autres Roger avec des pots à 2000 et des mains moites. Le jeu qui y est pratiqué ressemble fort à ces 30 de mes débuts, où on pousse tout sur top paire top kicker, les même oui, mais alors avec beaucoup, beaucoup mais alors beaucoup, beaucoup plus d’argent… L’avenir s’écrit-il dans les casinos ?</p><div><img width=\'1\' height=\'1\' src=\'https://blogger.googleusercontent.com/tracker/35435407-611241244446719400?l=joueurdelacf.blogspot.com\' alt=\'\' /></div>', 'publish', 'post', 'closed', 'closed', '', 'cash-game-au-casino-de-toulouse', '', '', '2009-04-06 17:59:00', '2009-04-06 16:59:00', '0', '0', '')
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Je me retrouve par hasard au casino Barrière de Toulouse. Une bien belle ambiance, un bien beau casino construit autour d’un théâtre, des hot babes du cru toulousain partout autour des tables, maquillées et habillées comme des pu***, mais désespérément accrochées aux basques de leur rugbyman de mec. Je me présente aux alentours de 22h20, avec les maigres 450€ que ma CB estampillée Société Générale a bien eu l’audace de me sortir sans le fameux « Plafond de retrait dépassé » qui fait sentir à votre interlocuteur poindre les heures sombres de la broke attitude. Cette étape n’est pas encore passée, je suis sevré de poker depuis plus de 4 mois, avec en tout et pour tout 5h de jeux cumulée en cercle durant cette période ce qui, pour moi relève de l’exploit. Seulement voilà, je suis en WE à Toulouse et j’ai envie de tâter de la carte, de faire des chip tricks en pleine réflexion sur le move à faire, de commander des café / san pellegrino à tout va, féticher les croupiers, charier les donks mais pas trop, faudrait pas qu’ils quittent la table, bref, me sentir revivre cette adrénaline de la gestuelle du joueur de poker. Tout ceci était presque oublié, les souvenirs gardés des sessions en casinos s’était ponctuée par une défaite à Forges (800€) une victoire au Palm à Cannes (1200€) et une perte à nouveau à Enghein (300€). Le poker pratiqué dans ce monde (les casinos je rappelle) est un poker très pauvre techniquement, mais alors bigrement riche en jetons de plastique présents sur la tables, et toutes les communautés de joueurs s’y croisent, créant ainsi le melting-pot si rare aujourd’hui dans les cercles de jeux, où l’on ne croise que très rarement sur une même table le jeune étudiant venu faire un hit & run shortstacké à 200€ et qui se lève sitôt son stack doublé / perdu, le jeune semi-pro qui se documente, fait des move technico-tactique très (trop ?) poussé et réfléchis pour calibrer ses mises, mais il demeure une personne incomprise car sa technique n’est pas reconnue à sa juste valeur et reste un joueur anonyme, le régular, ultra loose mais qui ne connaît pas la banqueroute car il alterne tantôt le blackjack, la roulette et se gave aux machines à sous, mais c’est le pote de tout le monde car il livre des jetons à ABSOLUMENT tout le monde, il ne joue pas ses potes, vient avec de la famille (il a beaucoup de cousin et de frères à table), s’alcoolise car il veut avoir chaud dans sa chemise Armani Jeans (AJ comme As Jack lol) et l’ouvrir pour faire ressortir ses poils et « pécho » de la meuf, voir la serveuse parce qu’elle est BOOOOONNE, mais également le Big Boss de la salle, celui qui vient de perdre 10 000 sans sourciller sur deux cases au BlackJack, était à -2 avec 17 et 19 sur chacune donc il n’a pas tiré tandis que la banque affichait un V et BIM, l’As qui fait BJ pour assurer un pendentif à sa poulette, une fille de max 22 ans et qui est « IN LOVE » de son riche boyfriend (obviously), des « baleines » (terme usité dans les casinos pour désigner les gros joueurs à soigner, c.f la série Las Vegas avec la petite bombe Samantha Marques) qui viennent se détendre sur les tables de cash game car ils peuvent balancer des jetons comme à la télé, et bluffer 94% des coups dans lesquels ils sont engagés (et comme ils sont à 99,45% de flop vus, ça en fait des bluffs à passer !!) mais bon ils ne sont là que pour s’amuser, ils s’ennuyaient au Black.
Tout cet arsenal stéréotypé de joueur, je l’ai bien heureusement côtoyé vendredi soir au casino de Toulouse. Ce casino, comme à peu près tous les casinos, rencontre un fort succès grâce à ce jeu qui permet d’attirer une clientèle de plus en plus jeune et surtout, inhabituelle. J’ai bon nombre de fois rencontré des joueurs sont c’était la première fois qu’ils mettaient les pieds dans un casino, que ce soit pour jouer en cash comme en tournoi. Ce qu’il y a de bien à évoluer dans les casinos, c’est que j’ai comme l’impression de retrouver parfois, dans certaines configurations, le jeu d’antan, celui où on met tapis sur un jeu du type Top paire top kicker, où on procède de même avec un tirage couleur alors qu’on n’a 0 fold equity car aucune profondeur de tapis. Je n’ai jusqu’à maintenant « grinder » que les tables à faible buy-in, mais rendez-vous compte que sur une table à 200 blinds 5/5 la plupart des joueurs sont deep avec en moyenne 150 à 200 BB par joueur, et l’action y est assez vertigineuse. Je me pose, après 40 mn d’attente (je n’ai décidément pas l’habitude de patienter, vive les floors et chips de l’ACF !!) et me lève, déstacké de 500€ en moins d’1h30. Je suis frustré mais je n’ai plus d’argent, ma CB ne passerait pas à la caisse et heureusement d’ailleurs. Je souhaite une bonne soirée à mon adversaire qui vient de m’achever en me prenant mon tapis avec AJ vs ma pocket 99 sur un flop 477 où il effectue un continaution bet à 160 sur un pot à 85, ça m’a semblé louche, ça pue l’arrachage alors je raise à tapis à 240, il réfléchit et me dis call, j’suis sûr que t’es à tirage. Turn Q river J, that’s poker baby !! (sic life). Je me lève, un peu amer, solide, je ne suis pas désemparé mais bon , tout le chemin de retour jusqu’à la voiture, j’me ressasse les coups, comment je les ai joué, comment les autres les ont joué, et, alors que j’enclenchais la clé dans le néman, et tournais ce qui devait imparablement me ramener à la dure réalité : j’avais jeté mon argent, en payant tel un oiseau, mes quelques euros, comme si j’étais un prince saoudien de passage dans la ville Rose. J’effectue le retour alors en cramant au moins 5 clopes en 12mn, n’arrête pas de me dire que si j’avais joué moins large tel un scandinave à l’EPT de Copenhague, j’aurais sûrement eu de quoi faire passer l’envie à certains de venir me titiller… Et c’est alors que je passe devant la Société Générale qui m’avait permis de perdre mes premiers euros glanés à force d’emprunt remboursés et dettes péniblement couvertes. Lorsque je croise ce distributeur, j’ai comme une envie de tenter à nouveau un coin flip : il est minuit passé, plafonné en mode retrait à un certain montant quotidien déjà dépassé le vendredi soir, nous sommes aujourd’hui samedi. Allez coin flip, si je tire des sous, j’y retourne, sinon au dodo avec le fameux « gode dans le cucul ». Je m’extrais du véhicule tel un cow-boy de la BAC en pleine intervention, insère la C.B (Visa SVP !!!), tape le code pin et là, la demande est acceptée. Let’s go to gamble my friends. Je fais demi-tour direction la casino, repasse à nouveau devant le Stadium tout proche du centre de formation de Toulouse (il faudra que j’aille un jour dans cette antre dédiée au foot, il est vraiment beau de l’extérieur ce stade), et je me réinscris sur la liste. A nouveau une petite demi-heure d’attente et je m’assoie à ma grande surprise sur la même table, les joueurs sont les mêmes et j’ai une meilleur position par rapport aux « bons » joueurs de la table. Je pose comme prévu mes 400€ et reviens avec des intentions différentes. Pas en mode scared money, si il faut tout pousser on pousse tout, point. J’arrive à arracher un coup avec middle paire kicker moisi (flop AK4, j’ai KT par exemple) en check-raisant le CB du mec ayant attaqué préflop au bouton, il lâche rapidement ce qui me rassure en me disant que j’étais probablement devant. Puis, fort de cette nouvelle image de fish absolu (par rapport à mon premier run où je perds rapidement les 500€), j’arrive à rentabiliser un jeu max au turn qui ne verra pas mon adversaire améliorer à la river. Je suis au cutt-off, il y a 4 limper avant, je call, le bouton également, puis la BB raise à 40, les 40 sont call par le second de parole ainsi que le joueur à sa gauche, les autres passent jusqu’à moi. S’il n’y avait eu qu’un seul joueur ayant payé, j’aurais sans hésité jeté mon 
, seulement là j’ai la position sur eux et si j’trouve mon flop j’peux faire des dégâts. De plus, le joueur UTG +1 est un joueur qu’on aime tous avoir à table, très loose, blindé avec toujours un gros tapis, constitué à 84% de son apport personnel, les 16% restants sont dus à des horreurs infligées de ci de là avec des 8-4 off ou des 10-5 qui font soit quinte à une carte, soit 2 paires, qui joue à fond ses mains fétiches et te raises avec any two car il aime pas la couleur de ta chemise ou parce que tu lui a pris un coup, etc, bref on adore… Donc je call et je trouve un flop 

, nickel, on a trouvé un bon tirage mais on spécule plutôt à trouver la quinte par le bas et pas de couleur pic à la turn, bref on est derrière avec peu de possibilité de s’en sortir mais on sait jamais si la turn m’arrange j’suis en position de prendre le pot si faiblesse il y a et si le tirage n’est pas trop cher, bah j’y vais. Et là, à ma grande surprise, dans un pot à 180, la BB fait un continuation bet à 80, un peu moins de la moitié du pot, ce qui est particulièrement étrange, sachant que jusqu’à maintenant il a toujours attaqué ¾ pot ses CB voir overbeté pour couper toute côte pour aller tirer. Mais là, il y a un tirage pic (que je soupçonne l’UTG de chercher en callant l’attaque de la BB) et un tirage quine (chez moi donc). Nous ne sommes plus que 3 sur le coup, car un des joueurs nous a quittés, et j’ai donc 80 à mettre pour 340 donc le call est évident. Un raise me traverse l’esprit mais je me méfie d’un bet pourri au flop pour exciter les adversaires et raiser plus fort encore celui qui tenterait d’arracher le coup. Et puis j’ai rien encore, et sur ces tables, se commit au pot avec juste un draw n’est pas rentable, étant donné que même si j’ai 2000€ de tapis, je serai payé, même avec top paire top kicker (c’est ça qui est beau). Le call est évident d’autant plus que le
tombe immédiatement à la turn. Les deux check, tiens c’est bizarre ce changement de stratégie, j’suis max et ils check tous les deux ? Je ne vais quand même pas gagner le coup si facilement tout de même. J’envoie tout mourant 120€ avec la nonchalance qui caractérise un jeu énorme, et là ça ne loupe pas, la BB me demande combien j’ai derrière, je réponds « l’air inquiet » 350€, il me fait un cinéma pas possible, se gratte la tête et joue son personnage à fond. Il m’envoie 1600€ dans les dents (je préfère ça plutôt que les joueurs qui disent « TON TAPIS » genre ils sont dans le film les joueurs et Mike McDermott qui réplique « Ton tapis Teddy, je crois pas que tu aies les pics ! », au moins il me pousse à tout mettre). L’autre joueur se sauve (et merde un client en moins) et payé instantanément chez moi. Quand bien même il aurait éventuellement tirage couleur, brelan ou autre, il est derrière et je suis max, alors payé. La river, j’ai envie de vomir, de casser la table car c’est un
. La doublette, l’horreur. Je le vois vénère, il n’aime pas cette carte, et annonce « putain j’avais 2 paires et maintenant que le roi », ouf j’ai eu peur, j’ai cru qu’il avait foolé., mais non, classique, il me montre un magnifique 
, on l'a échapée belle tout de même. Je lui annonce quinte et tout le monde est interloqué par cette configuration. Ils sont surpris, tous, de voir un jeu tablé aussi fort, vraisemblablement, ils s’attendaient à un duel de Rois, mais une quinte sur un flop à tirage couleur et paire enfin tout sauf tirage quinte apparemment. Je ramasse ce joli coup et là, le joueur que je viens d’envoyer dans les cordes semble vouloir me déclarer la guerre. Il a tout simplement décidé de peindre une cible sur le torse et d’arroser de ses jetons toutes mes relances ou signes de faiblesses. Malheureusement, je n’ai pas eu le jeu suffisant pour le laisser m’arroser à un moment déterminant, et sur les 600€ que je lui ai pris, il aura réussit à m’en récupérer environ 300. Bref, je ne m’énerve pas, je subis un peu la loi de ce joueur qui cherche à se venger mais il envoie toujours les bonnes sauces, arrive à déceler mes bluffs, et a un très bon read sur moi, je dois faire en sorte de l’éviter au risque de perdre plus que de raison. Finalement, il joue plutôt pas mal, call toutes mes relances avec du jeu lourd ou des merguez et arrive à me dominer dans n’importe quelle position. Puis vient enfin le coup de la soirée, « le coup du refait » comme dit l’expression. Je limp en second de parole avec 
, tout en me disant s’il n’y a pas trop d’action je reste, sinon je fold, logique. Derrière moi tout le monde paye jusqu’au bouton, un jeune assez cutard mais plutôt bon, qui joue beaucoup des positions et arrive à rentabiliser plutôt bien ses mains. Il estime sûrement qu’il y a trop de monde dans ce coup et raise à 40, call par les blinds, par l’UTG ok s’en est trop, obligé de caller, la côte est trop belle. Les deux autres joueurs derrière moi s’empressent de call et on se retrouve à 7 préflop à 40, VA FALLOIR CHATTER !! Flop sur mesure : 

. Les blinds + l’utg check, j’agresse le bouton pour tester sa main, ne pas lui laisser l’occasion de voler le coup et surtout, optimiser mon tirage. S’il relance c’est tapis et puis c’est tout. J’ouvre donc à 80 dans un pot de 280, n’importe qui en cercle m’aurait grillé et relancé très cher pour ne pas me laisser tirer et surtout, ne pas me laisser fixer le montant de mon tirage, mais ici, personne ne me connais, alors je pense que je ne prendrais aucun risque à jouer de la sorte sauf de ne pas toucher. Le joueur juste à ma gauche paye, et le bouton veut relancer mais se ravise et call juste, le joueur à ma droite aussi, les autres passent et on a fait le ménage. Par contre, tout de suite, le
tombe, ce qui me permet de checker après le joueur UTG, le joueur à ma gauche également et le bouton prend une grande respiration avant d’envoyer 250. L’utg passe instantanément, et le joueur à ma gauche commet une faute en envoyant 130 et tapis. Le croupier lui fait reprendre sa mise, je n’ai pas parlé. Soit je call et destack le fish à ma gauche au risque de ne plus prendre un centime sur la dernière est une scary card comme on l’appelle, soit je bouge tout de suite et je peux doubler sur le bouton qui me couvre. J’ai 630 en tout, et je suis quasi sûr qu’en envoyant tout, il paye. Alors je réfléchis longuement et décide de tout envoyer, persuadé que l’autre joueur à ma gauche payera. Mais il fold. Le bouton réfléchit et finit par payé un peu dépité d’avoir mit le nez dedans, surtout que le fold est dur, quand tombe le
et me montre 
. Ah il a chatté l’ami, mais pas contre moi, il relance en position, trouve une paire et son tirage, et arrive à tomber contre le seul joueur de la table qui a les nuts à la turn quand il décide d'envoyer bien lourd. Sa réflexion me laisse à penser que c'était définitivement un bon joueur étant donné qu'il a longuement réfléchit et qu'il a hésité à jeté, mais bon, refaites les coups que j'ai joué jusqu'à maintenant et vous payé aussi, avec une fish attitude qui m'a longuement servit sur cette session.
Je me sens bien, il est 3h du mat et prend un pot à 1760€, je me vois rester jusqu’à la fermeture et continuer sans grand risque de gratter de ci de là quelques centaines d’euros. Mais je ne connais que trop les tables qui vont bientôt fermer, ça ressemble surtout à du flash qu’autre chose, et surtout, je regarde le petit écran du croupier lorsqu’il me tend les jetons et me dit que même si le rake de l’ACF est élevé (6€ si un coup fait plus de 100, +2€ pour le bad beat jackpot, + 2 voire 4€ si le coup est intéressant pour le croupier, ça fait tout de même en moyenne 16€ le gros coup), il n’est rien à côté de celui des casinos qui certes ne prélève pas énorme sur les petit pots, mais là, un pot à 1760€, je me fais amputer de 70,5€. WAOUH, quel rake, non capé (contre 24 à l’ACF) et des croupiers bons mais pas extraordinaires non plus (si si une jeune fille magnifique qui m’a grandement fais pensé à une croupière croisée au détour d’un tournoi sur la côte d’azur, la fameuse choupie !) et les règles locales plus qu’étranges.
Encore une fois, le jeu en casino est vraiment spécial, il me rappelle les 30 de mes débuts où je posais tout tremblant mes 80€ et bavait au détour de la grande salle en voyant les énormes pots des 100 où s’affrontaient les Vivian, Anthony, Serge et autres Roger avec des pots à 2000 et des mains moites. Le jeu qui y est pratiqué ressemble fort à ces 30 de mes débuts, où on pousse tout sur top paire top kicker, les même oui, mais alors avec beaucoup, beaucoup mais alors beaucoup, beaucoup plus d’argent… L’avenir s’écrit-il dans les casinos ?
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Tout cet arsenal stéréotypé de joueur, je l’ai bien heureusement côtoyé vendredi soir au casino de Toulouse. Ce casino, comme à peu près tous les casinos, rencontre un fort succès grâce à ce jeu qui permet d’attirer une clientèle de plus en plus jeune et surtout, inhabituelle. J’ai bon nombre de fois rencontré des joueurs sont c’était la première fois qu’ils mettaient les pieds dans un casino, que ce soit pour jouer en cash comme en tournoi. Ce qu’il y a de bien à évoluer dans les casinos, c’est que j’ai comme l’impression de retrouver parfois, dans certaines configurations, le jeu d’antan, celui où on met tapis sur un jeu du type Top paire top kicker, où on procède de même avec un tirage couleur alors qu’on n’a 0 fold equity car aucune profondeur de tapis. Je n’ai jusqu’à maintenant « grinder » que les tables à faible buy-in, mais rendez-vous compte que sur une table à 200 blinds 5/5 la plupart des joueurs sont deep avec en moyenne 150 à 200 BB par joueur, et l’action y est assez vertigineuse. Je me pose, après 40 mn d’attente (je n’ai décidément pas l’habitude de patienter, vive les floors et chips de l’ACF !!) et me lève, déstacké de 500€ en moins d’1h30. Je suis frustré mais je n’ai plus d’argent, ma CB ne passerait pas à la caisse et heureusement d’ailleurs. Je souhaite une bonne soirée à mon adversaire qui vient de m’achever en me prenant mon tapis avec AJ vs ma pocket 99 sur un flop 477 où il effectue un continaution bet à 160 sur un pot à 85, ça m’a semblé louche, ça pue l’arrachage alors je raise à tapis à 240, il réfléchit et me dis call, j’suis sûr que t’es à tirage. Turn Q river J, that’s poker baby !! (sic life). Je me lève, un peu amer, solide, je ne suis pas désemparé mais bon , tout le chemin de retour jusqu’à la voiture, j’me ressasse les coups, comment je les ai joué, comment les autres les ont joué, et, alors que j’enclenchais la clé dans le néman, et tournais ce qui devait imparablement me ramener à la dure réalité : j’avais jeté mon argent, en payant tel un oiseau, mes quelques euros, comme si j’étais un prince saoudien de passage dans la ville Rose. J’effectue le retour alors en cramant au moins 5 clopes en 12mn, n’arrête pas de me dire que si j’avais joué moins large tel un scandinave à l’EPT de Copenhague, j’aurais sûrement eu de quoi faire passer l’envie à certains de venir me titiller… Et c’est alors que je passe devant la Société Générale qui m’avait permis de perdre mes premiers euros glanés à force d’emprunt remboursés et dettes péniblement couvertes. Lorsque je croise ce distributeur, j’ai comme une envie de tenter à nouveau un coin flip : il est minuit passé, plafonné en mode retrait à un certain montant quotidien déjà dépassé le vendredi soir, nous sommes aujourd’hui samedi. Allez coin flip, si je tire des sous, j’y retourne, sinon au dodo avec le fameux « gode dans le cucul ». Je m’extrais du véhicule tel un cow-boy de la BAC en pleine intervention, insère la C.B (Visa SVP !!!), tape le code pin et là, la demande est acceptée. Let’s go to gamble my friends. Je fais demi-tour direction la casino, repasse à nouveau devant le Stadium tout proche du centre de formation de Toulouse (il faudra que j’aille un jour dans cette antre dédiée au foot, il est vraiment beau de l’extérieur ce stade), et je me réinscris sur la liste. A nouveau une petite demi-heure d’attente et je m’assoie à ma grande surprise sur la même table, les joueurs sont les mêmes et j’ai une meilleur position par rapport aux « bons » joueurs de la table. Je pose comme prévu mes 400€ et reviens avec des intentions différentes. Pas en mode scared money, si il faut tout pousser on pousse tout, point. J’arrive à arracher un coup avec middle paire kicker moisi (flop AK4, j’ai KT par exemple) en check-raisant le CB du mec ayant attaqué préflop au bouton, il lâche rapidement ce qui me rassure en me disant que j’étais probablement devant. Puis, fort de cette nouvelle image de fish absolu (par rapport à mon premier run où je perds rapidement les 500€), j’arrive à rentabiliser un jeu max au turn qui ne verra pas mon adversaire améliorer à la river. Je suis au cutt-off, il y a 4 limper avant, je call, le bouton également, puis la BB raise à 40, les 40 sont call par le second de parole ainsi que le joueur à sa gauche, les autres passent jusqu’à moi. S’il n’y avait eu qu’un seul joueur ayant payé, j’aurais sans hésité jeté mon 
, seulement là j’ai la position sur eux et si j’trouve mon flop j’peux faire des dégâts. De plus, le joueur UTG +1 est un joueur qu’on aime tous avoir à table, très loose, blindé avec toujours un gros tapis, constitué à 84% de son apport personnel, les 16% restants sont dus à des horreurs infligées de ci de là avec des 8-4 off ou des 10-5 qui font soit quinte à une carte, soit 2 paires, qui joue à fond ses mains fétiches et te raises avec any two car il aime pas la couleur de ta chemise ou parce que tu lui a pris un coup, etc, bref on adore… Donc je call et je trouve un flop 

, nickel, on a trouvé un bon tirage mais on spécule plutôt à trouver la quinte par le bas et pas de couleur pic à la turn, bref on est derrière avec peu de possibilité de s’en sortir mais on sait jamais si la turn m’arrange j’suis en position de prendre le pot si faiblesse il y a et si le tirage n’est pas trop cher, bah j’y vais. Et là, à ma grande surprise, dans un pot à 180, la BB fait un continuation bet à 80, un peu moins de la moitié du pot, ce qui est particulièrement étrange, sachant que jusqu’à maintenant il a toujours attaqué ¾ pot ses CB voir overbeté pour couper toute côte pour aller tirer. Mais là, il y a un tirage pic (que je soupçonne l’UTG de chercher en callant l’attaque de la BB) et un tirage quine (chez moi donc). Nous ne sommes plus que 3 sur le coup, car un des joueurs nous a quittés, et j’ai donc 80 à mettre pour 340 donc le call est évident. Un raise me traverse l’esprit mais je me méfie d’un bet pourri au flop pour exciter les adversaires et raiser plus fort encore celui qui tenterait d’arracher le coup. Et puis j’ai rien encore, et sur ces tables, se commit au pot avec juste un draw n’est pas rentable, étant donné que même si j’ai 2000€ de tapis, je serai payé, même avec top paire top kicker (c’est ça qui est beau). Le call est évident d’autant plus que le
tombe immédiatement à la turn. Les deux check, tiens c’est bizarre ce changement de stratégie, j’suis max et ils check tous les deux ? Je ne vais quand même pas gagner le coup si facilement tout de même. J’envoie tout mourant 120€ avec la nonchalance qui caractérise un jeu énorme, et là ça ne loupe pas, la BB me demande combien j’ai derrière, je réponds « l’air inquiet » 350€, il me fait un cinéma pas possible, se gratte la tête et joue son personnage à fond. Il m’envoie 1600€ dans les dents (je préfère ça plutôt que les joueurs qui disent « TON TAPIS » genre ils sont dans le film les joueurs et Mike McDermott qui réplique « Ton tapis Teddy, je crois pas que tu aies les pics ! », au moins il me pousse à tout mettre). L’autre joueur se sauve (et merde un client en moins) et payé instantanément chez moi. Quand bien même il aurait éventuellement tirage couleur, brelan ou autre, il est derrière et je suis max, alors payé. La river, j’ai envie de vomir, de casser la table car c’est un
. La doublette, l’horreur. Je le vois vénère, il n’aime pas cette carte, et annonce « putain j’avais 2 paires et maintenant que le roi », ouf j’ai eu peur, j’ai cru qu’il avait foolé., mais non, classique, il me montre un magnifique 
, on l'a échapée belle tout de même. Je lui annonce quinte et tout le monde est interloqué par cette configuration. Ils sont surpris, tous, de voir un jeu tablé aussi fort, vraisemblablement, ils s’attendaient à un duel de Rois, mais une quinte sur un flop à tirage couleur et paire enfin tout sauf tirage quinte apparemment. Je ramasse ce joli coup et là, le joueur que je viens d’envoyer dans les cordes semble vouloir me déclarer la guerre. Il a tout simplement décidé de peindre une cible sur le torse et d’arroser de ses jetons toutes mes relances ou signes de faiblesses. Malheureusement, je n’ai pas eu le jeu suffisant pour le laisser m’arroser à un moment déterminant, et sur les 600€ que je lui ai pris, il aura réussit à m’en récupérer environ 300. Bref, je ne m’énerve pas, je subis un peu la loi de ce joueur qui cherche à se venger mais il envoie toujours les bonnes sauces, arrive à déceler mes bluffs, et a un très bon read sur moi, je dois faire en sorte de l’éviter au risque de perdre plus que de raison. Finalement, il joue plutôt pas mal, call toutes mes relances avec du jeu lourd ou des merguez et arrive à me dominer dans n’importe quelle position. Puis vient enfin le coup de la soirée, « le coup du refait » comme dit l’expression. Je limp en second de parole avec 
, tout en me disant s’il n’y a pas trop d’action je reste, sinon je fold, logique. Derrière moi tout le monde paye jusqu’au bouton, un jeune assez cutard mais plutôt bon, qui joue beaucoup des positions et arrive à rentabiliser plutôt bien ses mains. Il estime sûrement qu’il y a trop de monde dans ce coup et raise à 40, call par les blinds, par l’UTG ok s’en est trop, obligé de caller, la côte est trop belle. Les deux autres joueurs derrière moi s’empressent de call et on se retrouve à 7 préflop à 40, VA FALLOIR CHATTER !! Flop sur mesure : 

. Les blinds + l’utg check, j’agresse le bouton pour tester sa main, ne pas lui laisser l’occasion de voler le coup et surtout, optimiser mon tirage. S’il relance c’est tapis et puis c’est tout. J’ouvre donc à 80 dans un pot de 280, n’importe qui en cercle m’aurait grillé et relancé très cher pour ne pas me laisser tirer et surtout, ne pas me laisser fixer le montant de mon tirage, mais ici, personne ne me connais, alors je pense que je ne prendrais aucun risque à jouer de la sorte sauf de ne pas toucher. Le joueur juste à ma gauche paye, et le bouton veut relancer mais se ravise et call juste, le joueur à ma droite aussi, les autres passent et on a fait le ménage. Par contre, tout de suite, le
tombe, ce qui me permet de checker après le joueur UTG, le joueur à ma gauche également et le bouton prend une grande respiration avant d’envoyer 250. L’utg passe instantanément, et le joueur à ma gauche commet une faute en envoyant 130 et tapis. Le croupier lui fait reprendre sa mise, je n’ai pas parlé. Soit je call et destack le fish à ma gauche au risque de ne plus prendre un centime sur la dernière est une scary card comme on l’appelle, soit je bouge tout de suite et je peux doubler sur le bouton qui me couvre. J’ai 630 en tout, et je suis quasi sûr qu’en envoyant tout, il paye. Alors je réfléchis longuement et décide de tout envoyer, persuadé que l’autre joueur à ma gauche payera. Mais il fold. Le bouton réfléchit et finit par payé un peu dépité d’avoir mit le nez dedans, surtout que le fold est dur, quand tombe le
et me montre 
. Ah il a chatté l’ami, mais pas contre moi, il relance en position, trouve une paire et son tirage, et arrive à tomber contre le seul joueur de la table qui a les nuts à la turn quand il décide d'envoyer bien lourd. Sa réflexion me laisse à penser que c'était définitivement un bon joueur étant donné qu'il a longuement réfléchit et qu'il a hésité à jeté, mais bon, refaites les coups que j'ai joué jusqu'à maintenant et vous payé aussi, avec une fish attitude qui m'a longuement servit sur cette session.
Je me sens bien, il est 3h du mat et prend un pot à 1760€, je me vois rester jusqu’à la fermeture et continuer sans grand risque de gratter de ci de là quelques centaines d’euros. Mais je ne connais que trop les tables qui vont bientôt fermer, ça ressemble surtout à du flash qu’autre chose, et surtout, je regarde le petit écran du croupier lorsqu’il me tend les jetons et me dit que même si le rake de l’ACF est élevé (6€ si un coup fait plus de 100, +2€ pour le bad beat jackpot, + 2 voire 4€ si le coup est intéressant pour le croupier, ça fait tout de même en moyenne 16€ le gros coup), il n’est rien à côté de celui des casinos qui certes ne prélève pas énorme sur les petit pots, mais là, un pot à 1760€, je me fais amputer de 70,5€. WAOUH, quel rake, non capé (contre 24 à l’ACF) et des croupiers bons mais pas extraordinaires non plus (si si une jeune fille magnifique qui m’a grandement fais pensé à une croupière croisée au détour d’un tournoi sur la côte d’azur, la fameuse choupie !) et les règles locales plus qu’étranges.
Encore une fois, le jeu en casino est vraiment spécial, il me rappelle les 30 de mes débuts où je posais tout tremblant mes 80€ et bavait au détour de la grande salle en voyant les énormes pots des 100 où s’affrontaient les Vivian, Anthony, Serge et autres Roger avec des pots à 2000 et des mains moites. Le jeu qui y est pratiqué ressemble fort à ces 30 de mes débuts, où on pousse tout sur top paire top kicker, les même oui, mais alors avec beaucoup, beaucoup mais alors beaucoup, beaucoup plus d’argent… L’avenir s’écrit-il dans les casinos ?
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Une bien belle ambiance, un bien beau casino construit autour d’un théâtre, des hot babes du cru toulousain partout autour des tables, maquillées et habillées comme des pu***, mais désespérément accrochées aux basques de leur rugbyman de mec. Je me présente aux alentours de 22h20, avec les maigres 450€ que ma CB estampillée Société Générale a bien eu l’audace de me sortir sans le fameux « Plafond de retrait dépassé » qui fait sentir à votre interlocuteur poindre les heures sombres de la broke attitude. Cette étape n’est pas encore passée, je suis sevré de poker depuis plus de 4 mois, avec en tout et pour tout 5h de jeux cumulée en cercle durant cette période ce qui, pour moi relève de l’exploit. Seulement voilà, je suis en WE à Toulouse et j’ai envie de tâter de la carte, de faire des chip tricks en pleine réflexion sur le move à faire, de commander des café / san pellegrino à tout va, féticher les croupiers, charier les donks mais pas trop, faudrait pas qu’ils quittent la table, bref, me sentir revivre cette adrénaline de la gestuelle du joueur de poker. Tout ceci était presque oublié, les souvenirs gardés des sessions en casinos s’était ponctuée par une défaite à Forges (800€) une victoire au Palm à Cannes (1200€) et une perte à nouveau à Enghein (300€). Le poker pratiqué dans ce monde (les casinos je rappelle) est un poker très pauvre techniquement, mais alors bigrement riche en jetons de plastique présents sur la tables, et toutes les communautés de joueurs s’y croisent, créant ainsi le melting-pot si rare aujourd’hui dans les cercles de jeux, où l’on ne croise que très rarement sur une même table le jeune étudiant venu faire un hit & run shortstacké à 200€ et qui se lève sitôt son stack doublé / perdu, le jeune semi-pro qui se documente, fait des move technico-tactique très (trop ?) poussé et réfléchis pour calibrer ses mises, mais il demeure une personne incomprise car sa technique n’est pas reconnue à sa juste valeur et reste un joueur anonyme, le régular, ultra loose mais qui ne connaît pas la banqueroute car il alterne tantôt le blackjack, la roulette et se gave aux machines à sous, mais c’est le pote de tout le monde car il livre des jetons à ABSOLUMENT tout le monde, il ne joue pas ses potes, vient avec de la famille (il a beaucoup de cousin et de frères à table), s’alcoolise car il veut avoir chaud dans sa chemise Armani Jeans (AJ comme As Jack lol) et l’ouvrir pour faire ressortir ses poils et « pécho » de la meuf, voir la serveuse parce qu’elle est BOOOOONNE, mais également le Big Boss de la salle, celui qui vient de perdre 10 000 sans sourciller sur deux cases au BlackJack, était à -2 avec 17 et 19 sur chacune donc il n’a pas tiré tandis que la banque affichait un V et BIM, l’As qui fait BJ pour assurer un pendentif à sa poulette, une fille de max 22 ans et qui est « IN LOVE » de son riche boyfriend (obviously), des « baleines » (terme usité dans les casinos pour désigner les gros joueurs à soigner, c.f la série Las Vegas avec la petite bombe Samantha Marques) qui viennent se détendre sur les tables de cash game car ils peuvent balancer des jetons comme à la télé, et bluffer 94% des coups dans lesquels ils sont engagés (et comme ils sont à 99,45% de flop vus, ça en fait des bluffs à passer !!) mais bon ils ne sont là que pour s’amuser, ils s’ennuyaient au Black.
Tout cet arsenal stéréotypé de joueur, je l’ai bien heureusement côtoyé vendredi soir au casino de Toulouse. Ce casino, comme à peu près tous les casinos, rencontre un fort succès grâce à ce jeu qui permet d’attirer une clientèle de plus en plus jeune et surtout, inhabituelle. J’ai bon nombre de fois rencontré des joueurs sont c’était la première fois qu’ils mettaient les pieds dans un casino, que ce soit pour jouer en cash comme en tournoi. Ce qu’il y a de bien à évoluer dans les casinos, c’est que j’ai comme l’impression de retrouver parfois, dans certaines configurations, le jeu d’antan, celui où on met tapis sur un jeu du type Top paire top kicker, où on procède de même avec un tirage couleur alors qu’on n’a 0 fold equity car aucune profondeur de tapis. Je n’ai jusqu’à maintenant « grinder » que les tables à faible buy-in, mais rendez-vous compte que sur une table à 200 blinds 5/5 la plupart des joueurs sont deep avec en moyenne 150 à 200 BB par joueur, et l’action y est assez vertigineuse. Je me pose, après 40 mn d’attente (je n’ai décidément pas l’habitude de patienter, vive les floors et chips de l’ACF !!) et me lève, déstacké de 500€ en moins d’1h30. Je suis frustré mais je n’ai plus d’argent, ma CB ne passerait pas à la caisse et heureusement d’ailleurs. Je souhaite une bonne soirée à mon adversaire qui vient de m’achever en me prenant mon tapis avec AJ vs ma pocket 99 sur un flop 477 où il effectue un continaution bet à 160 sur un pot à 85, ça m’a semblé louche, ça pue l’arrachage alors je raise à tapis à 240, il réfléchit et me dis call, j’suis sûr que t’es à tirage. Turn Q river J, that’s poker baby !! (sic life). Je me lève, un peu amer, solide, je ne suis pas désemparé mais bon , tout le chemin de retour jusqu’à la voiture, j’me ressasse les coups, comment je les ai joué, comment les autres les ont joué, et, alors que j’enclenchais la clé dans le néman, et tournais ce qui devait imparablement me ramener à la dure réalité : j’avais jeté mon argent, en payant tel un oiseau, mes quelques euros, comme si j’étais un prince saoudien de passage dans la ville Rose. J’effectue le retour alors en cramant au moins 5 clopes en 12mn, n’arrête pas de me dire que si j’avais joué moins large tel un scandinave à l’EPT de Copenhague, j’aurais sûrement eu de quoi faire passer l’envie à certains de venir me titiller… Et c’est alors que je passe devant la Société Générale qui m’avait permis de perdre mes premiers euros glanés à force d’emprunt remboursés et dettes péniblement couvertes. Lorsque je croise ce distributeur, j’ai comme une envie de tenter à nouveau un coin flip : il est minuit passé, plafonné en mode retrait à un certain montant quotidien déjà dépassé le vendredi soir, nous sommes aujourd’hui samedi. Allez coin flip, si je tire des sous, j’y retourne, sinon au dodo avec le fameux « gode dans le cucul ». Je m’extrais du véhicule tel un cow-boy de la BAC en pleine intervention, insère la C.B (Visa SVP !!!), tape le code pin et là, la demande est acceptée. Let’s go to gamble my friends. Je fais demi-tour direction la casino, repasse à nouveau devant le Stadium tout proche du centre de formation de Toulouse (il faudra que j’aille un jour dans cette antre dédiée au foot, il est vraiment beau de l’extérieur ce stade), et je me réinscris sur la liste. A nouveau une petite demi-heure d’attente et je m’assoie à ma grande surprise sur la même table, les joueurs sont les mêmes et j’ai une meilleur position par rapport aux « bons » joueurs de la table. Je pose comme prévu mes 400€ et reviens avec des intentions différentes. Pas en mode scared money, si il faut tout pousser on pousse tout, point. J’arrive à arracher un coup avec middle paire kicker moisi (flop AK4, j’ai KT par exemple) en check-raisant le CB du mec ayant attaqué préflop au bouton, il lâche rapidement ce qui me rassure en me disant que j’étais probablement devant. Puis, fort de cette nouvelle image de fish absolu (par rapport à mon premier run où je perds rapidement les 500€), j’arrive à rentabiliser un jeu max au turn qui ne verra pas mon adversaire améliorer à la river. Je suis au cutt-off, il y a 4 limper avant, je call, le bouton également, puis la BB raise à 40, les 40 sont call par le second de parole ainsi que le joueur à sa gauche, les autres passent jusqu’à moi. S’il n’y avait eu qu’un seul joueur ayant payé, j’aurais sans hésité jeté mon 
, seulement là j’ai la position sur eux et si j’trouve mon flop j’peux faire des dégâts. De plus, le joueur UTG +1 est un joueur qu’on aime tous avoir à table, très loose, blindé avec toujours un gros tapis, constitué à 84% de son apport personnel, les 16% restants sont dus à des horreurs infligées de ci de là avec des 8-4 off ou des 10-5 qui font soit quinte à une carte, soit 2 paires, qui joue à fond ses mains fétiches et te raises avec any two car il aime pas la couleur de ta chemise ou parce que tu lui a pris un coup, etc, bref on adore… Donc je call et je trouve un flop 

, nickel, on a trouvé un bon tirage mais on spécule plutôt à trouver la quinte par le bas et pas de couleur pic à la turn, bref on est derrière avec peu de possibilité de s’en sortir mais on sait jamais si la turn m’arrange j’suis en position de prendre le pot si faiblesse il y a et si le tirage n’est pas trop cher, bah j’y vais. Et là, à ma grande surprise, dans un pot à 180, la BB fait un continuation bet à 80, un peu moins de la moitié du pot, ce qui est particulièrement étrange, sachant que jusqu’à maintenant il a toujours attaqué ¾ pot ses CB voir overbeté pour couper toute côte pour aller tirer. Mais là, il y a un tirage pic (que je soupçonne l’UTG de chercher en callant l’attaque de la BB) et un tirage quine (chez moi donc). Nous ne sommes plus que 3 sur le coup, car un des joueurs nous a quittés, et j’ai donc 80 à mettre pour 340 donc le call est évident. Un raise me traverse l’esprit mais je me méfie d’un bet pourri au flop pour exciter les adversaires et raiser plus fort encore celui qui tenterait d’arracher le coup. Et puis j’ai rien encore, et sur ces tables, se commit au pot avec juste un draw n’est pas rentable, étant donné que même si j’ai 2000€ de tapis, je serai payé, même avec top paire top kicker (c’est ça qui est beau). Le call est évident d’autant plus que le
tombe immédiatement à la turn. Les deux check, tiens c’est bizarre ce changement de stratégie, j’suis max et ils check tous les deux ? Je ne vais quand même pas gagner le coup si facilement tout de même. J’envoie tout mourant 120€ avec la nonchalance qui caractérise un jeu énorme, et là ça ne loupe pas, la BB me demande combien j’ai derrière, je réponds « l’air inquiet » 350€, il me fait un cinéma pas possible, se gratte la tête et joue son personnage à fond. Il m’envoie 1600€ dans les dents (je préfère ça plutôt que les joueurs qui disent « TON TAPIS » genre ils sont dans le film les joueurs et Mike McDermott qui réplique « Ton tapis Teddy, je crois pas que tu aies les pics ! », au moins il me pousse à tout mettre). L’autre joueur se sauve (et merde un client en moins) et payé instantanément chez moi. Quand bien même il aurait éventuellement tirage couleur, brelan ou autre, il est derrière et je suis max, alors payé. La river, j’ai envie de vomir, de casser la table car c’est un
. La doublette, l’horreur. Je le vois vénère, il n’aime pas cette carte, et annonce « putain j’avais 2 paires et maintenant que le roi », ouf j’ai eu peur, j’ai cru qu’il avait foolé., mais non, classique, il me montre un magnifique 
, on l'a échapée belle tout de même. Je lui annonce quinte et tout le monde est interloqué par cette configuration. Ils sont surpris, tous, de voir un jeu tablé aussi fort, vraisemblablement, ils s’attendaient à un duel de Rois, mais une quinte sur un flop à tirage couleur et paire enfin tout sauf tirage quinte apparemment. Je ramasse ce joli coup et là, le joueur que je viens d’envoyer dans les cordes semble vouloir me déclarer la guerre. Il a tout simplement décidé de peindre une cible sur le torse et d’arroser de ses jetons toutes mes relances ou signes de faiblesses. Malheureusement, je n’ai pas eu le jeu suffisant pour le laisser m’arroser à un moment déterminant, et sur les 600€ que je lui ai pris, il aura réussit à m’en récupérer environ 300. Bref, je ne m’énerve pas, je subis un peu la loi de ce joueur qui cherche à se venger mais il envoie toujours les bonnes sauces, arrive à déceler mes bluffs, et a un très bon read sur moi, je dois faire en sorte de l’éviter au risque de perdre plus que de raison. Finalement, il joue plutôt pas mal, call toutes mes relances avec du jeu lourd ou des merguez et arrive à me dominer dans n’importe quelle position. Puis vient enfin le coup de la soirée, « le coup du refait » comme dit l’expression. Je limp en second de parole avec 
, tout en me disant s’il n’y a pas trop d’action je reste, sinon je fold, logique. Derrière moi tout le monde paye jusqu’au bouton, un jeune assez cutard mais plutôt bon, qui joue beaucoup des positions et arrive à rentabiliser plutôt bien ses mains. Il estime sûrement qu’il y a trop de monde dans ce coup et raise à 40, call par les blinds, par l’UTG ok s’en est trop, obligé de caller, la côte est trop belle. Les deux autres joueurs derrière moi s’empressent de call et on se retrouve à 7 préflop à 40, VA FALLOIR CHATTER !! Flop sur mesure : 

. Les blinds + l’utg check, j’agresse le bouton pour tester sa main, ne pas lui laisser l’occasion de voler le coup et surtout, optimiser mon tirage. S’il relance c’est tapis et puis c’est tout. J’ouvre donc à 80 dans un pot de 280, n’importe qui en cercle m’aurait grillé et relancé très cher pour ne pas me laisser tirer et surtout, ne pas me laisser fixer le montant de mon tirage, mais ici, personne ne me connais, alors je pense que je ne prendrais aucun risque à jouer de la sorte sauf de ne pas toucher. Le joueur juste à ma gauche paye, et le bouton veut relancer mais se ravise et call juste, le joueur à ma droite aussi, les autres passent et on a fait le ménage. Par contre, tout de suite, le
tombe, ce qui me permet de checker après le joueur UTG, le joueur à ma gauche également et le bouton prend une grande respiration avant d’envoyer 250. L’utg passe instantanément, et le joueur à ma gauche commet une faute en envoyant 130 et tapis. Le croupier lui fait reprendre sa mise, je n’ai pas parlé. Soit je call et destack le fish à ma gauche au risque de ne plus prendre un centime sur la dernière est une scary card comme on l’appelle, soit je bouge tout de suite et je peux doubler sur le bouton qui me couvre. J’ai 630 en tout, et je suis quasi sûr qu’en envoyant tout, il paye. Alors je réfléchis longuement et décide de tout envoyer, persuadé que l’autre joueur à ma gauche payera. Mais il fold. Le bouton réfléchit et finit par payé un peu dépité d’avoir mit le nez dedans, surtout que le fold est dur, quand tombe le
et me montre 
. Ah il a chatté l’ami, mais pas contre moi, il relance en position, trouve une paire et son tirage, et arrive à tomber contre le seul joueur de la table qui a les nuts à la turn quand il décide d'envoyer bien lourd. Sa réflexion me laisse à penser que c'était définitivement un bon joueur étant donné qu'il a longuement réfléchit et qu'il a hésité à jeté, mais bon, refaites les coups que j'ai joué jusqu'à maintenant et vous payé aussi, avec une fish attitude qui m'a longuement servit sur cette session.
Je me sens bien, il est 3h du mat et prend un pot à 1760€, je me vois rester jusqu’à la fermeture et continuer sans grand risque de gratter de ci de là quelques centaines d’euros. Mais je ne connais que trop les tables qui vont bientôt fermer, ça ressemble surtout à du flash qu’autre chose, et surtout, je regarde le petit écran du croupier lorsqu’il me tend les jetons et me dit que même si le rake de l’ACF est élevé (6€ si un coup fait plus de 100, +2€ pour le bad beat jackpot, + 2 voire 4€ si le coup est intéressant pour le croupier, ça fait tout de même en moyenne 16€ le gros coup), il n’est rien à côté de celui des casinos qui certes ne prélève pas énorme sur les petit pots, mais là, un pot à 1760€, je me fais amputer de 70,5€. WAOUH, quel rake, non capé (contre 24 à l’ACF) et des croupiers bons mais pas extraordinaires non plus (si si une jeune fille magnifique qui m’a grandement fais pensé à une croupière croisée au détour d’un tournoi sur la côte d’azur, la fameuse choupie !) et les règles locales plus qu’étranges.
Encore une fois, le jeu en casino est vraiment spécial, il me rappelle les 30 de mes débuts où je posais tout tremblant mes 80€ et bavait au détour de la grande salle en voyant les énormes pots des 100 où s’affrontaient les Vivian, Anthony, Serge et autres Roger avec des pots à 2000 et des mains moites. Le jeu qui y est pratiqué ressemble fort à ces 30 de mes débuts, où on pousse tout sur top paire top kicker, les même oui, mais alors avec beaucoup, beaucoup mais alors beaucoup, beaucoup plus d’argent… L’avenir s’écrit-il dans les casinos ?
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Tout cet arsenal stéréotypé de joueur, je l’ai bien heureusement côtoyé vendredi soir au casino de Toulouse. Ce casino, comme à peu près tous les casinos, rencontre un fort succès grâce à ce jeu qui permet d’attirer une clientèle de plus en plus jeune et surtout, inhabituelle. J’ai bon nombre de fois rencontré des joueurs sont c’était la première fois qu’ils mettaient les pieds dans un casino, que ce soit pour jouer en cash comme en tournoi. Ce qu’il y a de bien à évoluer dans les casinos, c’est que j’ai comme l’impression de retrouver parfois, dans certaines configurations, le jeu d’antan, celui où on met tapis sur un jeu du type Top paire top kicker, où on procède de même avec un tirage couleur alors qu’on n’a 0 fold equity car aucune profondeur de tapis. Je n’ai jusqu’à maintenant « grinder » que les tables à faible buy-in, mais rendez-vous compte que sur une table à 200 blinds 5/5 la plupart des joueurs sont deep avec en moyenne 150 à 200 BB par joueur, et l’action y est assez vertigineuse. Je me pose, après 40 mn d’attente (je n’ai décidément pas l’habitude de patienter, vive les floors et chips de l’ACF !!) et me lève, déstacké de 500€ en moins d’1h30. Je suis frustré mais je n’ai plus d’argent, ma CB ne passerait pas à la caisse et heureusement d’ailleurs. Je souhaite une bonne soirée à mon adversaire qui vient de m’achever en me prenant mon tapis avec AJ vs ma pocket 99 sur un flop 477 où il effectue un continaution bet à 160 sur un pot à 85, ça m’a semblé louche, ça pue l’arrachage alors je raise à tapis à 240, il réfléchit et me dis call, j’suis sûr que t’es à tirage. Turn Q river J, that’s poker baby !! (sic life). Je me lève, un peu amer, solide, je ne suis pas désemparé mais bon , tout le chemin de retour jusqu’à la voiture, j’me ressasse les coups, comment je les ai joué, comment les autres les ont joué, et, alors que j’enclenchais la clé dans le néman, et tournais ce qui devait imparablement me ramener à la dure réalité : j’avais jeté mon argent, en payant tel un oiseau, mes quelques euros, comme si j’étais un prince saoudien de passage dans la ville Rose. J’effectue le retour alors en cramant au moins 5 clopes en 12mn, n’arrête pas de me dire que si j’avais joué moins large tel un scandinave à l’EPT de Copenhague, j’aurais sûrement eu de quoi faire passer l’envie à certains de venir me titiller… Et c’est alors que je passe devant la Société Générale qui m’avait permis de perdre mes premiers euros glanés à force d’emprunt remboursés et dettes péniblement couvertes. Lorsque je croise ce distributeur, j’ai comme une envie de tenter à nouveau un coin flip : il est minuit passé, plafonné en mode retrait à un certain montant quotidien déjà dépassé le vendredi soir, nous sommes aujourd’hui samedi. Allez coin flip, si je tire des sous, j’y retourne, sinon au dodo avec le fameux « gode dans le cucul ». Je m’extrais du véhicule tel un cow-boy de la BAC en pleine intervention, insère la C.B (Visa SVP !!!), tape le code pin et là, la demande est acceptée. Let’s go to gamble my friends. Je fais demi-tour direction la casino, repasse à nouveau devant le Stadium tout proche du centre de formation de Toulouse (il faudra que j’aille un jour dans cette antre dédiée au foot, il est vraiment beau de l’extérieur ce stade), et je me réinscris sur la liste. A nouveau une petite demi-heure d’attente et je m’assoie à ma grande surprise sur la même table, les joueurs sont les mêmes et j’ai une meilleur position par rapport aux « bons » joueurs de la table. Je pose comme prévu mes 400€ et reviens avec des intentions différentes. Pas en mode scared money, si il faut tout pousser on pousse tout, point. J’arrive à arracher un coup avec middle paire kicker moisi (flop AK4, j’ai KT par exemple) en check-raisant le CB du mec ayant attaqué préflop au bouton, il lâche rapidement ce qui me rassure en me disant que j’étais probablement devant. Puis, fort de cette nouvelle image de fish absolu (par rapport à mon premier run où je perds rapidement les 500€), j’arrive à rentabiliser un jeu max au turn qui ne verra pas mon adversaire améliorer à la river. Je suis au cutt-off, il y a 4 limper avant, je call, le bouton également, puis la BB raise à 40, les 40 sont call par le second de parole ainsi que le joueur à sa gauche, les autres passent jusqu’à moi. S’il n’y avait eu qu’un seul joueur ayant payé, j’aurais sans hésité jeté mon 
, seulement là j’ai la position sur eux et si j’trouve mon flop j’peux faire des dégâts. De plus, le joueur UTG +1 est un joueur qu’on aime tous avoir à table, très loose, blindé avec toujours un gros tapis, constitué à 84% de son apport personnel, les 16% restants sont dus à des horreurs infligées de ci de là avec des 8-4 off ou des 10-5 qui font soit quinte à une carte, soit 2 paires, qui joue à fond ses mains fétiches et te raises avec any two car il aime pas la couleur de ta chemise ou parce que tu lui a pris un coup, etc, bref on adore… Donc je call et je trouve un flop 

, nickel, on a trouvé un bon tirage mais on spécule plutôt à trouver la quinte par le bas et pas de couleur pic à la turn, bref on est derrière avec peu de possibilité de s’en sortir mais on sait jamais si la turn m’arrange j’suis en position de prendre le pot si faiblesse il y a et si le tirage n’est pas trop cher, bah j’y vais. Et là, à ma grande surprise, dans un pot à 180, la BB fait un continuation bet à 80, un peu moins de la moitié du pot, ce qui est particulièrement étrange, sachant que jusqu’à maintenant il a toujours attaqué ¾ pot ses CB voir overbeté pour couper toute côte pour aller tirer. Mais là, il y a un tirage pic (que je soupçonne l’UTG de chercher en callant l’attaque de la BB) et un tirage quine (chez moi donc). Nous ne sommes plus que 3 sur le coup, car un des joueurs nous a quittés, et j’ai donc 80 à mettre pour 340 donc le call est évident. Un raise me traverse l’esprit mais je me méfie d’un bet pourri au flop pour exciter les adversaires et raiser plus fort encore celui qui tenterait d’arracher le coup. Et puis j’ai rien encore, et sur ces tables, se commit au pot avec juste un draw n’est pas rentable, étant donné que même si j’ai 2000€ de tapis, je serai payé, même avec top paire top kicker (c’est ça qui est beau). Le call est évident d’autant plus que le
tombe immédiatement à la turn. Les deux check, tiens c’est bizarre ce changement de stratégie, j’suis max et ils check tous les deux ? Je ne vais quand même pas gagner le coup si facilement tout de même. J’envoie tout mourant 120€ avec la nonchalance qui caractérise un jeu énorme, et là ça ne loupe pas, la BB me demande combien j’ai derrière, je réponds « l’air inquiet » 350€, il me fait un cinéma pas possible, se gratte la tête et joue son personnage à fond. Il m’envoie 1600€ dans les dents (je préfère ça plutôt que les joueurs qui disent « TON TAPIS » genre ils sont dans le film les joueurs et Mike McDermott qui réplique « Ton tapis Teddy, je crois pas que tu aies les pics ! », au moins il me pousse à tout mettre). L’autre joueur se sauve (et merde un client en moins) et payé instantanément chez moi. Quand bien même il aurait éventuellement tirage couleur, brelan ou autre, il est derrière et je suis max, alors payé. La river, j’ai envie de vomir, de casser la table car c’est un
. La doublette, l’horreur. Je le vois vénère, il n’aime pas cette carte, et annonce « putain j’avais 2 paires et maintenant que le roi », ouf j’ai eu peur, j’ai cru qu’il avait foolé., mais non, classique, il me montre un magnifique 
, on l'a échapée belle tout de même. Je lui annonce quinte et tout le monde est interloqué par cette configuration. Ils sont surpris, tous, de voir un jeu tablé aussi fort, vraisemblablement, ils s’attendaient à un duel de Rois, mais une quinte sur un flop à tirage couleur et paire enfin tout sauf tirage quinte apparemment. Je ramasse ce joli coup et là, le joueur que je viens d’envoyer dans les cordes semble vouloir me déclarer la guerre. Il a tout simplement décidé de peindre une cible sur le torse et d’arroser de ses jetons toutes mes relances ou signes de faiblesses. Malheureusement, je n’ai pas eu le jeu suffisant pour le laisser m’arroser à un moment déterminant, et sur les 600€ que je lui ai pris, il aura réussit à m’en récupérer environ 300. Bref, je ne m’énerve pas, je subis un peu la loi de ce joueur qui cherche à se venger mais il envoie toujours les bonnes sauces, arrive à déceler mes bluffs, et a un très bon read sur moi, je dois faire en sorte de l’éviter au risque de perdre plus que de raison. Finalement, il joue plutôt pas mal, call toutes mes relances avec du jeu lourd ou des merguez et arrive à me dominer dans n’importe quelle position. Puis vient enfin le coup de la soirée, « le coup du refait » comme dit l’expression. Je limp en second de parole avec 
, tout en me disant s’il n’y a pas trop d’action je reste, sinon je fold, logique. Derrière moi tout le monde paye jusqu’au bouton, un jeune assez cutard mais plutôt bon, qui joue beaucoup des positions et arrive à rentabiliser plutôt bien ses mains. Il estime sûrement qu’il y a trop de monde dans ce coup et raise à 40, call par les blinds, par l’UTG ok s’en est trop, obligé de caller, la côte est trop belle. Les deux autres joueurs derrière moi s’empressent de call et on se retrouve à 7 préflop à 40, VA FALLOIR CHATTER !! Flop sur mesure : 

. Les blinds + l’utg check, j’agresse le bouton pour tester sa main, ne pas lui laisser l’occasion de voler le coup et surtout, optimiser mon tirage. S’il relance c’est tapis et puis c’est tout. J’ouvre donc à 80 dans un pot de 280, n’importe qui en cercle m’aurait grillé et relancé très cher pour ne pas me laisser tirer et surtout, ne pas me laisser fixer le montant de mon tirage, mais ici, personne ne me connais, alors je pense que je ne prendrais aucun risque à jouer de la sorte sauf de ne pas toucher. Le joueur juste à ma gauche paye, et le bouton veut relancer mais se ravise et call juste, le joueur à ma droite aussi, les autres passent et on a fait le ménage. Par contre, tout de suite, le
tombe, ce qui me permet de checker après le joueur UTG, le joueur à ma gauche également et le bouton prend une grande respiration avant d’envoyer 250. L’utg passe instantanément, et le joueur à ma gauche commet une faute en envoyant 130 et tapis. Le croupier lui fait reprendre sa mise, je n’ai pas parlé. Soit je call et destack le fish à ma gauche au risque de ne plus prendre un centime sur la dernière est une scary card comme on l’appelle, soit je bouge tout de suite et je peux doubler sur le bouton qui me couvre. J’ai 630 en tout, et je suis quasi sûr qu’en envoyant tout, il paye. Alors je réfléchis longuement et décide de tout envoyer, persuadé que l’autre joueur à ma gauche payera. Mais il fold. Le bouton réfléchit et finit par payé un peu dépité d’avoir mit le nez dedans, surtout que le fold est dur, quand tombe le
et me montre 
. Ah il a chatté l’ami, mais pas contre moi, il relance en position, trouve une paire et son tirage, et arrive à tomber contre le seul joueur de la table qui a les nuts à la turn quand il décide d'envoyer bien lourd. Sa réflexion me laisse à penser que c'était définitivement un bon joueur étant donné qu'il a longuement réfléchit et qu'il a hésité à jeté, mais bon, refaites les coups que j'ai joué jusqu'à maintenant et vous payé aussi, avec une fish attitude qui m'a longuement servit sur cette session.
Je me sens bien, il est 3h du mat et prend un pot à 1760€, je me vois rester jusqu’à la fermeture et continuer sans grand risque de gratter de ci de là quelques centaines d’euros. Mais je ne connais que trop les tables qui vont bientôt fermer, ça ressemble surtout à du flash qu’autre chose, et surtout, je regarde le petit écran du croupier lorsqu’il me tend les jetons et me dit que même si le rake de l’ACF est élevé (6€ si un coup fait plus de 100, +2€ pour le bad beat jackpot, + 2 voire 4€ si le coup est intéressant pour le croupier, ça fait tout de même en moyenne 16€ le gros coup), il n’est rien à côté de celui des casinos qui certes ne prélève pas énorme sur les petit pots, mais là, un pot à 1760€, je me fais amputer de 70,5€. WAOUH, quel rake, non capé (contre 24 à l’ACF) et des croupiers bons mais pas extraordinaires non plus (si si une jeune fille magnifique qui m’a grandement fais pensé à une croupière croisée au détour d’un tournoi sur la côte d’azur, la fameuse choupie !) et les règles locales plus qu’étranges.
Encore une fois, le jeu en casino est vraiment spécial, il me rappelle les 30 de mes débuts où je posais tout tremblant mes 80€ et bavait au détour de la grande salle en voyant les énormes pots des 100 où s’affrontaient les Vivian, Anthony, Serge et autres Roger avec des pots à 2000 et des mains moites. Le jeu qui y est pratiqué ressemble fort à ces 30 de mes débuts, où on pousse tout sur top paire top kicker, les même oui, mais alors avec beaucoup, beaucoup mais alors beaucoup, beaucoup plus d’argent… L’avenir s’écrit-il dans les casinos ?
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fait checker le premier, continuation bet au flop du second joueur à 2000, ce qui est un bet pot pour les puristes, d’un coup j’entends « tapis / payé » immédiatement. Alors que la table semblait des plus calme, d’un coup je vois un coup à près de 40 000 avec au show down
vs
. Turn un
, full aux rois par les as, contre brelan d’as et tirage couleur. Là on s’accordera tous à dire que la flush est « drawing dead », cela ne sert à rien (oui, un full bat une couleur !!). Il reste a au joueur en tout et pour tout 7 cartes pour gagner le coup. Et la plus belle river est bien sûr un
… Il met tapis pour un tirage couleur et top paire, et se retrouver à toucher un carré en backdoor. Voilà le genre de coup dont je suis témoin et cela me rassure de ne pas être celui qui subit ce bad beat... J'espère avoir le courage et surtout le temps de vous conter autant que faire se peut.

fait checker le premier, continuation bet au flop du second joueur à 2000, ce qui est un bet pot pour les puristes, d’un coup j’entends « tapis / payé » immédiatement. Alors que la table semblait des plus calme, d’un coup je vois un coup à près de 40 000 avec au show down
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… Il met tapis pour un tirage couleur et top paire, et se retrouver à toucher un carré en backdoor. Voilà le genre de coup dont je suis témoin et cela me rassure de ne pas être celui qui subit ce bad beat... J'espère avoir le courage et surtout le temps de vous conter autant que faire se peut.Voilà bientôt 2 mois que j’ai délaissé l’écriture de ce blog mais mon activité pokérienne n’en est pas moins intense. Il s’est passé beaucoup de chose durant ces deux mois écoulés, et je vous avoue que j’ai une foule de coups en mémoire, gagnant ou perdant, du bon, du moins bon, du mauvais voire du très mauvais mais que voulez vous, That’s poker baby ! Mes prestations à l’ACF se sont résolument dégradées, la volonté de votre serviteur étant de changer de style, perdant ainsi tout ce qui faisait ma force. J’ai modifié mon style de jeu, mais également de penser ce jeu, faisant de plus en plus de move douteux, des arrachages impossibles, et surtout un mode tilt dévastateur. J’étais devenu ce que je redoute le plus dans mon approche du poker : mon pire ennemi. Vous me direz que cela ne peut pas être grave tant que l’on s’en rend compte assez tôt. Seulement voilà, il m’aura fallut plus d’un mois pour m’en apercevoir, et cela a engendré une gestion catastrophique de mon bankroll, allant jusqu’à jouer des sommes sur des limites que je ne pouvais plus me permettre. Alors je me suis mis à lire, à parcourir les différents sites de poker, mais cela ne me faisait pas réaliser dans quels méandres mon esprit s’était perdu. Puis est survenue l’occasion, celle qu’on attendait depuis bien longtemps, celle qui te permettra de sortir de cette mauvaise passe. On m’a contacté pour partir diriger au Maroc le Marrakech Poker Open.
On m’a proposé un certain tarif horaire, que j’ai accepté car il me semblait fort avantageux, et cela faisait appel à des compétences que je n’avais pas encore eu trop l’occasion de démontrer : la gestion d’un tournoi, l’arbitrage des litiges, la préparation des caves, des structures etc, bref la gestion complète d’un floor. J’y ai rencontré de nombreuses connaissances parisiennes, d’autres me connaissaient par ce blog ainsi que par celui de mon ami Neverdead, et je jouissait alors d’un crédit auprès des joueurs présents bien avantageux dans ce panier de crabe qu’est le casino, où tout le monde est là en observation, guettant la moindre de vos erreurs pour tenter de vous massacrer. Les joueurs quand à eux, ont eut droit à une semaine de tournoi qui, si mes finances me l’avaient permis, aurait vu le Black Cat de l’ACF participer à bon nombre des Events proposés. Je ne m’autoriserai aucun autre commentaire sur cette semaine, j’ai un ressentis que seuls les intéressés connaissent, et le Maroc peut facilement devenir le nouvel Eldorado pour tout un chacun, suffit juste d’y apporter quelques touches « internationales » pour rendre la pratique de ce jeu incontournable et devenir une affiche alléchante dans le futur.
Or cette semaine ½, au-delà de l’aspect purement financier, a été une bénédiction pour moi. Tout d’abord, elle m’aura permis de pouvoir enfin quitter le continent européen et découvrir un pays fortement influencé par la France, mais qui conserve une réelle identité. Chose presque retrouvée à Malte mais ce pays a tellement de mélange culturel que l’on n’arrive pas à discerner cette fameuse identité recherchée. De plus, cela aura surtout été l’occasion de faire un break, et un vrai, car pas de net donc pas de cagoule sur PStars, ensuite parce que je n’avais pas le droit de jouer dans le casino, et de toutes façons j’étais tellement fatigué qu’il m’aurait été impossible de poser des jetons. J’en ai néanmoins saisit la chance lors de parties entre croupiers mais des coups venus d’un autre monde limite tendancieux m’ont vu « dégueuler » beaucoup trop pour les sommes investies en face. Bref, ma malchance perdurait mais je jouais pour pousser les jetons, et je me suis rapidement aperçu que c’était la même prestation que je pratiquais ces derniers temps en cercle.
Donc après un gros dodo et une énorme remise en question, je dirige la finale du Main Event, un tournoi à 50 000 dh (4900€), où ils étaient 80 au départ dont du lourd (Lellouche, Mattern, Cazal, Bazin, bref que des bons) et ils ne sont plus que 10 à la finale. A la table, se trouve un joueur qui requiert l’attention de tous car il aborde cette finale en tant que chip leader, qu’il est l’un des plus sympathique et des plus attachant du circuit professionnel c’est Fabrice « Fabsoul » Soulier le bien nommé. J’assisterai à sa marche vers la victoire car il domina totalement son sujet, un petit coup de pouce du destin et hop, enfin un résultat pour Fabrice qui courait après depuis plus de 18 mois. Là-dessus, je reviens lundi dernier en France et tarde vraiment à me relancer dans une session poker. Je reprends tout doucement les rênes de mon jeu jeudi après-midi et je commence par une 50. Je n’y reste pas longtemps avant de migrer vers mes tables à 100 favorites. Et là, un mec à la table touche tout ce qu’il veut, avec 300 de départ il réussit à monter à 1500 de jetons. Il est visiblement en plein rush et joue là-dessus, payant absolument toutes les mains et trouvant des runner runner surréalistes. Il me prend bien évidemment des sous sur 2 /3 coups, et je décide de recharger lourd, et me cave à 900 pour aller le chercher. Je reçois alors un coup de fil de l’ami Neverdead qui m’attend au Week-End, LE bar-tabac de la rue de Washington, incontournable car c’est la cantine de quasi tout le personnel du Cercle. Je me rends à sa table, après un café rapidement ingéré et l’exposé des différents projets de chacun, je laisse Benj s’affairer à parcourir le tout Paris sur son destroyer MBK bleu pour aller rejoindre la petite galinette « on the rush ». Mauvaise nouvelle, il est retombé à 1200 (non mais tu ne pouvais pas en garder un peu non ?), et je lance le show « BlackCat on the table ». Après 2/3 coups bien sentis (les AA qui tiennent face à 2 joueurs à tapis), puis un jeu basé uniquement que le choix de la position (fold AJo en SB préflop alors qu’il n’y a eut aucune relance avant moi, un mec montre AA en milieu de parole qui a attrapé un AQ avec une Q au flop). Puis arrive LE coup qui me permettra de me lever bien gagnant, de quoi me payer le tournoi du soir + rembourser la totalité de ce que j’avais emprunté à un de mes potes. J’ai 
sur un pot où nous sommes 4 à avoir suivis la relance de 24 préflop. Le flop 

verra notre ami le cutard d’un soir envoyer 134 et tapis, immédiatement payé par l’attaquant preflop. Ni une ni deux, je veux jouer mon tirage en tête à tête et je relance alors à 380, les autres joueurs passent et le joueur qui avait call les 134 call ma relance à 380 après une très longue réflexion. Il ne lui reste derrière que 90 mais il se permettra de checker quand tombe le
, allez, rajoute moi des outs, c’est ça, fais moi plaisir un peu, check chez moi !!! Il checkera à nouveau sur la river où MA carte tombe, la
. j’envoie tapis et mon adversaire, que je couvre, paye les 90 qui lui reste perdant avec son 
tandis que je récupère le pot exterieur, l'autre joueur montre 
pour une couleur inférieur. Quel cul !! Il tire les carreaux, tout comme moi, et j'arrive néanmoins, malgré 2 outs en moins, à toucher de quoi me lever gagnant avec ce gros pot !!!
Voilà, après encore 2 – 3 moves bien sentis, j’enregistrais une victoire probante, bien plus significative que le simple aspect financier du truc car elle m’aura permis de reprendre un tant soit peu de confiance en moi, de revenir à un style de jeu plus conventionnel et à me clarifier l’esprit pour mieux analyser les coups. Le break a ses raisons que la raison ne saurait expliquer.
Je vous reparlerai très vite de mes prochaines sessions.
Voilà bientôt 2 mois que j’ai délaissé l’écriture de ce blog mais mon activité pokérienne n’en est pas moins intense. Il s’est passé beaucoup de chose durant ces deux mois écoulés, et je vous avoue que j’ai une foule de coups en mémoire, gagnant ou perdant, du bon, du moins bon, du mauvais voire du très mauvais mais que voulez vous, That’s poker baby ! Mes prestations à l’ACF se sont résolument dégradées, la volonté de votre serviteur étant de changer de style, perdant ainsi tout ce qui faisait ma force. J’ai modifié mon style de jeu, mais également de penser ce jeu, faisant de plus en plus de move douteux, des arrachages impossibles, et surtout un mode tilt dévastateur. J’étais devenu ce que je redoute le plus dans mon approche du poker : mon pire ennemi. Vous me direz que cela ne peut pas être grave tant que l’on s’en rend compte assez tôt. Seulement voilà, il m’aura fallut plus d’un mois pour m’en apercevoir, et cela a engendré une gestion catastrophique de mon bankroll, allant jusqu’à jouer des sommes sur des limites que je ne pouvais plus me permettre. Alors je me suis mis à lire, à parcourir les différents sites de poker, mais cela ne me faisait pas réaliser dans quels méandres mon esprit s’était perdu. Puis est survenue l’occasion, celle qu’on attendait depuis bien longtemps, celle qui te permettra de sortir de cette mauvaise passe. On m’a contacté pour partir diriger au Maroc le Marrakech Poker Open.
On m’a proposé un certain tarif horaire, que j’ai accepté car il me semblait fort avantageux, et cela faisait appel à des compétences que je n’avais pas encore eu trop l’occasion de démontrer : la gestion d’un tournoi, l’arbitrage des litiges, la préparation des caves, des structures etc, bref la gestion complète d’un floor. J’y ai rencontré de nombreuses connaissances parisiennes, d’autres me connaissaient par ce blog ainsi que par celui de mon ami Neverdead, et je jouissait alors d’un crédit auprès des joueurs présents bien avantageux dans ce panier de crabe qu’est le casino, où tout le monde est là en observation, guettant la moindre de vos erreurs pour tenter de vous massacrer. Les joueurs quand à eux, ont eut droit à une semaine de tournoi qui, si mes finances me l’avaient permis, aurait vu le Black Cat de l’ACF participer à bon nombre des Events proposés. Je ne m’autoriserai aucun autre commentaire sur cette semaine, j’ai un ressentis que seuls les intéressés connaissent, et le Maroc peut facilement devenir le nouvel Eldorado pour tout un chacun, suffit juste d’y apporter quelques touches « internationales » pour rendre la pratique de ce jeu incontournable et devenir une affiche alléchante dans le futur.
Or cette semaine ½, au-delà de l’aspect purement financier, a été une bénédiction pour moi. Tout d’abord, elle m’aura permis de pouvoir enfin quitter le continent européen et découvrir un pays fortement influencé par la France, mais qui conserve une réelle identité. Chose presque retrouvée à Malte mais ce pays a tellement de mélange culturel que l’on n’arrive pas à discerner cette fameuse identité recherchée. De plus, cela aura surtout été l’occasion de faire un break, et un vrai, car pas de net donc pas de cagoule sur PStars, ensuite parce que je n’avais pas le droit de jouer dans le casino, et de toutes façons j’étais tellement fatigué qu’il m’aurait été impossible de poser des jetons. J’en ai néanmoins saisit la chance lors de parties entre croupiers mais des coups venus d’un autre monde limite tendancieux m’ont vu « dégueuler » beaucoup trop pour les sommes investies en face. Bref, ma malchance perdurait mais je jouais pour pousser les jetons, et je me suis rapidement aperçu que c’était la même prestation que je pratiquais ces derniers temps en cercle.
Donc après un gros dodo et une énorme remise en question, je dirige la finale du Main Event, un tournoi à 50 000 dh (4900€), où ils étaient 80 au départ dont du lourd (Lellouche, Mattern, Cazal, Bazin, bref que des bons) et ils ne sont plus que 10 à la finale. A la table, se trouve un joueur qui requiert l’attention de tous car il aborde cette finale en tant que chip leader, qu’il est l’un des plus sympathique et des plus attachant du circuit professionnel c’est Fabrice « Fabsoul » Soulier le bien nommé. J’assisterai à sa marche vers la victoire car il domina totalement son sujet, un petit coup de pouce du destin et hop, enfin un résultat pour Fabrice qui courait après depuis plus de 18 mois. Là-dessus, je reviens lundi dernier en France et tarde vraiment à me relancer dans une session poker. Je reprends tout doucement les rênes de mon jeu jeudi après-midi et je commence par une 50. Je n’y reste pas longtemps avant de migrer vers mes tables à 100 favorites. Et là, un mec à la table touche tout ce qu’il veut, avec 300 de départ il réussit à monter à 1500 de jetons. Il est visiblement en plein rush et joue là-dessus, payant absolument toutes les mains et trouvant des runner runner surréalistes. Il me prend bien évidemment des sous sur 2 /3 coups, et je décide de recharger lourd, et me cave à 900 pour aller le chercher. Je reçois alors un coup de fil de l’ami Neverdead qui m’attend au Week-End, LE bar-tabac de la rue de Washington, incontournable car c’est la cantine de quasi tout le personnel du Cercle. Je me rends à sa table, après un café rapidement ingéré et l’exposé des différents projets de chacun, je laisse Benj s’affairer à parcourir le tout Paris sur son destroyer MBK bleu pour aller rejoindre la petite galinette « on the rush ». Mauvaise nouvelle, il est retombé à 1200 (non mais tu ne pouvais pas en garder un peu non ?), et je lance le show « BlackCat on the table ». Après 2/3 coups bien sentis (les AA qui tiennent face à 2 joueurs à tapis), puis un jeu basé uniquement que le choix de la position (fold AJo en SB préflop alors qu’il n’y a eut aucune relance avant moi, un mec montre AA en milieu de parole qui a attrapé un AQ avec une Q au flop). Puis arrive LE coup qui me permettra de me lever bien gagnant, de quoi me payer le tournoi du soir + rembourser la totalité de ce que j’avais emprunté à un de mes potes. J’ai 
sur un pot où nous sommes 4 à avoir suivis la relance de 24 préflop. Le flop 

verra notre ami le cutard d’un soir envoyer 134 et tapis, immédiatement payé par l’attaquant preflop. Ni une ni deux, je veux jouer mon tirage en tête à tête et je relance alors à 380, les autres joueurs passent et le joueur qui avait call les 134 call ma relance à 380 après une très longue réflexion. Il ne lui reste derrière que 90 mais il se permettra de checker quand tombe le
, allez, rajoute moi des outs, c’est ça, fais moi plaisir un peu, check chez moi !!! Il checkera à nouveau sur la river où MA carte tombe, la
. j’envoie tapis et mon adversaire, que je couvre, paye les 90 qui lui reste perdant avec son 
tandis que je récupère le pot exterieur, l'autre joueur montre 
pour une couleur inférieur. Quel cul !! Il tire les carreaux, tout comme moi, et j'arrive néanmoins, malgré 2 outs en moins, à toucher de quoi me lever gagnant avec ce gros pot !!!
Voilà, après encore 2 – 3 moves bien sentis, j’enregistrais une victoire probante, bien plus significative que le simple aspect financier du truc car elle m’aura permis de reprendre un tant soit peu de confiance en moi, de revenir à un style de jeu plus conventionnel et à me clarifier l’esprit pour mieux analyser les coups. Le break a ses raisons que la raison ne saurait expliquer.
Je vous reparlerai très vite de mes prochaines sessions.
La chasse à la galinette est officiellement bel et bien ouverte. Et autant vous dire que c’est un art que peu de personnes peuvent prétendre maitriser. Il me manque le temps où avec les copains nous rabattions cette espèce en voie de disparition mais il en reste encore. Il me manque le temps où avec les Neverdead, Patoche, Garlick, Oléastre a.k.a Ari, Yohann_S, Dioscure et autres Laurent dit le pote de Benji nous grindions les tables en chassant perpétuellement ce qui rend heureux un joueur de poker. Vous savez, un vrai livreur, un gars qui se dit que pour une ou deux cartes il a la côte. Seulement voilà, pour l’équilibre universel, cette race de gallinacée trouve de temps en temps LA carte qui la sauve, qui lui permet de rester et d’offrir un peu plus au chasseur de prime que nous sommes un champ de tir plus vaste.
Et je ne sais pas ce qu’il se passe en ce moment, c’est la rentrée surement, après avoir remplit le panier de toutes les fournitures scolaires du pti dernier qui attaque le CP le couteau entre les dents à l’Auchan du coin, mais alors ils sont tous de sortie… En deux jours, j’en ai vu à foison. Finis les tables fatigantes de cet été avec que des regulars plus ou moins attrapables. J’ai vu des calls hors de position avec des 
qui fait 2 paires au flop (genre 32 preflop en position d’UTG avec un tapis de 74 derrière, en gros, il espère un miracle au flop !!!), des tapis avec 
vs 
qui fait couleur max au flop, etc… Tous ces coups c’est moi qui les aie subis, mais alors le summum reste celui qui m’est arrivé hier, en table à 100. Un joueur se pose à 500€ et demande tout de suite « Comment ça se passe ? ». Interloqué mais pas crédule pour un sous, je me méfie. Je suis déjà arrivé à une table en prétendant ne rien comprendre aux us et coutumes d’une table car je n’y connaissais personne histoire de faire l’abruti histoire de mieux les raser. Bref, il a à sa droite à peu près le même type de joueur du style « Whatever-I-call-before-the-flop !! » comme Neverdead rêve de faire un jour à la 1000 Omaha H/L (lol, private joke inside !!!), et à la table se trouve également le même type de joueur qui m’a call, en position cette fois, ma relance à 30 préflop avec J4. En gros, je suis à une table où pratiquement toutes les relances sont payées et un pot moyen de l’ordre de 250 – 300€ sur chaque coup. Je suis au bouton avec 
, un joueur en 2ème de parole envoie 16 payé 3 fois avant mon tour de parole. Je n’ai pas de jeu fait et je reste persuadé que celui qui a envoyé ces 16 malheureux euros en a un, et qu’il attend juste qu’on lui revienne dessus. Donc, just call chez moi, seule la BB vient avec nous. Nous sommes 6 au flop 

. Check chez la BB, check chez l’attaquant, le premier calleur (siège 8) envoie tapis 80, payé immédiatement chez notre ami qui demandait comment ça se passait (siège 9), et c’est à moi de parler. Ma main est tout de même largement devant ces deux oisillons égarés dans un coup qui n’a pas lieu d’être. Je préfère arroser tout de suite, il paye tout et je le sens capable d’avoir payé 80 avec un 9 ou un 5. Je raise alors à 180, le premier relanceur jette en disant « ah, c’est 100 de trop ». Mais connard, ferme-la jette tes cartes et laisse nous !!! Je ne supporte plus ces remarques de joueurs qui ne comprennent rien (pour info, il a paire de 10 qu’il touchera à la fin). Le joueur (siège 9) réfléchit un peu, euh non, pas du tout en fait, il paye dans l’instant où son prédécesseur annonçait qu’il passait mon raise à 180. Tombe alors un
et il m’envoie 82 et tapis. J’ai envie de passer mais je ne peux pas laisser un tel pot. River le fameux
et le premier joueur à tapis (siège 8) montre 
, l’autre, montre un magnifique 
. Ils jouent 1 carte voire 4 en tout et pour tout. Alors voilà, ils arrivent (un peu) à me mettre en tilt, ce coup me fait voir rouge, sachant qu’auparavant un mec attaque préflop où je touche la top paire et il call après avoir checker le flop avec tirage… paire qu’il touche (3 out again!!!) à la turn (genre Q9 vs KQ avec flop 942, turn K). Bref, des coups de merde, vraiment de merde qui me verra me mettre sur 900 à cette table de donkey.
Je dois alors sortir mon meilleur poker, je montre mes bluffs pourris pour quelques coup après destacker les petits tapis avec le jeu max, j’adore… Après une session de 4h de jeux où j’ai fais le yoyo jusqu’à -900 (incompréhensible à une table à 100) je passe gagnant de 40€ et immédiatement j’annonce place libre car faut pas déconner, je ne vais pas passer la nuit à chasser tout de même.
Alors oui, je dédicace ce post à Steve, dealer que j’adore car c’est l’un des plus correct à table, qui respecte beaucoup les joueurs du moment que le respect est mutuel. Je sais qu’il lit ce blog car après le « coup des 9 », il m’annonce « cela donnera matière à alimenter le blog je pense ». Et ben ouais, bien vu l’ami, t’as droit à ton ¼ d’heure de gloire sur mon blog, NOIRAUD VA !!!!
La chasse à la galinette est officiellement bel et bien ouverte. Et autant vous dire que c’est un art que peu de personnes peuvent prétendre maitriser. Il me manque le temps où avec les copains nous rabattions cette espèce en voie de disparition mais il en reste encore. Il me manque le temps où avec les Neverdead, Patoche, Garlick, Oléastre a.k.a Ari, Yohann_S, Dioscure et autres Laurent dit le pote de Benji nous grindions les tables en chassant perpétuellement ce qui rend heureux un joueur de poker. Vous savez, un vrai livreur, un gars qui se dit que pour une ou deux cartes il a la côte. Seulement voilà, pour l’équilibre universel, cette race de gallinacée trouve de temps en temps LA carte qui la sauve, qui lui permet de rester et d’offrir un peu plus au chasseur de prime que nous sommes un champ de tir plus vaste.
Et je ne sais pas ce qu’il se passe en ce moment, c’est la rentrée surement, après avoir remplit le panier de toutes les fournitures scolaires du pti dernier qui attaque le CP le couteau entre les dents à l’Auchan du coin, mais alors ils sont tous de sortie… En deux jours, j’en ai vu à foison. Finis les tables fatigantes de cet été avec que des regulars plus ou moins attrapables. J’ai vu des calls hors de position avec des 
qui fait 2 paires au flop (genre 32 preflop en position d’UTG avec un tapis de 74 derrière, en gros, il espère un miracle au flop !!!), des tapis avec 
vs 
qui fait couleur max au flop, etc… Tous ces coups c’est moi qui les aie subis, mais alors le summum reste celui qui m’est arrivé hier, en table à 100. Un joueur se pose à 500€ et demande tout de suite « Comment ça se passe ? ». Interloqué mais pas crédule pour un sous, je me méfie. Je suis déjà arrivé à une table en prétendant ne rien comprendre aux us et coutumes d’une table car je n’y connaissais personne histoire de faire l’abruti histoire de mieux les raser. Bref, il a à sa droite à peu près le même type de joueur du style « Whatever-I-call-before-the-flop !! » comme Neverdead rêve de faire un jour à la 1000 Omaha H/L (lol, private joke inside !!!), et à la table se trouve également le même type de joueur qui m’a call, en position cette fois, ma relance à 30 préflop avec J4. En gros, je suis à une table où pratiquement toutes les relances sont payées et un pot moyen de l’ordre de 250 – 300€ sur chaque coup. Je suis au bouton avec 
, un joueur en 2ème de parole envoie 16 payé 3 fois avant mon tour de parole. Je n’ai pas de jeu fait et je reste persuadé que celui qui a envoyé ces 16 malheureux euros en a un, et qu’il attend juste qu’on lui revienne dessus. Donc, just call chez moi, seule la BB vient avec nous. Nous sommes 6 au flop 

. Check chez la BB, check chez l’attaquant, le premier calleur (siège 8) envoie tapis 80, payé immédiatement chez notre ami qui demandait comment ça se passait (siège 9), et c’est à moi de parler. Ma main est tout de même largement devant ces deux oisillons égarés dans un coup qui n’a pas lieu d’être. Je préfère arroser tout de suite, il paye tout et je le sens capable d’avoir payé 80 avec un 9 ou un 5. Je raise alors à 180, le premier relanceur jette en disant « ah, c’est 100 de trop ». Mais connard, ferme-la jette tes cartes et laisse nous !!! Je ne supporte plus ces remarques de joueurs qui ne comprennent rien (pour info, il a paire de 10 qu’il touchera à la fin). Le joueur (siège 9) réfléchit un peu, euh non, pas du tout en fait, il paye dans l’instant où son prédécesseur annonçait qu’il passait mon raise à 180. Tombe alors un
et il m’envoie 82 et tapis. J’ai envie de passer mais je ne peux pas laisser un tel pot. River le fameux
et le premier joueur à tapis (siège 8) montre 
, l’autre, montre un magnifique 
. Ils jouent 1 carte voire 4 en tout et pour tout. Alors voilà, ils arrivent (un peu) à me mettre en tilt, ce coup me fait voir rouge, sachant qu’auparavant un mec attaque préflop où je touche la top paire et il call après avoir checker le flop avec tirage… paire qu’il touche (3 out again!!!) à la turn (genre Q9 vs KQ avec flop 942, turn K). Bref, des coups de merde, vraiment de merde qui me verra me mettre sur 900 à cette table de donkey.
Je dois alors sortir mon meilleur poker, je montre mes bluffs pourris pour quelques coup après destacker les petits tapis avec le jeu max, j’adore… Après une session de 4h de jeux où j’ai fais le yoyo jusqu’à -900 (incompréhensible à une table à 100) je passe gagnant de 40€ et immédiatement j’annonce place libre car faut pas déconner, je ne vais pas passer la nuit à chasser tout de même.
Alors oui, je dédicace ce post à Steve, dealer que j’adore car c’est l’un des plus correct à table, qui respecte beaucoup les joueurs du moment que le respect est mutuel. Je sais qu’il lit ce blog car après le « coup des 9 », il m’annonce « cela donnera matière à alimenter le blog je pense ». Et ben ouais, bien vu l’ami, t’as droit à ton ¼ d’heure de gloire sur mon blog, NOIRAUD VA !!!!
Je n’en peux plus, je craque… Je connais une variance vraiment très difficile à supporter. Un jour je gagne 1000, un autre je perds 400, le lendemain je gagne 70 bref, je n’arrive pas à performer de manière significative. Cela ne m’empêche pas de m’empresser de vous raconter quelques coups. Je suis au bouton avec 
, un joueur en milieu de parole relance à 24, tout le monde passe. Cela doit être sa 4ème relance en 5 heures de jeu, je call pour lui faire l’horreur. Il fait partie de ces joueurs qui ne lâchent pas leur main mais sur ce coup là, j’appelle cela une livraison. Donc je call, et la SB se joint à nous. Le flop donne 

. Ok, on a chatté une paire. SB check et notre attaquant envoie 50. Continuation Bet classique oserais-je dire qui annonce clairement de la force, du style over paire. Je call dans le but de bluffer la turn si un cœur tombe seulement voilà, Reda en SB call également. Je le mets quand à lui sur une main du style TPTK (A7 Top Paire Top Kicker). Je me sens en toute légitimité derrière mais je peux grandement améliorer ma main. Tombe alors le
. SB check et notre attaquant annonce 100, plus que jamais, il annonce vraiment un jeu très fort. Seulement voilà, j’ai payé pour trouver soit un 8, soit un 6, soit carrément un 9 ou un 5 pour toucher l’espoir. Je call donc dans l’espoir également que Reda continue de payer avec son 7 mais il lâchera finalement, comprenant qu’il était derrière au moins l’un de nous deux. Tombe alors un
à la river et il envoie encore une fois 100. Je prends une poignée et raise à 264 (la hauteur de son tapis grosso modo) et il m’envoie tapis debout sur la table, tout excité, un tapis à 286 (et merde, faut que je complète 18 € de plus) persuadé de m’avoir attrapé. Alors voilà, prenons 30 sec pour tenter d’analyser non pas sa main, mais la mienne, savoir ce que je peux représenter. Clairement, je schématise un 8. Mais alors avec quoi ? 88, 8x à cœur, 2 paires (910 à cœur est plausible non ?), brelan (encore que cela est relativement écartable), bref une tonne de carte qui le battent. Seulement voilà, il me montre 
tout fièrement. Moi, je me dis alors que c’est lui qui a 88 et que nous allons partager. J’annonce avec une petite voix pleine d’ironie teintée de surprise « quinte » et lui montre mon beau, mon magnifique 8 accompagné d’un 6. Il se lèvera et quittera le cercle. Je ne l’ai pas encore revu à ce jour…
Je n’en peux plus, je craque… Je connais une variance vraiment très difficile à supporter. Un jour je gagne 1000, un autre je perds 400, le lendemain je gagne 70 bref, je n’arrive pas à performer de manière significative. Cela ne m’empêche pas de m’empresser de vous raconter quelques coups. Je suis au bouton avec 
, un joueur en milieu de parole relance à 24, tout le monde passe. Cela doit être sa 4ème relance en 5 heures de jeu, je call pour lui faire l’horreur. Il fait partie de ces joueurs qui ne lâchent pas leur main mais sur ce coup là, j’appelle cela une livraison. Donc je call, et la SB se joint à nous. Le flop donne 

. Ok, on a chatté une paire. SB check et notre attaquant envoie 50. Continuation Bet classique oserais-je dire qui annonce clairement de la force, du style over paire. Je call dans le but de bluffer la turn si un cœur tombe seulement voilà, Reda en SB call également. Je le mets quand à lui sur une main du style TPTK (A7 Top Paire Top Kicker). Je me sens en toute légitimité derrière mais je peux grandement améliorer ma main. Tombe alors le
. SB check et notre attaquant annonce 100, plus que jamais, il annonce vraiment un jeu très fort. Seulement voilà, j’ai payé pour trouver soit un 8, soit un 6, soit carrément un 9 ou un 5 pour toucher l’espoir. Je call donc dans l’espoir également que Reda continue de payer avec son 7 mais il lâchera finalement, comprenant qu’il était derrière au moins l’un de nous deux. Tombe alors un
à la river et il envoie encore une fois 100. Je prends une poignée et raise à 264 (la hauteur de son tapis grosso modo) et il m’envoie tapis debout sur la table, tout excité, un tapis à 286 (et merde, faut que je complète 18 € de plus) persuadé de m’avoir attrapé. Alors voilà, prenons 30 sec pour tenter d’analyser non pas sa main, mais la mienne, savoir ce que je peux représenter. Clairement, je schématise un 8. Mais alors avec quoi ? 88, 8x à cœur, 2 paires (910 à cœur est plausible non ?), brelan (encore que cela est relativement écartable), bref une tonne de carte qui le battent. Seulement voilà, il me montre 
tout fièrement. Moi, je me dis alors que c’est lui qui a 88 et que nous allons partager. J’annonce avec une petite voix pleine d’ironie teintée de surprise « quinte » et lui montre mon beau, mon magnifique 8 accompagné d’un 6. Il se lèvera et quittera le cercle. Je ne l’ai pas encore revu à ce jour…
Synopsis (je parlerai de moi à la 3ème personne, ça rajoute à l'intrigue un côté hautain de l'auteur, d'où un vote de défiance de la part du lecteur) :
un joueur (moi) qui arrive à la table à 100 principale en sortant d'un good run de 50 mn à
Le rapport avec le coup en question ? Aucun. Alors voilà. Il a une image relativement solide à 
. Un joueur en milieu de parole (allemand apparemment), qui n’a pas bougé depuis au moins 01h18, se permet de relancer à 20. Tout le monde dit à notre hauteur que c’est une grosse serrure, affichant constamment un jeu dur, et ne joue QUE QQ, KK, AA, AK et AQ. Tout le monde passe jusqu’à la SB qui relance à 50, car derrière ne se trouve que la BB et l’allemand en question qui avait relancé en premier. Comme prévu, la BB jette et l’allemand call. Tombe alors un flop 

, la SB réfléchit (du goût de certains joueurs, pas assez longtemps) et envoie « all-in » à hauteur de 160€. En une fraction de seconde, l’allemand a call, ce qu’on appel un instant call, en ayant visiblement attrapé son flop. AK, JJ, KK, AA ?? Non, non, rien, absolument rien de tout cela. Il avait 
et chopera le
à
Comme une évidence, l’intégralité de la table se met à commenter le coup dans les moindre détails, de la relance préflop jusqu’au temps passé pour annoncer tapis. Un coup classique, qui ne fait appel à aucune science ou maîtrise de ce jeu. Je compare ce coup au célébrissime jeu de la bataille…
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à
Comme une évidence, l’intégralité de la table se met à commenter le coup dans les moindre détails, de la relance préflop jusqu’au temps passé pour annoncer tapis. Un coup classique, qui ne fait appel à aucune science ou maîtrise de ce jeu. Je compare ce coup au célébrissime jeu de la bataille…
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. Je raise à 24 avec l’air méchant vénér agacé qui fait cela avec une poubelle histoire de voler les 4€. Et voilà pas qu’l’ami Eric me raise à 90. Et là, en une ultra fraction de seconde, je prends tous les jetons et les jette nonchalamment au milieu du tapis. Bien sûr, si vous m’avez déjà vu joué, vous savez que je n’ai presque qu’exclusivement des jetons de 10 € (les bleues tendances gris foncés) alors cela impressionne encore plus. Il n’a « que » 200 de plus à rajouté et je me mets alors à faire le mec bien énervé, mais en même temps impassible qui ne veut pas être payé. Il call après un petit temps de réflexion et à la fin du coup, il m’annonce hauteur As en me montrant 
.
Ce coup, il nous arrive que nous en reparlions avec un léger sourire en coin et il me répète constamment « quel coup d’acting tu m’as fais ce jour là, j’étais persuadé que tu avais air », c'est-à-dire rien du tout en main. Force est de constater que connaitre ses adversaires influence beaucoup dans ce jeu. Je savais que je touchais son orgueil en réalisant un tel move, c'est-à-dire lui envoyer tapis après une sur relance de sa part et en tête à tête.
C’était le coup marrant de la semaine.
" ["link#"]=> int(1) ["link"]=> string(61) "http://joueurdelacf.blogspot.com/2008/08/un-coup-marrant.html" ["author#"]=> int(1) ["author"]=> string(41) "noreply@blogger.com (Lolo "Black Cat" W.)" ["http://search.yahoo.com/mrss/"]=> array(6) { ["thumbnail#"]=> int(1) ["thumbnail@"]=> string(28) "xmlns:media,url,height,width" ["thumbnail@xmlns:media"]=> string(29) "http://search.yahoo.com/mrss/" ["thumbnail@url"]=> string(86) "http://1.bp.blogspot.com/_BKdfIXDM1JQ/R8QAL3RbK9I/AAAAAAAAAVc/e6u31h3878k/s72-c/AS.gif" ["thumbnail@height"]=> string(2) "72" ["thumbnail@width"]=> string(2) "72" } ["http://purl.org/syndication/thread/1.0"]=> array(2) { ["total#"]=> int(1) ["total"]=> string(1) "0" } ["summary#"]=> int(1) ["summary"]=> string(3643) "Alors voilà, ce coup s’est passé il y a un peu plus de 2 mois. Je suis à une table à 100 et à ma droite se trouve Eric, un très bon joueur avec nous adorons nous affronter… Je suis (un peu) en tilt car je viens à l’instant même de perdre un vrai sale coup comme on déteste en subir (genre 2 paires et une doublette qui n’est pas l’une de nos 2 cartes mais qui donne l’avantage du kicker à l’adversaire). Nous nous retrouvons alors en combat de blinds (2 / 4 pour info). Il décide de compléter la blind. Je regarde ma main 
. Je raise à 24 avec l’air méchant vénér agacé qui fait cela avec une poubelle histoire de voler les 4€. Et voilà pas qu’l’ami Eric me raise à 90. Et là, en une ultra fraction de seconde, je prends tous les jetons et les jette nonchalamment au milieu du tapis. Bien sûr, si vous m’avez déjà vu joué, vous savez que je n’ai presque qu’exclusivement des jetons de 10 € (les bleues tendances gris foncés) alors cela impressionne encore plus. Il n’a « que » 200 de plus à rajouté et je me mets alors à faire le mec bien énervé, mais en même temps impassible qui ne veut pas être payé. Il call après un petit temps de réflexion et à la fin du coup, il m’annonce hauteur As en me montrant 
.
Ce coup, il nous arrive que nous en reparlions avec un léger sourire en coin et il me répète constamment « quel coup d’acting tu m’as fais ce jour là, j’étais persuadé que tu avais air », c'est-à-dire rien du tout en main. Force est de constater que connaitre ses adversaires influence beaucoup dans ce jeu. Je savais que je touchais son orgueil en réalisant un tel move, c'est-à-dire lui envoyer tapis après une sur relance de sa part et en tête à tête.
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. 3 joueurs qui payent la blind et je décide de relancer à 44. Je veux jouer cette main en tête-à-tête avec notre ami gambleur et cela ne loupe pas. Le flop donne 

. J'ouvre à 80, et il m'envoie immédiatemment tapis. Il me couvre, j'ai 720€ exactement derrière. Ce move ressemble trait pour trait à celui sur lequel il a attrapé Benoît. Maintenant, il est très difficile de lâcher cette main, quasi impossible. Mais je me gratte la tête, je n'ai plus trop de solution. Soit tapis, soit fold. En même temps, ce spot n'est pas dangereux, je suis devant le tirage pic, devant un K quelconque et je peux améliorer ma main face à une double paire. Mais je me dis alors qu'il y a des coups plus facile. Je lui jette ma main face ouverte et me dit : "comme tu me montre ça, je suis obligé de te montrer la mienne" et me retourne son 
. Il ne me voyait pas du tout avec une telle main, que j'ai joué trop fort pour représenter une telle main. Il prend mon argent et est visiblement impressionné par mon lay down. Cela s'avèrera payant par la suite car 2 heures plus tard, je lui ai repris l'équivalent de 600 € et lui démarre un cycle de bad run assez impressionnant. J'ai réussis, par ce lay down, à imposer mon rythme sur toutes les mains qui nous as vu nous affronter par la suite. Voilà, en peu de temps, j'ai pris un ascendant psychologique sur ce joueur qui me permettra par la suite de le déstacker sur une paire de 8 où je touche mon 8 au flop et il réalise alors le même move avec top paire top kicker. Il m'envoie tapis, immédiatement call bien sûr.
. 3 joueurs qui payent la blind et je décide de relancer à 44. Je veux jouer cette main en tête-à-tête avec notre ami gambleur et cela ne loupe pas. Le flop donne 

. J'ouvre à 80, et il m'envoie immédiatemment tapis. Il me couvre, j'ai 720€ exactement derrière. Ce move ressemble trait pour trait à celui sur lequel il a attrapé Benoît. Maintenant, il est très difficile de lâcher cette main, quasi impossible. Mais je me gratte la tête, je n'ai plus trop de solution. Soit tapis, soit fold. En même temps, ce spot n'est pas dangereux, je suis devant le tirage pic, devant un K quelconque et je peux améliorer ma main face à une double paire. Mais je me dis alors qu'il y a des coups plus facile. Je lui jette ma main face ouverte et me dit : "comme tu me montre ça, je suis obligé de te montrer la mienne" et me retourne son 
. Il ne me voyait pas du tout avec une telle main, que j'ai joué trop fort pour représenter une telle main. Il prend mon argent et est visiblement impressionné par mon lay down. Cela s'avèrera payant par la suite car 2 heures plus tard, je lui ai repris l'équivalent de 600 € et lui démarre un cycle de bad run assez impressionnant. J'ai réussis, par ce lay down, à imposer mon rythme sur toutes les mains qui nous as vu nous affronter par la suite. Voilà, en peu de temps, j'ai pris un ascendant psychologique sur ce joueur qui me permettra par la suite de le déstacker sur une paire de 8 où je touche mon 8 au flop et il réalise alors le même move avec top paire top kicker. Il m'envoie tapis, immédiatement call bien sûr.
. 2 limpers après les blinds dont un juste à ma droite. Il a monté un gros tapis dans les 900 en pédalant énorme ou en choppant les livraisons que les coursiers Fedex faisait par ci par là. Un joueur moyen mais relativement dangereux car très calling station. Bref, je relance à 36 preflop. Felipe au bouton me call, la grosse blind vient aussi ainsi que les deux joueurs ayant call à 4 avant moi. Nous sommes 5 dans le coup, et j'ai déjà envie de jeter mes cartes. Sauf que le flop est 

. Les 3 joueurs avant moi check, j'ouvre à 120, Felipe jette apparemment à regret, tous le monde jette jusqu'au joueur à ma droite, la fameuse calling station, qui cette fois me relance à 400. Ok, je vois le genre, mon brelan n'est pas bon apparemment. Pour info, j'avais jeté un brelan de 9 1 heure avant contre lui justement sur un flop 

où j'ouvre à 14, relancé par un américain à 30 et lui surrelance à 90 alors qu'il est au bouton. Alors évidemment, je le met sur 78 et ma décision est alors toute faite et j'ai jeté. Bien sûr, l'américain était à tirage carreau qu'il ne verra pas sortir et lui livrera dans les 300 € car notre ami montrera en effet 87 pour la quinte max. Ce coup me revient bien évidemment à l'esprit lorsque j'entends ce raise à 400. 96 et J9 sont des mains probables, après je prends tout mon temps en réfléchissant à sa main et ce à quoi j'ai affaire. Et là, je me persuade qu'il a quinte mais une voix me dit de call, d'aller chercher la doublette, d'aller à l'accident. Après tout, il paut faire cela avec 2 paires, 9 10 ou brelan inférieur. Mais non, dans ma tête, je sais que j'affronte une quinte et je prie pour voire une doublette tout de suite. Je call, tel un pigeon bien en chaire, tel un saumon d'élevage lâché en plein torrent d'eau douce et je pousse les 280 € manquant pour tout juste compléter. La turn est un
et bien évidemment, j'entends les 450 et tapis qui confirme qu'il a effectivement bel et bien une quinte, je call car je ne vais pas me désengager après un tel move de donkey. En bon fish que je suis, je chope obviously un
à la river pour un full max. Il m'annonce quinte avec 
, je lui annonce full, il se lève instantanément et je lui fétiche son taco. On ne l'a plus revu depuis. Un coup horrible, que je ne conseil à personne, j'ai poussé les jetons et j'ai fermé les yeux, je sais que je suis dominé et de plus, la profondeur de tapis m'a donné suffisamment d'information pour que je lâche aisément ce coup. J'ai affreusement joué mais j'ai touche, aucune leçon, aucune morale dans ce coup, j'ai mal joué et j'ai chatté. Je vous rassure, ce genre de coup ne fait vraiment pas partie de mon style mais que voulez vous, that's poker..."
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. Les 3 joueurs avant moi check, j'ouvre à 120, Felipe jette apparemment à regret, tous le monde jette jusqu'au joueur à ma droite, la fameuse calling station, qui cette fois me relance à 400. Ok, je vois le genre, mon brelan n'est pas bon apparemment. Pour info, j'avais jeté un brelan de 9 1 heure avant contre lui justement sur un flop 

où j'ouvre à 14, relancé par un américain à 30 et lui surrelance à 90 alors qu'il est au bouton. Alors évidemment, je le met sur 78 et ma décision est alors toute faite et j'ai jeté. Bien sûr, l'américain était à tirage carreau qu'il ne verra pas sortir et lui livrera dans les 300 € car notre ami montrera en effet 87 pour la quinte max. Ce coup me revient bien évidemment à l'esprit lorsque j'entends ce raise à 400. 96 et J9 sont des mains probables, après je prends tout mon temps en réfléchissant à sa main et ce à quoi j'ai affaire. Et là, je me persuade qu'il a quinte mais une voix me dit de call, d'aller chercher la doublette, d'aller à l'accident. Après tout, il paut faire cela avec 2 paires, 9 10 ou brelan inférieur. Mais non, dans ma tête, je sais que j'affronte une quinte et je prie pour voire une doublette tout de suite. Je call, tel un pigeon bien en chaire, tel un saumon d'élevage lâché en plein torrent d'eau douce et je pousse les 280 € manquant pour tout juste compléter. La turn est un
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string(4947) "Cela va bientôt faire 2 fois que je saute en tournoi avec cette main. Tout d'abord, table finale du 250 de l'Acf samedi dernier, je suis au bouton, j'ai 13600 de chip, nous ne sommes plus que 6, les blinds sont à 1000 / 2000 ante 200, et Olivier "ARI" envoie en second de parole 5000. Call par le joueur à sa gauche, et c'est à moi de parler. Je vois cette main faite pour être à tapis préflop et calcul rapidement mon action. Cela ne changera rien si je call et je ne verrai jamais la fin du flop si je ne touche pas immédiatement. En même temps, pourquoi call en investissant plus d'1/3 de mon tapis si c'est pour coucher ensuite. Alors ok, let's go to ALL IN !!! Les blinds jettent, Olivier réfléchit un peu et jette assez rapidement. C'est un pote et a relancé dans une position indélicate sans pour autant entamer son tapis, une sonde en quelques sortes, avec AJ. Le joueur d'après par contre, c'est une paire de manche. Il a gros tapis et se sent obligé de call. Maintenant il réfléchit, demande le total, et annonce "je ne devrais pas, mais je paye" et me retourne 
. La première carte du flop est un 7 et scellera mon sort. Je ne sors pas dégoûté en plus, je finis 6ème d'un tournoi où je n'ai commis aucune erreur et où j'ai eu de la réussite quand il fallait, sauf dans le ma dernière rencontre.
. Le flop sera géantissime pour moi : 

. Seulement voilà, le sort s'acharne, et le croupier déroule 2 autre pics, je n'en ai pas obviously et je saute 27 ème.
. La première carte du flop est un 7 et scellera mon sort. Je ne sors pas dégoûté en plus, je finis 6ème d'un tournoi où je n'ai commis aucune erreur et où j'ai eu de la réussite quand il fallait, sauf dans le ma dernière rencontre.
. Le flop sera géantissime pour moi : 

. Seulement voilà, le sort s'acharne, et le croupier déroule 2 autre pics, je n'en ai pas obviously et je saute 27 ème.
avec 2 limpers, je raise à 22 (10x BB remember !!!) et je suis payé par la SB (une femme d'un âge certain qui est une calling station, qui ne te lâche jamais, bref, une vraie sangsue, et un mec en milieu de parole qui est un livreur de première, et qui ne comprend pas grand chose au poker. Bref, le flop est simple : 

. Madame check, l'autre check, et moi, continuation bet à 54, histoire de... faire gonfler le pot car je suis payé 2 fois. Au turn, tout de suite, sans souffrance :
. Bon, ok, c'est la pire carte que je voulais voire sortir (avec l'
bien sûr). La SB envoie 18 et tapis, l'autre réfléchis genre 3,50 secondes avant de call en ayant regardé ses cartes vite fait. Je ne sais pas, mais ce coup là pue mais je sens que je suis devant tout le monde, et j'ai envie d'un exterieur, alors j'envoie boîte à 126, instant call par Mr Fishman. River évidemment
pour voir mes espoirs anéantis et mes sous en mode mandat-cash lorsque je découvre les jeux pour le moins surprenants de mes adversaires : 
chez ma calling station préférée, et 
chez mon copain rebeu. Voilà, en ce moment, l'expression qui tourne dans les cercles est celle de mon titre : une parfaite lecture du sabot !!
et, énervé, je relance à 28. Je ne suis payé que par le mec qui avait call UTG et let's see the flop : 

. Il a un tapis d'environ 100€, et à ma grande surprise, il attaque en premier à 40. Je réfléchis un peu, tente de mettre une main sur son bet. Cela me semble schématiser un AJ, voir KJ ou pire, un JJ. Je préfère prendre l'information tout de suite en "minraisant", sachant que logiquement s'il a QQ ou une paire en dessous il lâchera. Et après mes 80, il m'annonce tapis 108. J'ai envie de lâcher, mais cela me décide et me persuade à le mettre sur AJ. Je paye donc, de toutes façons je n'ai plus d'autre choix, turn est catastrophique pour moi
et la river ne changera rien. Et bien tenez vous bien, il m'a arrosé tout le flop avec 
. Je ne commenterai pas ce move, tout comme le précédent, j'veux dire par là que l'abbatage parle de lui même, ces tables à 50 c'est du n'importe quoi.
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. Je ne commenterai pas ce move, tout comme le précédent, j'veux dire par là que l'abbatage parle de lui même, ces tables à 50 c'est du n'importe quoi.Voilà plus de 2 mois sans le moindre post, et je vous prie de bien vouloir m’en excuser. J’ai plusieurs articles en cours de préparation mais là, j’ai besoin de rassembler pas mal de volonté pour tenter d’exorciser ce démon qu’est le jeu. En effet, durant ces 2 mois de silence bloguiste, je n’en suis pourtant pas en reste d’histoires hallucinantes. J’ai « runné » good, j’ai « runné » bad, j’ai connu une variance très difficile à gérer. J’ai perdu beaucoup de 80 / 20 (AA vs KK) comme on dit, des 60 / 40 également (AK vs AQ), je gagnais des coups de l’espace, je callais gagnant, je callais perdant, bref, je bougeais les jetons au gré de mes humeurs et de mes adversaires.
Et puis, pour je ne sais quelle raison, je me décide que, fort de mes capacités pokériennes, je peux aller grinder un peu les fameuses tables à 250. Moi qui effectuais jusqu’alors à quelques micros sessions de 1, 2 voir 3 heures, j’ai décidé de passer une nuit complète dessus et vous savez quoi, et bien tout mon bankroll pour lequel je me suis acharné à monter y est passé. Voilà c’est dit, dans cette petite salle se joue un autre poker, celui dit de « masse ». En effet, je ne comprenais pas bien pourquoi il fallait avoir un gros bankroll pour aller s’assoir à une table ou les blinds ne sont pas bien plus élevées qu’à la 100, ou le tapis moyen correspond parfois à celle d’une 100 bien chargée. La différence se situe dans bien des aspects. La relance dite « classique » est bien plus elevée, le pot moyen l’est par conséquent bien plus elevé également et donc, l’écart à réaliser sur ces tables est attractif. Seulement voilà, lorsque qu’un joueur se fait « déstacké » la différence est là aussi, à une 100 nous ne voyons que rarement un joueur recharger lourd. A ces tables, on voit parfois un joueur recharger 1000, 1500, voir 2 ou 3000€ d’un coup. Ensuite, voilà le type de coup qui donne des maux de tête. Je suis sur 3000, nous sommes au petit matin et je suis en train de doucement mais sûrement remonter ma perte. J’ai envie de rentrer mais je perds encore 600€, ma table est « facile » et j’arrive à me faire respecter bref, tout va bien et je n’ai pas envie de rentrer tout de suite. Puis arrive ce coup contre Damien, un Irlandais très agressif et qui est devenu depuis peu un habitué des 250 après avoir bien performé en tables à 100. Il est au bouton et moi de SB, je sais qu’il va relancer son bouton. Il me connait un peu mais je l’ai destacké 2 fois jusqu’à maintenant et il a rechargé lourd à 1000€ après avoir perdu ses 2 caves à 250 et 500. Nous sommes 5 dans le coup et il envoie 35, je reçois 
je décide de call, Les 3 autres également call pour voir le flop. 

, je check, tout le monde check et Damien envoie 80. Je relance à 300, tout le monde passe et il décide, dans un éclair de lucidité de m’envoyer tapis. Normalement, c’est instant call mais il a tout de même 1040€ de tapis, cela mérite réflexion. S’il a brelan de roi ou de dix, il ne m’enverrait sûrement pas tapis, en voulant me garder dans le coup. Je décide de le mettre soit sur QJ soit sur 2 paires KT, auquel cas je suis devant. Après un petit temps de réflexion, j’annonce payé et je le vois se décomposé, il me dit « t’as brelan ? » avec ce regard qui feint le dégout d’avoir tout poussé face à un joueur comme moi. Tombe alors un
puis un
dévastateur pour mon petit full face à son second full max 
dans les mains… Voilà, il va sans dire que ce coup m’a sonné et je perdrais tout le reste en rechargeant 2000 de plus, sachant que cet argent, j’ai mis 4 mois à le gagner et que tout est parti en une journée. C’est les aléas du poker mais surtout, je n’arriverais à rien dans ce monde sans un minimum de discipline, discipline que je m’efforçais jusqu’alors à tenir, mais j’ai craqué, je ne suis qu’un homme, faible certes.
J’avais pourtant réalisé de belles sessions à la 100, et j’y retourne aujourd’hui, forcément, car cela reste les tables où les joueurs sont les plus techniques. Force est de constater que certains « oiseaux » volent encore à ces tables, heureusement sinon nous nous retrouverions entre habitués où il est très difficile de performer, car nous commençons à de plus en plus nous connaître. Il y a pourtant un coup que j’ai en mémoire et que je me dois de raconter, car c’est, pour moi, du jamais vu, le genre de coup que l’on se prend à rêver autour d’une entrecôte frites entre amis. Nous sommes à une 100 un peu chaude, à ma droite Mathieu, un joueur très sérieux, qui se targue de dévorer des bouquins et qui a une approche de ce jeu des plus enviable. Il me parle souvent en des termes inconnus pour moi, mais j’aime bien parler avec lui car il analyse très bien les coups. Bref, il est 3 heures du mat, nous sommes tous plus ou moins fatigués, je viens de déstacker Mathieu en lui pédalant une quinte par les 2 bouts que je touche max au turn, quand il m’envoie all in avec son brelan au flop (3910 et j’ai QJ, tout de suite le 8 au turn). Il recharge et est visiblement en tilt, le pire ennemi du joueur. Il se fait pédaler et pour cher, l’ensemble des short stack de la table doublent sur lui en touchant des river improbables, bref il ne joue pas serein. Il envoie 32 préflop alors qu’il est au bouton, j’ai 
et je décide de call car c’est Mathieu et qu’il est très affecter par les move qu’il prend dans la gueule et que la table est assez loose. On ne sait jamais, on peut trouverson flop (j’ai gros tapis et derrière moi se trouvent Benoît, qui a un énorme tapis et qui a call en UTG, donc je sais qu’il va suivre, plus 3 ou 4 joueurs qui ne vont sûrement pas suivre). A ma grande surprise, tout le monde est là, nous sommes 5 suiveurs plus Mathieu pour un pot de départ des plus sexy. Vient le flop des plus énorme. 

, tout le monde jusqu’à Mathieu qui envoie 120. J’ai déjà envie de relancer à 300 histoire d’arrêter le coup mais je me ravise et call juste, on ne sait jamais. Là encore, surprise, moi pensais le retrouver en tête à tête, je vois Benoît caller et un short stack mettre tapis à 70. Tombe alors le
. Waouh, comment faire, en une fraction de seconde j’annonce tapis, et là je me dis mais quel con, et si Benoît était venu chercher une couleur ? Il réfléchis 3 plombes et se décide à lâcher, en demandant de garder sa main. 2 paires, brelan ? Visiblement mon tapis à 800 lui a fait peur, et il lâche le coup avec regrets visiblement. Mathieu se gratte la tête mais décide de payer, il a tout de même 440 de tapis et je pris pour qu’il n’y ait pas de doublette. La dernière ne change rien et j’annonce « MAX » comme j’aime si bien le faire. Pas par arrogance, mais je ne fais pas de cinéma, les gens comprennent alors qu’ils ont perdus, cela évite tout litige à table comme j’ai l’occasion de tellement en voir. Finalement, Benoît a jeté 
, le short stack avait 
et Mathieu lui avait 
. Waouh, 4 joueurs, 4 couleurs au tableau final, 11 cœur de sortis sur 13, c’est de la folie, du jamais vu mes amis.
Voilà plus de 2 mois sans le moindre post, et je vous prie de bien vouloir m’en excuser. J’ai plusieurs articles en cours de préparation mais là, j’ai besoin de rassembler pas mal de volonté pour tenter d’exorciser ce démon qu’est le jeu. En effet, durant ces 2 mois de silence bloguiste, je n’en suis pourtant pas en reste d’histoires hallucinantes. J’ai « runné » good, j’ai « runné » bad, j’ai connu une variance très difficile à gérer. J’ai perdu beaucoup de 80 / 20 (AA vs KK) comme on dit, des 60 / 40 également (AK vs AQ), je gagnais des coups de l’espace, je callais gagnant, je callais perdant, bref, je bougeais les jetons au gré de mes humeurs et de mes adversaires.
Et puis, pour je ne sais quelle raison, je me décide que, fort de mes capacités pokériennes, je peux aller grinder un peu les fameuses tables à 250. Moi qui effectuais jusqu’alors à quelques micros sessions de 1, 2 voir 3 heures, j’ai décidé de passer une nuit complète dessus et vous savez quoi, et bien tout mon bankroll pour lequel je me suis acharné à monter y est passé. Voilà c’est dit, dans cette petite salle se joue un autre poker, celui dit de « masse ». En effet, je ne comprenais pas bien pourquoi il fallait avoir un gros bankroll pour aller s’assoir à une table ou les blinds ne sont pas bien plus élevées qu’à la 100, ou le tapis moyen correspond parfois à celle d’une 100 bien chargée. La différence se situe dans bien des aspects. La relance dite « classique » est bien plus elevée, le pot moyen l’est par conséquent bien plus elevé également et donc, l’écart à réaliser sur ces tables est attractif. Seulement voilà, lorsque qu’un joueur se fait « déstacké » la différence est là aussi, à une 100 nous ne voyons que rarement un joueur recharger lourd. A ces tables, on voit parfois un joueur recharger 1000, 1500, voir 2 ou 3000€ d’un coup. Ensuite, voilà le type de coup qui donne des maux de tête. Je suis sur 3000, nous sommes au petit matin et je suis en train de doucement mais sûrement remonter ma perte. J’ai envie de rentrer mais je perds encore 600€, ma table est « facile » et j’arrive à me faire respecter bref, tout va bien et je n’ai pas envie de rentrer tout de suite. Puis arrive ce coup contre Damien, un Irlandais très agressif et qui est devenu depuis peu un habitué des 250 après avoir bien performé en tables à 100. Il est au bouton et moi de SB, je sais qu’il va relancer son bouton. Il me connait un peu mais je l’ai destacké 2 fois jusqu’à maintenant et il a rechargé lourd à 1000€ après avoir perdu ses 2 caves à 250 et 500. Nous sommes 5 dans le coup et il envoie 35, je reçois 
je décide de call, Les 3 autres également call pour voir le flop. 

, je check, tout le monde check et Damien envoie 80. Je relance à 300, tout le monde passe et il décide, dans un éclair de lucidité de m’envoyer tapis. Normalement, c’est instant call mais il a tout de même 1040€ de tapis, cela mérite réflexion. S’il a brelan de roi ou de dix, il ne m’enverrait sûrement pas tapis, en voulant me garder dans le coup. Je décide de le mettre soit sur QJ soit sur 2 paires KT, auquel cas je suis devant. Après un petit temps de réflexion, j’annonce payé et je le vois se décomposé, il me dit « t’as brelan ? » avec ce regard qui feint le dégout d’avoir tout poussé face à un joueur comme moi. Tombe alors un
puis un
dévastateur pour mon petit full face à son second full max 
dans les mains… Voilà, il va sans dire que ce coup m’a sonné et je perdrais tout le reste en rechargeant 2000 de plus, sachant que cet argent, j’ai mis 4 mois à le gagner et que tout est parti en une journée. C’est les aléas du poker mais surtout, je n’arriverais à rien dans ce monde sans un minimum de discipline, discipline que je m’efforçais jusqu’alors à tenir, mais j’ai craqué, je ne suis qu’un homme, faible certes.
J’avais pourtant réalisé de belles sessions à la 100, et j’y retourne aujourd’hui, forcément, car cela reste les tables où les joueurs sont les plus techniques. Force est de constater que certains « oiseaux » volent encore à ces tables, heureusement sinon nous nous retrouverions entre habitués où il est très difficile de performer, car nous commençons à de plus en plus nous connaître. Il y a pourtant un coup que j’ai en mémoire et que je me dois de raconter, car c’est, pour moi, du jamais vu, le genre de coup que l’on se prend à rêver autour d’une entrecôte frites entre amis. Nous sommes à une 100 un peu chaude, à ma droite Mathieu, un joueur très sérieux, qui se targue de dévorer des bouquins et qui a une approche de ce jeu des plus enviable. Il me parle souvent en des termes inconnus pour moi, mais j’aime bien parler avec lui car il analyse très bien les coups. Bref, il est 3 heures du mat, nous sommes tous plus ou moins fatigués, je viens de déstacker Mathieu en lui pédalant une quinte par les 2 bouts que je touche max au turn, quand il m’envoie all in avec son brelan au flop (3910 et j’ai QJ, tout de suite le 8 au turn). Il recharge et est visiblement en tilt, le pire ennemi du joueur. Il se fait pédaler et pour cher, l’ensemble des short stack de la table doublent sur lui en touchant des river improbables, bref il ne joue pas serein. Il envoie 32 préflop alors qu’il est au bouton, j’ai 
et je décide de call car c’est Mathieu et qu’il est très affecter par les move qu’il prend dans la gueule et que la table est assez loose. On ne sait jamais, on peut trouverson flop (j’ai gros tapis et derrière moi se trouvent Benoît, qui a un énorme tapis et qui a call en UTG, donc je sais qu’il va suivre, plus 3 ou 4 joueurs qui ne vont sûrement pas suivre). A ma grande surprise, tout le monde est là, nous sommes 5 suiveurs plus Mathieu pour un pot de départ des plus sexy. Vient le flop des plus énorme. 

, tout le monde jusqu’à Mathieu qui envoie 120. J’ai déjà envie de relancer à 300 histoire d’arrêter le coup mais je me ravise et call juste, on ne sait jamais. Là encore, surprise, moi pensais le retrouver en tête à tête, je vois Benoît caller et un short stack mettre tapis à 70. Tombe alors le
. Waouh, comment faire, en une fraction de seconde j’annonce tapis, et là je me dis mais quel con, et si Benoît était venu chercher une couleur ? Il réfléchis 3 plombes et se décide à lâcher, en demandant de garder sa main. 2 paires, brelan ? Visiblement mon tapis à 800 lui a fait peur, et il lâche le coup avec regrets visiblement. Mathieu se gratte la tête mais décide de payer, il a tout de même 440 de tapis et je pris pour qu’il n’y ait pas de doublette. La dernière ne change rien et j’annonce « MAX » comme j’aime si bien le faire. Pas par arrogance, mais je ne fais pas de cinéma, les gens comprennent alors qu’ils ont perdus, cela évite tout litige à table comme j’ai l’occasion de tellement en voir. Finalement, Benoît a jeté 
, le short stack avait 
et Mathieu lui avait 
. Waouh, 4 joueurs, 4 couleurs au tableau final, 11 cœur de sortis sur 13, c’est de la folie, du jamais vu mes amis.
Etant résolument orienté cash game et essentiellement autodidacte dans le domaine, j’ai dernièrement fais un point sur mon niveau. Non pas que mes récentes prestations m’aient désarçonné, c’est juste qu’un bilan, à bientôt 3 longues années de pratique de ce jeu (essentiellement du No Limit Texas Hold’em), s’imposait. En effet, je m’aperçois volontiers que mon jeu, dans sa globalité, ne progresse plus, n’évolue plus, et j’ai adopté un style et un schéma de jeu beaucoup trop répétitif. Mes adversaires, qui lisent pour certains ce blog, arrivent de plus en plus à lire mon jeu, à savoir en exploiter ses forces autant que ses faiblesses. Je ne varie pas suffisamment mon jeu pour arriver aujourd’hui à faire
J’ai eu plusieurs commentaires sur mes articles qui m’ont interpellé. Bien sûr, mis à part les comm insultant de mes amis lillois, la plupart de vos remarques m’ont fait réfléchir (qu’elles soient positives ou négatives). En effet, certains « anonymes » m’invitaient à venir jouer à Wagram histoire de me faire défoncer le cul, d’autres me disant que j’étais une insulte au poker, tandis que d’autres louaient mon attitude à table, ma bonne humeur et mon style. Toutes ces remarques je les prends comme je dois les prendre, mais sachez juste que cela me touche donc merci pour vos commentaires, ils me laissent penser que ce blog, en plus d’être mon défouloir personnel, vous intéresse et que les histoires que j’y relate trouve de l’intérêt à vos yeux. J’ai également décidé de suivre un conseil avisé et de commencer à ouvrir des bouquins. En effet, toutes vos remarques associées à ma manière de jouer ces derniers temps ont mis en lumière un fait flagrant : je ne progresse plus. Oui, je me considère et ce, en toute modestie, comme avec énormément de potentiel seulement il faut savoir l’exploiter. Je me suis facilement rendu compte que mon niveau n’évoluait plus, que je stagnais et qu’il fallait trouver un autre moyen d’avancer. JE me promène énormément sur le net, me baladant de blog en blog, analysant la plupart de ce que mes confrères écrivent. A part le style proche du mien de Neverdead et le TROP silencieux blog de mes potes Dioscure & Yohann_s, les blogs pokeriens de la toile ne trouvent pas grâce à mes yeux. Relatant des parties essentiellement online, les rares comptes rendus de poker live parlent de tournois. Cela reste intéressant, mais je n’y accroche pas, mon profil m’en empêche (essentiellement du cash je vous le rappelle). Bien sûr, un jour je m’y mettrai sérieusement mais pour l’heure, je me sens bien en cash et j’ai envie de continuer. Vous me direz « et le forum de Clubpoker alors ? ». Je répondrai volontiers oui seulement voilà, lorsqu’une analyse est postée, soit il faut faire le tri parmi tous les abrutis qui réagissent en sortant d’énormes conneries, soit les réponses postées sont incompréhensibles. Ce forum est un très bon support pour progresser, pour avancer dans ce monde qui se démocratise chaque jour un peu plus. Bref, terminons là sur les louanges faites à cette communauté dont je fais partie, pour nous consacrer à ce qui nous intéresse le plus, MOI !
Non trêves de plaisanteries, je suis comme je le disais à un palier de ma vie de joueur de poker. Je suis aujourd’hui bloqué, gêné par un niveau de jeu que j’estimais suffisant pour assurer ce que j’avais à faire. Seulement voilà, les autres quant à eux progressent et tendent à rattraper l’avance que j’avais accumulée. Imaginez que j’ai démarré avec Nicolas « Ceballos » et Remi « Cutard » Biechel. La majeure partie des gars avec qui j’ai démarré sur les 100 jouent aujourd’hui régulièrement sur les 250, avec un bankroll conséquent et une confiance intacte. Je ne les envie aucunement, je constate tout simplement que je n’avance plus et que mon niveau n’a pas connu le boom souhaité. C’est pourquoi je me suis mis à bouquiné, et j’y vais par étape. En effet, étant donnée qu’il n’existe que très peu d’ouvrage consacrés au cash game, j’ai décidé de me lancer dans un premier temps dans l’analyse des tells. Vous savez, tous ces mouvements inconscients que nous faisons et qui trahissent la force de notre main. J’ai commencé par Poker Tells, ouvrage collaboratif entre Joe Navarro, ex agent du FBI et Phil Hellmuth. Ce bouquin reste basique dans le traitement de l’information mais il reste très intéressant d’apprendre que chaque mouvement du corps a une signification. Je tenterai plus tard « Poker Code » qui, paraît-il, traite du même domaine mais est plus complet et pousse un peu plus loin l’analyse des comportements. J’ai décidé de mettre en pratique ce que j’avais lu immédiatement. Je me suis donc forcé à bien observer, à tenter de desceller chez mes adversaires des tells particuliers. Le fait est que sur les petites tables (je parle des 50 et des 100), peu d’information transpire car vu les sommes investies à ces tables, il est difficile pour les joueurs d’avoir des réactions honnêtes, sauf gros pot ou gros bluff. J’en ai remarqué c’est sûr, mais pas suffisamment pour m’y fier.
J’ai par contre tenté l’expérience de dissimuler au maximum MES tells à moi, et je me rends compte à quel point j’en avais. En effet, je ne comprenais pas ces derniers temps comment je n’arrivais pas à rentabiliser mes jeux max, chose que je faisais auparavant, et comment j’arrivais si facilement à me faire bluffer, chose que j’arrivais à déceler auparavant. Tout est dans l’analyse. Sûrement trop confiant en mes capacités et en mon jeu, je me suis depuis quelques temps bien relâché, préférant admirer les jolies croupières et floors que de me concentrer sur les joueurs et les cartes. Je m’en remettais alors uniquement aux cartes et jouais énormément pré-flop et au flop, après j’avisais. J’étais joviale et j’animais les tables en bonne humeur. Je ne faisais pas attention à toutes les infos que je donnais en table tout simplement parce que je pensais que les autres joueurs n’y prêtaient pas attention sauf en cas de gros coup. Or il est honnête de reconnaitre je pense que certes, tous les joueurs n’y font pas attention ou que la majeur partie des joueurs n’ont pas lu d’ouvrage traitant de ces données, mais je me rends compte aujourd’hui que, sans pour autant le crier sur les toits, beaucoup d’entre vous sont « aware » et gère cette partie de la communication non verbale, plus ou moins bien, mais certains usent de cette arme redoutable qu’est la lecture du comportement de l’adversaire.
Seulement voilà, mon bankroll quant à lui, bah il s’en foutait un peu, il faut le reconnaître, que je fasse le joli cœur ou le Titof de
Alors oui je serai bien moins sympa à une table de poker, je ne gagnerai sûrement pas en sympathie mais que voulez vous, je choisis les sous plutôt que les copains, cela ne m’empêchera pas de vous payer un verre ou d’aller discuter autour d’une clope lors d’une pause.
Pour l’heure, voilà mon actualité pokérienne, sans compter que très bientôt je vais aller tester les tournois du côté de la rue de la Pompe, au cercle BCF ou l’ami Neverdead a posé ses valises il y a de ça bientôt 2 mois et je vous ferai un compte rendu de ma session là-bas. Sûrement vendredi soir.
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J’ai eu plusieurs commentaires sur mes articles qui m’ont interpellé. Bien sûr, mis à part les comm insultant de mes amis lillois, la plupart de vos remarques m’ont fait réfléchir (qu’elles soient positives ou négatives). En effet, certains « anonymes » m’invitaient à venir jouer à Wagram histoire de me faire défoncer le cul, d’autres me disant que j’étais une insulte au poker, tandis que d’autres louaient mon attitude à table, ma bonne humeur et mon style. Toutes ces remarques je les prends comme je dois les prendre, mais sachez juste que cela me touche donc merci pour vos commentaires, ils me laissent penser que ce blog, en plus d’être mon défouloir personnel, vous intéresse et que les histoires que j’y relate trouve de l’intérêt à vos yeux. J’ai également décidé de suivre un conseil avisé et de commencer à ouvrir des bouquins. En effet, toutes vos remarques associées à ma manière de jouer ces derniers temps ont mis en lumière un fait flagrant : je ne progresse plus. Oui, je me considère et ce, en toute modestie, comme avec énormément de potentiel seulement il faut savoir l’exploiter. Je me suis facilement rendu compte que mon niveau n’évoluait plus, que je stagnais et qu’il fallait trouver un autre moyen d’avancer. JE me promène énormément sur le net, me baladant de blog en blog, analysant la plupart de ce que mes confrères écrivent. A part le style proche du mien de Neverdead et le TROP silencieux blog de mes potes Dioscure & Yohann_s, les blogs pokeriens de la toile ne trouvent pas grâce à mes yeux. Relatant des parties essentiellement online, les rares comptes rendus de poker live parlent de tournois. Cela reste intéressant, mais je n’y accroche pas, mon profil m’en empêche (essentiellement du cash je vous le rappelle). Bien sûr, un jour je m’y mettrai sérieusement mais pour l’heure, je me sens bien en cash et j’ai envie de continuer. Vous me direz « et le forum de Clubpoker alors ? ». Je répondrai volontiers oui seulement voilà, lorsqu’une analyse est postée, soit il faut faire le tri parmi tous les abrutis qui réagissent en sortant d’énormes conneries, soit les réponses postées sont incompréhensibles. Ce forum est un très bon support pour progresser, pour avancer dans ce monde qui se démocratise chaque jour un peu plus. Bref, terminons là sur les louanges faites à cette communauté dont je fais partie, pour nous consacrer à ce qui nous intéresse le plus, MOI !
Non trêves de plaisanteries, je suis comme je le disais à un palier de ma vie de joueur de poker. Je suis aujourd’hui bloqué, gêné par un niveau de jeu que j’estimais suffisant pour assurer ce que j’avais à faire. Seulement voilà, les autres quant à eux progressent et tendent à rattraper l’avance que j’avais accumulée. Imaginez que j’ai démarré avec Nicolas « Ceballos » et Remi « Cutard » Biechel. La majeure partie des gars avec qui j’ai démarré sur les 100 jouent aujourd’hui régulièrement sur les 250, avec un bankroll conséquent et une confiance intacte. Je ne les envie aucunement, je constate tout simplement que je n’avance plus et que mon niveau n’a pas connu le boom souhaité. C’est pourquoi je me suis mis à bouquiné, et j’y vais par étape. En effet, étant donnée qu’il n’existe que très peu d’ouvrage consacrés au cash game, j’ai décidé de me lancer dans un premier temps dans l’analyse des tells. Vous savez, tous ces mouvements inconscients que nous faisons et qui trahissent la force de notre main. J’ai commencé par Poker Tells, ouvrage collaboratif entre Joe Navarro, ex agent du FBI et Phil Hellmuth. Ce bouquin reste basique dans le traitement de l’information mais il reste très intéressant d’apprendre que chaque mouvement du corps a une signification. Je tenterai plus tard « Poker Code » qui, paraît-il, traite du même domaine mais est plus complet et pousse un peu plus loin l’analyse des comportements. J’ai décidé de mettre en pratique ce que j’avais lu immédiatement. Je me suis donc forcé à bien observer, à tenter de desceller chez mes adversaires des tells particuliers. Le fait est que sur les petites tables (je parle des 50 et des 100), peu d’information transpire car vu les sommes investies à ces tables, il est difficile pour les joueurs d’avoir des réactions honnêtes, sauf gros pot ou gros bluff. J’en ai remarqué c’est sûr, mais pas suffisamment pour m’y fier.
J’ai par contre tenté l’expérience de dissimuler au maximum MES tells à moi, et je me rends compte à quel point j’en avais. En effet, je ne comprenais pas ces derniers temps comment je n’arrivais pas à rentabiliser mes jeux max, chose que je faisais auparavant, et comment j’arrivais si facilement à me faire bluffer, chose que j’arrivais à déceler auparavant. Tout est dans l’analyse. Sûrement trop confiant en mes capacités et en mon jeu, je me suis depuis quelques temps bien relâché, préférant admirer les jolies croupières et floors que de me concentrer sur les joueurs et les cartes. Je m’en remettais alors uniquement aux cartes et jouais énormément pré-flop et au flop, après j’avisais. J’étais joviale et j’animais les tables en bonne humeur. Je ne faisais pas attention à toutes les infos que je donnais en table tout simplement parce que je pensais que les autres joueurs n’y prêtaient pas attention sauf en cas de gros coup. Or il est honnête de reconnaitre je pense que certes, tous les joueurs n’y font pas attention ou que la majeur partie des joueurs n’ont pas lu d’ouvrage traitant de ces données, mais je me rends compte aujourd’hui que, sans pour autant le crier sur les toits, beaucoup d’entre vous sont « aware » et gère cette partie de la communication non verbale, plus ou moins bien, mais certains usent de cette arme redoutable qu’est la lecture du comportement de l’adversaire.
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Cependant, quelques coups mémorables sont à mon actif, et les parties sont devenues tellement chiantes, ne mâchons pas nos mots, que je joue différemment, en infligeant de sévères bad beat à mes adversaires avec des poubelles. Bon c’est vrai je chatte, mais je pédale beaucoup ou je touche les nuts avec mes mains pourries. Je ne les raconte pas tout simplement car ces coups là sont inutiles, n’apportent rien en terme de valeur intrinsèque à mon niveau pokérien. Par exemple, je pédale et craque coup sur coup KK et AA chez mes adversaires, des coups qui me feraient en pareil situation tilter illico presto, car c’est du foutage de gueule. Je vous raconte ces deux coups pour expliquer la réflexion que MOI j’ai eu sur le coup, et non pour justifier mes moves.
Tout d’abord, je craque KK avec 
. Situation, je suis au bouton avec cette main, quelques limper dans le coup, je raise à 24, la SB relance à 60. C’est Patrick, un joueur solide qui est assez sobre à table et a toujours très bien défendu ses mains. Tout le monde passe, dans ma situation c’est logiquement fold. Mais j’ai envie de jouer, j’ai envie de faire l’accident, et je le vois AK minimum et ensuite une paire, peu importe la hauteur, il les joue toutes de la même manière. Maintenant, sa position est inconfortable pour relancer peu alors il préfère raiser fort pour écarter un maximum. Je décide de call pour voir le flop 

. On a touché une paire de 5, s’il a AK, je suis devant mais il parle en premier. Il envoie 100, tel un premier signal de force. Cela peut être AK, ou une over paire, voire A10 mais j’écarte d’emblé cette possibilité car il ne m’aurait pas relancé avec ça. Fort de ma stupidité, j’auto-call pour « bluffer » si la quatrième le fait checker. Nous avons tous les 2 des gros tapis, dans les 800 après le flop et le call des 100, je le couvre légèrement, d’une centaine à peine, donc une « scary card » à la turn pourra me permettre d’arracher le coup. Tombe alors un
. Ok baby, « whatever tout sera payé » comme dirait l’ami Neverdead sur coup : on a chatté triple tirage SVP straight / flush / straight flush des deux bouts ainsi que brelan ou dble paire mais à ce moment là, je n’y pense pas une seconde. Il m’envoie à nouveau 100. Waouh, ce continuation BET est très bizarre, il n’est pas cher, me laisse dans les côtes du pot alors qu’au flop j’en étais loin, et je me demande si je suis si bien que ça par rapport à lui (rappelez-vous que je ne sais pas qu’il a les KK, je m’en doute un peu mais bon, j’ai touché un tirage énorme à la quatrième). A ce moment là, j’ai clairement compris que j'affrontais une over paire mais vient se mêler à ma réflexion la probabilité qu’il ait dans les mains une paire de 9 et que cela m’enlève par conséquent certains outs, dont les 8, sauf s’il est à pic évidemment. Reprenons : je joue alors tous les pics, tous les 5 tous les 4 et, dans mon calcul pour caller, tous les 8 et tous les 3. Ca nous donne 21 cartes gagnantes (9 cartes pour les pics, 4 cartes pour les 3, 4 cartes pour les 8, 3 cartes pour les 4 et 2 cartes pour les 5), ça ce sont les cartes qui me font prendre le pot s’il a une over paire, on retire 2 huit s’il a une paire de 9, 5 cartes s’il a brelan déjà, et 1 pic s’il dans sa paire il en possède déjà un, voire 9 s’il est à tirage pic. En dealer’s choice, je jette immédiatement et même je jette au flop. Mais là, les probas en Texas sont différentes et me laisse quand même pas mal de chance pour remporter le coup. Alors let’s go et allons voir
. Il réfléchit un moment et check. Voilà, nous y voilà, on a chatté, on a bien pédalé comme Tom Boonen lors du dernier Paris-Roubaix, et qu’allons nous faire ? Il est évident que ce 8 le dérange mais en même temps, je connais le joueur, et s’il a paire de 9 et qu’il touche la ventrale à la dernière, il jouera pareil, il checkera pour mieux m’attraper, alors fort de prudence, je décide de checker, il y a suffisamment au pot et je en veux pas de mal de crâne. Il me montre sa paire de KK et lui montre mon
pour la 3ème meilleure main possible avec un tel board. Il se lève grognant qu’il aurait dû tout m’envoyer à la turn (et en effet, je ne tire pas la river pour 5 ou 600 €, je suis un fish mais pas un débile), mais sportivement nous nous serrons la main et la main d’après, Reda, un très bon joueur, relance à 24 préflop, c’est payé 2 fois avant moi et j’avais limpé avec 
(la main de l'ami Rémi, finaliste du dernier EPT à Monaco, bravo mon pote pour ta 5ème place et tes 30 000€ de gains) donc je call, il y a 

, les deux avant check, je check aussi, je connais le Reda, c’est un attaquant donc il va mettre la main à la pâte au flop. Et bim, ça ne loupe pas, il bet à 40, un joueur lâche, l’autre call (c’est un gros gros pédaleur de la 250 qui joue très large, et qui peut payer avec un 8 ou un tirage quinte, on ne sait jamais ce qu’il a dans les mains), il a un gros tapis et Reda n’a plus que 100 devant lui, je prends sur moi de check raiser à 240, Reda auto call mais emmerdé visiblement, le « gêneur » call. Il y a quand même 2 pics et un tirage quinte que je bloque avec mon 5 qui tombera immédiatement
à
à la river, Reda me montre ses AA et l’autre joueur me dit : « tu as bien fais, j’avais un 8 », eh oui l’ami j’ai sentis le coup de Trafalgar m’arriver dans la tronche donc c’est pour ça que j’ai arrosé à la turn, malgré mon full aux 7 par les 5.
Bref, tout ça pour dire que ces coups là, je ne suis pas fier de les jouer, bon ça compense par le fait de les gagner mais il faut toucher pour faire l’horreur mais je vogue sur mon cycle de chance actuel sachant qu’à tout moment je me ferai déboîter. That’s POKER baby !
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Cependant, quelques coups mémorables sont à mon actif, et les parties sont devenues tellement chiantes, ne mâchons pas nos mots, que je joue différemment, en infligeant de sévères bad beat à mes adversaires avec des poubelles. Bon c’est vrai je chatte, mais je pédale beaucoup ou je touche les nuts avec mes mains pourries. Je ne les raconte pas tout simplement car ces coups là sont inutiles, n’apportent rien en terme de valeur intrinsèque à mon niveau pokérien. Par exemple, je pédale et craque coup sur coup KK et AA chez mes adversaires, des coups qui me feraient en pareil situation tilter illico presto, car c’est du foutage de gueule. Je vous raconte ces deux coups pour expliquer la réflexion que MOI j’ai eu sur le coup, et non pour justifier mes moves.
Tout d’abord, je craque KK avec 
. Situation, je suis au bouton avec cette main, quelques limper dans le coup, je raise à 24, la SB relance à 60. C’est Patrick, un joueur solide qui est assez sobre à table et a toujours très bien défendu ses mains. Tout le monde passe, dans ma situation c’est logiquement fold. Mais j’ai envie de jouer, j’ai envie de faire l’accident, et je le vois AK minimum et ensuite une paire, peu importe la hauteur, il les joue toutes de la même manière. Maintenant, sa position est inconfortable pour relancer peu alors il préfère raiser fort pour écarter un maximum. Je décide de call pour voir le flop 

. On a touché une paire de 5, s’il a AK, je suis devant mais il parle en premier. Il envoie 100, tel un premier signal de force. Cela peut être AK, ou une over paire, voire A10 mais j’écarte d’emblé cette possibilité car il ne m’aurait pas relancé avec ça. Fort de ma stupidité, j’auto-call pour « bluffer » si la quatrième le fait checker. Nous avons tous les 2 des gros tapis, dans les 800 après le flop et le call des 100, je le couvre légèrement, d’une centaine à peine, donc une « scary card » à la turn pourra me permettre d’arracher le coup. Tombe alors un
. Ok baby, « whatever tout sera payé » comme dirait l’ami Neverdead sur coup : on a chatté triple tirage SVP straight / flush / straight flush des deux bouts ainsi que brelan ou dble paire mais à ce moment là, je n’y pense pas une seconde. Il m’envoie à nouveau 100. Waouh, ce continuation BET est très bizarre, il n’est pas cher, me laisse dans les côtes du pot alors qu’au flop j’en étais loin, et je me demande si je suis si bien que ça par rapport à lui (rappelez-vous que je ne sais pas qu’il a les KK, je m’en doute un peu mais bon, j’ai touché un tirage énorme à la quatrième). A ce moment là, j’ai clairement compris que j'affrontais une over paire mais vient se mêler à ma réflexion la probabilité qu’il ait dans les mains une paire de 9 et que cela m’enlève par conséquent certains outs, dont les 8, sauf s’il est à pic évidemment. Reprenons : je joue alors tous les pics, tous les 5 tous les 4 et, dans mon calcul pour caller, tous les 8 et tous les 3. Ca nous donne 21 cartes gagnantes (9 cartes pour les pics, 4 cartes pour les 3, 4 cartes pour les 8, 3 cartes pour les 4 et 2 cartes pour les 5), ça ce sont les cartes qui me font prendre le pot s’il a une over paire, on retire 2 huit s’il a une paire de 9, 5 cartes s’il a brelan déjà, et 1 pic s’il dans sa paire il en possède déjà un, voire 9 s’il est à tirage pic. En dealer’s choice, je jette immédiatement et même je jette au flop. Mais là, les probas en Texas sont différentes et me laisse quand même pas mal de chance pour remporter le coup. Alors let’s go et allons voir
. Il réfléchit un moment et check. Voilà, nous y voilà, on a chatté, on a bien pédalé comme Tom Boonen lors du dernier Paris-Roubaix, et qu’allons nous faire ? Il est évident que ce 8 le dérange mais en même temps, je connais le joueur, et s’il a paire de 9 et qu’il touche la ventrale à la dernière, il jouera pareil, il checkera pour mieux m’attraper, alors fort de prudence, je décide de checker, il y a suffisamment au pot et je en veux pas de mal de crâne. Il me montre sa paire de KK et lui montre mon
pour la 3ème meilleure main possible avec un tel board. Il se lève grognant qu’il aurait dû tout m’envoyer à la turn (et en effet, je ne tire pas la river pour 5 ou 600 €, je suis un fish mais pas un débile), mais sportivement nous nous serrons la main et la main d’après, Reda, un très bon joueur, relance à 24 préflop, c’est payé 2 fois avant moi et j’avais limpé avec 
(la main de l'ami Rémi, finaliste du dernier EPT à Monaco, bravo mon pote pour ta 5ème place et tes 30 000€ de gains) donc je call, il y a 

, les deux avant check, je check aussi, je connais le Reda, c’est un attaquant donc il va mettre la main à la pâte au flop. Et bim, ça ne loupe pas, il bet à 40, un joueur lâche, l’autre call (c’est un gros gros pédaleur de la 250 qui joue très large, et qui peut payer avec un 8 ou un tirage quinte, on ne sait jamais ce qu’il a dans les mains), il a un gros tapis et Reda n’a plus que 100 devant lui, je prends sur moi de check raiser à 240, Reda auto call mais emmerdé visiblement, le « gêneur » call. Il y a quand même 2 pics et un tirage quinte que je bloque avec mon 5 qui tombera immédiatement
à
à la river, Reda me montre ses AA et l’autre joueur me dit : « tu as bien fais, j’avais un 8 », eh oui l’ami j’ai sentis le coup de Trafalgar m’arriver dans la tronche donc c’est pour ça que j’ai arrosé à la turn, malgré mon full aux 7 par les 5.
Bref, tout ça pour dire que ces coups là, je ne suis pas fier de les jouer, bon ça compense par le fait de les gagner mais il faut toucher pour faire l’horreur mais je vogue sur mon cycle de chance actuel sachant qu’à tout moment je me ferai déboîter. That’s POKER baby !
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Voilà, je me suis fais déchiré, -800€ la visite ça saoule un peu quand même. Mais la perte fait partie du jeu. Je n’ai pas eu de chance, les autres en ont eu contre moi plus que de raison mais bon, that’s poker, on n’y peut rien. Mais c’est plus dans les propos tenus que dans les bad beat reçus que j’ai tilté. Que des explications à la mors-moi-le-nœud, insupportable pseudos professionnels-analyseurs-spécialistes-habitués-gambleurs joueurs de cette table. J’avais en face de moi peut-être 1 voire 2 bons joueurs dont Caroline « Linebox » qui m’avait gentiment convié à venir jouer en sa compagnie, et 2 jeunes résolument en mode serrure qui défendaient bien leur mains. Tout le reste, des mecs en détente, qui payent tout, qui envoient avec tout et surtout n’importe quoi, qui chattent comme ce n’est pas permis et qui se targuent d’avoir joué parfaitement le coup. Allez, ok, j’vais vous livrer le millésime de ma session, avec les board.
J’ai 
en BB et le board donne dans l’ordre 



, ça a checker tout le long et à la fin le bouton envoie 20, just call chez moi (oui, il voulait bouger au flop donc any pocket, K ou 10 je perdais alors just call avec le 15 ou 16ème jeu possible), je gagne il voulait arraché et son voisin qui lui dit « et encore tu as de la chance qu’il ne te relance pas avec sa couleur max ! » et se retourne et me dit « Pourquoi tu relance pas là ? » et je réponds « parce que je suis pas fort non plus » et me répond « mais si, t’as une couleur à l’As, c’est très fort ça tu sais », je réponds « c’est vrai, j’aurais dû, tu as raison ! ».
Sans aucune relance préflop, le flop qui donne 

, la SB (mon spécialiste de la couleur juste avant que nous appellerons « le Chatard », envoie 30 sur un pot à 18, il est sur relancé à 130 par un vieux mec bourré, forain de profession et ils ont tous les deux des gros tapis). Tout le monde passe et la BB raise à tapis 700, call à hauteur de 480. Les jeux 
vs 
et là c’est partit :
- Forain : « tu sais que tu as perdu, tu ne peux pas trouver jeu plus fort » et QQ ? et QJ ?
- Chatard : « si je trouve mon 3 j’ai gagné » Bien vu l’ami !
- F : « quoi ? ah oui, le 3, c’est vrai, mais sinon je gagne » Non pas sûr !
- C : « ou une Q, on partage » là-dessus bien vu aussi, il est fort !
- F : « mais en tous cas, j’ai brelan avec l’As, le kicker (prononcer caicaire) fort » enfin un good read
- C : « en tous cas bien joué, si tu gagne c’est mérité » bon fair play le bonhomme qui s’est fait attrapé, là il est remonté dans mon estime.
Et au final, un
à la river scellera un split bien mérité car bon les deux ont brelan quand même !!
Il y en a plein que je n’ai pas forcément retenu (la fatigue sûrement) mais bon, c’est dire que le niveau n’est pas exceptionnel et que l’argent qui y vit est facilement prenable dès lors qu’ils ne touchent pas indécemment des cartes magiques qui leur donne un jeu d’extra terrestre.
Bref, à mon humble avis, nous sommes loin d’espérer qu’un jour le poker soit devenu une sorte de mégalopole des casinotiers car sincèrement, mis à part les différents tournois organisés comme Partouche Poker Tour ou le Barrière Poker Tour (et bientôt le Tranchant Poker Tour) car ils ont une capacité d’accueil de joueurs de plus de 250 joueurs (contre 150 max dans la plupart des cercles parisiens), je ne vois pas comment ils peuvent prétendre à vouloir occuper une part déterminante sur le marché du poker live. J’invite par conséquent chacun d’entre vous à vous prémunir et à rester méfiant sur la démarche de l’État vis-à-vis du poker car nous sommes de plus en plus fliqué et moi ça me casse foncièrement les couilles !!!
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- F : « quoi ? ah oui, le 3, c’est vrai, mais sinon je gagne » Non pas sûr !
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. 2 limpers avant moi, je raise à 34 et j’entends payé, payé, payé, payé, payé, payé. Nous sommes 7 dans le coup, un des limper s’est barré. 7*30 = 210 + 4 = 214 – 10 = 204 au pot avant même d’avoir le flop, on est bien mais pas top. Le flop arrive 

. Ok on est bien mais pas top. La SB envoie 50, les autres jettent quand ça revient à moi. Le fait est que je me retrouve avec un flop hyper dangereux, avec un possible A5 voire un 56. Derrière moi, j’ai 2 calling station, et le bouton est un joueur sérieux qui comprend quelque chose au poker et qui jouera qu’en cas de gros jeu ou grosse côte. Bon reprenons, il y a un flop à tirage, clairement, pic et quinte. J’ai envie de jeter, d’abandonner le pot bien gras, mais en même temps c’est la SB et j’ai un petit passif avec lui. Nous avons déjà eu 2 ou 3 rencontres et quelques mains avant il m’a bluffé et fais lâché les JJ dans un coup où certes, je l’ai mal joué et en même temps je suis facilement bluffable mais l’erreur vient de moi. Exemple, je suis au bouton et lui est premier de parole. Il envoie 20 payé 2 fois, je raise à 80, il instant call et on se retrouve en Head’sUp. Le flop donne 

. Il a checker dans le noir. Normalement j’arrose mais là je me méfie un peu plus, les mecs qui check dans le noir se prennent tout dans la tête normalement mais je me suis retenu et j’ai checker. Tombe alors un
, il envoie immédiatement 40. Cela ne me rassure pas mais je pense qu’il n’a pas l’As mais je n’en suis pas certain. De plus je ne sais s’il mise alors qu’il a le K ou s’il mise car il a touché l’A. Je ne pense pas qu’il ait grand-chose mais je réfléchis de telle sorte que je ne sache pas où je me situe par rapport à sa main, il a payé 80€ préflop et n’a pas une poubelle, mais comme je ne sais pas où j’en suis, je préfère lâcher cette main que j’ai moi-même mis en position de faiblesse, je jette en lui montrant les valets et montre fièrement 
, nice call, nice bluff. Je le félicite car c’est vrai qu’il a très bien joué ce coup, le check dans le noir m’a mis en difficulté et je n’ai pas été suffisamment réactif pour m’accrocher à ma main ou tout simplement la défendre. Donc revenons à ce fameux coup. Il envoie 50, j’ai envie de jeter mais j’ai encore ce coup en tête et un pot énorme à ne pas lâcher. Je décide de m’engager à fond (sick boy) et je raise alors (tel un bel oiseau) à 300. Le joueur derrière moi jette, celui d’après par contre paye à hauteur de son tapis, 220. Le bouton jette, et la SB met tapis à 320. J’instant complète et je lui annonce « t’as A5 ?? » de manière inquiète, et il me retourne 
. Le joueur à tapis sur l’intérieur montre 
. J’ai compris que je ne peux plus gagner le coup, que je n’ai pas d’out, je ne peux même pas espérer un backdoor pic, il a les pics max et je suis à 2 doigts de jeter ma main, mais je ne montre pas. Tout le monte pense que j’ai les QQ, je suis prêt à me lever de table après ce coup horrible dans la configuration et horrible dans la manière dont je l’ai joué. Et là, le miracle arrive. Comme par magie, le croupier met un
à la turn et un
à la river pour split à 3, quelle hallu, quinte au flop !!!
Voici l’image (un peu flou pardon) du show down.

. 2 limpers avant moi, je raise à 34 et j’entends payé, payé, payé, payé, payé, payé. Nous sommes 7 dans le coup, un des limper s’est barré. 7*30 = 210 + 4 = 214 – 10 = 204 au pot avant même d’avoir le flop, on est bien mais pas top. Le flop arrive 

. Ok on est bien mais pas top. La SB envoie 50, les autres jettent quand ça revient à moi. Le fait est que je me retrouve avec un flop hyper dangereux, avec un possible A5 voire un 56. Derrière moi, j’ai 2 calling station, et le bouton est un joueur sérieux qui comprend quelque chose au poker et qui jouera qu’en cas de gros jeu ou grosse côte. Bon reprenons, il y a un flop à tirage, clairement, pic et quinte. J’ai envie de jeter, d’abandonner le pot bien gras, mais en même temps c’est la SB et j’ai un petit passif avec lui. Nous avons déjà eu 2 ou 3 rencontres et quelques mains avant il m’a bluffé et fais lâché les JJ dans un coup où certes, je l’ai mal joué et en même temps je suis facilement bluffable mais l’erreur vient de moi. Exemple, je suis au bouton et lui est premier de parole. Il envoie 20 payé 2 fois, je raise à 80, il instant call et on se retrouve en Head’sUp. Le flop donne 

. Il a checker dans le noir. Normalement j’arrose mais là je me méfie un peu plus, les mecs qui check dans le noir se prennent tout dans la tête normalement mais je me suis retenu et j’ai checker. Tombe alors un
, il envoie immédiatement 40. Cela ne me rassure pas mais je pense qu’il n’a pas l’As mais je n’en suis pas certain. De plus je ne sais s’il mise alors qu’il a le K ou s’il mise car il a touché l’A. Je ne pense pas qu’il ait grand-chose mais je réfléchis de telle sorte que je ne sache pas où je me situe par rapport à sa main, il a payé 80€ préflop et n’a pas une poubelle, mais comme je ne sais pas où j’en suis, je préfère lâcher cette main que j’ai moi-même mis en position de faiblesse, je jette en lui montrant les valets et montre fièrement 
, nice call, nice bluff. Je le félicite car c’est vrai qu’il a très bien joué ce coup, le check dans le noir m’a mis en difficulté et je n’ai pas été suffisamment réactif pour m’accrocher à ma main ou tout simplement la défendre. Donc revenons à ce fameux coup. Il envoie 50, j’ai envie de jeter mais j’ai encore ce coup en tête et un pot énorme à ne pas lâcher. Je décide de m’engager à fond (sick boy) et je raise alors (tel un bel oiseau) à 300. Le joueur derrière moi jette, celui d’après par contre paye à